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01 mai 2024

La grande question – Acheter un véhicule neuf ou conserver notre vieux véhicule?

Notre Nissan Rogue 2015 à Virginia Beach, VA

Je me pose cette question au moment où je reviens de la Virginie avec notre Nissan Rogue 2015 avec plus de 285 000 km au compteur. Eh oui, presque 300 000 km! La question se pose d’autant plus dans mon cas puisque, presque chaque fois que j’essaie un véhicule neuf, je le voie très bien s’installer en permanence dans mon entrée. Évidemment, il y a plusieurs de ces véhicules que je ne peux pas me payer. Une BMW ou une Genesis, ça paraîtrait bien dans mon entrée, mais mon gérant de banque n’aimerait pas ça! Cependant, des véhicules plus modestes comme une Kia Forte, une Toyota Corolla ou un Kia Niro y trouveraient très bien leur place. 

Cette réflexion, elle tourne dans ma tête depuis longtemps. Il faut savoir que j’ai toujours pensé que, si on fait le bon choix au départ, notre véhicule nous plaira longtemps. Donc, quand je magasine un véhicule, je dresse une liste de ce que je veux et de ce que je peux me payer. Quand nous avons acheté notre Nissan Rogue en 2015, il y avait seulement quatre critères sur la liste: transmission automatique, sièges chauffants, air climatisé et bon espace de chargement. Le budget avait aussi été fixé à l’avance et on cherchait à obtenir du 0% de financement pour la plus longue période possible.  Le Nissan Rogue S remplissait toutes ces conditions, mais le SV m’a séduit avec les roues d’alliage et le toit panoramique. Le SL avec son GPS intégré et ses phares plus puissants m’aurait plu, mais il dépassait le budget. Il a donc été écarté. 

Notre Suzuki SX4 de plus de 190 000 km

Nous sommes donc ressortis du concessionnaire avec un véhicule dont la destination finale serait la casse dans de nombreuses années. J’oubliais! Dans le passé, notre Mercury Villager, notre Ford Windstar, notre Ford Escort, notre Suzuki Swift et notre première Suzuki SX4 sont toutes allées à la casse après leur passage dans notre entrée. Le véhicule le moins polluant est le véhicule qui est entretenu et conservé sur la route. Lorsque vous en acheter un neuf, il faut retirer l’autre sinon vos efforts pour l’environnement sont pratiquement annulés. Vous n’avez qu’ajouté un véhicule sur la route. Moi aussi, j’aimerais ça avoir un véhicule électrique et j’en ai essayé de très intéressants qui nous feraient économiser de l’essence. Malheureusement, ou heureusement, notre Nissan Rogue 2015 de plus de 285 000 km et notre Suzuki SX4 2011 de plus de 190 000 km n’atteindront jamais en coûts d’entretien ce qu’un nouveau véhicule me coûtera à chaque mois pendant 5 ans... ou plus au taux d’intérêt actuel. Pensez-y: disons que votre véhicule neuf vous coûte 225$/semaine. Si on multiplie ce montant par 4,3, ça donne 967,50$ par mois. On met beaucoup d’entretien sur un véhicule usagé avec ces 967,50$! 

Oui, je sais, les technologies évoluent vite et on aimerait que notre véhicule les ait toutes en équipement de série. Dans mon Suzuki SX4 2011, il n’y avait pas de Bluetooth, maintenant indispensable pour nos téléphones. Eh bien, j’ai acheté un petit bidule à 15$ sur Amazon que j’ai branché dans la prise auxiliaire. J’ai maintenant le Bluetooth dans ma voiture en écoutant de la musique en continue. Comme je n’écoutais plus de CD, j’ai acheté un support de cellulaire à insérer dans la fente. Et voilà, je peux avoir Google Maps, Waze ou tout autre GPS moderne dans ma voiture! Pour les prises de recharge, il n’y en avait pas en 2011 chez Suzuki. Un simple adapteur dans ma prise 12V me permet d’avoir deux prises de recharge de 3.0A, un équipement que plusieurs voitures modernes n’ont pas (on parle en général de 2.1A). En fait, puisque la marque Suzuki est disparue du Canada depuis la fin de 2013, les pièces de recharge neuves sont quelquefois difficiles à trouver. Il faut donc se rabattre sur des pièces usagées ou reconditionnées.  

Un GPS Garmin ajouté dans notre
Nissan Rogue 2015
C’est un peu la même chose pour mon Nissan Rogue 2015. Bien sûr, il y avait le Bluetooth. Cependant, la prise de recharge USB est de seulement 1.0A, nettement insuffisante pour les téléphones d’aujourd’hui. J’ai donc là aussi mis un adapteur dans la prise 12V pour avoir deux prises 3.0A. J’y ai même ajouté un GPS Garmin avec écran de 7 pouces incluant l’état de la circulation et fonctionnant de pair avec mon téléphone. Ce n’est donc pas un problème d’adapter son vieux véhicule aux nouvelles technologies. 

Mon voyage à Virginia Beach? Tout a bien été après plus de 3 400 km sur la route en une semaine. Si seulement il n’avait pas autant venté dans cette belle ville de la côte est américaine, tout aurait été parfait! Un petit conseil: si vous vous rendez en Virginie cet été ou dans toute autre ville de la côte est américaine, prenez en compte le prix des péages! Dans notre cas, il en a coûté environ 75$US aller-retour en plus de ceux que je recevrai par la poste dans quelques semaines. On peut donc réfléchir à suivre un chemin un peu plus long pour ne pas payer de frais. Puisque le prix de l’essence vous intéresse, chez Sam’s Club de Virginia Beach (un genre de Costco), l’essence était à 3,269$US le gallon, soit 1,21$ le litre (avec taux de change de 40%). Au Québec, à 1,77$ le litre chez moi ce matin, on se fait royalement f...! 

