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18 septembre 2018

Essai routier : MINI Cooper 2018 – Un kart sur route


Laissez-moi d’abord vous faire remarquer qu’en 14 ans d’existence d’Auto Opinion.ca, c’est la première fois que vous pouvez lire un essai sur un produit BMW. Eh oui, après Volvo, BMW est le deuxième constructeur de luxe à bien vouloir me faire essayer ses véhicules. Mais tout n’est pas gagné et je devrai maintenant prouver que vous êtes nombreux à lire ce texte donc, partagez-le au maximum! 

Le nom « Mini » fut apposé sur une voiture pour la première fois en 1959. À cette époque, c’était le nom d’un modèle, soit Austin Mini ou Morris Mini. Ce nom n’est devenu une marque qu’en 1969. BMW a acquis la marque Mini lorsqu’elle s’est emparée du Rover Group ou de British Leyland, si vous préférez, en 1994. Dès 1995, les dessinateurs de la marque bavaroise se sont assis devant leur planche à dessin pour transformer en profondeur la petite anglaise. La MINI nouveau genre a été lancé en 2001 et, depuis ce temps, BMW s’efforce de faire vivre la marque avec quelques modèles qui affichent des noms sortis du passé comme Clubman, Countryman et Paceman. En 17 ans d’existence, la MINI a pris du volume, mais, esthétiquement, on peut dire qu’elle est restée fidèle à l’originale. Pour le prix, on en reparlera! 

La MINI Cooper 2018 que j’ai pu essayer est le modèle de base avec très peu d’options. C’est le modèle à trois portières avec transmission manuelle. Quand on pense MINI, on pense petit, mais quelquefois, la pensée n’est pas tout à fait juste. Par exemple, lorsque ma femme a su que j’essayerais une MINI, elle a posé la question le plus sérieusement du monde : « Es-tu sûr que tu pourras t’assoir dedans? » C’est sûr qu’avec mes 245 livres, elle pouvait se poser la question! Loin de le prendre personnel, je lui ai répondu qu’une MINI, ce n’est pas si petit que ça! 

Ma MINI Cooper 2018 d’essai était rouge avec le toit blanc. Deux tons, c’est très populaire ces temps-ci. Pour cette couleur rouge, il faut payer un supplément... pour les lignes blanches aussi d’ailleurs! Les roues d’alliage noires étaient aussi en option, mais, personnellement, je me serais contenté des très belles roues d’origine. Même après plus de 17 ans sur le marché, elle fait tourner encore quelques têtes. C’est probablement aussi à cause de cette longévité qu’on a l’impression qu’il y a beaucoup de MINI sur la route. Pour votre information, MINI n’a vendu qu’un peu plus de 7 000 véhicules l’an dernier. C’est une marque qui marche assez bien, mais ça demeure une voiture de niche qui ne peut pas convenir à tous. 

Prendre place à l’intérieur est un peu difficile puisque la voiture est basse et que le toit est aussi bas. Donc, attention à votre tête lorsque vous prenez place à bord. Lorsqu’on est bien assis dans le siège conducteur, on se rend compte que c’est confortable. Ça, c’est en avant puisque les places arrière sont plutôt étroites et il faudra que les passagers avant donnent une chance aux passagers arrière afin de placer leurs jambes. À mon avis, c’est presque une 2+2. Les places arrière seront pour dépanner et non pas pour y assoir la petite famille. S’il vous prend l’envie d’avoir des enfants, choisissez au moins la cinq portières! 

Si vous trouvez que le désign du tableau de bord est bizarre, vous n’avez pas tort, mais il y a une raison. Dans les premières Austin Mini, l’indicateur de vitesse était au centre. Lorsque BMW a relancé la MINI Cooper en 2001, l’indicateur de vitesse était encore au centre et de grande dimension. Puisque les appareils connectés et les écrans ont pris beaucoup de place au cours des dernières années, l’indicateur de vitesse central a été remplacé par un écran et l’indicateur est maintenant derrière le volant, un endroit plus ergonomique à mon sens. Il côtoie le tachymètre et le niveau d’essence. L’ordinateur de voyage est facile à manipuler. Les commandes au volant sont aussi faciles à comprendre. J’ai même deux félicitations à faire : il n’y a qu’un seul bouton pour « Cancel » et « Resume » sur le régulateur de vitesse. On peut donc garder notre doigt dessus, pas besoin de chercher. Ensuite, il n’y a qu’un seul bouton pour le téléphone : ça sonne, on appuie dessus, on raccroche, on appuie dessus! Je me suis d’ailleurs toujours demandé pourquoi il y avait deux boutons! 

