21 août 2008

Essai routier complet: Infiniti G37 Coupé 2008

J’ai juste cinq mots d’écrit que déjà je sais que cet article ne sera pas à la hauteur. Je n’aurai jamais assez de mots pour vous faire ressentir les émotions que j’ai eues au volant de l’Infiniti G37 Coupe. C’est une voiture exceptionnelle et vendue à prix d’aubaine, du moins pour le modèle de base. D’abord, un peu d’histoire.

La marque Infiniti est la marque de luxe de Nissan, au même titre que Lexus pour Toyota et Acura pour Honda. Destinée à concurrencer les modèles européens, les débuts d’Infiniti furent laborieux. Le premier modèle lancé en 1990 fut la Q45, une voiture très avancée technologiquement mais esthétiquement, elle ne pouvait concurrencer les européennes. Elle s’est éteinte l’an dernier sans jamais avoir conquis qui que ce soit. Le G35 Coupe est apparu en 2003 comme le grand frère du Nissan 350Z. Alors qu’on croyait que le Nissan aurait le dessus sur l’Infiniti, c’est le contraire qui s’est produit. Depuis ce temps, les nouveaux produits Infiniti ont une personnalité plus forte et prennent leurs distances face aux Nissan. D’ailleurs, le G35 Coupe devient G37 cette année avec un nouveau moteur de 3,7 litres que ne partage pas le 350Z.

Même si la ligne extérieure ne semble pas avoir changée par rapport à 2007, il faut savoir que l’Infiniti G37 Coupe est plus long, plus bas et plus large que son prédécesseur. Les quelques angles de la silhouette du coupé G35 ont été adoucis pour donner au nouveau coupé G37 des lignes musclées tout en étant fluides et séduisantes. On a aussi porté une attention particulière à l’assemblage des pièces de carrosserie si bien que l’on retrouve, sous le capot en aluminium, deux loquets situés aux deux coins avant afin d’assurer un ajustement précis. Les jantes de 18 ou 19 pouces, selon l’équipement choisi, contribue à accentuer cette impression de puissance. L’arrière n’est pas en reste avec de grands feux à DEL, une signature Infiniti, deux énormes tuyaux d’échappement chromés et ce petit aileron également chromé placé sur le coffre qui conjugue l’élément luxe à celui de la puissance.

On prend place facilement à l’intérieur du coupé G37, du moins à l’avant. Pour se rendre à l’arrière, il suffit d’appuyer sur un bouton situé sur le dossier avant pour que celui-ci s’avance pour vous laisser passer. L’espace à l’arrière est évidemment plus calculé mais on y est assis confortablement. Le tableau de bord reçoit le groupe d’instruments électroluminescents à éclairage blanc et violet très joli et lisible et l’écran d’information multifonction intégré qui vous renseigne sur les fonctions vitales (et non-vitales) de votre Infiniti. Les sièges du conducteur et du passager avant, tous les deux à huit réglages électriques, sont recouverts d’un cuir d’excellente qualité que l’on peut faire chauffer par temps froid. Une bonne position de conduite est facilement acquise. Un accessoire très apprécié fut le système de clé intelligente. Ainsi, vous gardez toujours la petite boîte dans votre poche de pantalon et vous pourrez déverrouiller portières et coffre sur simple pression d’un bouton. Combiné au démarrage sans clé, vous n’aurez jamais à fouiller dans vos poches pour chercher vos clés. Génial! Reste à savoir combien de temps durera la batterie de cette télécommande… Le système audio de série est une unité Studio on Wheels de Bose à 11 haut-parleurs, qui combine des haut-parleurs à trois voies dans les portières, avec caissons de graves de 10 po, et un amplificateur de qualité audiophile à convertisseur numérique-analogique de suréchantillonage Burr-Brown de 24 bits et 96 kHz. La qualité est impeccable. S’il faut vraiment trouver à redire sur le système audio, j’aurais aimé qu’il affiche le titre des chansons jouant à la radio. Mon Dieu que je suis déplaisant!!! Blague à part, la sonorité de la radio autant que celle des CD est superbe. Dernier détail sur l’habitable : il est magnifiquement éclairé le soir. En plus des cadrans allumés en tout temps, l’écran central se tamise et une petite lumière provenant du pavillon éclaire au niveau du levier de vitesse. Ça fait très « zen »!