Donc, pensez-y. Dressez une liste de vos désirs sans exagérations, achetez le véhicule qui convient à vos désirs à un prix mensuel que vous aurez fixé. Tentez de limiter le financement à 60 mois. Plus de 60 mois, c’est long longtemps! Faites les entretiens réguliers sur votre véhicule. N’oubliez pas qu’il s’agit de la plus grosse dépense de votre vie. Avec la qualité des véhicules d’aujourd’hui, dans 15 ans, vous aurez toujours votre véhicule, son empreinte carbone aura été absorbée et vous serez toujours satisfait. 

Alors, ma réponse est: s’il vous convient toujours, gardez votre vieux véhicule!   

22 décembre 2011

Mes meilleurs voeux!

Seulement quelques jours avant les grandes festivités. Je profite donc de l'occasion pour vous souhaiter de Joyeuses Fêtes remplies d'amour, de joie et d'espoir. Que 2012 réalise tous vos rêves. Faites attention sur les routes car même s'il n'y a pas beaucoup de neige, l'hiver peut vous surprendre. Et surtout, si vous buvez, ne conduisez pas! Appelez Nez Rouge ou tout autre service de raccompagnement. Faites qu'on ne parle pas de vous dans le journal du lendemain...

2011 fut une année faste chez Auto Opinion.ca puisque pas moins de 24 modèles 2011 ont été essayés. Je sais, d'autres sites en essaient beaucoup plus mais pour moi qui fait tout sur le site en plus de mon travail régulier, ce fut une année très bien remplie. Bien que j'avais des doutes quant au nouveau mandat que je me suis fixé (des véhicules qui consomment moins de 10 L/100 km), je n'ai jamais manqué d'offres d'essais routiers. En fait, plusieurs constructeurs ont félicité mon initiative. Et cette nouvelle "norme" m'a permis de diminuer les problèmes de financement d'essence qui m'affligeaient. C'est donc avec plaisir que je continuerai dans cette direction. Et pour ceux qui pensent qu'on ne peut pas s'amuser avec des véhicules économes en essence, je vous dirai que vous êtes totalement dans le champ!

Sachez que 2012 commence sur les chapeaux de roue. Des véhicules sont d'ailleurs réservés jusqu'à la fin de mai et en voici quelques exemples: la Focus, bien entendu, avec ses publicités quasi-virales à la télé, la petite Fiat 500 amusante à conduire, ma première Lexus, la CT200h, une hybride de luxe et de la même famille, il y aura la Toyota Prius v, une familiale qui me surprendra, je l'espère. Un essai que j'attends avec impatience est celui de la Chevrolet Volt, prévu au mois d'avril. J'ai tellement de questionnement à son sujet que je crois qu'une semaine entière ne sera peut-être pas de trop. La Sonic et l'Orlando passeront aussi le test de l'essai routier. Et pour ne pas vous ennuyer encore plus, la liste des essais à venir est toujours publiée dans la colonne de gauche d'Auto Opinion.ca .

Bien que la section "Essais routiers" soit plus "tranquille", il y a les deux sections de nouvelles (françaises et anglaises) qui vous offrent plusieurs actualités du monde automobile. Ça représente beaucoup de travail pour moi mais comme je "mange" de l'automobile, ce sont des sections très agréables à alimenter. Je dois aussi vous remercier car, pour la première fois depuis novembre 2004, Auto Opinion.ca a franchi le cap des 10 000 visites par mois!

Finalement, en 2012, j'aurais bien aimé tester un véhicule familial sur une longue distance avec la petite famille et toutes les situations cocasses et moins drôles que ça peut apporter. Malheureusement, les constructeurs sont restés froids à l'idée de faire ce test sur deux semaines en route vers la Floride. Trop de kilométrage peut-être puisque cette expérience avait déjà été tenté à plus petite échelle en 2010 avec un Toyota Highlander Hybrid en route vers le Michigan. Essai très intéressant qui avait démystifié le fonctionnement d'un véhicule hybride dans une situation de voyage sur autoroute. Vous auriez pu vivre cet événement en direct avec un article tous les jours pendant une quinzaine de jours. Mais, ce sera pour une autre fois à moins qu'une inscription de dernière minute se présente...

Il faut finalement que je remercie les manufacturiers de me faire confiance. Comme à chaque année, certains manufacturiers sont plus effacés et d'autres prennent le haut du pavé. Mais chacun fait sa part et c'est ce qui me réjoui dans cette industrie: il n'y a jamais de temps mort!

Joyeux Noël et Bonne Année!

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06 décembre 2011

Essai routier complet: Kia Sportage 2011


On ne peut plus dire que Kia est sur une lancée.  Avec près de 35 mois d’augmentation de ses ventes une année sur l’autre, Kia est sur l’autoroute du succès.  Avec des designs inspirés comme le Sorento, les Forte et les nouvelles Rio5 et Optima, pas surprenant qu’elle attire les acheteurs dans ses salles de montre.  Toutefois, une compagnie doit être très prudente lorsqu’elle monte les échelons du succès à cette vitesse car il est alors très facile de retomber encore plus bas si la qualité n’est pas au rendez-vous!  L’essai du Kia Sportage 2011 m’a permis de découvrir s’il y a un plaisir de conduire derrière le design hors du commun de ce véhicule qui force d’ailleurs les autres manufacturiers à revoir leurs critères stylistiques. 

D’abord, un bref survol de la gamme Sportage.  Il y a le modèle de base, LX, le seul pouvant être commandé avec boîte manuelle ou automatique.  Puis, l’EX et l’EX Luxe qui, comme son nom l’indique, offre plus de luxe pour plus de sous.  Enfin, le modèle qui a fait l’objet de mon essai routier, le SX, le seul qui cache un moteur turbo sous son capot. Bien que tous les modèles présentent des lignes fuyantes, le SX est celui qui mise le plus sur l’aspect sportif et agressif en plus du luxe de son habitacle.

