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22 avril 2008

Essai routier complet: Nissan Altima Coupé 2008

J’étais aux premières loges le 18 janvier 2007 en après-midi lorsque fut dévoilé en primeur canadienne la Nissan Altima Coupé 2008 au Salon international de l’auto de Montréal 2007. Bien que ses lignes soient relativement sobres et bien proportionnées, je me suis posé la question : pourquoi? Après tout, Nissan possède déjà dans sa gamme la Nissan 350Z et l’Infiniti G35 (devenue G37 cette année) dans une catégorie qui propose des modèles sexy mais qui ne battent pas de records de ventes. Je commence tout juste à comprendre. Les coupés 350Z et G37 sont des coupés luxueux à propulsion arrière qui coûtent chers et qui ne comblent pas les envie d’une clientèle moins fortunée. L’Altima Coupé peut rejoindre ces acheteurs potentiels avec sa traction avant et son prix plus raisonnable. De plus, le nom « Altima » possède une excellente réputation depuis plusieurs années. Voilà donc pourquoi Nissan introduit ce nouveau coupé cette année. Le produit est-il à la hauteur? Voyons voir…

Le coupé Nissan Altima 2008 est offert en deux niveaux d’équipements soit les versions 2.5S et 3.5SE. Comme le laisse supposer les désignations, Nissan propose un quatre cylindres de 2,5 litres et un V6 de 3,5 litres. Mon véhicule d’essai était le modèle 3,5SE équipé en option de l’ensemble cuir. La silhouette ressemble de l’avant à la berline Altima et de l’arrière à l’Infiniti G37. Nissan affirme toutefois que la berline et le coupé ne partagent que le capot. Toutes les autres pièces de carrosserie sont uniques à chaque modèle. Lorsque j’essaie des voitures, je regarde toujours les piétons sur le trottoir pour voir le pouvoir d’attraction du modèle en question. La Nissan Altima Coupe ne semble pas faire tourner les têtes. D’ailleurs, lorsqu’on m’a proposé l’essai de ce modèle, je me souviens avoir dit à un collègue de travail que ce serait plaisant car je n’en avais jamais vu sur la route. C’est pendant l’essai que les Altima Coupe me sont apparues. Donc, sa silhouette se fond dans la circulation et un avant plus agressif pourrait la faire ressortir.

L’intérieur est accueillant à condition de ne pas être trop grand. Même chose à l’arrière où même mes enfants manquaient d’espace pour les jambes. Il faut dire que les places arrières ne sont jamais une priorité dans cette catégorie. Les sièges sont confortables et le support latéral est adéquat. La bonne position de conduite est facile à trouver grâce aux nombreux ajustements électriques. Le tableau de bord est très joli et simple d’utilisation. Les cadrans sont toujours illuminés même en plein jour. C’est le soir par contre qu’il montre ses plus beaux atours avec un mélange parfait d’orange et de blanc. Les goûts ne sont pas à discuter mais cet éclairage m’a plu. L’affichage est simple : un cadran un peu plus grand au centre pour la vitesse flanqué à gauche du compte-tours et à droite du niveau d’essence et de la température du liquide de refroidissement, tous ces cadrans réunis dans une nacelle à l’abri des rayons de soleil. Au centre, trois buses de ventilation rondes sous lesquelles on retrouve l’écran du système de navigation et de la radio. En dessous, les commandes de la ventilation et du chauffage. Un peu plus bas, le lecteur de 6 CD. L’ensemble cuir comprend l’option du téléphone mains libres Bluetooth. Pour ceux qui ne savent pas ce qu’est un dispositif Bluetooth, précisons qu’à l’aide de celui-ci, vous pouvez parler sur votre cellulaire sans l’avoir à la main. Lorsqu’il est correctement « pairé » avec le système Bluetooth, vous pouvez répondre à un appel à l’aide du bouton situé sur le volant. Dans l’Altima Coupe, le système est efficace et facile à programmer puisqu’il a reconnu mon cellulaire rapidement chaque fois que j’ai pris place à l’intérieur. Soulignons que depuis le 1er avril 2008, au Québec, vous ne pouvez plus parler avec votre cellulaire à l’oreille pendant que vous roulez. C’est donc un dispositif très utile. Soulignons le système de démarrage sans clé. Il suffit d’avoir la télécommande dans votre poche, de peser sur la pédale de freins et sur le gros bouton « Start/Stop » au tableau de bord. Avec le petit grognement du moteur au démarrage, ça fait sportif! Petit accroc à l’ergonomie : vous aurez de la difficulté à atteindre le commutateur de votre siège chauffant puisqu’il est situé sous le frein à main. Pour le reste, tout est bien situé et facile d’utilisation, même le système de navigation.