Le système d’infodivertissement de base de la MINI Cooper 2018 permet l’écoute de la radio AM/FM et de la musique en continu grâce à la connectivité Bluetooth. Quant à l’écoute de musique avec une clé USB, ça semblait fonctionner jusqu’à ce que je m’aperçoive que le système ne jouait que les pièces commençant par « D » triés dans mon dossier « D ». Il y a peut-être une méthode pour faire autrement, mais je ne l’ai pas trouvé. La navigation dans toute cette interface n’est pas facile compte tenu du fait qu’il n’y a pas beaucoup de fonctions. Et ce n’est pas plus facile avec la molette installée entre les deux sièges. Ah j’oubliais! Vous pouvez aussi utiliser Apple CarPlay. Je n’ai pas pu le tester, je roule avec Android. 

Plus bas, les molettes de la ventilation. Elles sont très faciles à manœuvrer et à comprendre. Ma voiture avait des sièges chauffants très efficaces à l’avant, mais ça aussi, c’est une option. J’adore aussi ce commutateur central pour faire démarrer la voiture. Ça fait différent des boutons poussoir et c’est intéressant à manipuler. On dirait les commandes d’un avion! Le petit coffre central dans l’appuie-bras est... petit! Mettez-y vos papiers d’enregistrements! En bref, j’aime bien le désign et les fonctionnalités de ce tableau de bord si on fait exception du commutateur des phares et des antibrouillards mal placé et invisible lorsqu’on est au volant. 

Quant à l’espace de chargement, tout dépend de ce que vous voulez transporter. Pour quelques courses et des passagers, ça va. Si vous voulez apporter quelque chose de plus gros, il faudra oublier les passagers et abaisser la banquette. À ce moment, l’espace est assez grand, quoique pas plat, et j’ai pu y embarquer le fauteuil roulant de ma femme. C’est quand même pas mal. 

Le moteur qui se cache sous l’énorme capot est un moteur TwinPower turbo trois cylindres de 1,5 litre. La transmission était manuelle à six rapports, mais vous aurez aussi le choix d’une automatique. Ses 134 chevaux sont très fringants puisque les départs sont bons, tout comme les accélérations. En fait, ce sont les 162 livres-pied de couple qui font le travail puisque ce couple maximal est disponible dès 1 250 tours/minute, et ce, jusqu’à 4 300 tours/minute. MINI parle d’un 0-100 km/h effectué en 7,9 secondes (7,8 avec l’automatique). La chose à surveiller est qu’il est très facile de rouler à 100 km/h et d’être encore en 4e vitesse. Le moteur n’est pas très bruyant alors, il se laisse oublier facilement. Il est aussi doté de la technologie arrêt/départ, c’est-à-dire qu’il s’arrête sous certaines conditions lorsque vous attendez à un feu rouge. Avec une transmission manuelle, ce n’est pas évident : il faut que l’air conditionné ne soit pas en fonction, le levier de vitesse doit être au neutre, l’embrayage doit être relâché et la pédale de frein enfoncée! Autant dire qu’en été, il n’arrêtera jamais! Autrement dit, il faut faire beaucoup d’efforts pour que le moteur arrête. C’est surement plus simple avec l’automatique. 

Pour le reste, les freins sont efficaces et la direction est précise au point où elle a tendance à suivre les renflements de la chaussée. Ce n’est pas la direction qui est mauvaise, ce sont les chaussées québécoises! Quant à la suspension, elle est assez dure et donc, elle aussi, soumise fortement aux mêmes routes québécoises.  

En résumé, j’ai bien aimé ce premier essai d’une MINI Cooper, celle de 2018. J’ai eu l’impression d’être au volant d’un kart toute la semaine. Le moteur est vif et la transmission est agréable à utiliser. C’est un peu difficile d’y prendre place, mais lorsqu’on y est, on est bien... à l’avant du moins! Compte tenu des dimensions de la voiture, la soute à bagages est très bien. Le système d’infodivertissement est basique et c’est la conduite qu’il faut apprécier plutôt que la technologie. Il faut donc considérer cette voiture pour une ou deux personnes puisque c’est presque un coupé sport 2+2! 

Venez donner votre opinion sur la page Facebook d’AutoOpinion.ca. De plus, toutes les photos s’y trouvent. Cliquer sur « J’aime », ça fait toujours plaisir! 