Le Kia Sportage SX 2011 intègre tout l’équipement du modèle EX Luxe.  Il est donc tout équipé et presque toutes les options imaginables sont cochées.  C’est sur des baquets de cuir chauffants que l’on prend place à l’avant.  Celui du conducteur est même climatisé pour les chaudes journées d’été.  Le rembourrage est un peu dur et je m’attendais à plus de support latéral d’un modèle qui veut mettre son côté sportif à l’avant-plan.  Le tableau de bord est fabriqué de beaux matériaux mous de belle qualité.  Devant nous, dans la nacelle des cadrans, un énorme indicateur de vitesse au centre avec à gauche un plus petit tachymètre et à droite les indicateurs de niveau d’essence et de température du liquide de refroidissement.  Tout ça en chiffres blancs sur fond noir clair, simple et précis. Au centre du cadran central, un petit ordinateur de bord avec plein de renseignements dont la consommation d’essence.  Il est intéressant de constater que malgré le fait que Hyundai et Kia soient des compagnies faisant partie du même conglomérat, chacune y va de ses propres designs.  Ainsi, le tableau de bord du Sportage est plus original que celui du Tucson, particulièrement au niveau du bloc central où les commandes de ventilation et celles de l’écran sont sur deux niveaux.  Sur cet écran central, vous pouvez contrôler la radio AM/FM/Sirius en plus du lecteur de CD.  Bien que ce système audio soit décrit comme très performant, sa sonorité ne m’a pas paru au point, le son n’étant pas très riche.  C’est peut-être une question d’ajustement mais portez-y une attention particulière si vous êtes un audiophile aguerri.  Vous pouvez aussi y intégrer votre cellulaire compatible Bluetooth et, malheureusement, le système vocal ne comprend pas la langue de Molière mais seulement la langue de Shakespeare.  L’interface pour contrôler votre iPod est bien conçue le seul problème étant que vous devrez vous procurez le fil spécial disponible en option.  Si vous avez coché l’option « Navigation », le GPS intégré devrait vous amener facilement à destination.  Les données de cartographie m’ont semblées un peu vieilles toutefois.  Il faudrait vérifier si vous pouvez les faire mettre à jour à bon prix sinon, achetez un modèle portatif courant.  De plus en plus de modèles offrent les mises à jour gratuites pour un prix d’achat de quelques centaines de dollars.  L’écran central affiche aussi l’image de la caméra de recul, bien utile puisque la visibilité vers l’arrière est plus que problématique en raison de la petitesse de la lunette arrière et du pilier C très large.

L’espace pour les jambes est très bien à l’avant et convenable à l’arrière.  L’espace de chargement est très grand étant donné le gabarit de ce véhicule.  Si vous abaissez les deux sections de la banquette arrière, vous obtiendrez un plancher presque parfaitement plat pour y engouffrer de grands objets.  De plus, le seuil de chargement est très bas facilitant ainsi encore plus vos manœuvres.  Finalement, en dessous du plancher de la soute à bagages, Kia a aménagé un grand plateau avec de petits compartiments pour y ranger de menus objets qui, de ce fait, ne se promèneront pas à la grandeur du coffre.

Le Kia Sportage SX 2011 offre une belle expérience de conduite.  Le nouveau moteur turbo quatre cylindres de 2,0 litres (portant le nom poétique Theta II) produit 260 chevaux à 6 000 tr/min. et 269 lb-pi de couple de 1 850 à 3 000 tr/min.  Sa force, c’est évidemment son couple disponible à bas régime et le fait qu’il est relativement silencieux en accélération.  Par un matin frais d’octobre à près de 0 °C, ce moteur s’est mis à barboter au démarrage au point où il a failli caler!  Je mets donc un bémol sur sa fiabilité jusqu’à temps qu’il soit un peu plus éprouvé.  Il y a plusieurs façons de mener ces 260 chevaux.  La seule transmission au programme, une automatique Steptronic à six rapports, offre trois types de conduite.  La façon économique avec mode ECO enclenché.  C’est la façon plus « plate » puisque les changements de vitesse interviennent plus tôt pour garder le régime moteur au plus bas faisant ainsi, supposément, économiser de l’essence.  Il y a le mode régulier, celui que vous choisirez probablement, qui offre de bonnes performances, de bonnes reprises et plus de plaisir de conduite mais aussi une consommation d’essence un peu plus forte.  Finalement, si vous vous ennuyez de passer les rapports vous-même, le mode manuel offre des changements de vitesses rapides et vous permet de faire grimper le moteur à de plus hauts régimes afin d’aller chercher les chevaux les plus endormis.  Par contre, il est sûr que la consommation s’en ressentira.  Parlant de consommation, je m’attendais à une meilleure performance du moteur turbo car il frôle les 10 L/100 km, presque autant que le 2,4 litres atmosphérique.  Étant donné sa plus faible cylindrée, je m’attendais à mieux.  Le modèle SX offre des feux de jour à lumière DEL (l’effet Audi se propage!).  Le soir venu, les phares de route sont puissants mais les phares de croisement sont plutôt faibles.  Une chance que le modèle SX a des phares antibrouillard de série pour éclairer la route un peu plus.  Les freins à disques ABS aux quatre roues sont puissants et de série pour tous les modèles, tout comme le contrôle électronique de stabilité, l’antipatinage, l’assistance de démarrage en côte et le contrôle de la motricité en descente.  La suspension est tout de même confortable même s’il s’agit d’un VUS.  Le Kia Sportage SX 2011 roule sur des pneus Hankook de 18 pouces.