Comme je l’ai mentionné dans l’introduction, deux moteurs trouvent place sous le capot de la Nissan Altima Coupe 2008. Un quatre cylindres de 2,5 litres produisant 175 chevaux et celui de ma voiture, un V6 de 3,5 litres et 270 chevaux. Tous deux peuvent être couplés à une boîte manuelle à six rapports ou à la boîte Xtronic CVT à variation continue de Nissan. Le V6 est la nouvelle génération de la famille de moteurs VQ de Nissan, nommée parmi les « 10 meilleurs moteurs » par le magazine Ward’s douze années consécutives. Son fonctionnement est doux et sa puissance excellente pour cette voiture. La boîte CVT ne m’a pas beaucoup impressionnée. Peut-être ne suis-je pas habitué au fonctionnement de ces transmissions. La puissance semble étouffée au départ puisque la transmission ramène le régime moteur à 1 500 tr./min. Il faut alors écraser un peu plus la pédale d’accélération. On peut aussi choisir le mode manuel qui comporte six vitesses. Je m’en suis servi à quelques reprises pour m’apercevoir que le délai entre mon mouvement et le changement de vitesse est un peu long et on s’en lasse rapidement. Pourquoi ne pas choisir une vraie transmission manuelle à six rapports? Elle convient sûrement mieux à ce modèle sport que ce mode semi-automatique. La suspension est indépendante aux quatre roues et favorise la tenue de route. Sur les belles routes, elle est parfaite et tient bien la route avec les pneus de 17 pouces. C’est juste que les belles routes au Québec sont rares! C’est votre popotin qui absorbera donc les trous et bosses. La direction est légèrement trop démultipliée et ne donne pas beaucoup de « feedback ». Par contre, le freinage est puissant et sans reproche. Ils sont assistés, à disque ventilé à l’avant et disque plein à l’arrière, avec système antiblocage, système de répartition électronique de la force de freinage et assistance au freinage.

Parlons de sécurité. Outre les freins antiblocage, la Nissan Altima Coupe 2008 possède un système de coussins de sécurité avancé de série (incluant des coussins de sécurité frontaux avant à deux niveaux de déploiement), des coussins gonflables latéraux avant pour la protection du torse et des rideaux gonflables latéraux au pavillon protégeant la tête des occupants des places latérales avant et arrière. En plus, les sièges avant profitent d’appuie-tête à sécurité active qui vous protègeront contre le « coup du lapin ».

En résumé, la Nissan Altima Coupe 2008 profite de la renommée de sa sœur berline. Elle possède aussi des qualités dynamiques bien à elle comme une excellente tenue de route et d’excellentes performances. Comme plusieurs coupés sportifs, elle n’est pas très bien adaptée à l’hiver. Sa garde au sol étant plus faible que celle d’une berline, elle ne franchit pas les petits bancs de neige avec facilité. Merci d’ailleurs à mon voisin venu pousser la voiture prise sur le petit rempart laissé par la charrue dans mon entrée. La voiture était pourtant chaussée de pneus d’hiver Bridgestone Blizzak. Un autre point non négligeable : la consommation d’essence de 10,2 L/100 km. Elle est exceptionnelle pour une voiture de cette cylindrée et de cette puissance. C’est sûr que j’ai fait un peu plus de grand-route que de ville mais elle est tout de même excellente. Voilà! À vous de décider si Nissan a fait une bonne affaire en ajoutant un troisième coupé dans sa gamme. Moi, je crois que oui!

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Conditions de l’essai

Réalisé du 3 au 10 mars 2008.
50 cm de neige en deux tempêtes, de – 15 C à 3 C.
Modèle essayé : Nissan Altima Coupe 3,5SE CVT
Assemblé à Smyrna et Decherd, Tennessee, USA
Échelle de prix : 27 798 à 39 698 $
Prix du modèle essayé : 41 123 + taxes
Distance parcourue : 292,4 km sur tous types de route
Consommation moyenne : 10,2 L/100 km (68% route/32% ville)
Véhicule fourni par Nissan Canada.
Merci à Alexandra Cygal.

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Avertissement

La consommation réelle peut différer de 10 à 20% par rapport à la consommation affichée par l'ordinateur de bord. Toutefois, à des fins de comparaison, j'inscris toujours la consommation que l'ordinateur de bord affiche à la fin de la période d'essai.

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