03 mai 2026

Essai routier: Subaru Outback 2026 – Le vilain petit canard


Le titre peut porter à confusion, puisque la Subaru Outback est une voiture familiale très appréciée au Québec, comme partout où la traction intégrale est un équipement de choix à cause des conditions hivernales difficiles. Il suffit d’ailleurs de se promener pendant quelques heures au Vermont pour en croiser plusieurs exemplaires. Néanmoins, l’édition 2026 ne fait pas l’unanimité, c’est le moins que l’on puisse dire. En fait, Subaru a décidé de «VUSsifier» (à ne pas chercher dans le dictionnaire!) sa Outback si bien qu’il faut désormais parler du Subaru Outback. Sa silhouette, désormais très carrée, déplaît à plusieurs personnes. Sans aucun doute, Subaru a voulu plaire aux Américains. 

Curieusement, dans mon entourage, tout le monde aimait la silhouette du nouveau Subaru Outback 2026. Quant à moi, je crois que l’aspect « familiale » est toujours présent, quoique dans une robe moins fluide. Souvenez-vous de voitures comme les Volvo 850 et 240, des familiales à l’allure de boîte à souliers, mais immensément pratiques et appréciées. Je crois que seule la partie avant est ratée au niveau du design, sa calandre étant très verticale et ses phares mal dessinés. Il faut aussi tenter de passer outre ces satanés ajouts de plastique noir qui jurent, particulièrement autour des ailes. 

 

Quatre déclinaisons forment la gamme Outback au Canada, du modèle de base Tourisme jusqu’au haut de gamme Premier XT, en passant par la Limited XT et l’aventureux Wilderness. Dans ce dernier cas, si vous n’aimez pas les plastiques noirs, vous serez déçu puisque la calandre est - je vais être poli - dotée d’un design particulier. C’est la version Premier XT que j’ai pu essayer il y a quelques semaines. 

 

Premièrement, il faut enjamber un seuil particulièrement haut pour prendre place à bord du Subaru Outback 2026. Vous pourriez être dépaysé, car l’aménagement intérieur est entièrement nouveau dans ce modèle, tout comme dans les autres véhicules récents de Subaru. D’abord, les sièges de ma version Premier XT sont confortables et recouverts d’un cuir Nappa brun de belle apparence. Les supports latéraux sont efficaces et l’assise est de bonne longueur. Toutefois, si cela n’est pas suffisant pour vous, une petite tablette extensible manuellement devant le siège conducteur permet de mieux supporter les cuisses et les genouxLes deux sièges sont à réglages électriqueschauffants et ventilés à trois niveaux d’intensité dans cette version Premier XT.  

 

Pour ce qui est de la nacelle d’instrumentation, on sait que Subaru n’est pas très proactif dans ce domaine et que plusieurs de ses modèles ont encore des cadrans analogiques avec de bonnes vieilles aiguilles. Toutefois, lOutback change la donne avec un grand écran de 12,3 pouces intégré à la nacelle. Il propose plusieurs configurations pour l’affichage derrière le volant, allant des cadrans conventionnels pour la vitesse et le tachymètre jusqu’à un affichage épuré indiquant uniquement la vitesse. Tout est facile à lire et bien disposé.  

 

Quant au système d’infodivertissement, il semble plus grand par sa disposition carrée, mais les mesures officielles sont de 12,1 pouces. Heureusement, il est aussi 2,5 fois plus rapide selon Subaru. Le système de navigation intégré propulsé par TomTom est facile à utiliser et les informations sont précises selon ce que j’ai eu le temps d’utiliser. Il y a même des zooms sur la route lorsqu’on arrive à une intersection complexe. Évidemment, grâce aux interfaces Android Auto et Apple CarPlay, vous pouvez aussi utiliser Waze, Google Maps et même TomTom avec ou sans fil. Dans mon véhicule d’essai, l’interface Android Auto était instable, présentant notamment avec des coupures dans la diffusion audio, et ce, autant avec que sans fil. La diffusion audio par Bluetooth, elle, fonctionnait bien alors je crois qu’il faudrait une mise à jour de l’interface pour régler ces bogues qui risquent de déplaire aux utilisateurs. Dommage puisque le système Harman/Kardon joue relativement bien. Pour en revenir à l’Interface Subaru, la page d’accueil propose un système de tuiles que l’on peut disposer à notre goût pour y mettre la navigation, l’audio et la téléphonie, par exemple. Il y a beaucoup de menus à parcourir alors n’hésitez pas à faire ça dans votre entrée, à la maison, lorsque vous recevrez votre nouvel Outback. Un petit mot pour dire que les commandes au volant sont plutôt chargées et qu’il faudra une période d’adaptation pour bien les maitriser. Finalement, il y a un rétroviseur intérieur par caméra et Subaru a judicieusement placé cette caméra derrière la lunette arrière. Ainsi, si vous faites fonctionner votre essuie-glace arrière lors d’intempéries (vous devriez toujours, c’est mon avis!), la caméra restera propre.  

 

 Sous l’écran central, on a les commandes de ventilation automatiques à deux zones faciles à utiliser et à comprendre. Tout juste en dessous, une prise USB-C de 3,0 ampères charge votre téléphone rapidement et donne aussi accès au système d’infodivertissement. Quant à la prise USB située juste à côté, elle permet seulement la recharge à bonne vitesse (soit 2,4 ampères)Si charger lentement ne vous dérange pas, il y a un chargeur par induction tout juste devant le levier de vitesse. Sur la console centrale, il y a deux porte-gobelets de bonne grandeur et bien disposés, ainsi que quelques commutateurs, notamment pour l’activation du système d’arrêt/démarrage et l'Auto Hold (que Subaru identifie comme AVH). Il y a aussi le frein de stationnement électronique, une très utile prise 12V et un coffre de rangement de bonne dimension entre les deux sièges. 