En bref, un beau petit VUS.  La conduite est inspirante mais le moteur nécessitera un peu de raffinement car il sème quelquefois le doute au démarrage avec sa façon de barboter.  Le turbo ajoute aux performances qui étaient déjà très bien avec le 2,4 litres.  Il est très agréable de faire de longs trajets à son volant.  Un peu plus de support latéral et on pourrait s’amuser à prendre les courbes avec plus de vigueur.  Quelques petits détails à l’intérieur pourraient rendre le séjour à bord plus agréable comme une mise à jour du GPS, apprendre le français au système vocal et pouvoir brancher son appareil numérique avec Bluetooth (tellement plus simple qu’avec un fil!).  Mais c’est déjà excellent!  Le Kia Sportage est en train de bousculer les modes et l’avenir semble de plus en plus excitant…

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Conditions de l’essai

 Réalisé du 24 au 28 octobre 2011.
Journées de soleil et de pluie, entre -2 et 12 °C.
Modèle essayé : Kia Sportage SX Navi 2011
Prix selon www.kia.ca (1er décembre 2011):
·         LX : 21 995 $
·         EX : 26 995 $
·         EX-Luxe : 33 695 $
·         SX : 36 995 $
Prix du modèle essayé : 38 895 $ + taxes
Distance parcourue : 419,6 km (48 % autoroute)
Consommation moyenne : 9,8 L/100 km
Régime-moteur à 100 km/h : 2 000 tours/minute
Régime-moteur à 115 km/h : 2 200 tours/minute
Véhicule fourni par Kia Canada.
Photos prises à Ste-Elisabeth, QC

23 novembre 2011

Essai routier complet: Honda Fit 2011

La petite Honda Fit est avec nous depuis de nombreuses années.  À l’origine, il ne s’agissait que de remplacer la version à hayon de la Civic disparue en 2001.  La Fit n’en était pas à sa première année puisqu’elle avait roulé sa bosse dans d’autres contrées.  Elle était même proche du renouvellement.  Celui-ci survient en 2009.  Alors que sa première mouture favorisait les lignes plus « utilitaires », la Fit actuelle nous présente des lignes effilées, qui coupent le vent et elle semble prête à faire la fête.  Et avec le prix de l’essence qui ne cesse de grimper, la petite Honda Fit est encore plus désirable.

La Honda Fit 2011 se décline en version DX, LX et Sport.  L’équipement de série de la DX étant un peu chiche, la LX sera probablement le choix populaire.  Quant à moi, c’est la Sport qui m’a accompagnée toute une semaine.  Regardons-y de plus près…

L’accès à bord est aisé grâce aux larges portières.  Les sièges baquets en tissus traitent bien leurs occupants malgré un support latéral faible.  La banquette arrière est très droite mais l’espace pour les jambes est acceptable.  Le tableau de bord est plutôt terne.  Les plastiques sont durs et seul l’éclairage bleuté des indicateurs est du plus bel effet.  Les cadrans pourtant à simple chiffres blanc sur fond noir sont mis en valeur par cet éclairage.  Même chose pour le bloc central dont l’affichage de la radio est mis en valeur.   C’est très original aussi d’avoir placé les grosses molettes de la ventilation sur le côté gauche du bloc central.  Elles sont ainsi faciles à manipuler par le conducteur.  À droite du tableau de bord, pas un seul coffre à gants mais plutôt deux.  Celui du bas est de dimensions normales et servira plus à y mettre le livret d’instructions que vos gants.  Celui du haut, plus petit, renferme les prises AUX et USB.  Vous pouvez donc y brancher votre iPod, le laisser à l’intérieur de ce coffre et le contrôler avec les commandes du système de sonorisation.  En passant, la sonorité du système audio était très bien dans la version Sport.  Notez qu'à chaque version, vous gagnez deux haut-parleurs.  C’est donc deux pour la DX, quatre pour la LX et six pour la Sport.  L’art de compliquer les choses!  Certaines pièces du tableau de bord sont fragiles comme ces porte-gobelets placés devant le levier de vitesses que l’on bougeait très facilement avec nos mains.  Des pièces qui finiront par faire des cliquetis avec le temps.  Une chose que je n’avais pas vue depuis longtemps : des essuie-glaces intermittents dont le délai n’est pas ajustable.  En fait, ça s’est reproduit récemment dans une Fiat.  J’espère que ce n’est pas une nouvelle mode!  S’il faut mettre une bonne note à cet habitacle, c’est ses espaces de rangement nombreux, particulièrement pour les gobelets de café!  Il y a six porte-gobelets à l’avant et deux à l’arrière dans une si petite voiture.  Wow!

Puisque le rangement est important dans l’habitacle, l’espace cargo est aussi très spacieux.  Le hayon libère une grande ouverture avec un seuil de chargement un peu haut.  Même avec la banquette en place, l’espace est suffisant mais avec la banquette 60/40 abaissée, c’est pratiquement caverneux avec un plancher parfaitement plat.  La banquette est très facile à abaisser, que ce soit par le compartiment à bagages ou par la portière arrière.

Côté moteur, c’est du Honda tout craché!  Un beau petit quatre cylindres i-VTEC de 1,5 litre à simple arbre à cames et 16 soupapes.  Produisant 117 chevaux, il est dynamique mais grognon en accélération.  Il faut dire que l’insonorisation n’est pas parfaite et les bruits du moteur et de la route envahissent souvent l’habitacle.  Ce moteur peut transmettre sa puissance via une boîte automatique à cinq rapports ou une boîte manuelle qui ne compte malheureusement que cinq vitesses.  Si je dis « malheureusement », c’est qu’un sixième rapport abaisserait le régime-moteur et du même coup le bruit à vitesse de croisière.  Et même si la consommation d’essence est excellente, elle pourrait peut-être baisser encore de quelques dixièmes.  Concernant le bras de vitesse, la bague qu’il faut lever pour enclencher la marche arrière est un peu basse.  Disons qu’il faut avoir les doigts longs!  La suspension a des réactions sèches sur chaussée dégradée mais c’est le lot des petites voitures à empattement court.  Les freins sont à disques à l’avant et à tambours à l’arrière avec antiblocage ABS de série.  Ça suffit amplement à freiner cette voiture pas vraiment lourde.  La direction assistée électriquement est peut-être le point faible de cette mécanique.  Elle n’est pas précise et j’ai passé beaucoup de temps à corriger ma trajectoire.  La Fit Sport roule sur des pneus Dunlop de 16 pouces alors que les autres dénominations de contentent de 15 pouces.  Détail intéressant à souligner : les phares de route sont puissants vous permettant de bien voir même lorsque la noirceur est tombée.

