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14 avril 2009

Essai routier complet: Infiniti G37 2009

Je l'ai déjà dit lors de l'essai de la version coupé et je le dit encore: j'aurai beaucoup de difficulté à être objectif en décrivant mes impressions au volant de la berline Infiniti G37 2009. Depuis les débuts de la berline G en 2003, j'ai trouvé ses lignes séduisantes et attirantes et je ne peux m'empêcher de dire que Nissan l'a amélioré lorsqu'elle l'a redessinée. Tout en conservant le classicisme de ses lignes, Nissan a réussi à rapprocher la berline du coupé. De plus, les roues d’alliage très stylisées et le petit aileron chromé sur le coffre ajoute aux prétentions sportives de la voiture. Et pour 2009, la belle est dotée d'un moteur amélioré, le V6 de 3,7 litres, celui-là même qui équipe la version coupé. Le but: la performance en tout confort.

La G37 2009 est disponible en quatre déclinaisons. Outre la version de base et Sport à propulsion, la G37 peut être commandée avec la traction intégrale de base et Sport. Plusieurs groupes d'options peuvent bonifier l'équipement standard de chaque modèle mais même en version de base, cette Infiniti est bien équipée. C'est la version G37x Sport à traction intégrale que j'ai pu conduire durant une trop courte semaine et, comme vous le lirez plus loin, j'ai tout de même réussi à lui trouver quelques défauts.

Même si c'est une berline que l'on pourrait qualifier de « familiale », l'entrée à bord se fait comme dans une voiture sport. On est assis très bas dans un siège ajustable électriquement dans toutes les directions possibles. Le volant fait de même en hauteur et en profondeur et la position de conduite parfaite est donc à votre portée. Les sièges avant offre du support latéral à revendre et celui du conducteur est ajustable. De plus, les coussins des deux sièges avant peuvent être étirés de quelques centimètres pour mieux supporter vos cuisses. C'est bien mais ça craque quelquefois lorsqu'on prend place sur le siège. Puisque vous serez peut-être deux à utiliser cette voiture, les positions du siège du conducteur et du volant peuvent être mémorisées. Il semble y avoir beaucoup de boutons sur le tableau de bord mais sachez que tout est facile à utiliser et les boutons de bonnes dimensions. Le système de clé intelligente Infiniti vous permet de garder la télécommande dans votre poche en tout temps et de démarrer le véhicule à l’aide d’un bouton-poussoir. Un charme! Attention toutefois aux changements de manteaux! La sonorisation a été confiée à Bose. Mon véhicule était équipé de l’ensemble optionnel Hi-Tech qui comprend l’écran couleur tactile de 7 po avec disque dur de 9,3 Go, le système de navigation GPS Infiniti, l’un des plus faciles et efficaces que j’ai essayés, la reconnaissance vocale pour activer la navigation, le système audio AM/FM/CD/XM et la caméra de marche arrière avec l’image la plus claire que j’ai vue lors de tous mes essais. Toutes les commandes pour le son, le système Bluetooth et le régulateur de vitesse intelligent se retrouvent sur le volant. Pourquoi est-il intelligent ce régulateur de vitesse? C’est qu’il détecte la voiture devant vous et s’ajuste à sa vitesse avec le choix de trois distances entre les deux véhicules. Sur papier, c’est excellent mais dans les faits, il arrive que les « yeux magiques » ne détectent pas assez rapidement l’autre véhicule alors faites attention en utilisant ce système. C’est utile mais n’en ayez pas une confiance aveugle.

L’éclairage de nuit à l’intérieur est superbe. Beaucoup de blanc et quelques couleurs ici et là, c’est un éclairage relaxant et jamais agressant. Quelques touches d’aluminium sur la console et le tableau de bord pour agrémenter le tableau de bord dont les matériaux sont de qualité. Mon véhicule était aussi doté de l’éclairage adaptatif c’est-à-dire que les phares au xénon suivent la même trajectoire que les roues avant. Les places arrière, qui servent au volet « familial » de la voiture, sont confortables mais l’espace pour les jambes est plutôt juste. Pour des enfants, ça va mais des adultes sur de longues distances risquent de ne pas apprécier. Et oublier la cinquième ceinture au centre, la G37 est une bien meilleure quatre places. Le coffre à bagages est de bonnes dimensions mais il ne profite que d’une trappe à ski pour s’agrandir. N’ayant crainte, vos deux sacs de golf devraient pouvoir y entrer.

