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01 mai 2024

La grande question – Acheter un véhicule neuf ou conserver notre vieux véhicule?

Notre Nissan Rogue 2015 à Virginia Beach, VA

Je me pose cette question au moment où je reviens de la Virginie avec notre Nissan Rogue 2015 avec plus de 285 000 km au compteur. Eh oui, presque 300 000 km! La question se pose d’autant plus dans mon cas puisque, presque chaque fois que j’essaie un véhicule neuf, je le voie très bien s’installer en permanence dans mon entrée. Évidemment, il y a plusieurs de ces véhicules que je ne peux pas me payer. Une BMW ou une Genesis, ça paraîtrait bien dans mon entrée, mais mon gérant de banque n’aimerait pas ça! Cependant, des véhicules plus modestes comme une Kia Forte, une Toyota Corolla ou un Kia Niro y trouveraient très bien leur place. 

Cette réflexion, elle tourne dans ma tête depuis longtemps. Il faut savoir que j’ai toujours pensé que, si on fait le bon choix au départ, notre véhicule nous plaira longtemps. Donc, quand je magasine un véhicule, je dresse une liste de ce que je veux et de ce que je peux me payer. Quand nous avons acheté notre Nissan Rogue en 2015, il y avait seulement quatre critères sur la liste: transmission automatique, sièges chauffants, air climatisé et bon espace de chargement. Le budget avait aussi été fixé à l’avance et on cherchait à obtenir du 0% de financement pour la plus longue période possible.  Le Nissan Rogue S remplissait toutes ces conditions, mais le SV m’a séduit avec les roues d’alliage et le toit panoramique. Le SL avec son GPS intégré et ses phares plus puissants m’aurait plu, mais il dépassait le budget. Il a donc été écarté. 

Notre Suzuki SX4 de plus de 190 000 km

Nous sommes donc ressortis du concessionnaire avec un véhicule dont la destination finale serait la casse dans de nombreuses années. J’oubliais! Dans le passé, notre Mercury Villager, notre Ford Windstar, notre Ford Escort, notre Suzuki Swift et notre première Suzuki SX4 sont toutes allées à la casse après leur passage dans notre entrée. Le véhicule le moins polluant est le véhicule qui est entretenu et conservé sur la route. Lorsque vous en acheter un neuf, il faut retirer l’autre sinon vos efforts pour l’environnement sont pratiquement annulés. Vous n’avez qu’ajouté un véhicule sur la route. Moi aussi, j’aimerais ça avoir un véhicule électrique et j’en ai essayé de très intéressants qui nous feraient économiser de l’essence. Malheureusement, ou heureusement, notre Nissan Rogue 2015 de plus de 285 000 km et notre Suzuki SX4 2011 de plus de 190 000 km n’atteindront jamais en coûts d’entretien ce qu’un nouveau véhicule me coûtera à chaque mois pendant 5 ans... ou plus au taux d’intérêt actuel. Pensez-y: disons que votre véhicule neuf vous coûte 225$/semaine. Si on multiplie ce montant par 4,3, ça donne 967,50$ par mois. On met beaucoup d’entretien sur un véhicule usagé avec ces 967,50$! 

Oui, je sais, les technologies évoluent vite et on aimerait que notre véhicule les ait toutes en équipement de série. Dans mon Suzuki SX4 2011, il n’y avait pas de Bluetooth, maintenant indispensable pour nos téléphones. Eh bien, j’ai acheté un petit bidule à 15$ sur Amazon que j’ai branché dans la prise auxiliaire. J’ai maintenant le Bluetooth dans ma voiture en écoutant de la musique en continue. Comme je n’écoutais plus de CD, j’ai acheté un support de cellulaire à insérer dans la fente. Et voilà, je peux avoir Google Maps, Waze ou tout autre GPS moderne dans ma voiture! Pour les prises de recharge, il n’y en avait pas en 2011 chez Suzuki. Un simple adapteur dans ma prise 12V me permet d’avoir deux prises de recharge de 3.0A, un équipement que plusieurs voitures modernes n’ont pas (on parle en général de 2.1A). En fait, puisque la marque Suzuki est disparue du Canada depuis la fin de 2013, les pièces de recharge neuves sont quelquefois difficiles à trouver. Il faut donc se rabattre sur des pièces usagées ou reconditionnées.  

Un GPS Garmin ajouté dans notre
Nissan Rogue 2015
C’est un peu la même chose pour mon Nissan Rogue 2015. Bien sûr, il y avait le Bluetooth. Cependant, la prise de recharge USB est de seulement 1.0A, nettement insuffisante pour les téléphones d’aujourd’hui. J’ai donc là aussi mis un adapteur dans la prise 12V pour avoir deux prises 3.0A. J’y ai même ajouté un GPS Garmin avec écran de 7 pouces incluant l’état de la circulation et fonctionnant de pair avec mon téléphone. Ce n’est donc pas un problème d’adapter son vieux véhicule aux nouvelles technologies. 

Mon voyage à Virginia Beach? Tout a bien été après plus de 3 400 km sur la route en une semaine. Si seulement il n’avait pas autant venté dans cette belle ville de la côte est américaine, tout aurait été parfait! Un petit conseil: si vous vous rendez en Virginie cet été ou dans toute autre ville de la côte est américaine, prenez en compte le prix des péages! Dans notre cas, il en a coûté environ 75$US aller-retour en plus de ceux que je recevrai par la poste dans quelques semaines. On peut donc réfléchir à suivre un chemin un peu plus long pour ne pas payer de frais. Puisque le prix de l’essence vous intéresse, chez Sam’s Club de Virginia Beach (un genre de Costco), l’essence était à 3,269$US le gallon, soit 1,21$ le litre (avec taux de change de 40%). Au Québec, à 1,77$ le litre chez moi ce matin, on se fait royalement f...! 

Donc, pensez-y. Dressez une liste de vos désirs sans exagérations, achetez le véhicule qui convient à vos désirs à un prix mensuel que vous aurez fixé. Tentez de limiter le financement à 60 mois. Plus de 60 mois, c’est long longtemps! Faites les entretiens réguliers sur votre véhicule. N’oubliez pas qu’il s’agit de la plus grosse dépense de votre vie. Avec la qualité des véhicules d’aujourd’hui, dans 15 ans, vous aurez toujours votre véhicule, son empreinte carbone aura été absorbée et vous serez toujours satisfait. 

Alors, ma réponse est: s’il vous convient toujours, gardez votre vieux véhicule!   

14 novembre 2010

Essai routier spécial: Suzuki SX4 2010

C'est la petite voiture que j'ai le plus essayée, une fois chez le concessionnaire lors de mes premiers essais automobiles, puis une version à hayon prêtée par Suzuki Canada. Puis, la version berline s'est pointé le bout du capot et je l'ai essayée deux fois. Il va sans dire que ça crée des liens et voilà qu'au mois de juin dernier, j'en ai acheté une toute neuve en version à hayon afin de remplacer ma vénérable Ford Escort 1991. J'ai donc décidé de vous faire partager mes impressions de conduite de la Suzuki SX4 2010 alors que son odomètre indique près de 10 000 kilomètres.

