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01 mai 2024

La grande question – Acheter un véhicule neuf ou conserver notre vieux véhicule?

Notre Nissan Rogue 2015 à Virginia Beach, VA

Je me pose cette question au moment où je reviens de la Virginie avec notre Nissan Rogue 2015 avec plus de 285 000 km au compteur. Eh oui, presque 300 000 km! La question se pose d’autant plus dans mon cas puisque, presque chaque fois que j’essaie un véhicule neuf, je le voie très bien s’installer en permanence dans mon entrée. Évidemment, il y a plusieurs de ces véhicules que je ne peux pas me payer. Une BMW ou une Genesis, ça paraîtrait bien dans mon entrée, mais mon gérant de banque n’aimerait pas ça! Cependant, des véhicules plus modestes comme une Kia Forte, une Toyota Corolla ou un Kia Niro y trouveraient très bien leur place. 

Cette réflexion, elle tourne dans ma tête depuis longtemps. Il faut savoir que j’ai toujours pensé que, si on fait le bon choix au départ, notre véhicule nous plaira longtemps. Donc, quand je magasine un véhicule, je dresse une liste de ce que je veux et de ce que je peux me payer. Quand nous avons acheté notre Nissan Rogue en 2015, il y avait seulement quatre critères sur la liste: transmission automatique, sièges chauffants, air climatisé et bon espace de chargement. Le budget avait aussi été fixé à l’avance et on cherchait à obtenir du 0% de financement pour la plus longue période possible.  Le Nissan Rogue S remplissait toutes ces conditions, mais le SV m’a séduit avec les roues d’alliage et le toit panoramique. Le SL avec son GPS intégré et ses phares plus puissants m’aurait plu, mais il dépassait le budget. Il a donc été écarté. 

Notre Suzuki SX4 de plus de 190 000 km

Nous sommes donc ressortis du concessionnaire avec un véhicule dont la destination finale serait la casse dans de nombreuses années. J’oubliais! Dans le passé, notre Mercury Villager, notre Ford Windstar, notre Ford Escort, notre Suzuki Swift et notre première Suzuki SX4 sont toutes allées à la casse après leur passage dans notre entrée. Le véhicule le moins polluant est le véhicule qui est entretenu et conservé sur la route. Lorsque vous en acheter un neuf, il faut retirer l’autre sinon vos efforts pour l’environnement sont pratiquement annulés. Vous n’avez qu’ajouté un véhicule sur la route. Moi aussi, j’aimerais ça avoir un véhicule électrique et j’en ai essayé de très intéressants qui nous feraient économiser de l’essence. Malheureusement, ou heureusement, notre Nissan Rogue 2015 de plus de 285 000 km et notre Suzuki SX4 2011 de plus de 190 000 km n’atteindront jamais en coûts d’entretien ce qu’un nouveau véhicule me coûtera à chaque mois pendant 5 ans... ou plus au taux d’intérêt actuel. Pensez-y: disons que votre véhicule neuf vous coûte 225$/semaine. Si on multiplie ce montant par 4,3, ça donne 967,50$ par mois. On met beaucoup d’entretien sur un véhicule usagé avec ces 967,50$! 

Oui, je sais, les technologies évoluent vite et on aimerait que notre véhicule les ait toutes en équipement de série. Dans mon Suzuki SX4 2011, il n’y avait pas de Bluetooth, maintenant indispensable pour nos téléphones. Eh bien, j’ai acheté un petit bidule à 15$ sur Amazon que j’ai branché dans la prise auxiliaire. J’ai maintenant le Bluetooth dans ma voiture en écoutant de la musique en continue. Comme je n’écoutais plus de CD, j’ai acheté un support de cellulaire à insérer dans la fente. Et voilà, je peux avoir Google Maps, Waze ou tout autre GPS moderne dans ma voiture! Pour les prises de recharge, il n’y en avait pas en 2011 chez Suzuki. Un simple adapteur dans ma prise 12V me permet d’avoir deux prises de recharge de 3.0A, un équipement que plusieurs voitures modernes n’ont pas (on parle en général de 2.1A). En fait, puisque la marque Suzuki est disparue du Canada depuis la fin de 2013, les pièces de recharge neuves sont quelquefois difficiles à trouver. Il faut donc se rabattre sur des pièces usagées ou reconditionnées.  