Un aspect que Honda n’a pas négligé, c’est la sécurité.  Tous les modèles, de la DX à la Sport sont équipés de freins antiblocages avec répartition de la force de freinage.  Des coussins gonflables avant à deux étapes et deux seuils, des coussins gonflables avant latéraux et des rideaux gonflables latéraux sont aussi inclus.  Beaucoup d’autres systèmes, comme les appuie-têtes actifs, sont proposés en équipement standard.  Seule l’assistance à la stabilité du véhicule (VSA) avec traction asservie est réservée au modèle Sport.

Voilà!  Un petit essai sans prétention pour une petite voiture qui en vaut la peine.  Il peut sembler y avoir beaucoup de points négatifs mais en fait, la compétition ne fait pas vraiment mieux.  Nous sommes dans une gamme de prix très compétitive qui fait que les manufacturiers doivent couper où ils peuvent sans que vous n’en soyez trop affectés.  Eh oui, l’intérieur fait très plastique, la transmission n’a que cinq rapports et les freins sont à tambours à l’arrière!  Et puis après…  Elle est capable de vous transporter du pont A au point B dans un confort tout à fait acceptable alors je crois que le but est atteint.  La Honda Fit LX sera le modèle de prédilection pour son équipement assez complet à un prix bien étudié.  Parce que ce qui compte dans cette catégorie, c’est le prix!  

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Conditions de l’essai


Réalisé du 6 au 12 septembre 2011.
Journées de soleil, nuages et pluie, entre 10 et 17 C.
Modèle essayé : Honda Fit Sport 2011
Prix selon www.honda.ca (22 novembre 2011):
·         DX : 14 480 $
·         DX-A : 15 780 $
·         LX : 16 880 $
·         SPORT : 18 780 $
Prix du modèle essayé : 18 780 $ + taxes et options
Distance parcourue : 377,7 km (53 % autoroute)
Consommation moyenne : 6,5 L/100 km
Régime-moteur à 100 km/h : 3 000 tours/minute
Régime-moteur à 115 km/h : 3 500 tours/minute
Véhicule fourni par Honda Canada.
Photos prises au Parc des Îles de Boucherville près de Montréal, Qc


15 novembre 2011

Essai routier complet: Mitsubishi RVR 2011

Il n'y a pas beaucoup de nouveautés qui sont sorties récemment des studios de design de Mitsubishi. L'Eclipse attend toujours patiemment d'être redessinée tout comme la Lancer.  On attend aussi l'arrivée de la petite Mirage et le retour prévu du Montero semble remis aux calendes grecques.  L'Endeavour tirera sa révérence bientôt et seul l'Outlander semble avoir le vent dans les voiles.  En manque de nouveauté, Mitsubishi fait du sur-place.  Et il y a le RVR.  Celui-ci est ce que Mitsubishi a réussi à concevoir sans qu'il ne lui en coûte trop cher.  En effet, plusieurs éléments du RVR sont partagés avec d'autres modèles de la gamme.

Lorsque j'ai vu le Mitsubishi RVR pour la première fois sur photo, j'ai tout de suite pensé qu'il s'agissait d'un Outlander auquel on avait retranché une partie de l'arrière.  Mais il n'en est rien.  En fait, le RVR est plutôt une Lancer en habit de véhicule utilitaire sport.  La calandre reprend les mêmes éléments stylistiques que l'Outlander mais avec un peu plus d'agressivité.  L'arrière, un peu trop fade à mon goût, se termine abruptement.  C'est une silhouette relativement carré qui convient bien à son allure de VUS.  Il est offert en versions SE et GT, cette dernière exigeant la motricité aux quatre roues.  C'est un simple modèle SE à traction avant de couleur gris titane que j'ai pu essayer. 

L'accès à bord est facile.  Les baquets avant sont confortables mais offrent très peu de support latéral.  Le premier coup d'oeil au tableau de bord rencontre beaucoup de plastique gris.  Le design est plutôt fade et conventionnel.  Pas de fantaisie.  Deux cadrans cerclés de gris dans la nacelle des instruments : le compte-tours à gauche et l'indicateur de vitesse à droite avec chiffres blancs sur fond noir.  Au centre de ceux-ci, un ordinateur de bord avec chiffres orangés fournit des renseignements sur votre conduite.  Un détail :  la consommation moyenne se réinitialise souvent lorsque le véhicule est à l'arrêt.  Impossible donc de savoir votre consommation moyenne entre deux changements d'huile, par exemple.  Sur le volant, les commandes du régulateur de vitesse et de la radio en plus des commutateurs de la connectivité Bluetooth, tous de série.  Sous les buses de ventilation centrales, le système audio AM/FM/CD/MP3 dont la sonorité ne casse rien mais c'est tout de même adéquat pour un modèle de base.  Les commutateurs sont gros et facile à utiliser même avec des gants.  Par contre, pour le volume et la syntonisation, les boutons ronds sont lisses et glissants.  Il aurait fallu leur donner un peu de relief.  Sous le système audio, les molettes de la ventilation dont le plastique semble tout droit sorti de chez Dollarama.  Par -30°C, j'espère qu'elles ne casseront pas!  Dans le petit rangement entre les sièges avant, des prises USB et AUX de même qu'une prise 12 volts s'y trouvent.  C'est difficile d'accès mais bon!  Au moins, elles sont présentes.  Autres commutateurs difficiles d'accès sont ceux des sièges chauffants que Mitsubishi a placé très très près du coussin des sièges.  Tellement près que c'est difficile d'appuyer dessus.  À relocaliser...  Attention aussi à la visibilité vers l'arrière qui n'est pas évidente car la lunette arrière est plutôt petite, la vue de ¾ n'est pas parfaite car le pilier D est large.  Même si on a intégré une petite glace, ça ne suffit pas toujours à améliorer l'angle de vision.

À l'arrière, c'est très bien. Même si la banquette n'est pas particulièrement confortable, l'espace pour la tête, les hanches et les jambes est excellent.  L'espace cargo est aussi de bonne dimension et peut s'agrandir facilement avec la banquette qui se replie en deux sections 60/40 pour former un plancher parfaitement plat.  En plus, le seuil de chargement n'est pas trop haut.  

