Plusieurs chroniqueurs automobiles, dont moi, ont été très sceptiques lorsque Mazda a décidé de commercialiser le CX-70. Il faut dire que, grosso modo, Mazda a retiré la banquette de troisième rangée du CX-90 pour en faire un CX-70. Pourquoi un acheteur se priverait de la troisième rangée de sièges s’il n’y a pratiquement pas d’avantages financiers? Il semble plutôt que, si les acheteurs n’ont pas vraiment besoin de la troisième rangée, ils ne l’achètent tout simplement pas et choisissent le CX-70. Décidément, les règles du marketing me surprendront toujours.
Car oui, le Mazda CX-70 se vend bien. Pas au même niveau que le CX-90, mais on en voit quand même pas mal sur les routes. La silhouette plaît bien à la clientèle visée, la conduite est intéressante et les groupes motopropulseurs sont performants. La gamme du CX-70 MHEV 2026 comprend quatre déclinaisons en commençant par le GS-L jusqu’au modèle Signature en passant par les GT et GT-P, mon véhicule d’essai. Selon votre budget, il pourrait y avoir un modèle qui satisfera vos goûts. Voyons donc comment le CX-70 2026 se débrouille dans la vie de tous les jours.
Même si je prenais place dans une version GT-P, qui n’est pas la plus équipée de la gamme, on remarque aussitôt que la finition, les matériaux et l’assemblage sont de belle qualité. Les plastiques durs sont rares et on a plutôt affaire à des matériaux mous et doux au toucher. Très bon point pour Mazda. Mon véhicule d’essai proposait des sièges recouverts de cuir de qualité au design intéressant. Leur confort est appréciable d’autant plus qu’ils sont chauffants, ventilés et ajustables électriquement autant pour le conducteur que pour le passager. Si on veut vraiment leur trouver un point négatif, mentionnons que les supports latéraux ne sont pas très enveloppants.
La nacelle d’instrumentation, bien qu’elle soit équipée d’un écran, propose une disposition conventionnelle avec son indicateur de vitesse au centre flanqué d’un tachymètre à gauche et de la jauge d’essence et de la température du liquide de refroidissement à droite. Même si ce n’est pas très original, ça se lit très bien et facilement. Les modes de conduite ajoutent de la couleur à l’ensemble, mais disons que la personnalisation est assez discrète. Il faut aussi mentionner que l’affichage change lorsqu’on enclenche le régulateur de vitesse adaptatif. Les commandes au volant sont aussi simples, offrant celles du système audio à gauche et celles du régulateur de vitesse adaptatif à droite.
Juché sur le dessus du tableau de bord, se trouve l’écran rectangulaire dédié au système d’infodivertissement. En revisitant mes vieilles photos, je vois que ce système fait partie des véhicules Mazda depuis plus de 10 ans. Bien sûr, il a été mis à jour, mais son interface est toujours la même et aurait besoin d’être dépoussiérée. On peut aujourd’hui utiliser Android Auto ou Apple CarPlay sans-fil et profiter d’un système de navigation comme Waze ou Google Maps. Le système de navigation intégré, propulsé par des données HERE Maps, effectue bien le travail même si le guidage vocal est quelque peu robotisé, bien loin de l’IA actuelle. La grande faiblesse de ce système d’infodivertissement est que l’écran n’est, en général, pas tactile et qu’il faut le contrôler à l’aide de la molette située entre les deux sièges. Avec le temps, on s’y habitue, mais il faut user de patience! Le système audio est de marque BOSE, offre une belle sonorité grâce, entre autres, au haut-parleur de graves situé dans l’espace de chargement.
Plus bas, ce sont les commandes de ventilation à trois zones puisque les places arrière constituent l’une des zones et ses occupants ont droit à leurs propres commandes complètes de ventilation. Bien sûr, on peut tout contrôler à l’avant et c’est aussi à cet endroit qu’on trouve les boutons pour les sièges chauffants et ventilés, ainsi que pour le volant chauffant. C’est vrai que la série de boutons peut être déroutante au premier abord, mais les pictogrammes sont clairs et tous les conducteurs vont s’y retrouver rapidement. Plus bas, un chargeur par induction fonctionne bien avec mon téléphone. Malheureusement, mon téléphone est devenu trop chaud et la recharge s’est arrêtée. Il faudrait un petit jet d’aération pour que ça fonctionne en continu. Pour le reste de la console centrale, mentionnons des porte-gobelets que l’on peut cacher sous un couvercle, un levier de vitesse de petite dimension et la molette du système d’infodivertissement. Quant à l’espace de rangement entre les deux sièges, il s’ouvre par deux volets et est de grande dimension, mais pas très profond. Il y a deux entrées USB-C donnant accès au système d’infodivertissement et rechargeant les appareils.
Les places arrière sont confortables, quoique ce soit moins moelleux qu’à l’avant et que les supports latéraux soient pratiquement inexistants, ce qui n’est pas un défaut exclusif à Mazda, loin de là! Il y a de l’espace pour trois personnes et si l’on veut vraiment trouver quelque chose à redire, disons que l’appuie-bras central est un peu bas. Les sièges sont chauffants à trois niveaux d’intensité. L’espace aux jambes est vaste et on peut même entrer les pieds sous les sièges avant. Même avec le siège avant reculé au maximum, l’espace à l’arrière est encore suffisant. L’assise et le dossier sont ajustables. Comme dit précédemment, les passagers arrière profitent de commandes de ventilation complètes en plus de buses de ventilation ajustables et de deux prises de recharge USB-C. Comme autres commodités, signalons des pochettes au dos des sièges avant et des stores de fenêtre permettant de se protéger des rayons du soleil.