Un GPS Garmin ajouté dans notre
Nissan Rogue 2015
C’est un peu la même chose pour mon Nissan Rogue 2015. Bien sûr, il y avait le Bluetooth. Cependant, la prise de recharge USB est de seulement 1.0A, nettement insuffisante pour les téléphones d’aujourd’hui. J’ai donc là aussi mis un adapteur dans la prise 12V pour avoir deux prises 3.0A. J’y ai même ajouté un GPS Garmin avec écran de 7 pouces incluant l’état de la circulation et fonctionnant de pair avec mon téléphone. Ce n’est donc pas un problème d’adapter son vieux véhicule aux nouvelles technologies. 

Mon voyage à Virginia Beach? Tout a bien été après plus de 3 400 km sur la route en une semaine. Si seulement il n’avait pas autant venté dans cette belle ville de la côte est américaine, tout aurait été parfait! Un petit conseil: si vous vous rendez en Virginie cet été ou dans toute autre ville de la côte est américaine, prenez en compte le prix des péages! Dans notre cas, il en a coûté environ 75$US aller-retour en plus de ceux que je recevrai par la poste dans quelques semaines. On peut donc réfléchir à suivre un chemin un peu plus long pour ne pas payer de frais. Puisque le prix de l’essence vous intéresse, chez Sam’s Club de Virginia Beach (un genre de Costco), l’essence était à 3,269$US le gallon, soit 1,21$ le litre (avec taux de change de 40%). Au Québec, à 1,77$ le litre chez moi ce matin, on se fait royalement f...! 

Donc, pensez-y. Dressez une liste de vos désirs sans exagérations, achetez le véhicule qui convient à vos désirs à un prix mensuel que vous aurez fixé. Tentez de limiter le financement à 60 mois. Plus de 60 mois, c’est long longtemps! Faites les entretiens réguliers sur votre véhicule. N’oubliez pas qu’il s’agit de la plus grosse dépense de votre vie. Avec la qualité des véhicules d’aujourd’hui, dans 15 ans, vous aurez toujours votre véhicule, son empreinte carbone aura été absorbée et vous serez toujours satisfait. 

Alors, ma réponse est: s’il vous convient toujours, gardez votre vieux véhicule!   

14 novembre 2010

Essai routier spécial: Suzuki SX4 2010

C'est la petite voiture que j'ai le plus essayée, une fois chez le concessionnaire lors de mes premiers essais automobiles, puis une version à hayon prêtée par Suzuki Canada. Puis, la version berline s'est pointé le bout du capot et je l'ai essayée deux fois. Il va sans dire que ça crée des liens et voilà qu'au mois de juin dernier, j'en ai acheté une toute neuve en version à hayon afin de remplacer ma vénérable Ford Escort 1991. J'ai donc décidé de vous faire partager mes impressions de conduite de la Suzuki SX4 2010 alors que son odomètre indique près de 10 000 kilomètres.

J'étais à la recherche d'une petite voiture sans prétention et pas trop chère pouvant servir de deuxième véhicule. Plusieurs choix se sont présentés puisque l'industrie automobile nous assomme de petits prix et de taux d'intérêt alléchants dans cette catégorie. Toutefois, il arrive souvent que l'équipement de série en souffre et comme j'avais des critères minimaux de confort, la petite Suzuki s'avéra un bon choix. L'équipement du modèle de base, celui que j'ai choisi, est relativement étoffé. Climatiseur, glaces électriques, télécommande, lecteur CD et MP3 avec entrée AUX et un confort que l'on retrouve dans des voitures plus chères. C'était l'idéal pour moi!