Si je vous ai dit plus haut que le Mitsubishi RVR est une Lancer en tenue de VUS, c'est qu'il partage sa mécanique avec cette dernière.  Sous le capot se retrouve donc le quatre cylindres 2,0 litres de 148 chevaux avec ses 145 lb-pi de couple.  Le moteur du modèle SE est boulonné d'office à une boîte manuelle à cinq rapports à laquelle on pourrait substituer une boîte CVT à rapports continuellement variable.  Le modèle GT, lui, prend invariablement la boîte CVT.  Le groupe 2,0 / boîte manuelle est très bruyant en accélération.  J'avais d'ailleurs déjà remarqué son côté grognon lors de l'essai de la Lancer 2008 et il semble qu'il soit demeuré grognon depuis!  Qu'à cela ne tienne, son rendement est bon en situation normale mais il manque cruellement un sixième rapport à cette transmission pour abaisser le niveau sonore sur autoroute.  Ce serait aussi une façon efficace d'abaisser encore un peu la consommation.  Le freinage est sans reproche, les freins étant à disques aux quatre roues sur tous les modèles.  Le confort de la suspension est quelquefois bien, d'autres fois on aimerait qu'elle soit plus rigide.  Même chose pour la direction qui n'est pas très précise.  Et ces pneus de 16 pouces de marque Savero qui sortent d'on ne sait où ne font rien pour arranger les choses.  En bref, pas de folie sur la route S.V.P.!

Un bilan mi-figue, mi-raisin pour le Mitsubishi RVR 2011.  C'est dommage car son format est idéal.  Juste de la bonne grosseur pour quatre personnes avec de l'espace, un bon volume de chargement mais une présentation sans âme avec des matéraiux parfois de qualité douteuse.  Un bon moteur mais que l'on aurait dû travailler depuis sa sortie pour le rendre plus silencieux et il faut ajouter un sixième rapport à cette transmission manuelle au plus vite.  Des freins à disques aux quatre roues de série mais des pneus qu'il faut changer dès que l'occasion se présentera.  Il n'a pas coûté cher à concevoir mais je crois qu'à plusieurs points de vue, on a tourné les coins ronds. 

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Conditions de l’essai

Réalisé du 15 au 19 août 2011.
Journées ensoleillées, entre 13 et 28 C.
Modèle essayé : Mitsubishi RVR SE 2RM 2011
Prix selon www.mitsubishi-motors.ca (8 novembre 2011) :
·         ES 2WD : 19 998 $
·         SE 2WD : 21 998 $
·         SE 4WD : 24 998 $
·         GT 4WD : 28 498 $
Prix du modèle essayé : 23 698 $ + taxes
Distance parcourue : 372,3 km (54 % autoroute)
Consommation moyenne : environ 8,0 L/100 km
Régime-moteur à 100 km/h : 2 600 tours/minute
Régime-moteur à 115 km/h : 3 000 tours/minute
Véhicule fourni par Mitsubishi Canada.
Photos prises à Ste-Elisabeth, Qc

31 octobre 2011

Essai routier complet: Volkswagen GTI 2011


Cet essai est 
propulsé par
Stage de pilotage
      RKcom        



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Depuis les années '70, Volkswagen a toujours eu dans sa gamme une petite voiture procurant beaucoup de plaisir au volant.  Elle se résume en trois lettres : GTI.  Toujours conçue à partir de la célèbre lignée des Golf (quelques Rabbit en Amérique!), la GTI aiguise les sens du conducteur au point où il faut faire attention à ne pas récolter les contraventions.  Arrivée entre mes mains tout à fait par hasard (j'allais chercher une Ford Fiesta), la GTI fut une belle découverte pour moi qui n'avait conduit jusqu'ici que la Golf régulière.

Malgré une baisse de popularité des modèles à hayon à la fin des années '90, la Golf et la GTI sont toujours demeurées fidèles à cette configuration.  Alors que la compétition conçoit des modèles sport tri-corps à deux portières qui ne peuvent que transporter le conducteur et son invité, la GTI offre un excellent confort pour quatre passagers et s'il faut transporter des colis, la magie du hayon s'opère.  C'est vraiment une voiture qui a tous les talents. Mais trêve de compliments, analysons la Volkswagen GTI 2011 sous tous ses angles.

Même si toutes les générations de Golf depuis 1985 se ressemblent, celle-ci se démarquent par un bel équilibre des lignes.  Les phares profilés et les nouveaux feux arrière plus larges s'intègrent bien à cette silhouette somme toute classique.  La Volkswagen GTI 2011 est disponible en version 3 ou 5 portières avec quelques options mais l'équipement de base est déjà pas mal étoffé.

On descend à bord d'une GTI, on n'y monte pas!  Les sièges sont durs mais confortables et le support lombaire est impressionnant.  J'ai dû retirer mon téléphone cellulaire de ma ceinture parce qu'il ne rentrait pas entre les supports latéraux!  C'est vous dire comment le siège supporte bien.  Les personnes plus corpulentes si sentiront probablement très à l'étroit.  La position de conduite est facile à trouver grâce à de nombreux ajustements de siège électriques et à un volant autant inclinable que télescopique.  La finition est excellente : bon matériaux mous bien assemblés.  J'aurais aimé voir une finition de cette qualité dans la Jetta!  Même la froideur des designs germaniques est rapidement oublié dans cette voiture tant les commandes sont faciles à utiliser et bien placées.  Tout comme sur la Golf, les cadrans sont à chiffres blancs sur fond noir auquel on a ajouté un contour rouge.  Un petit ordinateur de bord offre des renseignements sur le fonctionnement de la voiture.  Et maintenant que j'en sais un peu plus sur son fonctionnement, j'ai pu avoir la consommation moyenne durant tout mon essai!  Un volant en cuir cousu de fil rouge qui se prend bien en main cache les courtes palettes de changements de vitesse de la boîte DSG.  Petite période d'acclimatation pour les commandes au volant mais lorsqu'on a bien compris la fonction de chacune, leur utilité ne fait aucun doute.  Le système de navigation GPS n'était pas activé sur ma voiture d'essai mais pour l'avoir essayé dans une Golf TDI, je peux vous dire que son utilisation est aisé.  La sonorisation est à la hauteur des attentes des conducteurs de cette GTI.  Le système lit même les DVD.  Mais, comme je vous le dirai plus loin, vous devriez écouter le moteur plutôt que la musique.  Climatisation bizone, sièges chauffants, tout dans cette voiture a été pensé pour vous offrir une expérience de conduite la plus agréable possible.  À l'arrière, la banquette est évidemment un peu moins « supportante » mais son confort n'est pas vilain et l'espace pour les jambes n'est pas si mal à condition que la personne devant vous fasse un petit effort!  L'espace cargo est de bonnes dimensions et, en plus de la banquette qui s'abaisse, Volkswagen y a intégré une trappe à skis.  Bravo!  Confortable, sportive et versatile...