Au simple toucher d’un bouton, on fait résonner le nouveau V6 de 3,7 litres de 330 chevaux fringants, en hausse de 55 par rapport à l’an dernier. Il serait toutefois moins gourmand de 8 % en hydrocarbures. Sa sonorité a sûrement été étudiée. Lorsqu’on le démarre, un superbe grondement s’échappe des deux tuyaux d’échappement, à la manière des puissantes américaines. À l’intérieur par contre, c’est le silence total, reflet d’une excellente insonorisation. Au pire, on entend un léger grondement en franche accélération. Deux transmissions sont au programme : une boîte manuelle six rapports allégée et améliorée et une automatique à cinq vitesses avec mode manuel. Cette dernière équipait ma voiture d’essai et elle effectue son travail en douceur. Quant au mode manuel, c’est la première fois que je l’apprécie sur une transmission de ce type. Ses changements sont presque instantanés lorsqu’on pousse sur le levier. La tenue de route est à la hauteur avec une agilité surprenante pour une voiture de ce gabarit. La direction est précise, les freins puissants et la suspension est un bon compromis entre confort et sportivité. L’Infiniti G37 Coupe 2008 roule sur des pneus toutes-saisons Dunlop Sport Maxx P225/50R18. N’oubliez pas que, même s’ils sont nommés « toutes-saisons », il faudra, au Québec, les remplacer au maximum le 15 novembre, par des pneus d’hiver puisqu’ils sont obligatoires dès cette année. Une dépense supplémentaire est donc à prévoir. Si vous cochez l’option sport, des pneus et jantes de 19 pouces sont alors installés.

En résumé, une voiture séduisante, excitante, performante, aguichante… nommez-les tous. Elle fait tourner les têtes et j’ai passé la semaine à répondre aux questions de plusieurs personnes émerveillées par sa ligne et son grondement de voiture sport. C’est facile de savoir quelle est la clientèle-cible de l’Infiniti G37 Coupe 2008; il suffit d’ouvrir le coffre à bagages. Sous le couvert, il y a un autocollant qui indique comment placer vos deux sacs de golf! Même si je ne joue pas au golf, je me vois très bien conduire cette voiture au jour le jour. Pourquoi pas un essai à long terme?

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Conditions de l’essai

Réalisé du 28 avril au 5 mai 2008.
Journées ensoleillées et pluvieuses, entre 1 et 11 C.
Modèle essayé : Infiniti G37 Coupe 2008
Échelle de prix : 47 350 à 55 350 $
Prix du modèle essayé : 49 000 $ + taxes
Distance parcourue : 394,4 km (51% autoroute)
Consommation moyenne : 11,4 L/100 km
Véhicule fourni par Nissan Canada.
Merci à Alexandra Cygal.

12 août 2008

Essai routier complet: Jeep Liberty 2008

La marque Jeep a toujours été dans une classe à part puisqu’elle a toujours fait dans le tout-terrain au même titre que Land Rover. Contrairement à cette dernière, les produits Jeep ont toujours été accessibles à un large public. Les Jeep ont une réputation de dur à cuire et ils sont, en général, capable d’y faire face. Il y a quelques années, le vénérable Cherokee (développé par American Motors, on s’en souvient) a passé le flambeau au Liberty, un véhicule joliment dessiné qui a adopté la calandre caractéristique du Wrangler. On avait frappé dans le mille à l’époque et même après plusieurs années, les premiers exemplaires sont toujours aussi attirants.

En 2008, Jeep renouvelle son Liberty avec une nouvelle silhouette plus carrée et des phares intégrés à la manière du Commander. Les puristes risquent de ne pas aimer. Personnellement, je trouve cette silhouette mi-figue, mi-raisin. Le Jeep Liberty 2008 est offert en version Sport, North Edition et Limited. C’est cette dernière version que j’ai conduite quoique la mécanique soit la même pour tous les modèles, seuls les niveaux d’équipements diffèrent.