Prendre place à l'intérieur de la Suzuki SX4 2010 est très aisé grâce à de larges portières et un pavillon très haut. D'ailleurs, elle est facile à repérer dans les stationnements puisqu'elle dépasse souvent les voitures qui la côtoient. Les sièges avant sont parmi les plus moulants de la catégorie avec ceux de la Mazda 3. Le support latéral est impressionnant. À l'arrière, c'est plus ordinaire mais les adolescents ne se sont jamais plaints lors de trajets de plusieurs heures. En passant, à l'arrière, on peut asseoir trois adolescents sans trop de problèmes. Depuis mes premiers essais, Suzuki a corrigé plusieurs des critiques formulées par les chroniqueurs automobiles. L'une d'elle était l'omniprésence du rouge pour l'éclairage de nuit. Les cadrans sont maintenant à chiffres blancs sur fond noir et l'éclairage est beaucoup moins stressant. Seule la console centrale mériterait maintenant qu'on la rende plus joyeuse. Un petit ordinateur de bord entre les deux cadrans indique la température extérieure, l'autonomie, la consommation d'essence et les deux compteurs journaliers. Le système de son est très bien et sa sonorité est satisfaisante. En option, Suzuki offre un chargeur pour six CD et un amplificateur plus puissant assorti d'un caisson de graves. Le tableau de bord agrémenté de deux barres verticales en aluminium brossé venues mettre un peu de vie dans cet environnement très noir. Deux porte-gobelets à l'avant et des porte-bouteilles dans les portières avant et arrière. Une seule prise 12V à l'avant au bas de la console centrale et elle est mal placé puisqu'elle vous prive d'un porte-gobelet lorsqu'elle est utilisée. Une autre prise 12V est disponible dans les ensembles d'options pour la soute à bagages.

La visibilité est excellente à bord de la SX4. De grands miroirs extérieurs diminue les angles morts au maximum. De plus, la visibilité de trois-quarts arrière ne pose pas de problème. À l'avant, Suzuki a eu la bonne idée de diviser le pilier A en deux à sa base et d'y intégrer une petite glace triangulaire. Toutefois, malgré cette astuce, le pilier A demeure encore un peu large. Vers l'arrière, le seul équipement qui peut poser problème, ce sont les appuie-têtes. Comme il y en a trois, s'ils sont tous levés, la visibilité peut devenir presque nulle. Il faut donc toujours penser les rabaisser.

La motorisation est la même depuis plusieurs années. En fait, elle a fait ses débuts sous le capot de la Aerio. Comme Suzuki l'a perfectionné au cours des années, elle produit maintenant 150 chevaux. Les deux transmissions disponibles sont une manuelle à six rapports ou une CVT à rapports continuellement variables. Comme cette dernière a un fonctionnement bien particulier (comme toutes les CVT d'ailleurs), nous nous sommes rabattus sur la boîte manuelle. Et c'est tant mieux puisqu'elle est beaucoup plus agréable à utiliser que celle à cinq rapports précédemment offerte. De plus, elle a fait baisser le régime-moteur à vitesse de croisière abaissant du fait même la consommation d'essence de plus d'un demi-litre au cent kilomètres. Bonne nouvelle! La puissance est adéquate si on est que deux passagers et beaucoup mieux si on n'enclenche pas l'air climatisé. Par contre, les chevaux s'essoufflent rapidement si la voiture est à pleine capacité. La tenue de route est très bonne et les pneus 15 pouces, quoique un peu bruyant, font du bon travail sur chaussée sèche ou humide. Les modèles plus cossus profitent de 16 pouces. La suspension est plus axée sur le confort que la tenue de route et ça devient un problème lorsque toutes les places sont occupées. En effet, les amortisseurs arrière deviennent alors très « mous » et la moindre ondulation de la chaussée fait presque sauter l'arrière de la voiture. Finalement, bien que la traction intégrale fonctionne comme un charme, j'ai choisi la traction avant pour son prix plus abordable. On verra bien lorsque l'hiver sera arrivé.