Ben oui!  Si vous êtes comme moi, c'est le moteur qui vous intéresse dans cette voiture.  Il s'agit d'un quatre cylindres de 2,0 litres suralimenté avec refroidisseur intermédiaire et injection directe pour un total de 200 chevaux produits.  Ce qui impressionne plus, c'est le couple maximal de 207 lb-pi dès 1 700 tours/minute et ce, jusqu'à 5 000 tours/minute. C'est donc dire que la puissance est presque toujours à son maximum.  Pour ce qui est de la transmission, il y a une boîte manuelle à six rapports et cette merveilleuse automatique DSG (Direct Shift Gearbox) à six rapports et mode manuel.  Je n'ai jamais vu une boîte changer de vitesses aussi rapidement (en 4/100 de secondes selon Volkswagen).  Je me suis même permis de passer toute une journée à changer les vitesses moi-même.  J'ai toujours dis que le mode manuel était inutile mais cette fois-ci, j'ai eu bien du plaisir.  Seul le mode sport m'a déçu.  Celui-ci m'avait impressionné lors de l'essai d'une Golf diesel mais cette fois-ci, il semblait complètement perdu.  Peut-être était-il défectueux!  Je ne sais point, je le réessayerai lors d'un prochain essai.  La suspension est ferme mais jamais inconfortable.  En compagnie des pneus Pirelli Pzero 18 pouces de taille 40, elle procure une tenue de route étonnante.  Les freins sont puissants et les énormes étriers de freins rouge sont bien visibles à travers les jantes stylisés.  Évidemment, l'antiblocage ABS est de série. 

J'ai pas vraiment besoin de vous faire un résumé sur cet essai.  Vous avez bien ressenti que j'ai adoré cette voiture.  De toute façon, vous savez que votre cœur s'amourachera de cette Volkswagen GTI avant même de mettre la clé dans le contact.  Vous savez, quand on entend le « bip-bip » avant d'attacher sa ceinture.  Eh bien, dans la GTI, le « bip-bip » se transforme en compte à rebours puisque le dernier bip a une tonalité plus haute que les cinq premiers.  Comme dans les jeux vidéos... Quand je vous dis qu'on a pensé à tout!  En plus, elle n'a pas été gourmande en hydrocarbures, un peu plus de 8,0 L/100 km.  Son seul défaut est de boire du super.  Mais qui n'a pas de défaut!  Je terminerai avec cette phrase de la brochure de la GTI: « Faites un saut chez votre sympathique concessionnaire Volkswagen dès aujourd'hui pour un essai routier.  Coup de foudre garanti. »  C'est bien vrai!

Questions, commentaires, opinions?  Venez discuter de la Volkswagen GTI sur le forum de Passion Automobile en cliquant ici.

Conditions de l’essai


Réalisé du 17 au 24 octobre 2011.
Journées de soleil, de nuages et de pluie, entre 5 et 12 C.
Modèle essayé : Volkswagen GTI 5 portes 2011
Prix selon www.vw.ca (31 octobre 2011):
  • 3 portes auto: 28 875$
  • 3 portes man. : 30 275$
  • 5 portes auto : 29 875$
  • 5 portes auto : 31 275$
Prix du modèle essayé : 43 284,65 $ taxes incluses
Distance parcourue : 711,5 km (39 % autoroute)
Consommation moyenne : 8,3 L/100 km
Régime-moteur à 100 km/h : 2 400 tours/minute
Régime-moteur à 115 km/h : 2 700 tours/minute
Véhicule fourni par Volkswagen Canada.
Photos prises à l'Ecole Primevère, Ste-Elisabeth, Qc

20 octobre 2011

Essai routier complet: Honda CR-V 2011


C’est très spécial de passer d’un coupé Accord HFP à un VUS Honda CR-V. Quelquefois, il y a de ces hasards… Le Honda CR-V est avec nous depuis de nombreuses années. Lors de son dévoilement en 1998, le CR-V était passablement seul. Toyota avait son RAV4 alors que General Motors se fiait sur son partenaire d’alors, Suzuki, pour suivre la parade. Subaru faisait aussi une percée avec son Forester. En fait, dans cette catégorie, Suzuki était fin seul avec son Sidekick qui roulait sa bosse depuis les années 70 prouvant au monde qu’on pouvait faire du tout-terrain tout en étant petit. Redessiné un peu plus tard et complètement renouvelé en 2008, le Honda CR-V 2011 est encore à la croisée des chemins puisque des images de son successeur ont déjà été relâchées par son fabricant. Il faut dire qu’il y a maintenant beaucoup de monde dans cette catégorie et Kia bouscule les designers avec son Sportage. Il faut donc que les manufacturiers pensent non seulement à être fonctionnel mais aussi à avoir plus de style.