L’accès à bord du Jeep Liberty 2008 est facile à l’avant et un peu plus ardu à l’arrière. Le bas des portières arrière est étroit et on risque de salir le bas de la portière avec ses souliers si on ne porte pas attention. Toutefois, bien assis, l’espace ne manque pas pour les jambes. Pour la tête, c’est plus juste surtout si vous avez coché l’option du toit coulissant en toile Sky Slider qui transforme votre Jeep en décapotable. Quoique bruyant lorsqu’il est ouvert, j’ai bien apprécié rouler cheveux au vent. Croisons les doigts pour l’étanchéité à long terme. Les sièges avant et arrière en cuir (dans le modèle Limited) sont confortables, le support latéral étant moyen à l’avant et tout-à-fait nul à l’arrière. L’affichage est simple : quatre cadrans cerclés de chrome, deux grands au milieu, deux petits de chaque côté renferment les principales informations. Au bas des deux grands cadrans, deux petits écrans affichent les infos de l’ordinateur de bord. Les chiffres sont blancs sur fond noir. Mauvaise disposition des commandes sur le volant : ordinateur de bord à l’avant, radio à l’arrière et régulateur de vitesse sur un petit bras perdu à droite du volant. C’est typique de chez Chrysler. Le système audio est performant. Rien à redire en général chez Chrysler sur ce point. Le chauffage et la climatisation sont efficace et facile à ajuster grâce aux grosses molettes au bas de la console centrale. À gauche du levier de vitesse, il y a le sélecteur de roues motrices. Les matériaux sont très plastiques, particulièrement pour la console centrale, mais tout est bien ajusté. J’ai déjà vu pire. L’espace cargo est de bonnes dimensions et peut être agrandi en abaissant la banquette arrière. De plus, les concepteurs de Jeep ont ajouté un coffre de bonnes dimensions sous le plancher de l’espace cargo. Assez pour y placer un petit kit de survie.

La mécanique sous le capot du Jeep Liberty 2008 est bien connue des amateurs de la marque. Il s’agit du V6 de 3,7 litres qui développe 210 chevaux. Il est performant mais il grogne un peu fort lorsqu’il est sollicité. De plus, la transmission automatique ne compte que quatre rapports ce qui n’améliorent pas les choses. Un cinquième rapport ne serait pas un luxe et ferait baisser la consommation d’essence. Une boîte de vitesses manuelle à six rapports peut aussi faire parti de l’équipement. Deux systèmes de traction sont offerts : le Command-Trac II est offert de série. Il travaille de façon temporaire et peut être enclenché à la volée. Le Select-Trac II est offert en option. Il est à prise permanente et à répartition électronique du couple. Il requiert toutefois la transmission automatique. L’assistance au départ en pente est offerte de série tandis que le limiteur de vitesse en descente (HDC) est de série sur le modèle Limited seulement. Évidemment, pour les amateurs de hors-route, des plaques de protection sont offertes en option pour protéger les organes vitaux de votre Jeep. Sur l’asphalte, la tenue de route est bonne même si c’est celle d’un camion. Elle m’a d’ailleurs rappelé mon essai du Wrangler Unlimited, en version plus civilisé, bien sûr! Le freinage est excellent. La suspension n’aime pas vraiment les routes bosselées. L’essieu rigide arrière n’est pas vraiment compatible avec nos routes du Tiers-Monde. Par contre, en hors-route, il doit être excellent. Le Jeep Liberty Limited est équipé de pneus Michelin Latitude de 17 pouces, les modèles moins chers se contentant de 16 pouces. Un ensemble « Performance » est aussi offert comprenant, entre autres, des pneus de 18 pouces.

Côté sécurité, les coussins et rideaux latéraux gonflables sont tous offerts de série de même que les freins antiblocage ABS et le système électronique d’antidérapage ESP. Celui-ci comprend l’assistance au freinage, l’antidéparage à toutes vitesses et un dispositif électronique antiroulis. La sécurité n’a donc pas été laissée au hasard par Jeep.

En résumé, Jeep a effectué une mise à jour de la carrosserie mais la mécanique est restée sensiblement la même. Ce serait déjà une bonne idée de retirer cette transmission à quatre rapports qui, même si elle fait bien son travail, ne peut affronter les nouvelles transmissions à cinq ou six rapports au niveau performance et consommation d’essence. L’intérieur est confortable et agréable et le toit Sky Slider est intéressant pour qui veux rouler avec le toit en moins. Il ne manque donc pas grand-chose au Jeep Liberty 2008 pour être tout-à-fait désirable. Un autre petit commentaire en terminant; le slogan de Jeep fut jusqu’à tout récemment « Seul un Jeep est un Jeep! ». Le problème aujourd’hui c’est que le Liberty provient en droite ligne du Dodge Nitro et les Patriot et Compass sont issus du Dodge Caliber. Un Jeep possède un ADN bien différent des autres véhicules présents sur le marché et il ne faudrait pas dénaturer la marque sous des prétextes de commercialisation à rabais. Regardez ce qui arrive à Saab depuis plusieurs années. Je trouverais dommage que la marque Jeep disparaisse à cause de mauvaises décisions de marketing…

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Conditions de l’essai

Réalisé du 14 au 21 avril 2008.
Journées ensoleillées, entre 5 et 17 C.
Modèle essayé : Jeep Liberty Limited 2008
Assemblé à Toledo, Ohio, USA
Échelle de prix : De 26 945 à 32 045 $
Distance parcourue : 480,2 km (42 % autoroute)
Consommation moyenne : 11,3 L/100 km
Véhicule fourni par Chrysler Canada.
Merci à Daniel Labre.

