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19 mars 2009

Essai routier complet: Nissan Rogue 2009

C’est en 2004 que Nissan a débuté sa participation au segment des véhicules utilitaires sport compact. Ayant probablement sous-estimé l’engouement des consommateurs pour cette catégorie, Nissan n’avait rien à présenter sauf des véhicules plus gros contre les ténors de la catégorie qu’étaient les Toyota RAV4, Honda CR-V et Ford Escape. En désespoir de cause, la branche canadienne de Nissan décida d’importer d’Europe le X-Trail, un VUS qui se vendait très bien en Europe depuis 2002. Présent depuis 2000 au Japon, ce petit camion était facilement adaptable aux normes canadiennes. Son seul « hic », c’était justement que sa conception remontait à plus de quatre ans. Allait-il convaincre les acheteurs potentiels? Ce fut un excellent pari de Nissan Canada si bien que le Nissan Rogue qui remplace le X-Trail est aussi distribué aux États-Unis.

Le Nissan Rogue 2009 se retrouve dans une catégorie passablement achalandée. Il faut une touche d’audace pour se démarquer de la concurrence. Le Rogue a donc été dessiné dans cet esprit. Bien que je trouve l’avant très massif avec ce pare-choc entièrement intégré, sa silhouette générale est bien équilibrée. En fait, il semble que ce soit une question de couleur puisque certaines font moins ressortir les lignes harmonieuses de la carrosserie. Le Nissan Rogue 2009 se conjugue en deux déclinaisons : S et SL toutes deux disponibles en traction avant ou intégrale.

J’ai eu la chance de conduire la plus cossue des versions de Rogue 2009 soit le modèle SL à traction intégrale avec les ensembles Cuir et Technologie. L’accès à bord ne pose pas de problème à l’avant. À l’arrière, les portières plus étroites rendent l’accès un peu plus difficile. Les sièges avant sont confortables et offrent un bon support latéral même si le cuir est glissant. L’espace pour les jambes, les hanches et les épaules est excellent à l’avant et mes deux ados m’ont dit se sentir à l’aise à l’arrière. J’aime bien cette petite couture et les petits points de couleur orange que l’on retrouve dans les panneaux de portières et sur les sièges. Ils s’harmonisent parfaitement avec l’éclairage intérieur de nuit de couleur orangé et blanc. Parlant de tableau de bord, des matériaux souples ont servis à sa réalisation. L’ergonomie est excellente et les boutons sont de bonnes dimensions pouvant ainsi être manipulés avec des gants assez aisément. Les cadrans, quoique de forme simpliste, sont facile à lire. Un petit ordinateur de bord vous informe de certaines fonctions vitales du moteur en plus de la température extérieure. J’aime bien aussi le petit coffre entre les deux sièges avant. Au lieu de se contenter d’un simple réceptacle, Nissan l’a aménagé pour recevoir un bloc-notes et des crayons et l’a doté de supports pour la monnaie. La visibilité est excellente vers l’avant. C’est lorsqu’on veut reculer ou changer de voie sur l’autoroute que ça se gâte. C’est alors qu’on paye pour la ligne sportive puisque la lunette arrière n’est pas très haute et que les glaces entre les piliers C et D sont très petites. Le stress augmente dans les stationnements de centres d’achats! Bose a bien fait ses devoirs puisque la sonorisation est au-dessus de la moyenne. Avec sept haut-parleurs et un caisson d’extrêmes-graves, les techniciens de son réussissent à nous faire « swinguer » au son de nos six CD préférés ou de la radio satellite.

La section cargo est de dimensions moyennes mais peut être agrandie en abaissant la banquette arrière divisée 60/40 et le baquet du passager avant. Le hayon ne s’ouvre pas tout à fait assez haut comme le prouve la bosse sur ma tête. Sous le plancher de la soute à bagages, outre le pneu de secours, Nissan a aménagé un petit coffre de rangement. Bien qu’il ne soit pas très profond, vous pourrez y ranger de menus objets pour qu’ils ne se promènent pas à la grandeur de la soute. L’option de la clé intelligente de Nissan est une merveille puisqu’elle vous permet de conserver la télécommande dans votre poche et ne jamais la sortir, même pour démarrer le véhicule. Vérifiez tout de même les batteries de temps à autre car elle devient alors détestable. Et attention aux changements de manteau car la télécommande s’oublie facilement.

