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16 juillet 2005

Essai routier: Dodge Charger 2006



C’est en 1966 que Dodge rejoignait le mouvement des « muscle cars » avec le coupé Charger, construit sur la base de la Coronet, qui était le modèle de catégorie intermédiaire de la marque, entre la compacte Dart et la grosse Polara. Comme ses semblables, Pontiac GTO ou Plymouth Roadrunner, la Dodge Charger était un imposant coupé, qui aurait largement mérité le nom de berline deux portes, sauf que son pavillon avait une forme fuyante qui donnait un peu de dynamisme à la silhouette massive de cette voiture. La Dodge Charger d’alors pouvant recevoir plusieurs moteurs dont le fameux HEMI qui faisait la loi dans les épreuves du championnat NASCAR. Au milieu des années ’70, elle a brièvement été un clone de la Chrysler Cordoba. De 1982 à 1987, on ressuscita le nom Charger mais c’était une vraie farce sur quatre roues puisqu’il s’agissait d’une Dodge Omni avec un moteur turbocompressé.

On relance maintenant pour 2006 la Dodge Charger. On a évidemment essayé de retrouver la silhouette originale apprêtée à la moderne. On retrouve donc la ligne de toit caractéristique des modèles 1966. Les puristes n’apprécient pas cette nouvelle mouture puisque, selon eux, la Charger 1970 était celle qu’il fallait faire revivre. Et par surcroît, c’est une quatre portes. Mais pour ceux qui veulent une voiture puissante et typée qui fera tourner les têtes, la Dodge Charger risque de vous intéresser.

J’ai essayé cette toute nouvelle version de la Dodge Charger grâce à la collaboration de Brissette Automobiles de Berthierville. C’était un modèle R/T (pour Road & Track) équipé du moteur V8 HEMI 5,7 litres de 340 chevaux. Il développera 350 chevaux dans la Charger Daytona. Le style du modèle R/T est agressif avec sa calandre Dodge bien en vue et sa ligne de toit arquée qui pourrait lui valoir le nom de coupé quatre portes. Les feux arrières sont par contre bien sages et manque un peu de fantaisie.

À l’intérieur, on retrouve cinq places mais les passagers arrières ont avantage à ne pas être trop grand, style extérieur oblige. L’espace pour la tête et les jambes à l’avant est par contre suffisant. La finition est excellente et le seul accroc à l’ergonomie que j’ai pu détecté est le levier du régulateur de vitesse qui est caché par le volant. D’ailleurs, on aurait pu mettre ces contrôles sur le volant pour un accès plus facile. La radio AM/FM/CD avec commandes au volant et six haut-parleurs de 276 watts avec une très bonne sonorité. J’ai bien apprécié que la station de radio syntonisée soit affiché dans le bas d’un des cadrans du tableau de bord. De cette façon, on quitte moins souvent la route des yeux pour chercher notre station favorite. Le confort des sièges est excellent et le cuir des sièges m’a semblé de bonne qualité. La position de conduite est facile à trouver grâce aux ajustements électriques. L’accès est aisé à l’avant mais attention à la tête à l’arrière. Le coffre est grand et peut être agrandi en abaissant la banquette arrière 60/40 sauf sur le modèle SE. La consultation des cadrans est facile gracieuseté de quatre cercles à fond blancs et chiffres noirs. L’insonorisation est très bonne et la climatisation est efficace. De plus, elle était automatique et bizone sur mon véhicule d’essai.

Côté mécanique, trois moteurs sont disponibles. Le modèle SE de base est équipé du V6 de 2,7 litres et 190 chevaux. Le modèle SXT fait confiance au moteur V6 de 3,5 litres à grand rendement de 250 chevaux. Le modèle essayé avait un moteur V8 HEMI de 5,7 litres et 340 chevaux. La Dodge Charger Daytona reçoit le même HEMI mais produisant 350 chevaux. Je peux vous dire que le moteur de 340 chevaux comblera les amateurs de performance car la puissance est vraiment au rendez-vous. Il est couplé à une transmission automatique cinq rapports avec mode séquentiel AutoStick. Les rapports sont doux mais le mode séquentiel est, à mon avis, dans le mauvais sens. Les changements de rapport s’effectuent de gauche à droite alors que, selon moi, ils devraient s’effectuer de bas en haut. L’idéal aurait été de proposer une transmission manuelle. Peut-être bientôt, qui sait? Les pneus Continental 18 pouces font bien leur travail mais considérez l’achat de bons pneus d’hiver pour la saison froide. Avec toute cette puissance sous le pied droit, ils ne seront pas superflus. Les freins sont efficaces grâce aux grand disques avec freins antiblocage complétés d’un système antipatinage. Évidemment, la suspension de la Dodge Charger 2006 est sportive donc, un peu plus dure qu’une voiture de tourisme mais elle se révèle toute de même confortable. La tenue de route est excellente et l’accélération est très très bonne au point où vous devrez doser la force de votre pied pour que vos pneus ait une durée de vie raisonnable.

En bref, Dodge a une très bonne voiture sport dans ses rangs capable de rivaliser en puissance avec plusieurs de ses concurrentes. Si vous optez pour le modèle SE, vous aurez la belle ligne de la Charger mais c’est à peu près tout. J’opterais pour, au moins, un modèle SXT pour avoir de bonnes performances et un équipement plus étoffé. Et si vous en avez les moyens, optez pour un modèle Dodge Charger Daytona. Vous allez vous amuser! Comme toujours, je vous recommande de faire un essai. Les experts Dodge chez Brissette Automobiles de Berthierville sont là pour répondre à toutes vos questions. Bonne route!

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Avertissement

La consommation réelle peut différer de 10 à 20% par rapport à la consommation affichée par l'ordinateur de bord. Toutefois, à des fins de comparaison, j'inscris toujours la consommation que l'ordinateur de bord affiche à la fin de la période d'essai.

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