J'étais à la recherche d'une petite voiture sans prétention et pas trop chère pouvant servir de deuxième véhicule. Plusieurs choix se sont présentés puisque l'industrie automobile nous assomme de petits prix et de taux d'intérêt alléchants dans cette catégorie. Toutefois, il arrive souvent que l'équipement de série en souffre et comme j'avais des critères minimaux de confort, la petite Suzuki s'avéra un bon choix. L'équipement du modèle de base, celui que j'ai choisi, est relativement étoffé. Climatiseur, glaces électriques, télécommande, lecteur CD et MP3 avec entrée AUX et un confort que l'on retrouve dans des voitures plus chères. C'était l'idéal pour moi!

Prendre place à l'intérieur de la Suzuki SX4 2010 est très aisé grâce à de larges portières et un pavillon très haut. D'ailleurs, elle est facile à repérer dans les stationnements puisqu'elle dépasse souvent les voitures qui la côtoient. Les sièges avant sont parmi les plus moulants de la catégorie avec ceux de la Mazda 3. Le support latéral est impressionnant. À l'arrière, c'est plus ordinaire mais les adolescents ne se sont jamais plaints lors de trajets de plusieurs heures. En passant, à l'arrière, on peut asseoir trois adolescents sans trop de problèmes. Depuis mes premiers essais, Suzuki a corrigé plusieurs des critiques formulées par les chroniqueurs automobiles. L'une d'elle était l'omniprésence du rouge pour l'éclairage de nuit. Les cadrans sont maintenant à chiffres blancs sur fond noir et l'éclairage est beaucoup moins stressant. Seule la console centrale mériterait maintenant qu'on la rende plus joyeuse. Un petit ordinateur de bord entre les deux cadrans indique la température extérieure, l'autonomie, la consommation d'essence et les deux compteurs journaliers. Le système de son est très bien et sa sonorité est satisfaisante. En option, Suzuki offre un chargeur pour six CD et un amplificateur plus puissant assorti d'un caisson de graves. Le tableau de bord agrémenté de deux barres verticales en aluminium brossé venues mettre un peu de vie dans cet environnement très noir. Deux porte-gobelets à l'avant et des porte-bouteilles dans les portières avant et arrière. Une seule prise 12V à l'avant au bas de la console centrale et elle est mal placé puisqu'elle vous prive d'un porte-gobelet lorsqu'elle est utilisée. Une autre prise 12V est disponible dans les ensembles d'options pour la soute à bagages.

La visibilité est excellente à bord de la SX4. De grands miroirs extérieurs diminue les angles morts au maximum. De plus, la visibilité de trois-quarts arrière ne pose pas de problème. À l'avant, Suzuki a eu la bonne idée de diviser le pilier A en deux à sa base et d'y intégrer une petite glace triangulaire. Toutefois, malgré cette astuce, le pilier A demeure encore un peu large. Vers l'arrière, le seul équipement qui peut poser problème, ce sont les appuie-têtes. Comme il y en a trois, s'ils sont tous levés, la visibilité peut devenir presque nulle. Il faut donc toujours penser les rabaisser.

La motorisation est la même depuis plusieurs années. En fait, elle a fait ses débuts sous le capot de la Aerio. Comme Suzuki l'a perfectionné au cours des années, elle produit maintenant 150 chevaux. Les deux transmissions disponibles sont une manuelle à six rapports ou une CVT à rapports continuellement variables. Comme cette dernière a un fonctionnement bien particulier (comme toutes les CVT d'ailleurs), nous nous sommes rabattus sur la boîte manuelle. Et c'est tant mieux puisqu'elle est beaucoup plus agréable à utiliser que celle à cinq rapports précédemment offerte. De plus, elle a fait baisser le régime-moteur à vitesse de croisière abaissant du fait même la consommation d'essence de plus d'un demi-litre au cent kilomètres. Bonne nouvelle! La puissance est adéquate si on est que deux passagers et beaucoup mieux si on n'enclenche pas l'air climatisé. Par contre, les chevaux s'essoufflent rapidement si la voiture est à pleine capacité. La tenue de route est très bonne et les pneus 15 pouces, quoique un peu bruyant, font du bon travail sur chaussée sèche ou humide. Les modèles plus cossus profitent de 16 pouces. La suspension est plus axée sur le confort que la tenue de route et ça devient un problème lorsque toutes les places sont occupées. En effet, les amortisseurs arrière deviennent alors très « mous » et la moindre ondulation de la chaussée fait presque sauter l'arrière de la voiture. Finalement, bien que la traction intégrale fonctionne comme un charme, j'ai choisi la traction avant pour son prix plus abordable. On verra bien lorsque l'hiver sera arrivé.

La force du « hatchback », c'est sa banquette rabattable. En effet, sur la version berline, on ne peut rabattre la banquette arrière. Depuis mes premiers essais, Suzuki a aussi retouché la versatilité de la soute. C'était impossible auparavant d'obtenir un plancher plat et la banquette, lorsque relevée, devaient être attachés aux appuie-têtes des sièges avant. Je trouvais cette disposition bizarre. Aujourd'hui, c'est plus conventionnel. Suzuki a conçu un panneau pour élever le plancher de la soute créant du même coup un coffre sous le plancher. Et comme le plancher est plus haut, le seuil de chargement est maintenant à égalité avec le seuil du hayon. De plus, vous n'avez qu'à pencher le dossier de la banquette vers l'avant pour obtenir un espace de chargement beaucoup plus grand avec plancher parfaitement plat. Belle réalisation pour réparer un problème de conception!

Ce premier essai à long terme est concluant. La Suzuki SX4 2010 à hayon est agréable à conduire, économe d'essence et sa versatilité a été améliorée. L'essai se poursuit toujours puisque la voiture m'appartient et c'est un achat qui me satisfait pleinement. Le seul point négatif ne concerne pas la voiture comme telle mais plutôt l'attitude du concessionnaire. J'ai pris possession de la voiture le 23 juin 2010. L'expérience d'achat fut plutôt agréable et comme j'avais été échaudé avec l'achat d'une fourgonnette, j'ai pris soin de bien choisir un concessionnaire près de chez moi, à 10 minutes pour être précis. Le problème, c'est que Joliette Suzuki Subaru a cessé de vendre des Suzuki le 1er octobre me forçant ainsi à me rendre à 60 kilomètres pour avoir droit à un service Suzuki. J'aurais aimé qu'on m'avertisse de la situation lors des négociations afin que je fasse un choix éclairé. Mais il est évident qu'on ne voulait pas risquer de perdre une vente! De mon côté, je ne pouvais me douter de cette fin abrupte des ventes puisque la concession existait depuis 22 ans. C'est le point négatif de cette histoire mais la voiture n'a rien à se reprocher. Juste qu'ici, elle est fiable à 100%. J'en rachèterais une autre sans hésiter...


