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16 avril 2013

Essai routier: Mitsubishi Lancer AWC 2013



C’est la troisième présence de la Mitsubishi Lancer dans mon entrée depuis son renouvellement en 2008.  Une fois en 2007, une fois le printemps dernier et cette fois-ci.  Depuis 2008, elle n’a pas changé esthétiquement et très peu mécaniquement.  Pour l’esthétique, on peut supposer que ça s’en vient puisque l’Outlander sera entièrement nouveau pour 2014.  Comme ils avaient été renouvelés en même temps la dernière fois, on peut se permettre de rêver à une nouvelle Lancer pour 2014… ou 2015.  Mécaniquement, la nouveauté depuis l’an dernier est l’apparition d’une version à quatre roues motrices appelée « All-Wheel-Control ».  Disponible uniquement sur la SE l’an dernier, la GT peut aussi recevoir le contrôle intégral cette année.  C’était d’ailleurs un peu bizarre l’an dernier que la SE puisse recevoir cet équipement, alors que la GT, au sommet de la gamme, ne pouvait pas en être équipée.  Problème réglé cette année.


Si on fait exception des modèles Evolution et Ralliart, la Lancer 2013 est offerte en quatre niveaux d’équipements : DE, SE, 10e Anniversaire et GT.  La SE et la GT peuvent être équipées du All-Wheel-Control.  La silhouette n’a pas changée depuis les débuts.  Avec les années, la calandre de forme trapézoïdale a été mise en valeur par Mitsubishi.  De sage sur les modèles modestes, elle est de couleur noire sur les modèles à l’allure sportive.  Les phares, qui débordent sur les ailes avant, sont pointés vers la calandre accentuant l’impression de puissance.  Deux lignes partent du haut de la calandre vers les piliers A.  Sur les modèles sportifs, Mitsubishi aurait pu travailler un peu plus le capot.  Les portières légèrement creusées créent une impression de vitesse.  Cette ligne dans le haut des portières s’étire jusqu’au bas des feux arrière.  Ceux-ci sont également pointés vers le centre du panneau de coffre, comme les phares avant.  Un énorme aileron souligne le côté sportif de certains modèles, mais il crée aussi des inconvénients.  Je vous en reparlerai plus loin.

Mon véhicule d’essai était la GT AWC.  On prend donc place sur des sièges en cuir avec un bon support latéral.  Le design du tableau de bord commence à dater, mais il est encore très fonctionnel.  Les matériaux qui le composent sont en plastique dur.  On fait mieux chez certains concurrents.  Devant nous, deux cadrans rétroéclairés bien simples avec chiffres blancs sur fond noir.  Au centre des cadrans, un petit ordinateur de bord qui indique le niveau du réservoir d’essence, la température du liquide de refroidissement, et diverses statistiques concernant le trajet comme la vitesse moyenne, l’autonomie, la consommation instantanée et moyenne.  Concernant cette dernière, il est dommage que l’ordinateur ne puisse retenir les données plus de quatre heures.  Donc, lorsque vous stationnez votre voiture le soir, la consommation moyenne se sera réinitialisée le matin.  Donc, pas moyen de savoir la consommation moyenne pendant une semaine d’essai, par exemple, à moins de la calculer soi-même.  Mais, l’affichage est beau et s’accorde bien avec celui des cadrans analogiques.  Le volant se prend bien en main, mais n’est pas télescopique.  Diverses commandes y ont été intégrées : la radio à gauche avec Bluetooth en bas et régulateur de vitesse à droite.  Des palettes de changements de vitesses sont apposées sur la colonne de direction. 

Dans le haut, au centre, entre les buses de ventilation, se trouve le système audio.  Même s’il n’est pas très design, il réussit à faire tout ce que les systèmes modernes font.  Radio AM/FM/Sirius sont pris en charge.  Ce système offre un chargeur pour six CD de même que la lecture de votre iPod par Bluetooth et par fil.  Il est évident que, si vous branchez votre iPod avec un fil, le menu est plus complet, mais requiert beaucoup d’opération manuelle que vous devriez faire avant de partir ou sur le bas-côté de la route.  Parlant de la prise USB, un ingénieur de Mitsubishi a eu l’idée saugrenue de la placer dans le haut à l’intérieur du coffre à gants.  Elle est tellement difficile à atteindre que, même couché sur le siège passager, vous ne pourrez l’apercevoir!  À revoir et au plus vite!  Il n’y a pas de prise AUX.  Quant à la qualité du son et la puissance, ils ne peuvent être mis en doute.  Ce système Rockford-Fosgate possède 710 watts de puissance et un énorme haut-parleur de graves de 10 pouces dans le coffre.  Sous la barre transversale, les trois molettes pour la ventilation, automatique sur la GT AWC, sont faciles d’utilisation et la ventilation fait bien son travail, en silence. 

