17 janvier 2026

Essai routier: Buick Envision 2025 – Le chinois américain


Depuis quelques semaines, tout le monde se demande si le Canada devrait assouplir ses droits de douane face à la Chine à propos des voitures électriques fabriquées en Chine. Comme vous le savez, ces véhicules sont frappés d’un droit de douane de 100% et ils sont, de ce fait, impossibles à commercialiser au Canada. Mais voilà, il y a déjà quelques véhicules fabriqués en Chine vendus en Amérique. Le Buick Envision en fait partie. S’il n’est pas assujetti à ces droits de douane, c’est qu’il n’est pas électrique. Il est donc fabriqué en Chine depuis son introduction en 2016. 

 

Même si on est déjà en 2026, le fait que j’ai testé un modèle 2025 ne change pas grand-chose puisque l’Envision continue son petit bonhomme de chemin cette année. Il y a donc trois déclinaisons proposées soit Privilégié, ST et Avenir, toutes à traction intégrale. J’ai pu mettre à l’essai le modèle médian, le ST. Avec ses roues d’alliage noires et sa couleur noire, mon véhicule d’essai passait presque inaperçu. Passons en revue ce VUS compact premium. 

 

À moins d’être capable de lire un numéro de série, personne ne peut deviner qu’il est fabriqué en Chine. Les matériaux sont de belle qualité et n’ont pas à rougir face à la concurrence. Prendre place à bord est facile et les sièges avant sont confortables et moelleux. Le support latéral est moyen, mais je ne connais personne qui conduit sportivement un Envision. Les sièges sont garnis de cuir perforé avec des empiècements de suède synthétique. Ils sont noirs, mais il y a des accents blancs sur ceux-ci et sur les panneaux de portières. Le siège conducteur est à réglages électriques, tandis que le passager se contente de réglages manuels. Toutefois, les deux profitent de sièges chauffants. Une grande dalle numérique de 30 pouces fait face au conducteur et comme c’est maintenant la norme chez GM, c’est Google qui a conçu l’interface. C’est personnalisable, puisqu’on peut changer certains renseignements sur le véhicule et on peut même mettre la carte de Google derrière le volant. Il y a aussi quelques dispositions déjà configurées. Notons que les modes de conduite ne changent en rien la couleur ou la disposition des renseignements sur l’écran. Les touches au volant sont simples à utiliser, le régulateur de vitesse étant à gauche et le système audio à droite. La touche du volant chauffant est aussi sur le volant, bravo!  

 

La partie droite de la dalle numérique est, bien sûr, réservée au système d’infodivertissement. La navigation intégrée est celle de Google, mais puisque vous avez accès au Play Store, vous pourriez télécharger Waze. Google Maps est bien, mais un peu moins évolué que ce que vous retrouvez sur votre téléphone ou sur Android Auto. Il n’y a pas de bâtiments en 3D, par exemple. Si vous utilisez Google Maps sur Android Auto, toutes les fonctionnalités sont là, mais dans une disposition qui ne couvre pas entièrement l’écran. C’est bizarre, mais pas vraiment surprenant considérant que GM veut retirer les interfaces Android Auto / Apple CarPlay de tous ses véhicules. Vraiment dommage comme décision. Ces interfaces sont tellement pratiques. Quant au système audio BOSE, sa sonorité est très bonne.  

 

Un peu plus bas, sur l’écran, il y a les commandes de ventilation, commandes qui sont doublées encore plus bas par des commandes physiques. Petit point négatif pour les commandes de sièges chauffants à l’écran qui sont plutôt difficiles à manipuler en roulant. À l’avant de la console centrale, il y a un petit coffre contenant un chargeur par induction, une entrée USB-C, une entrée USB et une prise 12VTout est à l’abri des regards, mais je doute fortement que votre téléphone puisse y entrer avec son fil. Sur le reste de la console centrale, en plus des porte-gobelets, il n’y a qu’une grosse molette pour le volume audio, le levier de vitesse étant maintenant à la colonne de direction. Parlant de cette disposition, il m’est arrivé à deux reprises pendant la semaine d’essai de mettre la transmission à la position N au lieu de démarrer les essuie-glaces. Il faudra donc une période d’adaptation pour les essuie-glaces! Finalement, le coffre de rangement entre les deux sièges possède un couvercle à deux volets. Il n’est pas très grand, mais un autre espace de rangement a été placé sous la console. 