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Conditions de l’essai

Réalisé du 23 juin 2010 jusqu'à aujourd'hui.
Essayée dans des conditions variées, entre -4 et 35 C.
Modèle essayé : Suzuki SX4 2010
Échelle de prix : 17 695 à 24 695 $ + taxes
Prix du modèle essayé : 17 695 $ + taxes
Distance parcourue : 9 655 km (40 % autoroute environ)
Consommation moyenne : 7,6 L/100 km
Régime-moteur à 100 km/h : 2 400 tours/minute
Régime-moteur à 115 km/h : 2 600 tours/minute
Photos prises à Ste-Élisabeth, Qc

09 août 2009

Essai routier complet: Suzuki Grand Vitara 2009

Les plus vieux d’entre vous se souviendront peut-être du Suzuki SJ410, un 4x4 rustre, sans grand confort et qui pouvait vous amener loin dans les petits chemins perdus au fond des bois. C’était l’époque où les 4x4 servaient de tout-terrain et non pas pour voyager sur l’autoroute. C’était aussi l’époque où Suzuki était à peu près seule dans le domaine du petit 4x4. Le SJ410 deviendra par la suite le Samurai, une version légèrement plus civilisée et diffusée à plus grande échelle. Au moment où le Samurai devenait le Sidekick, la diffusion devenait plus importante puisqu’il porta fièrement plusieurs logos GM soit Chevrolet, GMC, Asüna, Geo et Pontiac. Puis, il recouvra en 1999 son nom original de Vitara, porté partout ailleurs dans le monde. Le Vitara nous a quitté depuis quelques années mais le Grand Vitara est toujours là et bien vivant puisqu’il profite cette année de deux nouveaux moteurs.

Le Grand Vitara est offert en trois niveaux d'équipements: JA, JX et JLX. Seul le JLX peut être équipé du moteur V6. Le modèle JA est évidemment plus dépouillé afin de garder le prix plus bas alors que le JX devrait être le modèle le plus vendu par son équipement plus complet et son prix raisonnable. La silhouette extérieure est assez fluide et se compare bien aux grands acteurs du marché. Le pneu de secours extérieur est placé assez bas pour ne pas nuire à la visibilité. Alors que j'avais prévu essayer le nouveau quatre cylindres, c'est plutôt le modèle JLX V6 qui m'a servi de banc d'essai.

Tout d'abord, l'accès à l'intérieur du Suzuki Grand Vitara 2009 est facile. Les sièges en cuir de mon véhicule étaient confortables et offraient un bon support latéral. Même si le siège du conducteur ne s'ajuste pas électriquement, la bonne position de conduite est facile à trouver et le siège s'ajuste aussi en hauteur. Le volant se prend bien en main et est en tout point semblable à ce que l'on retrouve sur la SX4. Les cadrans sont très clairs, étant éclairés en permanence. L'indicateur de vitesse est le cadran central flanqué à gauche du compte-tours et à droite de la gauge d'essence et de la température du liquide de refroidissement. C'est clair, simple et bien protégé du soleil. Au bas de l'indicateur de vitesse, un petit affichage vous affiche divers informations comme la température extérieure, la consommation d'essence, etc... C'est au niveau de la console centrale que ça se gâte. Pour la disposition des commandes, c'est bien mais l'affichage de la radio et de la climatisation automatique est grandement affecté lorsque le soleil s'y attaque. Il devient alors impossible d'y lire des informations sans détourner les yeux de la route pendant plusieurs secondes. Et le soir venu, l'éclairage rouge envahit cette section du tableau de bord et ça manque de finesse. Autant l'éclairage des cadrans est agréable à l'œil, autant celui de la console centrale est désagréable. C'est comme si les deux sections avaient été élaborées par deux équipes qui ne se sont pas parlées pendant le développement. Pour le reste, les places arrière sont aussi confortables qu'à l'avant quoique offrant moins de support latéral mais c'est la norme. L'espace cargo est bien même lorsque la banquette est en place et celle-ci ne se rabat pas dans le plancher mais se bascule vers l'avant. C'est au peu déroutant au départ car il faut l'attacher au siège avant avec une courroie. De plus, l'espace n'est pas complètement libre puisque la banquette gruge un peu de cet espace de chargement. Par contre, cette façon de faire à l'avantage d'offrir un seuil plus bas pour charger vos objets plus facilement. Et comme d'autres VUS d'origine japonaise, la porte arrière s'ouvre du côté du trottoir alors qu'elle devrait s'ouvrir du côté de la rue. En plus, le son qu'elle produit lorsqu'on la referme n'est pas particulièrement rassurant. Un hayon aurait peut-être mieux fait l'affaire.

Au niveau mécanique, il y a beaucoup de nouveau cette année. D'abord, c'est le retour du quatre cylindres, disparu il y a quelques années, avec le modèle trois portes d'ailleurs. Il s'agit d'un 2,4 litres produisant 166 chevaux. Je ne l'ai pas essayé mais selon des commentaires que j'ai reçus, il semble qu'il n'améliore pas grand-chose à la consommation. Une boîte de vitesse manuelle à cinq rapports peut être commandée en option avec ce moteur sur le modèle JA. L'autre moteur est également nouveau et remplace le glouton 2,7 litres. C'est un V6 de 3,2 litres et 230 chevaux très performant. Il est couplé à une boîte automatique à cinq rapports qui offre une belle douceur de fonctionnement. Sa consommation est excellente et je comprends pourquoi un quatre cylindres ne peut pas vraiment faire mieux. Des freins à disques ventilés aux quatre roues confèrent au Grand Vitara une bonne force de freinage rehaussée d’un système de freinage antiblocage (ABS) à répartition électronique de la force de freinage et assistant de freinage d’urgence sur tous les modèles. La suspension indépendante aux quatre roues combinée aux pneus de 18 pouces du modèle JLX offre une bonne tenue de route pour un VUS et un confort de roulement acceptable. Notons que le Suzuki Grand Vitara 2009 est l'un des derniers vrais 4x4 sur le marché c'est-à-dire qu'il est construit sur un châssis-échelle intégré pour une rigidité et une durabilité supérieure. Mis à part le modèle JA, il possède une vraie boîte de transfert avec gamme basse et gamme haute vous permettant de vous aventurer dans des sentiers où les VUS « modernes » ne s'aventureront pas.

Suzuki ne lésine pas avec la sécurité et tout comme pour la SX4, tous les équipements de sécurité comme les coussins et rideaux gonflables, les freins ABS, l'antipatinage et le contrôle de la stabilité ESP, etc. tout est en équipement de série sur tous les modèles, même le moins cher. Bravo!

J'avais pris le volant, il y a trois ans, d'un Sidekick cinq portes des années '90 et je peux vous confirmer que Suzuki a fait beaucoup de chemin en une quinzaine d'années. De véhicule rudimentaire presque exclusivement utilitaire, le Grand Vitara est maintenant confortable, performant et peut se comparer aux meilleurs de la catégorie. Et il n'a rien perdu de ses aptitudes hors-route puisqu'il a conservé l'essentiel de son architecture de l'époque maintenant adaptée à la technologie d'aujourd'hui. Le Suzuki Grand Vitara 2009 vous amèrera où vous le désirez en tout confort, même au fond des bois. Amusez-vous!