05 août 2008

Les ventes de juillet 2008

La mauvaise température présente au Québec en juillet n’a pas empêché les acheteurs de visiter les salles de montre des concessionnaires avec une hausse des ventes canadiennes de 5,0 %. Si on regarde les ventes de chaque constructeur, on peut y faire quelques constatations. D’abord, General Motors a enfin vu ses ventes augmenter de 5,2 %, première bonne nouvelle depuis des mois. GM a annoncé ce mois-ci la fin des locations à long terme. Les autres constructeurs vont-ils suivre ou en profiter? C’est ce que nous verrons dans les prochains mois. De toute façon, GMAC, la compagnie qui finance les acheteurs de produits GM, n’est plus sous le contrôle de GM. La décision d’arrêter les locations ne provient donc peut-être pas directement du siège social de GM.

Toyota s’empare du deuxième rang ce mois-ci. Même si Toyota est première au niveau mondial, on est encore loin d’un premier rang canadien. Ford régresse encore en juillet mais a annoncé une très bonne nouvelle. Ford pigera parmi ses excellents modèles européens pour contrer un prix de l’essence toujours à la hausse. Ainsi, les Ford Transit et Fiesta ont déjà leurs visas d’entrée. D’autres modèles comme les C-Max et Mondeo seraient les bienvenus en Amérique. On en profiterait pour concocter une nouvelle Focus alignée sur le modèle européen avec version à hayon. La mauvaise nouvelle c’est que ça prendra un an minimum avant de voir ces nouveaux modèles.

Hyundai et Kia continuent à récolter les fruits de leurs ventes de modèles de base à bas prix avec des hausses de 5,4 % et 15,4 % respectivement. Hyundai/Kia est devenu le cinquième constructeur mondial en 2007, rencontrant ainsi l’objectif fixé en 2004. Rappelons que Hyundai a commencé la production d’automobiles en 1967 seulement. Belle évolution!

La surprise de taille de ce mois de juillet 2008, c’est Subaru avec une hausse de 62,2% de ses ventes comparativement à juillet 2007. Le nouveau Forester n’y est sûrement pas étranger en plus des Impreza et Tribeca redessinés.

Le Top 10 des ventes canadiennes est au bas de la colonne de gauche de Auto Opinion.ca.

Voici les commentaires de Toyota :

TOYOTA CANADA - Les automobilistes canadiens continuent de s’adresser à Toyota et à Lexus pour obtenir un bon choix de véhicules éconergétiques – ce qui a entraîné des ventes records en juillet. TCI a vendu 21 990 voitures et camions Toyota et Lexus en juillet, ce qui représente une hausse de 18,3 pour cent par rapport au même mois l’an dernier et un nouveau record de ventes pour les deux marques.

Les clients ont favorisé les véhicules hybrides Toyota et Lexus en achetant 914 unités en juillet, la Prius dominant les ventes avec une hausse de 137,0 pour cent par rapport à la même période l’an dernier.

« Vu leurs préoccupations suscitées par le coût élevé du carburant ainsi que leur désir de faire toujours mieux pour l’environnement, les automobilistes canadiens continue de rechercher le bon véhicule, au bon moment et au bon prix – et grâce à Toyota, ils découvrent qu’un soulagement est à leur portée, a déclaré Warren Orton, directeur gestionnaire de TCI. Il est particulièrement gratifiant de constater que les Toyota Corolla et Toyota Matrix – toutes deux construites et vendues au Canada – continuent de figurer parmi nos trois modèles les plus demandés. »

« Les Canadiens qui recherchent le luxe reconnaissent aussi le mérite que peut avoir la réduction de leur impact sur l’environnement, et ils se sont donc encore une fois tournés vers Lexus en juillet pour satisfaire cette aspiration, a affirmé Yves Gionet, directeur général de Lexus au Canada. Chez Lexus, une efficacité énergétique sans compromis et un rendement élevé au niveau des émissions se présentent sous diverses formes – allant de la seule collection d’hybrides de luxe au monde à nos berlines des séries IS et ES à la fois luxueuses et accessibles, jusqu’à notre populaire RX 350 construit au Canada. »

Avertissement

La consommation réelle peut différer de 10 à 20% par rapport à la consommation affichée par l'ordinateur de bord. Toutefois, à des fins de comparaison, j'inscris toujours la consommation que l'ordinateur de bord affiche à la fin de la période d'essai.
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