 

Quoique le rembourrage de la banquette arrière soit moins moelleux qu’à l’avant, on est quand même bien assis à l’arrière du Buick Envision. Le dossier est légèrement creusé, ce qui aide au confort. De plus, l’espace pour les jambes est excellent, sauf si le passager avant recule son siège au maximum. Malheureusement, ni l’assise, ni le dossier de la banquette ne sont ajustables. Les commodités pour les passagers arrière comprennent des sièges chauffants à un seul niveau d’intensité, des buses de ventilation, deux prises de recharge USB (une A et une C) et des pochettes dans le dossier des sièges avant. Quant au hayon, on peut l’ouvrir de multiples façons, y compris avec le pied. D’ailleurs, le soir venu, il y a un petit cercle lumineux sur le sol qui vous indique où passer le pied. Il y a quand même beaucoup d’espace de chargement considérant la taille du véhicule. Il faut aussi dire qu’il faut souvent faire un choix entre l’espace pour les jambes des passagers arrière et l’espace de chargement. Dans le cas du Buick Envision, on a fait le bon choix en donnant un espace raisonnable pour les jambes et un espace de chargement intéressant. Sous le plancher, il y a très peu d’espace puisqu’il y a un pneu de secours temporaire. Il y a de l’éclairage des deux côtés ainsi qu’une prise 12V très pratique. Pour abaisser la banquette, il n’y a malheureusement pas de manette à distance, mais c’est facile à exécuter grâce aux commandes sur le dessus des dossiers. On a alors un très grand espace avec plancher parfaitement plat. 

  

Sous le capot se cache un moteur quatre-cylindres turbo de 2,0 litres couplé à une transmission automatique à neuf rapports. La puissance s’élève à 228 chevaux et le couple atteint 258 livres-pied. Le modèle Privilégié roule sur des roues de 18 pouces alors que les deux autres déclinaisons profitent de roues de 20 pouces. La capacité de remorquage est de 1 500 livres, dans la moyenne de la catégorie. La puissance est bonne dans la majorité des situations. Je dirais plutôt que c’est la transmission qui est hésitante, particulièrement en ville où elle ne semble pas savoir sur quel rapport se placer provoquant parfois des à-coupsUn peu dommage également que Buick ne propose aucune forme d’électrification, même pas un hybride classiquealors que la consommation d’essence est légèrement trop élevée. Les pneus de 20 pouces sont un peu limite pour ce qui est du confort, mais l’insonorisation est adéquate et le bruit provenant de l’extérieur est bien contenu.  

 

Finalement, le Buick Envision ST 2025 est très intéressant. Sa conduite est agréable, le confort est bon et l’espace de chargement est très bien. J’ai toujours un bémol pour le système d’infodivertissement conçu par Google. En fait, mon bémol porte sur le fait qu’Android Auto est très mal intégré. Au moins, il y est encore en attendant qu’il disparaisse. J’espère qu’on le laissera dans les véhicules qui l’ont toujours. On sait qu’avec les mises à jour par l’infonuagique, on peut ajouter des fonctions à distance, mais on pourrait aussi en enlever. Bref, si vous voulez un peu plus de luxe qu’une Chevrolet sans vous procurer une Cadillac, ce Buick Envision est fait pour vous! 

 

N.B.: Au moment de l’écriture du texte, le Canada n’avait pas encore retiré les droits de douane sur les véhicules électriques chinois. C’est maintenant fait!  

 

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Conditions de l'essai 

 

Réalisé du 17 au 24 novembre 2025. 

Météo: soleil et neige, entre – 2 et 4 °C. 

Modèle essayé: Buick Envision ST 2025 

Assemblé à Yantai, Chine 

Générations: 

  • 1re - 2016 
  • 2e - 2021 

Prix selon www.buick.ca (17 janvier 2026): 

  • Privilégié - 48 325 $ (2026: 49 125 $) 
  • ST (Sport de tourisme) - 50 525 $ (2026: 51 325 $) 
  • Avenir – 56 425 $ (2026: 57 225 $) 

Prix du modèle essayé: 

  • PDSF – 47 399 $ (2026: 48 199 $) 
  • Ébène crépuscule métallisé - 495 $ 
  • Toit ouvrant panoramique – 1 725 $ (2026: 1 795 $) 
  • Support de plaque avant – 20 $ (2026: absent) 
  • Frais de transport à destination – 2 300 $ 
  • Frais pour le climatiseur – 100 $ 
  • Frais des concessionnaires – 699 $ 
  • Taxe sur les pneus – 27 $ 
  • Sous-total – 52 765 $ (2026: 53 615 $) 
  • Programme de remise au comptant à la livraison – 2 000 $ (2026: N/D) 
  • Total – 50 765 $ (2026: 53 615 $) + taxes 
  • Financement 60 mois (0 %) - 881 $ (2026: 895 $) / mois + taxes 
  • Location 36 mois (3,9 %) (20 000 km/an) - 721 $ (2026: 691 $) / mois + taxes 

Distance parcourue: 506,7 km (91 % autoroute) 

Consommation selon Ressources Naturelles Canada: 

  • Ville – 10,8 (2026: 10,5) L/100 km 
  • Route – 8,3 (2026: 8,4) L/100 km 
  • Émissions de CO² - 229 (2026: 226) grammes/km 

Consommation affichée: 9,6 L/100 km 

Régime moteur à 100 km/h: 1 800 tours/minute 

Régime moteur à 115 km/h: 2 000 tours/minute 

Véhicule fourni par Buick Canada 

Photos prises à Dollard-des-Ormeaux et BerthiervilleQuébec 

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Avertissement

La consommation réelle peut différer de 10 à 20% par rapport à la consommation affichée par l'ordinateur de bord. Toutefois, à des fins de comparaison, j'inscris toujours la consommation que l'ordinateur de bord affiche à la fin de la période d'essai.
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