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Conditions de l’essai

Réalisé du 25 mai au 1er juin 2009.
Journées de soleil, pluie et nuages, entre 2 et 16 C.
Modèle essayé : Suzuki Grand Vitara JLX Cuir 2009
Échelle de prix : 25 995 à 32 695 $
Prix du modèle essayé : 32 695 $ + frais et taxes
Distance parcourue : 683,3 km (40 % autoroute)
Consommation moyenne : 10,5 L/100 km
Régime-moteur à 100 km/h : 1 900 tours/minute
Régime-moteur à 115 km/h : 2 200 tours/minute
Véhicule fourni par Suzuki Canada.
Merci à Nadine Barhouche et André Beaucage.

24 mars 2008

Essai routier complet: Suzuki XL7 2007

Dans le monde automobile actuel, les constructeurs n’ont pas vraiment le choix de créer des alliances entre eux. En effet, le prix de la sophistication technique doit être réparti afin de rendre les coûts de développement plus abordable. Raison de plus pour Suzuki puisque celui-ci dispose de moyens plus limités. C’est ainsi que les modèles Swift+ et la défunte Verona proviennent de chez GMDAT (ex-Daewoo) et la SX4 a été développée conjointement par Suzuki et Fiat. Seul le Grand Vitara est un pur Suzuki. Pour sa part, le Suzuki XL7 2007 partage sa plate-forme avec les Chevrolet Equinox et Pontiac Torrent. Ils sont tous construits au Canada, en Ontario, à l’usine CAMI, propriété conjointe de Suzuki et General Motors. Suzuki a toutefois modifié cette plate-forme pour accommoder sept passagers et s’est payé le luxe d’un moteur exclusif, un V6 de 3,6 litres qu’il assemble lui-même au Japon.

Suzuki étant reconnu comme un spécialiste des petits véhicules, on est surpris par les dimensions du XL7. La grille de calandre arborant l’énorme logo de Suzuki est entourée de phares arborant une forme qui, à défaut de plaire à tous, est originale. Ce qui fait que, même s’il est issu de la même usine, il a sa propre personnalité. On a aussi créé une ligne arrondie pour le pilier D afin d’accentuer l’effet allongé du véhicule. Les miroirs me sont apparus très petits en comparaison avec ceux de la SX4 essayée précédemment. Bizarre étant donné la grosseur du véhicule.

J’avais essayé l’an dernier la version à traction intégrale du Suzuki XL7. J’ai eu droit cette année à la version JLX à traction avant. L’accès à bord est excellent autant à l’avant qu’à l’arrière. Seule la banquette de troisième rangée est plus difficile d’accès. J’en reparlerai plus loin. Les sièges avant en cuir sont confortables mais le support latéral est plutôt faible. Je n’ai pas senti la même qualité de finition que dans la SX4. L’aménagement est d’inspiration GM quoique légèrement adapté par Suzuki. L’affichage est clair, chiffres blancs sur fond noir, et toutes les commandes sont à portées de la main. L’aménagement beige de mon véhicule d’essai était agréable à l’œil et faisait un beau contraste avec les appliques de faux bois. La couleur beige est toutefois salissante. Le chauffage est efficace puisqu’il a été généreusement testé pendant cette froide semaine. Les sièges chauffants sont aussi efficaces et plus j’en essaie dans différentes marques de véhicules, plus je m’aperçois qu’à –15C et moins, ils sont plutôt longs à chauffer. La sonorisation est bonne avec la radio AM/FM/XM et les CD. Je dois ici modifier mon opinion au sujet de la radio satellite. Ceux qui me lisent régulièrement savent que je n’avais pas une très haute opinion de la radio satellite. Toutefois, pendant les deux derniers jours de l’essai, j’ai écouté la station XM8, celle des années ’80, décennie à laquelle je suis resté accrochée. J’ai particulièrement aimé le choix de musique qui englobait des succès que je n’avais pas entendu depuis longtemps. Alors, si vous n’avez pas le temps de magasiner les CD ou de vous en graver sur l’ordinateur, le forfait mensuel peut peut-être vous intéresser. Comme quoi seuls les fous ne changent pas d’avis !

Un petit détail d’aménagement bizarre se retrouve au niveau de la poignée d’ajustement du siège du passager avant. Celle-ci est très longue et elle est difficile d’utilisation lorsqu’on est assis sur le siège. Tellement que, à force d’essayer de la tirer très haut, on risque de la casser. Au sujet de la banquette de troisième rangée, même si elle n’est guère plus confortable que celle de la concurrence, elle a le mérite d’être plus facile d’accès que toutes celles que j’ai essayées jusqu’ici. En fait, le problème avec ces banquettes, c’est que l’espace pour les jambes est plus que limité pour ne pas dire inexistant. Et il ne faut pas être claustrophobe car on s’y s’en plutôt renfermé. Limiter son utilisation à des enfants est une brillante idée. L’espace cargo est excellent si la troisième banquette est repliée dans le plancher et encore mieux si vous repliez la deuxième banquette. Sous le plancher, Suzuki a aménagé un coffre pour y ranger de menus objets et les appuie-tête de la troisième rangée. Tous ces aménagements (petit coffre et troisième banquette) ont pour effet de hausser le seuil de chargement du coffre. Ce n’est pas alarmant mais tout de même plus haut que ses cousins de chez GM.

Comme je l’ai dit plus haut, le moteur V6 de 3,6 litres est assemblé par Suzuki au Japon. Il développe 252 chevaux et est associé d’office à une boîte automatique à cinq rapports avec mode séquentiel. Celui-ci est plutôt lent lors des changements de rapports et son utilisation n’est pas agréable. En mode complètement automatique, la transmission est douce et ne suscite pas de commentaires négatifs. Quant au moteur, les accélérations sont bonnes, un peu bruyant en accélération et la consommation est bonne pour ce type de moteur. À noter qu’il a été plus gourmand en traction avant qu’en intégrale l’an dernier. La direction se révèle bien dosée. Les pneus d’hiver Toyo 17 pouces de mon VUS ont été beaucoup plus performants que ceux de la SX4 et de la Mazda 3. La suspension est relativement rigide surtout sur les petits chemins de campagne dégradés de mon coin de pays. L’antipatinage a été mis à l’épreuve dans mon entrée glacée et compte tenu du fait que c’est une traction avant, cet accessoire s’avère être un équipement précieux. La tenue de route est ce qu’elle devrait être soit celle d’un VUS perché sur de gros pneus. Ce n’est donc pas une voiture de course mais il offre une conduite agréable.

En ce qui concerne les équipements de sécurité, tout est inclus : les coussins frontaux et les rideaux latéraux, les freins ABS avec répartition électronique de la force de freinage et le contrôle électronique de la stabilité ESP. Pas de demi-mesure, Suzuki a compris que la sécurité ne doit pas servir à baisser les prix.