On accède à l’espace de chargement grâce à un hayon électrifié qu’on peut ouvrir en balançant son pied sous le pare-chocs ou, plus simplement, par le bouton sur le hayon, le bouton au tableau de bord ou à l’aide de la télécommande. L’espace est grand et on remarque la présence de porte-gobelets! Évidemment, comme le CX-70 est un CX-90 sans banquette de troisième rangée, les porte-gobelets sont restés là! C’est drôle, mais pas du tout dérangeant. Dans mon véhicule d’essai, il y avait un tapis de caoutchouc que je vous recommande si vous avez tendance à transporter des objets souillés. Puisqu’on peut le retirer facilement, il est facile de le nettoyer avec le boyau d’arrosage. C’est un accessoire offert en supplément, mais pensez-y sérieusement lors de votre achat. Il y a bien un espace de rangement sous le plancher de la soute, mais il est plutôt difficile d’accès, tout comme le pneu de secours installé sous ce rangement supplémentaire. Parlant de ce pneu de secours temporaire, il n’a que 18 pouces de diamètre alors que les roues de mon véhicule d’essai en font 21. Il faudra donc s’en servir de façon très temporaire! On peut aussi souligner la présence d’une pratique prise 12 V et de boutons qui permettent d’abaisser la banquette de deuxième rangée en portions 60/40 pour un espace de chargement encore plus grand.
Quant au groupe motopropulseur, concentrons-nous sur le moteur à six cylindres en ligne puisqu’une version PHEV existe également. Vous pourrez lire sur ce PHEV dans les textes d’autres essais que j’ai effectués sur le CX-70 et le CX-90. Revenons-en à ce moteur six cylindres en ligne de 3,3 litres couplé à un turbo et à une transmission à huit rapports. Il produit 280 chevaux dans les modèles GS-L et GT. Pour les modèles GT-P et Signature, on parle alors de 315 chevaux et 369 livres-pied de couple avec de l’essence ordinaire et de 340 chevaux si vous y mettez de l’essence à indice d’octane 93, le couple restant inchangé. Ça permet également de tracter 5 000 livres, comparativement au PHEV qui ne permet que 3 500 livres. C’est un moteur performant, encore plus si on enclenche le mode sport, mais l’hybridation légère me dérange. La batterie de 0,33 kWh est vraiment trop petite et cela fait en sorte que le moteur à essence redémarre trop rapidement quand on repart d’un feu rouge, par exemple, ce qui donne des coups. Considérant les inconvénients de cette hybridation, j’aurais préféré une hybridation complète avec une plus grosse batterie ou pas d’hybridation du tout et une consommation d’essence un peu plus élevée. Sinon, il faudra que Mazda peaufine son groupe motopropulseur pour atténuer ces inconvénients.
Voilà! Un Mazda CX-70 MHEV 2026 qui me comble, mis à part les petits désagréments de l’hybridation du six cylindres en ligne. Quant au système d’infodivertissement, il est facile de l’améliorer en utilisant Android Auto ou Apple CarPlay. Autrement, il y a beaucoup d’espace à bord, la finition est impeccable et la conduite est inspirante considérant la grosseur du véhicule. Vraiment, un bel achat!
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Essais réalisés précédemment:
Conditions de l'essai
Réalisé du 4 au 11 mai 2026.
Météo: de la pluie, des nuages, peu de soleil, entre 3 et 18 °C.
Modèle essayé: Mazda CX-70 MHEV GT-P 2026
Assemblé à Hofu, Japon
Générations:
- 1re - 2025
Prix selon www.mazda.ca (31 mai 2026):
- GS-L – 49 750 $
- GT – 54 350 $
- GT-P – 58 300 $
- Signature – 62 300 $
Prix du modèle essayé:
- PDSF – 58 300 $
- Frais d’administration - 795 $
- Sable de zircon métallisé - 300 $
- Frais de transport – 1 455 $
- Frais d’inspection avant livraison – 740 $
- Taxe sur le climatiseur – 100 $
- Frais de gestion gouvernementale (pneus) - 22,50 $
- Crédit avant taxes – 1 500 $
- Total – 60 212,50 $ + taxes
- Financement 60 mois (3,99 %) - 1 110 $ / mois + taxes
- Location 36 mois (2,69 %) (20 000 km/an) - 819 $ / mois + taxes
Distance parcourue: 539,1 km (100 % autoroute)
Consommation selon Ressources Naturelles Canada:
- Ville – 10,3 L/100 km
- Route – 8,5 L/100 km
- Émissions de CO² - 222 grammes/km
Consommation affichée: 8,5 L/100 km
Régime moteur à 100 km/h: 1 600 tours/minute
Régime moteur à 115 km/h: 1 900 tours/minute
Véhicule fourni par Mazda Canada
Photos prises à Ste-Geneviève-de-Berthier, Québec






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