31 juillet 2018

Essai routier : Subaru Impreza 2018 – La traction intégrale, c’est sa force



Même si les véhicules utilitaires sport grimpent à vitesse grand V dans les palmarès de vente canadiens, la catégorie des voitures compactes remporte encore beaucoup de succès, particulièrement au Québec. Vous ne parcourrez pas beaucoup de kilomètres avant de croiser une Honda Civic, une Mazda3 ou une Hyundai Elantra. C’est une catégorie très active qui demande aux manufacturiers des mises à jour constantes de leurs modèles. La Subaru Impreza fait partie de cette catégorie. C’est pourquoi Subaru lui porte une attention particulière et présentait l’an dernier la cinquième génération de sa compacte produite depuis 1992.

Ah oui? Une cinquième génération? C’est vrai que les changements esthétiques ne sont pas légion. La partie avant a été abaissée et les phares ont maintenant droit à des DEL. Les changements à la partie arrière sont plus importants, particulièrement les feux plus grands que sur la génération précédente. J’avoue que, personnellement, j’aimais mieux les feux arrière plus petits. Mais comme tout est une question de gout, j’imagine que plusieurs d’entre vous aimeront. Malgré ces changements esthétiques plutôt discrets, la plateforme est toute nouvelle et promet plus de rigidité pour une meilleure tenue de route. C'est donc réellement une cinquième génération!

Offerte en version berline ou à hayon, la Subaru Impreza 2018 est proposée dans une fourchette de prix intéressante et toujours en traction intégrale. Il y a même plusieurs versions à boite manuelle, ce qui est de plus en plus rare aujourd’hui. Faisons le tour de cette compacte.

Mon véhicule d’essai profitait de la finition deux tons blanc et noir. Les sièges en cuir sont de toute beauté. Ils sont confortables et leur soutien latéral est correct. Ils sont chauffants et les commutateurs ont été déplacés sur la console centrale, une disposition plus facile à atteindre que dans la précédente génération. L’espace à l’avant est très bien, mais c’est à l’arrière que c’est le plus surprenant. L’espace pour les jambes ne fait pas défaut même si les sièges avant sont reculés au maximum.

La nacelle d’instrumentation est simpliste avec des cadrans à chiffres blancs sur fond noir. C’est l’ordinateur de bord qui se démarque au centre de ceux-ci avec son infographie colorée et beaucoup de renseignements affichés d’un seul coup d’œil. Les commandes sur le volant sont aussi faciles à utiliser, le régulateur de vitesse étant à droite et le système d’infodivertissement à gauche. Au centre de la planche de bord, un autre petit écran avec encore une foule de renseignements. C’est comme s’il y avait deux ordinateurs de bord. À vous de les configurer à votre gout! Plus bas, le nouveau système d’infodivertissement Subaru plus convivial et efficace que le précédent. Il est maintenant compatible avec Apple CarPlay et Android Auto. Donc, même s’il n’y a pas de GPS intégré, vous pouvez en utiliser un avec l’un de ces systèmes. La sonorisation est très bonne et il y a encore une fente pour utiliser vos CD! Plus bas, les commandes de ventilation sont très simples avec leurs trois molettes. Les deux ports USB, la prise AUX et une prise 12V se côtoient dans le petit rangement entre les deux sièges, parfaits pour laisser vos appareils électroniques à l’abri des regards. Bref, le désign du tableau de bord est d’allure robuste, mais très fonctionnel.

Un petit mot sur le coffre à bagages. L’espace est grand et seul le seuil de chargement est un peu haut. Il y a assurément plus d’espace dans le modèle hatchback. La banquette arrière se replie en portions asymétriques. L’ouverture ainsi créée est assez grande et le plancher est parfaitement plat, ce qui est plutôt rare dans une berline.