En résumé, Suzuki ne cache pas que le XL7 a surtout été conçu pour nos voisins américains friands de gros modèles. Les Québécois pourraient toutefois y trouver leur compte également puisque ce VUS offre tout de même une qualité de construction acceptable avec des performances à la hauteur et une conduite qui, sans être inspirante, est à tout le moins agréable. De plus, le fait qu’il offre sept places et qu’il est moins glouton qu’une fourgonnette pourrait le destiner à une petite famille. Pour ma part, je le placerais volontiers sur ma liste de véhicules à considérer…

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Essai routier complet: Suzuki XL7 2007

Conditions de l’essai

Réalisé du 18 au 22 février 2008.
Journées ensoleillées, entre –23 et 5 C.
Modèle essayé: Suzuki XL7 JLX 2007 traction avant
Assemblé à Ingersoll, Ontario, Canada
Échelle de prix: 30 995$ à 37 995$
Prix du modèle essayé: 33 995 + taxes
Distance parcourue: 445,3 km sur tous types de route
Consommation moyenne: 12,0 L/100 km
Véhicule fourni par Suzuki Canada.
Merci à André Beaucage.

27 février 2008

Essai routier complet: Suzuki SX4 2008

C’est toujours un plaisir que d’essayer cette petite voiture sympathique. Il s’agit bien sûr de la Suzuki SX4, un modèle venu remplacer la Aerio et conçu en collaboration avec Fiat. Cette année, la famille SX4 s’agrandit avec l’ajout d’une version berline. La famille est donc complète avec le modèle nommé « multisegment » par Suzuki et cette version berline. Quelques petites différences différencient les deux versions. Quelques petits changements subtils pour la calandre, particulièrement au niveau du pare-chocs et des phares antibrouillards. Deux autres différences notables : la traction intégrale non-disponible pour cette nouvelle configuration et la banquette arrière fixe. Pour la traction intégrale, rien de prévu à court terme. Dommage car pendant la première semaine de cet essai, il a neigé, plu et reneigé. Cela aurait probablement été la voiture idéale pour ces conditions routières exécrables. Dans le cas de la banquette arrière, elle est fixe pour des raisons de rigidité structurelle. Quoique ce ne soit sûr à 100%, on pourrait voir une banquette rabattable 60/40 en 2009.

Afin de mieux comprendre le fonctionnement des deux types de transmission, Suzuki m’a permis d’essayer chacun des modèles. C’est donc le modèle « Sport » bien équipé que j’ai pu essayer pendant deux semaines. Chez Suzuki, on a conçu la transmission automatique pour ceux qui font de plus longues distances et le modèle à transmission manuelle pour ceux qui font plus de ville. On a modifié cette année les rapports de la transmission manuelle afin d’abaisser le régime du moteur sur la grand-route. Alors que le moteur tournait à plus de 3 500 tr./min à 120 km/h avec l’édition 2007, il tourne maintenant à légèrement plus de 3 000 tr./min cette année. Une bonne nouvelle pour la consommation d’essence et l’agrément de conduite.

Parlons des lignes de cette nouvelle Suzuki SX4 berline 2008. D’abord, jusqu’au pilier B, la silhouette est sensiblement la même que celle du modèle à hayon. La ligne du coffre arrière est surélevée offrant à la SX4 le plus grand coffre de la catégorie. L’ouverture de ce coffre est également adéquate pour y engouffrer des objets volumineux. Il ne manque qu’une banquette rabattable ou, du moins, une trappe à skis pour des objets en longueur. La hauteur du coffre de la SX4 a aussi un effet négatif : la visibilité vers l’arrière est moins bonne que dans le modèle à hayon. Pour le reste, la berline a conservé les petites vitres rectangulaires dans le pilier A et les miroirs de très grande dimension du modèle « hatchback », deux atouts pour la visibilité.

À l’intérieur, on n’est pas dépaysé car c’est strictement le même tableau de bord que le multisegment. Tout est bien disposé, facile à comprendre, facile d’utilisation. Il y a aussi les mêmes petits défauts qui reviennent. L’affichage de la radio et du centre de message disparaît souvent à cause du méchant soleil. Et ce fichu affichage rouge pour la nuit me stresse au plus haut point. Suzuki a aussi oublié l’éclairage des commandes sur le volant et celui des commandes de vitres électriques dans les portières. Par contre, je considère les baquets avant parmi les meilleurs de la catégorie pour leur confort et pour leur soutien latéral impressionnant pour une voiture qui, en fait, n’est pas une sportive. Seuls ceux de la Mazda 3 m’avait offert un confort aussi soutenu. Pour les places arrière, les sièges sont moins confortables mais on dispose d’un très bon espace pour les jambes. L’espace pour la tête est excellent à toutes les places. Pour les hanches, si vous oubliez la place centrale arrière, vous serez très à l’aise. Le système de son mérite également mon admiration. D’utilisation facile, outre la radio AM et FM, il est câblé pour la radio satellite XM. Il peut emmagasiner six disques compacts, originaux ou MP3. Il projette un son d’excellente qualité grâce au haut-parleur de grave situé sous le siège conducteur et les petits haut-parleurs d’aiguës situés dans les portes. Le son s’ajuste également selon la vitesse du véhicule. La berline est offerte en deux niveaux d’équipement : base et Sport. Comme j’étais au volant de la version Sport, il ne manquait rien à mon bonheur. Dans la version de base, vous devrez faire votre deuil des miroirs extérieurs chauffants, de la climatisation automatique et du lecteur 6 CD. La version de base est donc relativement bien équipée. Petit détail en terminant la section « intérieur ». Les télécommandes pour la trappe du volet d’essence et du coffre sont au sol. Jusque là, rien de bien particulier. Ce qui dérange, c’est qu’on a abaissé le plancher sous les commandes pour que vous puissiez y entrer vos doigts. L’hiver venu, la neige sous les bottes fond et l’eau s’accumule dans ce trou. Pas vraiment bon à long terme pour la rouille du plancher. Des télécommandes situées dans la portière auraient réglé ce petit défaut de conception. Après tout, les ingénieurs de Suzuki et Fiat n’affrontent pas les hivers rigoureux québécois. J’espère, en toute innocence, qu’ils me liront…

Le moteur quatre cylindres de deux litres et 16 soupapes propulse également la version berline. Ses 143 chevaux sont bien fringants. Il est couplé de série avec la boîte manuelle à cinq rapports. La transmission automatique à quatre rapports est aussi disponible en option. Bien qu’elle n’ait que quatre vitesses, je n’ai pas ressenti le besoin d’un cinquième rapport. Elle a toutefois la mauvaise habitude d’hésiter entre le troisième et le quatrième rapport autour de 60 km/h, ce qui peut être déplaisant en ville. Un petit truc pour contourner ce désagrément : en ville, mettez le levier de vitesse à la position 3. Vous éviterez les à-coups du changement fréquent de vitesse. La direction à crémaillère est juste bien assistée et la tenue de route est surprenante pour une voiture de ce prix. Il faut dire que le modèle Sport roule sur des pneus de 17 pouces de série 50 alors que le modèle de base se contente de 15 pouces. Les freins sont à disques ventilés à l’avant et à disques à l’arrière sur le modèle Sport. Vous aurez deviné qu’ils sont à tambours sur le modèle de base. La suspension, indépendante aux quatre roues, a probablement été calibrée pour offrir cette bonne tenue de route. Le confort s’en ressent sur les routes dégradées du Québec. C’est probablement moins pire avec les pneus 15 pouces moins rigides que ceux de 17 pouces.