La force du « hatchback », c'est sa banquette rabattable. En effet, sur la version berline, on ne peut rabattre la banquette arrière. Depuis mes premiers essais, Suzuki a aussi retouché la versatilité de la soute. C'était impossible auparavant d'obtenir un plancher plat et la banquette, lorsque relevée, devaient être attachés aux appuie-têtes des sièges avant. Je trouvais cette disposition bizarre. Aujourd'hui, c'est plus conventionnel. Suzuki a conçu un panneau pour élever le plancher de la soute créant du même coup un coffre sous le plancher. Et comme le plancher est plus haut, le seuil de chargement est maintenant à égalité avec le seuil du hayon. De plus, vous n'avez qu'à pencher le dossier de la banquette vers l'avant pour obtenir un espace de chargement beaucoup plus grand avec plancher parfaitement plat. Belle réalisation pour réparer un problème de conception!

Ce premier essai à long terme est concluant. La Suzuki SX4 2010 à hayon est agréable à conduire, économe d'essence et sa versatilité a été améliorée. L'essai se poursuit toujours puisque la voiture m'appartient et c'est un achat qui me satisfait pleinement. Le seul point négatif ne concerne pas la voiture comme telle mais plutôt l'attitude du concessionnaire. J'ai pris possession de la voiture le 23 juin 2010. L'expérience d'achat fut plutôt agréable et comme j'avais été échaudé avec l'achat d'une fourgonnette, j'ai pris soin de bien choisir un concessionnaire près de chez moi, à 10 minutes pour être précis. Le problème, c'est que Joliette Suzuki Subaru a cessé de vendre des Suzuki le 1er octobre me forçant ainsi à me rendre à 60 kilomètres pour avoir droit à un service Suzuki. J'aurais aimé qu'on m'avertisse de la situation lors des négociations afin que je fasse un choix éclairé. Mais il est évident qu'on ne voulait pas risquer de perdre une vente! De mon côté, je ne pouvais me douter de cette fin abrupte des ventes puisque la concession existait depuis 22 ans. C'est le point négatif de cette histoire mais la voiture n'a rien à se reprocher. Juste qu'ici, elle est fiable à 100%. J'en rachèterais une autre sans hésiter...


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Conditions de l’essai

Réalisé du 23 juin 2010 jusqu'à aujourd'hui.
Essayée dans des conditions variées, entre -4 et 35 C.
Modèle essayé : Suzuki SX4 2010
Échelle de prix : 17 695 à 24 695 $ + taxes
Prix du modèle essayé : 17 695 $ + taxes
Distance parcourue : 9 655 km (40 % autoroute environ)
Consommation moyenne : 7,6 L/100 km
Régime-moteur à 100 km/h : 2 400 tours/minute
Régime-moteur à 115 km/h : 2 600 tours/minute
Photos prises à Ste-Élisabeth, Qc

27 février 2008

Essai routier complet: Suzuki SX4 2008

C’est toujours un plaisir que d’essayer cette petite voiture sympathique. Il s’agit bien sûr de la Suzuki SX4, un modèle venu remplacer la Aerio et conçu en collaboration avec Fiat. Cette année, la famille SX4 s’agrandit avec l’ajout d’une version berline. La famille est donc complète avec le modèle nommé « multisegment » par Suzuki et cette version berline. Quelques petites différences différencient les deux versions. Quelques petits changements subtils pour la calandre, particulièrement au niveau du pare-chocs et des phares antibrouillards. Deux autres différences notables : la traction intégrale non-disponible pour cette nouvelle configuration et la banquette arrière fixe. Pour la traction intégrale, rien de prévu à court terme. Dommage car pendant la première semaine de cet essai, il a neigé, plu et reneigé. Cela aurait probablement été la voiture idéale pour ces conditions routières exécrables. Dans le cas de la banquette arrière, elle est fixe pour des raisons de rigidité structurelle. Quoique ce ne soit sûr à 100%, on pourrait voir une banquette rabattable 60/40 en 2009.