La silhouette redessinée en 2008 avait arrondi les coins et le CR-V paraissait beaucoup plus gros que les générations précédentes. Le CR-V est toujours dans le coup aujourd'hui mais comme la concurrence est très féroce dans cette catégorie, il faut que Honda refasse ses devoirs au niveau du design. De ce que nous avons vu pour l'avenir, le CR-V gardera un air de déjà-vu apprêté à la moderne. Pour un dernier tour de piste, le Honda CR-V 2011 est offert en trois niveaux d'équipements : les LX, EX et EX-L. A la version la plus équipée, on peut encore en ajouter comme le GPS, la caméra de recul et la reconnaissance vocale. C'est cette version EX-L avec les options que j'ai pu testée.

L'accès à bord est facile grâce aux larges portières. Les sièges avant tout de cuir vêtus sont très confortables malgré un support latéral moyen. L'espace pour la tête, les hanches et les jambes ne fait pas défaut autant à l'avant qu'à l'arrière. Il faut souligner à l'arrière la banquette qui s'avance et se recule pour favoriser l'espace des passagers ou l'espace cargo. Le design du tableau de bord commence à dater avec ses couleurs drabes et cette nacelle garnie de cadrans sans personnalité. Si l'on fait exception de l'écran central entouré de minuscules boutons, tout est bien placé et facile à opérer. Le système audio lit plusieurs formats audio allant du CD vieillissant à la radio satellite en passant par le iPod dont la prise USB est malheureusement placée dans le rangement entre les deux sièges avant. Son rendement est excellent. Le GPS, quoique un peu plus convivial que dans l'Accord essayée précédemment, ne vaut pas l'investissement supplémentaire. Le levier de vitesses est toujours situé dans le tableau de bord ce qui libère de l'espace entre les deux sièges avant.

Si on peut dire que le Honda CR-V 2011 n'a rien de sportif, il fait honneur au qualificatif « utilitaire ». En effet, l'espace cargo est très bien conçu et modulable à souhait. D'abord, la « table de picnic » est toujours là après tant d'années. Elle ne peut pas supporter beaucoup de chargement mais elle retire de la vue des passants tous les objets que vous ne devriez pas laisser dans votre VUS. Si on retire cette planche, l'espace est très vaste. Le seuil de chargement aurait pu être plus bas mais ce n'est pas un gros problème. La banquette qui, comme je l'ai déjà dit, peut être avancée ou reculée est divisée en trois parties 40/20/40. Vous pouvez abaisser chaque partie indépendamment ce qui ne donne pas un plancher plat. Mais Honda y a pensé! Vous pouvez relever l’assise du siège et l’accrocher à un ancrage spécialement conçu à cet effet. Et voilà! Un grand espace de chargement avec plancher plat. Tout simplement génial. Espérons que cette versatilité perdurera dans la prochaine génération.

Au niveau mécanique, tous les Honda CR-V 2011 sont propulsés par le moteur i-VTEC de 2,4 litres qui produit 180 chevaux à 6 800 tours/minute. Son couple est de 161 lb-pi à 4 400 tr./min. La seule boîte disponible pour faire équipe avec ce quatre cylindres est automatique à cinq rapports. Seul le modèle EX-L profite de la traction aux quatre roues Real Time 4WD de série alors que les autres sont tractés par les roues avant. Ce système Real Time 4WD n’entre en fonction que lorsque les roues avant manquent d’adhérence. Bien qu’il puisse se rendre au chalet, le Honda CR-V n’est pas un coureur des bois. Le moteur ne fait pas de miracle. Il est adéquat à vitesse de croisière mais on sent clairement qu’il est débordé lors des dépassements ou d’accélération franche. La conduite de ce VUS est toutefois agréable et les inconvénients liés aux VUS sont bien contenus. Ainsi, malgré le centre de gravité élevé, la caisse ne penche pas trop en virage. Les freins à disques ABS, ventilés à l’avant et pleins à l’arrière, sont puissants et la suspension indépendante est confortable malgré les pneus plus gros. Ceux-ci, des Bridgestone Dueler H/T, ont 17 pouces de diamètre sur tous les modèles. La direction à crémaillère est assez précise pour ce type de véhicule.

Voilà un bien beau véhicule qui sera vraisemblablement entièrement revu pour l’année-modèle 2012. Il a beaucoup de qualité et il est très agréable à utiliser sur de longues distances. Des amis à moi qui en ont conduit un jusqu’en Caroline du Nord aller-retour n’en disent que du bien. C’est lors des dépassements et des départs rapides que l’on voudrait plus de chevaux. D’ailleurs, j’aimerais bien l’essayer avec quatre adultes à bord chargé de bagages. Le manque de chevaux doit être vraiment évident. D’un autre côté, son espace cargo ainsi que la banquette arrière sont des modèles de versatilité. Le fait qu’on puisse avancer et reculer la banquette et ajuster le dossier sont des fonctions rares chez la concurrence. Et comme je veux terminer sur une note positive, je ne reparlerai pas de GPS!

Questions, commentaires, opinions? Venez discuter du Honda CR-V sur le forum de Passion Automobile en cliquant ici.

Conditions de l’essai


Réalisé du 8 au 12 août 2011.
Journées de soleil, nuages et pluie, entre 17 et 26 C.
Modèle essayé : Honda CR-V EX-L Navi 2011
Prix selon www.honda.ca (19 octobre 2011):
  • LX 2WD : 26 290 $
  • LX : 28 290 $
  • EX 2WD : 29 490 $
  • EX : 31 490 $
  • EX-L : 33 490 $
  • EX-L Navi : 35 590 $
Prix du modèle essayé : 42 488,33 $ taxes incluses
Distance parcourue : 635,8 km (43 % autoroute)
Consommation moyenne : 9,0 L/100 km
Régime-moteur à 100 km/h : 1 900 tours/minute
Régime-moteur à 115 km/h : 2 200 tours/minute
Véhicule fourni par Honda Canada.
Photos prises quelque part dans un champ de maïs à Ste-Elisabeth, Québec


Avertissement

La consommation réelle peut différer de 10 à 20% par rapport à la consommation affichée par l'ordinateur de bord. Toutefois, à des fins de comparaison, j'inscris toujours la consommation que l'ordinateur de bord affiche à la fin de la période d'essai.
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