Conditions de l’essai 

Réalisé du 4 au 10 septembre 2018. 
Météo : du soleil et très peu de pluie, entre 8 et 33 °C. 
Modèle essayé : MINI Cooper trois-portières 2018  
Assemblée à Cowley, Angleterre 
Prix selon www.mini.ca (14 septembre 2018) : 
  • Base -  23 090 $ 
  • S –  27 390 $ 
  • JCW –  34 890 $ 
Prix du modèle essayé : 
  • Base –  22 190,11 $ 
  • Caractéristiques ajoutées - 2 090,00 $ 
  • Transport et préparation - 2 135,00 $ 
  • Taxe sur le climatiseur – 100,00 $ 
  • Frais de gestion du concessionnaire – 399,00 $ 
  • Taxe pour les pneus – 12,00 $ 
  • Frais d’enregistrement au RDPRM – 48,89 $ 
  • Prix total –  26 975,00 $ + taxes 
Distance parcourue : 539,3 km (95 % autoroute) 
Consommation selon Ressources Naturelles Canada : 
  • Ville – 8,5 L/100 km 
  • Route – 6,2 L/100 km 
  • Émissions de CO² — 175 grammes/km 
Consommation affichée : 5,5 L/100 km 
Régime moteur à 100 km/h : 2 000 tours/minute 
Régime moteur à 115 km/h : 2 300 tours/minute 
Véhicule fourni par BMW Canada 
Photos prises à Ste-Élisabeth, Québec

25 mai 2018

Essai routier : Hyundai Veloster 2019 — Testé sur la piste!


Mardi dernier, moi et quelques journalistes automobiles avons pu mettre les mains sur le volant du nouveau Hyundai Veloster 2019. À première vue, le petit coupé sport du constructeur coréen semble avoir subi une simple mise à jour esthétique, mais c’est beaucoup plus profond que cela. Maintenant que l’embargo a pris fin il y a quelques heures, on peut en parler de fond en comble. 

Construit auparavant sur la plateforme de l’Accent, le Veloster 2019 se paye le châssis de l’Elantra GT. Pour ceux qui lisent mes textes, j’ai écrit il y a quelques mois à propos de l’Elantra GT qu’elle était assez intéressante pour qu’on pense qu’elle vise la Golf GTI. Cette fois-ci avec le Veloster, c’est Hyundai qui affirme qu’elle vise des sportives comme la Volkswagen Golf GTI, la Ford Focus ST et la Subaru WRX. Ce genre de petites sportives « le fun » à conduire pour un prix d’achat généralement intéressant. On verra plus loin que la fourchette de prix du Veloster 2019 risque de plaire à bien des gens. D’ailleurs, saviez-vous que 53 % de ceux qui achètent un Veloster le font dans le but de remplacer un véhicule qui n’est pas de chez Hyundai? On a aussi appris que l’âge moyen des acheteurs de Veloster est de 46 ans, alors que pour les Hyundai, tous produits confondus, c’est 50 ans. 

Le nouveau Hyundai Veloster 2019 est donc plus long et plus large que son prédécesseur. Les places arrière ne sont pas vraiment plus spacieuses, mais personne n’a dit que c’était une voiture familiale. La troisième portière côté passager est toujours là et je n’ai toujours pas la silhouette pour monter à bord par cette ouverture. En tout cas, si je réussis à monter, je ne pourrai plus en descendre! C’est quand même une bonne idée pour avoir accès à la banquette arrière. L’équipement standard est impressionnant comme c’est généralement le cas chez Hyundai. Le tableau de bord rappelle d’ailleurs celui de l’Elantra GT avec son écran proéminent et ses accents rouges un peu partout dans l’habitacle. Dommage qu’on n’ait pas repris les ceintures de sécurité rouges de l’Elantra GT Sport. Je les trouvais belles! 

Sous le capot, il y aura encore un choix de deux moteurs. Un moteur de base 2,0 litres à cycle Atkinson produisant 147 chevaux et 132 livres-pied de couple est le moteur de base pouvant être couplé à des transmissions automatique ou manuelle à six rapports. Vous le connaissez puisqu’il loge aussi sous le capot de l’Elantra berline. Toutefois, la pièce de résistance, celle qui nous a fait vibrer mardi, c’est le quatre cylindres de 1,6 litre turbo produisant 201 chevaux et 195 livres-pied de couple dès que le régime moteur atteint 1500 tours/minute. Encore là, deux transmissions sont proposées : une automatique à sept vitesses à double embrayage avec mode manuel, palettes au volant et quatre modes de conduite : Normal, ECO, Sport et Smart. Ce dernier mode s’adapte de lui-même à votre style de conduite. Pour avoir du plaisir au volant de la version automatique, j’ai sélectionné le mode Sport et j’ai utilisé les palettes au volant. Les changements de vitesse sont rapides, presque comme la boite DSG de Volkswagen. C’était un plaisir à conduire en après-midi, mais j’avais connu encore mieux dans l’avant-midi. 