Afin de mieux comprendre le fonctionnement des deux types de transmission, Suzuki m’a permis d’essayer chacun des modèles. C’est donc le modèle « Sport » bien équipé que j’ai pu essayer pendant deux semaines. Chez Suzuki, on a conçu la transmission automatique pour ceux qui font de plus longues distances et le modèle à transmission manuelle pour ceux qui font plus de ville. On a modifié cette année les rapports de la transmission manuelle afin d’abaisser le régime du moteur sur la grand-route. Alors que le moteur tournait à plus de 3 500 tr./min à 120 km/h avec l’édition 2007, il tourne maintenant à légèrement plus de 3 000 tr./min cette année. Une bonne nouvelle pour la consommation d’essence et l’agrément de conduite.

Parlons des lignes de cette nouvelle Suzuki SX4 berline 2008. D’abord, jusqu’au pilier B, la silhouette est sensiblement la même que celle du modèle à hayon. La ligne du coffre arrière est surélevée offrant à la SX4 le plus grand coffre de la catégorie. L’ouverture de ce coffre est également adéquate pour y engouffrer des objets volumineux. Il ne manque qu’une banquette rabattable ou, du moins, une trappe à skis pour des objets en longueur. La hauteur du coffre de la SX4 a aussi un effet négatif : la visibilité vers l’arrière est moins bonne que dans le modèle à hayon. Pour le reste, la berline a conservé les petites vitres rectangulaires dans le pilier A et les miroirs de très grande dimension du modèle « hatchback », deux atouts pour la visibilité.

À l’intérieur, on n’est pas dépaysé car c’est strictement le même tableau de bord que le multisegment. Tout est bien disposé, facile à comprendre, facile d’utilisation. Il y a aussi les mêmes petits défauts qui reviennent. L’affichage de la radio et du centre de message disparaît souvent à cause du méchant soleil. Et ce fichu affichage rouge pour la nuit me stresse au plus haut point. Suzuki a aussi oublié l’éclairage des commandes sur le volant et celui des commandes de vitres électriques dans les portières. Par contre, je considère les baquets avant parmi les meilleurs de la catégorie pour leur confort et pour leur soutien latéral impressionnant pour une voiture qui, en fait, n’est pas une sportive. Seuls ceux de la Mazda 3 m’avait offert un confort aussi soutenu. Pour les places arrière, les sièges sont moins confortables mais on dispose d’un très bon espace pour les jambes. L’espace pour la tête est excellent à toutes les places. Pour les hanches, si vous oubliez la place centrale arrière, vous serez très à l’aise. Le système de son mérite également mon admiration. D’utilisation facile, outre la radio AM et FM, il est câblé pour la radio satellite XM. Il peut emmagasiner six disques compacts, originaux ou MP3. Il projette un son d’excellente qualité grâce au haut-parleur de grave situé sous le siège conducteur et les petits haut-parleurs d’aiguës situés dans les portes. Le son s’ajuste également selon la vitesse du véhicule. La berline est offerte en deux niveaux d’équipement : base et Sport. Comme j’étais au volant de la version Sport, il ne manquait rien à mon bonheur. Dans la version de base, vous devrez faire votre deuil des miroirs extérieurs chauffants, de la climatisation automatique et du lecteur 6 CD. La version de base est donc relativement bien équipée. Petit détail en terminant la section « intérieur ». Les télécommandes pour la trappe du volet d’essence et du coffre sont au sol. Jusque là, rien de bien particulier. Ce qui dérange, c’est qu’on a abaissé le plancher sous les commandes pour que vous puissiez y entrer vos doigts. L’hiver venu, la neige sous les bottes fond et l’eau s’accumule dans ce trou. Pas vraiment bon à long terme pour la rouille du plancher. Des télécommandes situées dans la portière auraient réglé ce petit défaut de conception. Après tout, les ingénieurs de Suzuki et Fiat n’affrontent pas les hivers rigoureux québécois. J’espère, en toute innocence, qu’ils me liront…