 

Il y a beaucoup d’espace pour les passagers arrière. On peut s’étirer les jambes sans problème. Le petit point négatif serait peut-être que l’assise et le dossier ne sont pas ajustables. Néanmoins, on y est très bien assis. Quant aux commodités pour les passagers arrière, il y a des sièges chauffants à deux niveaux d’intensité, une prise USB-C, une prise USB conventionnelle et des buses de ventilation ajustables. Il n’y a toutefois pas de commandes indépendantes de ventilation.  Il y a même deux pochettes de rangement au dos de chacun des sièges avant. En fait, ce qu’il manque, ce sont des stores de fenêtre. Quant à l’espace de chargement, il est de bonne dimension. Il y a quelques petits compartiments sous le plancher, et sous ceux-ci, un pneu de secours temporaire pleine grandeur, bien utile si vous désirez faire du hors-route (ou rouler à Montréal!). Dans cet espace de chargement, il y a de nombreux ancrages et fixations, ainsi qu’une prise 12V, confirmant le côté utilitaire et pratique du Subaru Outback. C’est facile d’abaisser la banquette arrière, divisée 60/40, grâce aux deux tirettes installées sur les parois latérales. L’espace devient alors très grand.  

 

La déclinaison Tourisme propose un quatre-cylindres à plat de 2,5 litres produisant 180 chevaux. Toutefois, le reste de la gamme profite plutôt d’un quatre-cylindres à plat muni d’un turbocompresseur de 2,4 litres produisant cette fois-ci 260 chevaux et 277 livres-pied de couple. Tous deux sont jumelés à des transmissions CVT et certaines versions ont des palettes au volant. On peut alors passer manuellement l’un des huit rapports programmésLes accélérations sont bonnes, très bonnes même, la transmission CVT faisant quand même hurler le moteur en accélérations fortes. Malheureusement, ces bonnes accélérations se répercutent à la pompe alors que le moteur est glouton. Subaru n’a d’ailleurs pas de bonnes notes dans ce domaine. La conduite est vraiment celle d’une grosse voiture. D’ailleurs, les groupes motopropulseurs sont les mêmes que dans la génération précédente. En changeant la silhouette du Outback, Subaru n’a pas dénaturé la conduite. On est encore plus bas que dans un VUS traditionnel, mais on a une très bonne visibilité grâce à la grande surface vitrée. La puissance du moteur turbo est très bonne et on peut remorquer jusqu’à 3 500 livres avec le bon équipement. Le moteur de base offre tout de même une capacité de 2 700 livres. Les pneus sont de 17 à 19 pouces selon la version choisie.  

 

En bref, malgré une silhouette qui ne plaît pas à tout le monde, je crois que le Subaru Outback 2026 représente un très bon achat. Sa mécanique inchangée est un gage de fiabilité puisqu’elle était déjà très éprouvée dans la génération précédente. Oui, il a maintenant une forme un peu plus « VUS », mais il faut regarder au-delà de sa silhouette. Le Subaru Outback est robuste, a beaucoup d’espace à offrir à ses occupants et l’espace de chargement a été augmenté par rapport à la génération précédente. En plus, vous le savez, son système de traction intégrale est pratiquement imbattable sur le marché. Malgré sa silhouette polarisante, pour moi, le Subaru Outback 2026, c’est un gros oui! 

 

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Essais réalisés précédemment: 

 

Conditions de l'essai 

 

Réalisé du 7 au 13 avril 2026. 

Météo: beaucoup de soleil, un peu de pluie et de neige, entre –2 et 16 °C. 

Modèle essayé: Subaru Outback Premier XT 2026 

Assemblé à Ota, Gunma, Japon 

Générations: 

  • 1re – 1995 
  • 2e – 2000 
  • 3e – 2004 
  • 4e – 2010 
  • 5e- 2015 
  • 6e – 2020 
  • 7e - 2026 

Prix selon www.subaru.ca (3 mai 2026): 

  • Tourisme – 43 761 $ 
  • Limited XT – 51 061 $ 
  • Wilderness – 52 061 $ 
  • Premier XT – 54 061 $ 

Prix du modèle essayé: 

  • PDSF – 51 195 $ 
  • Préparation à la route et transport – 2 295 $ 
  • Autres frais – 517,50 $ 
  • TVQ – 5 387,25 $ 
  • TPS – 2 700,38 $ 
  • Total – 62 095,13 $, taxes incluses 
  • Financement 60 mois (6,99%) - 1 230,33 $ / mois, taxes incluses 
  • Location 36 mois (5,99 %) (20 000 km/an) - 992,84 $ / mois, taxes incluses 

Distance parcourue: 563,2 km (92 % autoroute) 

Consommation selon Ressources Naturelles Canada: 

  • Ville – 11,0 L/100 km 
  • Route – 8,3 L/100 km 
  • Émissions de CO² - 229 grammes/km 

Consommation affichée: 10,1 L/100 km 

Régime moteur à 100 km/h: 1 700 tours/minute 

Régime moteur à 115 km/h: 2 000 tours/minute 

Véhicule fourni par Subaru Canada 

Photos prises à Saint-Laurent et BerthiervilleQuébec 

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Avertissement

La consommation réelle peut différer de 10 à 20% par rapport à la consommation affichée par l'ordinateur de bord. Toutefois, à des fins de comparaison, j'inscris toujours la consommation que l'ordinateur de bord affiche à la fin de la période d'essai.
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