La sécurité est devenue un incontournable dans l’industrie automobile actuelle et Suzuki l’a bien compris. Tous les coussins gonflables sont de série tant frontaux que latéraux et ceux de type rideau. Les freins antiblocage avec répartition électronique de la force de freinage sont aussi inclus dans tous les modèles. Les ceintures de sécurité avant sont réglables en hauteur pour un ajustement parfait.

En conclusion, je le répète, Suzuki tient une voiture gagnante. La Suzuki SX4 berline 2008 (tout comme sa version à hayon) est une voiture moderne qui n’a pas peur de la concurrence. D’ailleurs, pourquoi en aurait-elle peur? Elle possède autant de qualités que beaucoup de voitures plus chères et sa version « multisegment » est disponible en traction intégrale, ce que la majorité de ses rivales ne peuvent offrir. Elle est sympathique, amusante et vous fera vivre de bons moments. Les améliorations apportées à la transmission manuelle améliorent grandement l’agrément de conduite. Si Suzuki continue à améliorer constamment sa SX4, nous en verrons beaucoup sur la route.

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Conditions de l’essai

Réalisé du 4 au 18 février 2008.
Journées de neige, verglas, grésil et un peu de soleil, entre –25 et 8 C.
Modèle essayé : Suzuki SX4 Sport 2008
Échelle de prix : 17 195 à 20 095$
Prix du modèle essayé : 21 345$ + taxes (auto.) 20 245$ + taxes (man.)
Distance parcourue : 513,4 km (auto.) 615,4 km (man.)
Consommation moyenne : 9,0 L/100 km (auto.) 8,5 L/100 km (man.)
Véhicule fourni par Suzuki Canada.
Merci à André Beaucage.

02 juin 2007

Essai routier complet: Suzuki SX4 2007

Depuis le premier essai que j’ai effectué de la Suzuki SX4 2007, j’ai eu beaucoup de temps pour lire les articles d’autres chroniqueurs automobiles. Tout en étant d’accord avec certains de leurs commentaires, il reste que je ne comprenais pas que l’on puisque apprécier les performances du moteur. Dans mon dernier essai, je disais que les 143 chevaux étaient probablement camouflés par la transmission automatique. Et j’avais raison. L’essai d’une Suzuki SX4 2007 à transmission manuelle pendant une dizaine de jours et sur un peu plus de 800 kilomètres m’a permis de découvrir une toute autre voiture. C’est vraiment le jour et la nuit au point de vue performances. Mais d’abord, un petit historique.

Il y a quelques années, Suzuki avait conçu l’Aerio afin de succéder à la Suzuki Swift. Celle-ci avait connu une carrière fructueuse et on voit encore fréquemment des modèles de l’époque 1989 à 1994. La silhouette et les performances de l’Aerio n’étaient pas mauvaises mais c’est le tableau de bord numérique des premiers exemplaires qui a retenu l’attention. Le concepteur de ce tableau de bord a sûrement été rétrogradé tellement il était mal conçu. Il a d’ailleurs été remplacé quelques années plus tard. Voici maintenant la Suzuki SX4 2007 qui essaie de reprendre le flambeau.

Suzuki a réussi à dessiner une silhouette dynamique pour son modèle SX4. Mais est-ce vraiment Suzuki puisque Fiat a également collaboré au projet? Nous ne le saurons probablement jamais mais ce que nous savons c’est que cette Suzuki est facilement reconnaissable grâce à sa silhouette en hauteur qui la fait dépasser plusieurs modèles de sa catégorie. Suzuki parle de « compacte multisegment » mais parlons plutôt d’une honnête voiture compacte dont la versatilité est confirmée par la présence du hayon arrière.

À l’intérieur, grâce à l’essai prolongé, j’ai pu apprécier le confort des baquets avant. En fait, contrairement à ce que j’avais dit au premier essai, le support latéral est excellent. Ces baquets sont d’ailleurs parmi les plus confortables que j’ai essayés dans une voiture compacte. Le tableau de bord est agréable à l’œil et le design provient probablement de Fiat. L’affichage ne peut être plus simple : un gros indicateur de vitesse central flanqué à gauche du tachymètre et à droite des indicateurs de niveaux d’essence et de température. Tout ça en blanc sur noir. Malheureusement, le soir venu, tout est éclairé en rouge. C’est un manque flagrant d’originalité et ce n’est pas du tout agréable à regarder. Sur le volant, pour les modèles qui en seront équipés, on retrouve à gauche les commandes de la radio et à droite, le régulateur de vitesse. En haut de la console centrale, une barre horizontale dans laquelle est indiquée l’heure, la température extérieure et la consommation d’essence. Malheureusement, elle devient souvent illisible à cause du soleil, tout comme l’affichage de la radio. Sous les buses de ventilation rectangulaires, le système de son AM/FM/XM/CD/MP3 à six disques. Le son, qui varie avec la vitesse, est de bonne qualité mais la réception FM est moins efficace que dans le XL7. Parlant de son, un petit conseil : si vous aimez la musique avec beaucoup de « bass », il y a un « subwoofer » sous le siège du conducteur qui accentue les graves. Ce qui fait que si vous ajustez le son de vos graves à la limite avant de partir, celles-ci vont être « distorsionnés » lorsque vous serez à votre vitesse de croisière parce que le son aura augmenté automatiquement. Donc, désactivez la fonction de variation de son avec la vitesse et votre problème sera réglé.

Sous la radio, on retrouve trois molettes très simples et faciles d’utilisation qui servent à régler la ventilation. Sur mon véhicule d’essai, la climatisation était automatique. L’ergonomie est excellente sauf pour le commutateur qui permet d’activer la traction intégrale. Celui-ci est situé à côté du frein à main entre les deux sièges avant. Il peut être accroché facilement par inadvertance. Il aurait été plus simple de l’intégrer au tableau de bord. La banquette arrière est confortable pour deux passagers (vous ne pensiez tout de même pas en asseoir trois!) mais l’espace pour les jambes est limité. Pour la tête, autant à l’avant qu’à l’arrière, l’espace est plus que suffisant. La visibilité ne pose pas de problème et on a même intégré une petite vitre rectangulaire dans le pilier A afin améliorer les choses. Les rétroviseurs extérieurs sont également de très grande dimension.

Le point critique : la mécanique. La Suzuki SX4 2007 est équipée exclusivement d’un moteur quatre cylindres de deux litres de 143 chevaux. Comme j’avais été déçu de la transmission automatique au premier essai, j’avais demandé à essayer la transmission manuelle cette fois-ci. Celle-ci compte cinq rapports mais j’en aurais volontiers pris un sixième. Ses performances sont bonnes au départ et elle permet d’exploiter un peu plus les canassons mais sur autoroute, la transmission manuelle nuit au confort de la conduite. En effet, à 100 km/h, le moteur tourne à 3 100 tr/min alors qu’à 120, il avoisine les 3 600 tr/min, ce qui me semble exagéré. À cette vitesse, on peut se poser des questions sur la longévité des pièces à long terme. De plus, avec un sixième rapport, on aurait pu abaisser la consommation d’essence. Sur plus de 800 km, j’ai pu atteindre 8,7 L/100 km sur un parcours 50/50 ville/autoroute. Ce n’est pas mauvais mais c’aurait très bien pu être mieux. Le commutateur de traction vous offre trois choix : « 2WD » pour rouler en mode deux roues motrices, « AUTO » pour la traction intégrale et « LOCK » pour bloquer la répartition à 50% avant et 50% arrière. Pour avoir essayé la traction intégrale lors d’une tempête de neige à la sortie d’une cabane à sucre, celle-ci semble très bien faire son travail et la tenue de route est rassurante dans ces conditions. Pour plus de sécurité, installez de bons pneus d’hiver.