Le moteur quatre cylindres de deux litres et 16 soupapes propulse également la version berline. Ses 143 chevaux sont bien fringants. Il est couplé de série avec la boîte manuelle à cinq rapports. La transmission automatique à quatre rapports est aussi disponible en option. Bien qu’elle n’ait que quatre vitesses, je n’ai pas ressenti le besoin d’un cinquième rapport. Elle a toutefois la mauvaise habitude d’hésiter entre le troisième et le quatrième rapport autour de 60 km/h, ce qui peut être déplaisant en ville. Un petit truc pour contourner ce désagrément : en ville, mettez le levier de vitesse à la position 3. Vous éviterez les à-coups du changement fréquent de vitesse. La direction à crémaillère est juste bien assistée et la tenue de route est surprenante pour une voiture de ce prix. Il faut dire que le modèle Sport roule sur des pneus de 17 pouces de série 50 alors que le modèle de base se contente de 15 pouces. Les freins sont à disques ventilés à l’avant et à disques à l’arrière sur le modèle Sport. Vous aurez deviné qu’ils sont à tambours sur le modèle de base. La suspension, indépendante aux quatre roues, a probablement été calibrée pour offrir cette bonne tenue de route. Le confort s’en ressent sur les routes dégradées du Québec. C’est probablement moins pire avec les pneus 15 pouces moins rigides que ceux de 17 pouces.

La sécurité est devenue un incontournable dans l’industrie automobile actuelle et Suzuki l’a bien compris. Tous les coussins gonflables sont de série tant frontaux que latéraux et ceux de type rideau. Les freins antiblocage avec répartition électronique de la force de freinage sont aussi inclus dans tous les modèles. Les ceintures de sécurité avant sont réglables en hauteur pour un ajustement parfait.

En conclusion, je le répète, Suzuki tient une voiture gagnante. La Suzuki SX4 berline 2008 (tout comme sa version à hayon) est une voiture moderne qui n’a pas peur de la concurrence. D’ailleurs, pourquoi en aurait-elle peur? Elle possède autant de qualités que beaucoup de voitures plus chères et sa version « multisegment » est disponible en traction intégrale, ce que la majorité de ses rivales ne peuvent offrir. Elle est sympathique, amusante et vous fera vivre de bons moments. Les améliorations apportées à la transmission manuelle améliorent grandement l’agrément de conduite. Si Suzuki continue à améliorer constamment sa SX4, nous en verrons beaucoup sur la route.

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Conditions de l’essai

Réalisé du 4 au 18 février 2008.
Journées de neige, verglas, grésil et un peu de soleil, entre –25 et 8 C.
Modèle essayé : Suzuki SX4 Sport 2008
Échelle de prix : 17 195 à 20 095$
Prix du modèle essayé : 21 345$ + taxes (auto.) 20 245$ + taxes (man.)
Distance parcourue : 513,4 km (auto.) 615,4 km (man.)
Consommation moyenne : 9,0 L/100 km (auto.) 8,5 L/100 km (man.)
Véhicule fourni par Suzuki Canada.
Merci à André Beaucage.

02 juin 2007

Essai routier complet: Suzuki SX4 2007

Depuis le premier essai que j’ai effectué de la Suzuki SX4 2007, j’ai eu beaucoup de temps pour lire les articles d’autres chroniqueurs automobiles. Tout en étant d’accord avec certains de leurs commentaires, il reste que je ne comprenais pas que l’on puisque apprécier les performances du moteur. Dans mon dernier essai, je disais que les 143 chevaux étaient probablement camouflés par la transmission automatique. Et j’avais raison. L’essai d’une Suzuki SX4 2007 à transmission manuelle pendant une dizaine de jours et sur un peu plus de 800 kilomètres m’a permis de découvrir une toute autre voiture. C’est vraiment le jour et la nuit au point de vue performances. Mais d’abord, un petit historique.