Mon coup de cœur, c’est la transmission manuelle à six rapports. Elle se prend bien en main et les rapports sont bien étagés, exploitant ainsi à la perfection tout le couple disponible du moteur turbo. D’ailleurs, à 115 km/h sur l’autoroute, il était possible de ne pas rétrograder et d’accélérer à 130 km/h assez rapidement... pour quelques secondes puisque c’est illégal de rouler aussi vite! C’était juste pour démontrer que même à vitesse de croisière, il y a encore un peu de couple pour pousser la voiture. La suspension arrière a été révisée puisqu’elle est maintenant indépendante avec liens multiples et certaines de ses composantes sont plus légères. 

Je reparlerai de performances un peu plus loin, mais finissons-en avec l’habitacle. Les sièges avant sont très confortables et très moulants. Ils nous retiennent bien en place. Les modèles les plus équipés sont dotés d’un affichage tête haute pour plusieurs informations : vitesse, détecteur de présence dans l’angle mort, limites de vitesse (captée par une caméra!). Lorsqu’on enclenche le mode Sport, le tachymètre s’y affiche aussi. Pour ceux qui trouvaient que l’ancien hayon était lourd et semblait quelquefois fragile, le nouveau est plus léger et l’espace de chargement qu’il dévoile passe de 440 à 565 litres, gracieuseté de la plateforme plus longue. Le système d’infodivertissement offre la connexion Bluetooth ainsi que l’intégration Apple CarPlay et Android Auto. Les propriétaires de Hyundai Ioniq seront jaloux du système Bluelink avec abonnement de cinq ans offert de série. 

Parlons des prix. Pour le modèle de base avec moteur 2,0 litres et transmission manuelle, on parle de 20 999 $. À l’autre bout du spectre, le modèle tout équipé avec moteur 1,6 litre turbo et transmission automatique à sept vitesses se détaille à 30 399 $. Oui, oui, tout équipé à 30 399 $. Et ce n’est pas tout! (Comme dans les infopubs!) Un Groupe Option Performance comprenant des roues d’alliage noires de 18 pouces exclusives et des pneus Michelin Pilot Sport 4 est offert pour seulement 500 $. À mon humble avis, c’est donné considérant la qualité de ces pneus. Les Hyundai Veloster 2019 arrivent actuellement en concession et pour ceux qui voudraient la version N et ses 275 chevaux, il faudra attendre en octobre ou novembre. 

Sur le chemin du retour (nous étions partis du centre-ville de Montréal pour aller à Ste-Adèle), Hyundai Canada nous avait invités sur un « skid pad », ou une surface de dérapage si vous préférez, sur les terrains de PMG Technologies à Blainville. Cet endroit sert notamment à faire les tests de collisions pour les véhicules neufs. Pas rassurant! Il y a aussi plusieurs pistes afin de faire d’autres tests sur une variété de véhicules.  

Pour en revenir au « skid pad », Hyundai avait fait mettre en place de nombreux virages serrés pour finalement finir avec un slalom où il faut contourner des cônes. Je m’y suis amusé comme un petit fou. La voiture avec les pneus Nexen de base cherchait à déraper dans les courbes serrées, il fallait parfois légèrement freiner, les pneus crissaient énormément, la voiture glissait plus entre les cônes et une forte odeur de pneus surchauffés nous attendait à l’arrivée. Pour ce qui est des Michelin Pilot Sport 4, la voiture restait très appuyée dans les courbes serrées, je n’ai pratiquement pas touché aux freins et les cônes étaient slalomés facilement. Très peu d’odeur de pneus à l’arrivée. Tout ça pour dire que le Groupe Option Performance vaut vraiment la peine pour ces pneus Michelin beaucoup plus performants. D’ailleurs, 500 $ de plus sur cinq ans de paiements, ça fait environ 8,50 $ de plus par mois! Comme on le dit souvent, c’est le cout d’un café par semaine! 

Voilà! Il restera à l’essayer au quotidien dans quelques semaines ou quelques mois. Sans hésiter, le Hyundai Veloster 2019 est une bien meilleure voiture et elle s’attaque maintenant à de gros noms. Elle a tous les atouts qu’il faut pour les déranger! 

Les frais de cette journée d’essais ont été défrayés par Hyundai Canada. 

Avertissement

La consommation réelle peut différer de 10 à 20% par rapport à la consommation affichée par l'ordinateur de bord. Toutefois, à des fins de comparaison, j'inscris toujours la consommation que l'ordinateur de bord affiche à la fin de la période d'essai.
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