Les Suzuki SX4 2007 de base se contentent de pneus de 15 pouces mais mon véhicule d’essai était équipé de pneus Toyo de 16 pouces. Les freins sont à disques aux quatre roues sauf sur le modèle de base qui se sert de tambours à l’arrière. Le freinage était bon dans la majorité des situations mais il m’a semblé déficient lors d’un arrêt d’urgence lorsque l’arrière s’est dérobé brusquement. Était-ce à cause de l’usure des bandes causée par des essais douloureux effectués par d’autres journalistes? Je ne sais point. L’antiblocage ABS est de série sur tous les modèles. Les coussins gonflables frontaux, latéraux ainsi qu’un écran gonflable latéral sont tous de série. La suspension est un peu dure mais on s’y habitue. Je n’ai pas perçu de flou dans la direction et la tenue de route est très bonne.

Un dernier mot sur le compartiment à bagages. Celui-ci est de bonne dimension même avec la banquette en place. En plus d’être divisée 60/40, cette banquette peut être repliée de deux façons : en baissant le dossier seulement, vous agrandirez votre espace de chargement mais le plancher n’est pas plat. Vous pouvez aussi baisser le dossier et relever le siège pour l’attacher à l’appuie-tête du siège avant. Vous aurez alors un plancher parfaitement plat mais qui sera obstrué par la présence de la banquette replié. Une bonne idée de Suzuki aurait été de rendre cette banquette amovible. Peut-être sur un futur modèle…

En bref, la Suzuki SX4 2007 est une petite voiture honnête qui vous offre la traction intégrale pour un prix raisonnable. Son confort est au-dessus de la moyenne et je souhaite vivement l’arrivée d’une sixième vitesse pour la transmission manuelle. Elle est supérieure à l’Aerio sur tous les points. De plus, au plus récent Salon de New York, Suzuki a dévoilé une version berline de la SX4 qui semble profiter d’une silhouette très agréable. C’est à suivre…

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26 avril 2007

Essai routier complet: Suzuki XL7 2007

Comme l’indique le titre, il s’agit cette-fois-ci du premier essai routier « complet » puisque j’ai passé cinq jours au volant d’un rutilant Suzuki XL7 2007 revu et corrigé de fond en comble cette année. En effet, Suzuki Canada a bien voulu me prêter l’un de ses véhicules et un peu plus de 500 kilomètres plus tard, je vais tenter de démystifier ce véhicule à l’allure bien spéciale.

Tout d’abord, un peu d’histoire. Le Suzuki qui nous intéresse avait fait son apparition il y a plusieurs années en tant que Suzuki XL6 dans les salons de l’auto. Surprise, quelques mois plus tard alors que le véhicule de production possédait sept places et portait le nom de XL7. Il s’agissait en fait d’une version allongée (XL) du Grand Vitara à laquelle on avait ajouté une autre banquette derrière la banquette arrière pour un total de sept places (7). C’était une bonne idée à prime abord. À la longue toutefois, son allure allongée et étroite lui donnait une drôle de silhouette pas souvent pratique associé à un moteur V6 de 2,7 litres qui peinait souvent à la tâche. De plus, au Québec, on aime les petits véhicules alors le XL7 n’était pas dans son élément.

Puis vint l’automne 2006. Le Suzuki XL7 de la nouvelle cuvée arrive chez les concessionnaires. Il est bien différent de son prédécesseur. Tout d’abord, il abandonne le châssis autonome de type échelle si cher à Suzuki et aux amateurs de tout-terrain pour la plate-forme monocoque. Par le fait même, il emprunte à son grand partenaire General Motors la plate-forme qui sert également au Chevrolet Equinox et Pontiac Torrent. Suzuki l’a toutefois modifiée et allongé puisqu’elle offre sept places en équipement de série alors que ses confrères ne l’offre même pas en option. La silhouette est également distincte. Alors que Pontiac s’est contenté de changer la calandre du Chevrolet, Suzuki a dessiné une silhouette à son goût avec une calandre massive à trois barres transversales chromées bordée de phares à l’allure unique. Les clignotants en forme de pointe prolongent les phares jusque dans le pare-choc. Sous le pare-choc, des petits phares antibrouillards puissants. Il en résulte une allure facilement reconnaissable. Notons que, tout comme ces cousins de chez GM, le Suzuki XL7 est fabriqué à l’usine CAMI de Ingersoll en Ontario, propriété de GM et Suzuki.

Mon véhicule d’essai était le modèle JLX à traction intégrale muni du système de navigation. C’est un véhicule très bien équipé coûtant près de 38 000$. Si on ajoute quelques options (je ne sais lesquelles mais les concessionnaires trouvent toujours) et qu’on y ajoute les merveilleuses taxes, on se retrouve avec un véhicule qui frôle les 45 000$. Je parle rarement de prix dans mes textes mais je crois que c’est important de le préciser dans ce cas-ci puisque, à ce prix, on se doit d’être plus exigeant.

Parlons de l’intérieur. L’accès à bord n’est pas un problème autant à l’avant qu’à l’arrière grâce à des portières de bonnes dimensions. Le seul « hic », c’est l’accès à la troisième banquette qui nécessite un cours d’initiation au Cirque du Soleil. Pour y accéder, ce n’est pas si mal puisque l’on rabat la deuxième banquette vers l’avant et il faut juste faire attention à ne pas se cogner la tête. Pour sortir, Suzuki a malheureusement oublié de mettre une poignée au pavillon ce qui aurait aidé à s’extirper de cette place. De plus, il ne faut pas être claustrophobe pour être assis à cet endroit. La morale de cette histoire : laissez vos enfants se servir de ces places où offrez-les à vos pires amis sur une longue distance! Revenons aux sièges, en cuir dans mon véhicule, tous confortables mais manquant de support latéral. L’ajustement électrique du siège du conducteur permet de trouver facilement une bonne position de conduite.

Lorsqu’assis confortablement dans le siège du conducteur, on fait face à deux énormes cadrans soit le compte-tours et l’indicateur de vitesse. Au centre en haut, l’indicateur de température du moteur et la jauge à essence. Plus bas, un centre de messages qui vous informe des kilomètres parcourus, de la pression d’air des pneus, de la qualité de l’huile à moteur, de la consommation d’essence et une foule d’autres détails tous plus intéressants les uns que les autres. Le volant se prend bien en main. Du côté gauche, on retrouve les contrôles du régulateur de vitesse et du côté droit, ce sont les commandes du système de son. Au centre de la planche de bord, deux buses de ventilation rectangulaire surplombent l’écran de navigation. Celui-ci m’a agréablement surpris. J’ai toujours cru que ces systèmes de navigation étaient désuets dans les campagnes du Québec car beaucoup de nom de rues et de rangs manquaient à l’appel. Eh bien c’est tout le contraire! Le système m’a même donné des noms de petits chemins qui ne sont pas déneigés en hiver. Impressionnant! Il s’agit du système NAVTEQ, le même dont se sert Google pour vous faire un itinéraire sur internet. En le programmant (avant de partir), une voix féminine peut vous indiquer le chemin jusqu’à votre destination.