Le gros changement cette année, c’est le nouveau moteur V6 3,7 litres, double armes à cames en tête, 24 soupapes de 328 chevaux, une augmentation de 22 chevaux par rapport au 3,5 litres qu’il remplace. Ce moteur est inspiré du V6 primé de la série VQ, celui-là même qui figure sur la liste des dix meilleurs moteurs de la revue Ward’s Auto World depuis les 14 dernières années. Son ronronnement est de la musique à mes oreilles et son accélération est impressionnante. Sa consommation également avec une moyenne de 10,9 L/100 km pendant l’essai, d’essence super toutefois. La boîte de vitesse est une automatique à sept rapports avec mode séquentiel. Sur mon véhicule, des palettes derrière le volant pouvait aussi servir à passer les vitesses. Le fonctionnement de cette transmission est doux et sans reproche. Par contre, le mode manuel m’a laissé sur ma faim puisque les changements ne sont pas tout à fait instantanés et c’est désagréable en accélération franche. Une transmission manuelle à six rapports rapprochés est offerte sur le modèle G37 Sport 6MT. La tenue de route est époustouflante tellement la voiture colle à la route. Et j’avais des pneus d’hiver! Elle colle tellement que ça devient désagréable sur certaines routes où il y a des « rouillères » laissées par des camions en surcharge. La voiture a alors tendance à louvoyer. Cette tenue de route se paie au niveau de la suspension puisque, sans être sèche, elle est plutôt ferme et c’est votre derrière qui absorbe les trous de notre « magnifique » réseau routier. Le freinage est aussi à la hauteur des attentes. Un dernier petit caprice de ma part : j’ai trouvé la pédale d’accélération un peu dure. Je ne sais pas si c’est un trait de caractère des G37 ou seulement mon véhicule mais c’était moins agréable en ville. C’est, par contre, une grande routière confortable.

Voilà! J’aurais pu en dire encore plus car je m’aperçois que je n’ai pas parlé de la traction intégrale qui, en plus d’être un élément de sécurité en hiver, doit avoir des effets bénéfiques sur la tenue de route. Et de beaucoup d’autres choses et d’émotions qui auraient pu remplir une autre page. Vous aurez deviné que j’ai adoré cette voiture et que si vous en avez les moyens, elle est chaudement recommandée. J’aurais bien aimé comparer avec Lexus et Acura mais comme Toyota et Honda me boudent (je ne sais trop pourquoi), je vous dirai que Infiniti est ma préférée. Ce fut une semaine de rêve : à quand un essai à long terme?

Questions, commentaires, opinions? Venez discuter de l’Infiniti G37 2009 sur le forum de Passion Automobile en cliquant ici.

Conditions de l’essai

Réalisé du 16 au 23 mars 2009.
Journées de soleil et de pluie, entre - 13 et 12 C.
Modèle essayé : Infiniti G37xS 2009
Échelle de prix : 37 990 $ à 46 590 $
Prix du modèle essayé : 46 590 $ + options et taxes
Distance parcourue : 836,1 km (54 % autoroute)
Consommation moyenne : 10,9 L/100 km (super sans plomb)
Régime-moteur à 100 km/h : 2 100 tours/minute
Régime-moteur à 115 km/h : 2 400 tours/minute
Véhicule fourni par Nissan Canada.
Merci à Rebecca Lucas.

21 août 2008

Essai routier complet: Infiniti G37 Coupé 2008

J’ai juste cinq mots d’écrit que déjà je sais que cet article ne sera pas à la hauteur. Je n’aurai jamais assez de mots pour vous faire ressentir les émotions que j’ai eues au volant de l’Infiniti G37 Coupe. C’est une voiture exceptionnelle et vendue à prix d’aubaine, du moins pour le modèle de base. D’abord, un peu d’histoire.

La marque Infiniti est la marque de luxe de Nissan, au même titre que Lexus pour Toyota et Acura pour Honda. Destinée à concurrencer les modèles européens, les débuts d’Infiniti furent laborieux. Le premier modèle lancé en 1990 fut la Q45, une voiture très avancée technologiquement mais esthétiquement, elle ne pouvait concurrencer les européennes. Elle s’est éteinte l’an dernier sans jamais avoir conquis qui que ce soit. Le G35 Coupe est apparu en 2003 comme le grand frère du Nissan 350Z. Alors qu’on croyait que le Nissan aurait le dessus sur l’Infiniti, c’est le contraire qui s’est produit. Depuis ce temps, les nouveaux produits Infiniti ont une personnalité plus forte et prennent leurs distances face aux Nissan. D’ailleurs, le G35 Coupe devient G37 cette année avec un nouveau moteur de 3,7 litres que ne partage pas le 350Z.

Même si la ligne extérieure ne semble pas avoir changée par rapport à 2007, il faut savoir que l’Infiniti G37 Coupe est plus long, plus bas et plus large que son prédécesseur. Les quelques angles de la silhouette du coupé G35 ont été adoucis pour donner au nouveau coupé G37 des lignes musclées tout en étant fluides et séduisantes. On a aussi porté une attention particulière à l’assemblage des pièces de carrosserie si bien que l’on retrouve, sous le capot en aluminium, deux loquets situés aux deux coins avant afin d’assurer un ajustement précis. Les jantes de 18 ou 19 pouces, selon l’équipement choisi, contribue à accentuer cette impression de puissance. L’arrière n’est pas en reste avec de grands feux à DEL, une signature Infiniti, deux énormes tuyaux d’échappement chromés et ce petit aileron également chromé placé sur le coffre qui conjugue l’élément luxe à celui de la puissance.