Bien qu’il y ait une différence considérable d’équipements entre le modèle de base et le plus cossu, tous partagent la même motorisation soit un quatre cylindres de 2,5 litres à double arbre à cames en tête et 16 soupapes de 170 chevaux et 175 lb-pi de couple. La seule transmission disponible est la CVT avec mode manuel à six rapports. Cette boîte à rapports continuellement variables ne fait pas l’unanimité à cause de son fonctionnement bien spécial. En fait, les CVT semblent bien mal gérer la température froide et nécessite une quantité raisonnable de chevaux. Dans le cas du Nissan Rogue, les chevaux sont suffisants mais il faut bien apprendre à doser la pédale d’accélération. Ça s’apprend mais ça sort de notre façon habituelle de conduire. Le mode manuel, toujours aussi inutile à mon avis, dispose en option de palettes derrière le volant et ses changements de rapports sont pratiquement instantanés. La traction intégrale de mon véhicule d’essai a bien fait son travail dans la neige. Les aptitudes du Nissan Rogue 2009 sur la route sont plutôt bonnes même avec les pneus d’hiver obligatoires, de 17 pouces tout de même. La suspension quand même assez rigide aide à obtenir cette bonne tenue de route mais sur un bon vieux chemin de campagne québécois, on se fait brasser joyeusement. Le freinage avec freins à disques ventilés à l’avant et à l’arrière dotés de l’antiblocage, de la répartition électronique de la puissance de freinage et de l’assistance au freinage est puissant. La direction à crémaillère à assistance électrique m’est apparue bien dosée.

Au niveau de la sécurité, tous les équipements importants sont de série. Le Nissan Rogue 2009 bénéficie d’une carrosserie à zones tampons, d’un système de coussins de sécurité avancé avec coussins frontaux avant à déploiement à deux niveaux, de capteurs de présence de l’occupant du siège du passager avant et d’appuie-tête à sécurité active à l’avant. Les coussins gonflables latéraux montés dans les sièges avant et les rideaux gonflables montés au pavillon (pour la protection de la tête des occupants des places latérales avant et arrière) avec capteur de renversement sont également livrés de série.

C’est un joyeux beau petit VUS que ce Nissan Rogue 2009. C’est évident que le véhicule essayé était bien équipé et confortable mais la version de base profite du même groupe motopropulseur performant. Il ne vous reste qu’à apprivoiser cette transmission CVT. Pour avoir parlé à des propriétaires de Versa et de Sentra dotés de cette même boîte automatique, l’habitude vient avec le temps. C’est maintenant votre pied droit qui mène. Après avoir essayé plusieurs Nissan récemment, la qualité de fabrication semble au-dessus de la moyenne. Les cliquetis sont rares et les matériaux sont souvent de bonne qualité. À vous de faire un choix éclairé…

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Conditions de l’essai

Réalisé du 16 au 20 février 2009.
Journées ensoleillées et neigeuses, entre - 12 et 0 C.
Modèle essayé : Nissan Rogue SL AWD 2009
Échelle de prix : 24 398 $ à 34 298$ + taxes
Prix du modèle essayé : 34 298 $ + taxes
Distance parcourue : 473,7 km (42 % autoroute)
Consommation moyenne : 10,7 L/100 km
Régime-moteur à 100 km/h : 1 900 tours/minute
Régime-moteur à 115 km/h : 2 400 tours-minute
Véhicule fourni par Nissan Canada.
Merci à Rebecca Lucas.

** Comme la consommation d’essence sur la route dépend du régime-moteur, j’intégrerai désormais celui enregistré à 100 et 115 km/h, des vitesses « raisonnables » sur autoroute. **

2 commentaires:

Anonyme a dit...

Possédant un Rogue 2008 à traction avant, je peux vous affirmer que c'est une voiture très plaisante à conduire. J'en suis très satisfait sauf un point majeur, la consommation d'essence... C'est beaucoup plus que ce que le fabriquant clame... Et quand je dis beaucoup, c'est beaucoup!

Anonyme a dit...

rogue 2008 36.2 mil, au gallon sur route cé bon

Avertissement

La consommation réelle peut différer de 10 à 20% par rapport à la consommation affichée par l'ordinateur de bord. Toutefois, à des fins de comparaison, j'inscris toujours la consommation que l'ordinateur de bord affiche à la fin de la période d'essai.

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