À même cet écran tactile, vous contrôlez aussi la radio AM/FM/XM/CD/MP3. La radio satellite XM ne m’a pas impressionnée, peut-être parce que je ne vois pas l’utilité de payer pour de la musique qui peut être écoutée au FM ou sur CD tout à fait gratuitement. Au sujet du FM, la réception est exceptionnelle puisque je captais le signal du FM 93 de Québec sans parasites, pourtant situé à environ 200 kilomètres de mon chez-moi. Vous pouvez également y brancher votre iPod grâce à la prise auxiliaire. Sous l’écran, les molettes pour la ventilation, faciles à manipuler. Dans mon cas, la ventilation était automatique donc de manipulation très facile et efficace! Précisons que les passagers arrière ont aussi leurs contrôles de ventilation et des buses situées au pavillon. De chaque côté de la molette centrale, les commutateurs pour les sièges chauffants. Ceux-ci ont deux niveaux de chaleur et ont été très efficaces le matin après une nuit de -15 C. De part et d’autre du levier de vitesse, les commutateurs pour les vitres électriques. Un petit oubli : ils ne sont pas identifiés. Seul celui du conducteur possède une petite icône pour dire que la vitre descend complètement sur simple pression. Ensuite, deux porte-verres et un petit coffre sous l’appuie-bras. Finalement, le coffre à gants pas très haut mais profond. Assez pour le livret d’instruction, le DVD du système de navigation et… vos gants. Les appliques d’imitation de bois sont belles mais elles auraient mieux parues avec des plastiques plus agréables au toucher. Il semble que ce soit de plus en plus rare de nos jours…

Côté mécanique, on retrouve un V6 de 3,6 litres de 252 chevaux d’origine General Motors. Celui-ci a été modifié par Suzuki et il est fabriqué au Japon. Il produit 243 lb-pi de couple à un très bas 2 300 tr./min. ce qui lui assure des accélérations et des reprises nerveuses. Pour transmettre cette puissance au bitume, on fait appel à une transmission automatique à cinq rapports possédant un mode manuel. J’ai trouvé celui-ci parfaitement inutile car le temps de réponse est beaucoup trop long. Le mode automatique fait d’ailleurs tellement bien son travail que je ne vois pas d’intérêt à changer les vitesses soi-même. Lors de l’essai, avec le pied droit léger, j’ai conservé une moyenne de consommation d’essence de 11,7 L/100 km, moyenne tout-à-fait acceptable par rapport à ses concurrents plus légers. Notez que j’ai écrit « avec le pied droit léger » car s’il vous prend l’envie de faire de la course, vous devrez en payer le prix. Si vous avez le pied pesant, vous constaterez que le moteur est légèrement bruyant en accélération ou c’est tout simplement l’insonorisation qui fait défaut.

Le système de traction intégrale en est un à temps partiel puisqu’il ne requiert aucune intervention du conducteur. Et il semble efficace, ayant connu deux soirs de neige et de pluie verglaçante chaussé de pneus quatre-saisons. Sinon, lorsque la traction intégrale n’est pas en fonction, ce sont les roues avant qui se chargent de vous conduire à bon port. C’est donc un système qui ne vous permettra pas d’aller jouer dans la boue mais il pourra grandement vous aider lors d’une bonne bordée de neige, évidemment chaussé de bons pneus d’hiver. Parlant de pneus, le Suzuki XL7 JLX roule sur des P235/60R17 alors que le modèle JX se contente de 16 pouces. Les 17 pouces étaient un peu bruyants sur chaussée dégradée, ou était-ce encore l’insonorisation? La tenue de route était très bonne et je n’ai pas remarqué la légèreté de la direction à crémaillère tel que rapporté par d’autres chroniqueurs. J’ai toutefois remarqué son grand rayon de braquage qui vous fait &*?%&** sur les terrains de stationnement. Les freins à disques aux quatre roues sont puissants et meilleurs que les cousins de GM qui se contentent de tambours à l’arrière en équipement de série. La suspension indépendante absorbe bien les trous et les bosses de notre réseau routier digne du tiers-monde. La visibilité vers l’avant est très bonne. C’est vers l’arrière que ça se gâte alors que la visibilité de ¾ arrière est obstruée par la largeur du pilier D et l’étroitesse de la lunette arrière. Il faut dire également que la ceinture de caisse est élevée et n’aide en rien la visibilité sur les côtés. Les rétroviseurs extérieurs sont de bonne dimension, heureusement.

En ce qui concerne la sécurité, Suzuki n’a fait aucun compromis en proposant tous les équipements de série sur tous les modèles. Le Suzuki XL7 2007 propose deux coussins gonflables frontaux et des rideaux gonflables latéraux. Les freins antiblocages ABS sont jumelés à un système de répartition de la force de freinage EBD ainsi qu’au contrôle de la traction. Il inclut également un programme de contrôle électronique de la stabilité. Finalement, les ceintures des sièges avant sont ajustables en hauteur pour votre plus grand confort. Et d’autres équipements dont on parle moins comme les ancrages pour sièges d’enfant aux deux banquettes arrière, sont tous de série.

En résumé, le Suzuki XL7 2007 est un bon véhicule, confortable et capable de vous donner une agréable expérience au volant. Il est par contre très gros alors si vous désirez un VUS, assurez-vous que c’est bien la grosseur que vous voulez car il peut être encombrant dans les stationnements en plus d’une visibilité vers l’arrière qui laisse à désirer. Sur la route, il est puissant, se comporte bien et assure une consommation d’essence raisonnable pour la catégorie à condition de ne pas abuser de l’accélérateur. Il représente, selon moi, un bon rapport qualité-prix. Il n’est pas sûr que ce soit un gros vendeur au Québec mais ceux qui l’achèteront seront satisfaits. D’ailleurs, un essai vous donnera une bonne idée de la qualité du Suzuki XL7 2007…

Comme toujours, mes amis de Passion Automobile sont là pour recueillir vos commentaires. Raison de plus pour le Suzuki XL7, il n’est pas importé en Europe et aucun plan n’est prévu en ce sens. Donc, pour faire mieux connaître ce véhicule, votre avis est important. Rejoignez-nous à la discussion consacrée au Suzuki XL7 en cliquant ici, parce que toute opinion est bonne à lire!

Avertissement

La consommation réelle peut différer de 10 à 20% par rapport à la consommation affichée par l'ordinateur de bord. Toutefois, à des fins de comparaison, j'inscris toujours la consommation que l'ordinateur de bord affiche à la fin de la période d'essai.
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