Avant de passer à la motorisation, parlons un peu du système EyeSight. Maintenant offert en option dans la Subaru Impreza 2018, ce système est unique dans l’industrie puisque ce sont deux caméras 3D installées dans le parebrise qui détectent les obstacles devant vous. Les autres systèmes se contentent généralement de capteurs. Le système EyeSight comporte plusieurs fonctions de sécurité active sophistiquées, à savoir le régulateur de vitesse adaptatif, le freinage précollision, la gestion d’accélération précollision ainsi que l’alerte de déviation de trajectoire et de louvoiement et l’assistance au maintien de voie. Grâce à ce système d’aide à la conduite, les précédentes moutures de l’Impreza ont obtenu la cote la plus élevée de l’Insurance Institute for Highway Safety (IIHS) pour la prévention des collisions frontales. C’est un système efficace qui me semble plus fiable que ceux de la concurrence. On n’est toutefois pas près de la conduite autonome puisque ce système, comme les autres, est affecté par les conditions météo.

Sous le capot ronronne un moteur 2,0 litres à cylindres horizontaux produisant 152 chevaux. Subaru est passé maitre dans ce type de motorisation et tous ses véhicules en sont équipés. Le son du moteur rappelle vaguement celui d’une vieille Coccinelle. Ce n’est pas un défaut, loin de là, et c’est plutôt agréable à l’oreille. La transmission est manuelle à cinq rapports ou automatique à variation continue. Je vous entends déjà dire que vous n’aimez pas les CVT, mais il faudra s’y faire puisque plusieurs constructeurs l’adoptent pour sa douceur en vitesse de croisière et ses capacités à faire économiser de l’essence. Dans la Subaru Impreza 2018, elle gère bien la cavalerie offerte par le moteur et ne s’emballe pas inutilement lors des manœuvres de dépassement. D’ailleurs, avec les palettes de changement de vitesse au volant, on peut passer au mode manuel pour accélérer fortement et la transmission revient d’elle-même au mode automatique. Très efficace et ça permet d’éliminer ou de contrôler les révolutions abusives du moteur.

Pour le reste, la direction transmet bien les conditions de la route et la suspension procure un très bon confort pour les occupants. Le freinage est bien assuré par les disques aux quatre roues. Et bien qu’il n’y ait pas eu d’averses de neige pendant mon essai, je sais pertinemment que la Subaru Impreza est un plaisir à conduire dans des conditions extrêmes.

Des Subaru Impreza, on en voit de plus en plus sur les routes. C’est dommage que cette voiture ne se retrouve pas toujours naturellement sur une liste d’achats comme d’autres modèles à la mode. Elle offre plus d’espace intérieur que plusieurs concurrentes, sa mécanique est intéressante et sa traction intégrale symétrique à prise constante est une référence dans l’industrie. À n’en point douter, vous devez considérer sérieusement la Subaru Impreza 2018 lors de votre prochain changement de voiture.

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Essais réalisés précédemment :

Conditions de l’essai

Réalisé du 26 mars au 1er avril 2018.
Météo : soleil et nuages, entre –10 et 5 °C.
Modèle essayé : Subaru Impreza Sport berline 2018 avec ensemble EyeSight
Assemblé à Lafayette, Indiana, États-Unis
Générations :
  • 1re — 1992
  • 2e – 2000
  • 3e – 2007
  • 4e – 2011
  • 5e — 2016
Prix selon www.subaru.ca (31 juillet 2018) :
  • Commodité -  21 735 $
  • Tourisme –  23 635 $
  • Sport –  26 135 $
  • Sport avec EyeSight –  28 935 $
  • Sport-tech –  30 335 $
  • Sport-tech avec EyeSight –  31 835 $
Prix du modèle essayé :
  • PDSF –  27 195 $
  • Réduction au comptant — (-1 000 $)
  • Préparation à la route et transport – 1 625 $
  • Autre frais – 115 $
  • Total –  27 935 $ + taxes
Distance parcourue : 634,3 km (32 % autoroute)
Consommation selon Ressources Naturelles Canada :
  • Ville - 8,3 L/100 km
  • Route - 6,4 L/100 km
  • Émissions de CO² — 174 grammes/km
Consommation affichée : 7,5 L/100 km
Régime moteur à 100 km/h : 1 700 tours/minute
Régime moteur à 115 km/h : 2 100 tours/minute
Véhicule fourni par Subaru Canada
Photos prises à Ste-Élisabeth, Québec


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Avertissement

La consommation réelle peut différer de 10 à 20% par rapport à la consommation affichée par l'ordinateur de bord. Toutefois, à des fins de comparaison, j'inscris toujours la consommation que l'ordinateur de bord affiche à la fin de la période d'essai.
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