Il y a quelques années, Suzuki avait conçu l’Aerio afin de succéder à la Suzuki Swift. Celle-ci avait connu une carrière fructueuse et on voit encore fréquemment des modèles de l’époque 1989 à 1994. La silhouette et les performances de l’Aerio n’étaient pas mauvaises mais c’est le tableau de bord numérique des premiers exemplaires qui a retenu l’attention. Le concepteur de ce tableau de bord a sûrement été rétrogradé tellement il était mal conçu. Il a d’ailleurs été remplacé quelques années plus tard. Voici maintenant la Suzuki SX4 2007 qui essaie de reprendre le flambeau.

Suzuki a réussi à dessiner une silhouette dynamique pour son modèle SX4. Mais est-ce vraiment Suzuki puisque Fiat a également collaboré au projet? Nous ne le saurons probablement jamais mais ce que nous savons c’est que cette Suzuki est facilement reconnaissable grâce à sa silhouette en hauteur qui la fait dépasser plusieurs modèles de sa catégorie. Suzuki parle de « compacte multisegment » mais parlons plutôt d’une honnête voiture compacte dont la versatilité est confirmée par la présence du hayon arrière.

À l’intérieur, grâce à l’essai prolongé, j’ai pu apprécier le confort des baquets avant. En fait, contrairement à ce que j’avais dit au premier essai, le support latéral est excellent. Ces baquets sont d’ailleurs parmi les plus confortables que j’ai essayés dans une voiture compacte. Le tableau de bord est agréable à l’œil et le design provient probablement de Fiat. L’affichage ne peut être plus simple : un gros indicateur de vitesse central flanqué à gauche du tachymètre et à droite des indicateurs de niveaux d’essence et de température. Tout ça en blanc sur noir. Malheureusement, le soir venu, tout est éclairé en rouge. C’est un manque flagrant d’originalité et ce n’est pas du tout agréable à regarder. Sur le volant, pour les modèles qui en seront équipés, on retrouve à gauche les commandes de la radio et à droite, le régulateur de vitesse. En haut de la console centrale, une barre horizontale dans laquelle est indiquée l’heure, la température extérieure et la consommation d’essence. Malheureusement, elle devient souvent illisible à cause du soleil, tout comme l’affichage de la radio. Sous les buses de ventilation rectangulaires, le système de son AM/FM/XM/CD/MP3 à six disques. Le son, qui varie avec la vitesse, est de bonne qualité mais la réception FM est moins efficace que dans le XL7. Parlant de son, un petit conseil : si vous aimez la musique avec beaucoup de « bass », il y a un « subwoofer » sous le siège du conducteur qui accentue les graves. Ce qui fait que si vous ajustez le son de vos graves à la limite avant de partir, celles-ci vont être « distorsionnés » lorsque vous serez à votre vitesse de croisière parce que le son aura augmenté automatiquement. Donc, désactivez la fonction de variation de son avec la vitesse et votre problème sera réglé.

Sous la radio, on retrouve trois molettes très simples et faciles d’utilisation qui servent à régler la ventilation. Sur mon véhicule d’essai, la climatisation était automatique. L’ergonomie est excellente sauf pour le commutateur qui permet d’activer la traction intégrale. Celui-ci est situé à côté du frein à main entre les deux sièges avant. Il peut être accroché facilement par inadvertance. Il aurait été plus simple de l’intégrer au tableau de bord. La banquette arrière est confortable pour deux passagers (vous ne pensiez tout de même pas en asseoir trois!) mais l’espace pour les jambes est limité. Pour la tête, autant à l’avant qu’à l’arrière, l’espace est plus que suffisant. La visibilité ne pose pas de problème et on a même intégré une petite vitre rectangulaire dans le pilier A afin améliorer les choses. Les rétroviseurs extérieurs sont également de très grande dimension.