On prend place facilement à l’intérieur du coupé G37, du moins à l’avant. Pour se rendre à l’arrière, il suffit d’appuyer sur un bouton situé sur le dossier avant pour que celui-ci s’avance pour vous laisser passer. L’espace à l’arrière est évidemment plus calculé mais on y est assis confortablement. Le tableau de bord reçoit le groupe d’instruments électroluminescents à éclairage blanc et violet très joli et lisible et l’écran d’information multifonction intégré qui vous renseigne sur les fonctions vitales (et non-vitales) de votre Infiniti. Les sièges du conducteur et du passager avant, tous les deux à huit réglages électriques, sont recouverts d’un cuir d’excellente qualité que l’on peut faire chauffer par temps froid. Une bonne position de conduite est facilement acquise. Un accessoire très apprécié fut le système de clé intelligente. Ainsi, vous gardez toujours la petite boîte dans votre poche de pantalon et vous pourrez déverrouiller portières et coffre sur simple pression d’un bouton. Combiné au démarrage sans clé, vous n’aurez jamais à fouiller dans vos poches pour chercher vos clés. Génial! Reste à savoir combien de temps durera la batterie de cette télécommande… Le système audio de série est une unité Studio on Wheels de Bose à 11 haut-parleurs, qui combine des haut-parleurs à trois voies dans les portières, avec caissons de graves de 10 po, et un amplificateur de qualité audiophile à convertisseur numérique-analogique de suréchantillonage Burr-Brown de 24 bits et 96 kHz. La qualité est impeccable. S’il faut vraiment trouver à redire sur le système audio, j’aurais aimé qu’il affiche le titre des chansons jouant à la radio. Mon Dieu que je suis déplaisant!!! Blague à part, la sonorité de la radio autant que celle des CD est superbe. Dernier détail sur l’habitable : il est magnifiquement éclairé le soir. En plus des cadrans allumés en tout temps, l’écran central se tamise et une petite lumière provenant du pavillon éclaire au niveau du levier de vitesse. Ça fait très « zen »!

Au simple toucher d’un bouton, on fait résonner le nouveau V6 de 3,7 litres de 330 chevaux fringants, en hausse de 55 par rapport à l’an dernier. Il serait toutefois moins gourmand de 8 % en hydrocarbures. Sa sonorité a sûrement été étudiée. Lorsqu’on le démarre, un superbe grondement s’échappe des deux tuyaux d’échappement, à la manière des puissantes américaines. À l’intérieur par contre, c’est le silence total, reflet d’une excellente insonorisation. Au pire, on entend un léger grondement en franche accélération. Deux transmissions sont au programme : une boîte manuelle six rapports allégée et améliorée et une automatique à cinq vitesses avec mode manuel. Cette dernière équipait ma voiture d’essai et elle effectue son travail en douceur. Quant au mode manuel, c’est la première fois que je l’apprécie sur une transmission de ce type. Ses changements sont presque instantanés lorsqu’on pousse sur le levier. La tenue de route est à la hauteur avec une agilité surprenante pour une voiture de ce gabarit. La direction est précise, les freins puissants et la suspension est un bon compromis entre confort et sportivité. L’Infiniti G37 Coupe 2008 roule sur des pneus toutes-saisons Dunlop Sport Maxx P225/50R18. N’oubliez pas que, même s’ils sont nommés « toutes-saisons », il faudra, au Québec, les remplacer au maximum le 15 novembre, par des pneus d’hiver puisqu’ils sont obligatoires dès cette année. Une dépense supplémentaire est donc à prévoir. Si vous cochez l’option sport, des pneus et jantes de 19 pouces sont alors installés.

En résumé, une voiture séduisante, excitante, performante, aguichante… nommez-les tous. Elle fait tourner les têtes et j’ai passé la semaine à répondre aux questions de plusieurs personnes émerveillées par sa ligne et son grondement de voiture sport. C’est facile de savoir quelle est la clientèle-cible de l’Infiniti G37 Coupe 2008; il suffit d’ouvrir le coffre à bagages. Sous le couvert, il y a un autocollant qui indique comment placer vos deux sacs de golf! Même si je ne joue pas au golf, je me vois très bien conduire cette voiture au jour le jour. Pourquoi pas un essai à long terme?

Questions, commentaires, opinions? Venez me rejoindre sur le forum de Passion Automobile en cliquant ici ou sur le site de Critique Auto.

Conditions de l’essai

Réalisé du 28 avril au 5 mai 2008.
Journées ensoleillées et pluvieuses, entre 1 et 11 C.
Modèle essayé : Infiniti G37 Coupe 2008
Échelle de prix : 47 350 à 55 350 $
Prix du modèle essayé : 49 000 $ + taxes
Distance parcourue : 394,4 km (51% autoroute)
Consommation moyenne : 11,4 L/100 km
Véhicule fourni par Nissan Canada.
Merci à Alexandra Cygal.

Avertissement

La consommation réelle peut différer de 10 à 20% par rapport à la consommation affichée par l'ordinateur de bord. Toutefois, à des fins de comparaison, j'inscris toujours la consommation que l'ordinateur de bord affiche à la fin de la période d'essai.
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