Le point critique : la mécanique. La Suzuki SX4 2007 est équipée exclusivement d’un moteur quatre cylindres de deux litres de 143 chevaux. Comme j’avais été déçu de la transmission automatique au premier essai, j’avais demandé à essayer la transmission manuelle cette fois-ci. Celle-ci compte cinq rapports mais j’en aurais volontiers pris un sixième. Ses performances sont bonnes au départ et elle permet d’exploiter un peu plus les canassons mais sur autoroute, la transmission manuelle nuit au confort de la conduite. En effet, à 100 km/h, le moteur tourne à 3 100 tr/min alors qu’à 120, il avoisine les 3 600 tr/min, ce qui me semble exagéré. À cette vitesse, on peut se poser des questions sur la longévité des pièces à long terme. De plus, avec un sixième rapport, on aurait pu abaisser la consommation d’essence. Sur plus de 800 km, j’ai pu atteindre 8,7 L/100 km sur un parcours 50/50 ville/autoroute. Ce n’est pas mauvais mais c’aurait très bien pu être mieux. Le commutateur de traction vous offre trois choix : « 2WD » pour rouler en mode deux roues motrices, « AUTO » pour la traction intégrale et « LOCK » pour bloquer la répartition à 50% avant et 50% arrière. Pour avoir essayé la traction intégrale lors d’une tempête de neige à la sortie d’une cabane à sucre, celle-ci semble très bien faire son travail et la tenue de route est rassurante dans ces conditions. Pour plus de sécurité, installez de bons pneus d’hiver.

Les Suzuki SX4 2007 de base se contentent de pneus de 15 pouces mais mon véhicule d’essai était équipé de pneus Toyo de 16 pouces. Les freins sont à disques aux quatre roues sauf sur le modèle de base qui se sert de tambours à l’arrière. Le freinage était bon dans la majorité des situations mais il m’a semblé déficient lors d’un arrêt d’urgence lorsque l’arrière s’est dérobé brusquement. Était-ce à cause de l’usure des bandes causée par des essais douloureux effectués par d’autres journalistes? Je ne sais point. L’antiblocage ABS est de série sur tous les modèles. Les coussins gonflables frontaux, latéraux ainsi qu’un écran gonflable latéral sont tous de série. La suspension est un peu dure mais on s’y habitue. Je n’ai pas perçu de flou dans la direction et la tenue de route est très bonne.

Un dernier mot sur le compartiment à bagages. Celui-ci est de bonne dimension même avec la banquette en place. En plus d’être divisée 60/40, cette banquette peut être repliée de deux façons : en baissant le dossier seulement, vous agrandirez votre espace de chargement mais le plancher n’est pas plat. Vous pouvez aussi baisser le dossier et relever le siège pour l’attacher à l’appuie-tête du siège avant. Vous aurez alors un plancher parfaitement plat mais qui sera obstrué par la présence de la banquette replié. Une bonne idée de Suzuki aurait été de rendre cette banquette amovible. Peut-être sur un futur modèle…

En bref, la Suzuki SX4 2007 est une petite voiture honnête qui vous offre la traction intégrale pour un prix raisonnable. Son confort est au-dessus de la moyenne et je souhaite vivement l’arrivée d’une sixième vitesse pour la transmission manuelle. Elle est supérieure à l’Aerio sur tous les points. De plus, au plus récent Salon de New York, Suzuki a dévoilé une version berline de la SX4 qui semble profiter d’une silhouette très agréable. C’est à suivre…

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Avertissement

La consommation réelle peut différer de 10 à 20% par rapport à la consommation affichée par l'ordinateur de bord. Toutefois, à des fins de comparaison, j'inscris toujours la consommation que l'ordinateur de bord affiche à la fin de la période d'essai.
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