Entre les deux baquets avant, on retrouve le commutateur qui permet d’engager les quatre roues motrices ou de demeurer en mode deux roues motrices.  Celui-ci est toutefois placé tout juste devant les porte-gobelets, si bien que j’ai engagé le mode AWC par inadvertance à deux reprises.  Une relocalisation au tableau de bord serait appréciée. Un petit coffre est aussi installé entre les deux sièges.  Il y a une prise de 12V à l’intérieur vous permettant ainsi de recharger vos appareils électroniques à l’abri des regards.  La visibilité n’est pas si mal, même de ¾ arrière.  Le hic, c’est cet énorme aileron qui coupe en deux la vision que vous avez de la lunette arrière.  Si bien que, lorsqu’une voiture vous suit de nuit, ses phares arrivent à la hauteur de l’aileron.  Ça fait un clignotement dans votre vision arrière qui n’est pas du tout agréable.  Mais j’imagine que le look sportif n’est pas négociable…  Le coffre à bagages est de bonne dimension malgré un seuil de chargement légèrement trop élevé.  La présence du haut-parleur de graves ne prend que peu d’espace.  Si vous voulez transporter des objets plus longs, il est possible d’abaisser la banquette divisée 60/40 afin d’agrandir l’espace, mais sachez que l’ouverture ainsi créée n’est pas très grande.

Depuis l’an dernier, deux groupes propulseurs peuvent se retrouver sous le capot des Mitsubishi Lancer.  Tous les modèles deux roues motrices offrent un moteur 2,0 litres à double arbre à cames en tête et 16 soupapes pour un total de 148 chevaux.  Pour les modèles AWC, Mitsubishi mise plutôt sur un quatre cylindres de 2,4 litres, fournissant 20 chevaux de plus à la voiture.  Des transmissions manuelle à cinq rapports et à rapports continuellement variables sont offertes avec le 2,0 litres, alors que seule la CVT est boulonnée au moteur de 2,4 litres.  Ce moteur 2,4 litres fut une belle surprise l’an dernier, car il est beaucoup plus agréable à utiliser que le 2,0 litres, plus bruyant.  Conduire avec une transmission CVT est toujours un peu spécial car l’absence (ou l’omniprésence) de changement de rapports fait parfois gronder le moteur, particulièrement en dépassement.  Pour dépasser, je vous recommande d’ailleurs d’utiliser les palettes de changement de vitesses situées derrière le volant.  Ça vous permettra de contrôler le grondement du moteur.  Lorsque le moteur est froid, il y a aussi une impression de manque de puissance.  Dans le cas de cette Mitsubishi, c’est une combinaison moteur-transmission valable. 

Comme son nom l’indique, la GT AWC est à quatre roues motrices.  C’est un système un temps partiel et c’est vous qui choisirez quand vous déciderez de l’enclencher.  À l’aide du commutateur situé entre les sièges, vous avez le choix des modes 2WD, 4WD ou LOCK.  Facile donc de rouler en mode deux roues motrices et ainsi économiser quelques gouttes de carburant.  Facile aussi d’enclencher les quatre roues motrices lors d’une tempête de neige.  Je l’ai fait lors d’un périple Ste-Elisabeth-Québec qui m’a permis de découvrir une traction accrue lors des départs sur les feux de circulation.  Sur la route, il est rassurant d’avoir quatre roues qui peuvent propulser la voiture même si la chaussée est glissante.  Et laissez votre témérité à la maison!  Même avec quatre roues motrices, vous vous ennuierez de votre mère si la chaussée devient brusquement glacée!  Toutes les déclinaisons roulent sur des pneus de 16 pouces.

J’avais fait le même constat l’an dernier.  Bien que la Mitsubishi Lancer soit agréable à conduire, il est maintenant temps qu’elle se renouvèle.  Ces versions à quatre roues motrices sont une belle addition à la gamme, tout comme ce moteur de 2,4 litres, beaucoup plus flexible et agréable à utiliser que celui de 2,0 litres.  J’ai encore quelques réserves au sujet de la transmission CVT, mais il faut du temps pour s’habituer à ce type de boîte de vitesses.

Pour Mitsubishi, ce sera bientôt difficile de fidéliser les propriétaires actuels de Lancer.  Vous avez terminé de payer votre Lancer 2008 et voulez rester dans la gamme Mitsubishi.  Vous voudriez un modèle plus luxueux, mais la Galant n’est plus disponible depuis quelques années.  Vous ne voulez pas d’utilitaire sport et la Lancer est en tous points semblable à celle que vous aviez achetée en 2008.  Vous voyez le dilemme?  Mitsubishi risque de perdre de bons clients au profit de la concurrence si elle ne renouvèle pas sa gamme rapidement.

Questions, commentaires, opinions?  Venez discuter de la Mitsubishi Lancer AWC sur le forum de Passion Automobile en cliquant ici.

Essais réalisés précédemment:

Conditions de l’essai

Réalisé du 18 au 25 mars 2013.
Météo: 5 jours de soleil, 1 jour de nuages et un jour de tempête de neige, entre -7 et 5 C.
Modèle essayé : Mitsubishi Lancer GT-AWC 2013
Assemblé à Kurashiki, Okayama, Japon
Prix selon www.mitsubishi-motors.ca (16 avril 2013) :
** DE : 17 295 $
** SE : 20 995 $
** 10YR : 21 795 $
** SE-AWC : 24 895 $
** GT : 25 795 $
** GT-AWC : 29 795 $
Prix du modèle essayé : 29 598 $ + taxes
Distance parcourue : 1 042 km (77 % autoroute)
Consommation selon Ressources Naturelles Canada :

** Ville : 9,1 L/100 km

** Route : 6,8 L/100 km

** Émissions de CO² : 3 726 kg/année

Consommation dans la vraie vie: à peu près 9,5 L/100 km
Régime-moteur à 100 km/h : 2 000 tours/minute
Régime-moteur à 115 km/h : 2 300 tours/minute

Véhicule fourni par Mitsubishi Motors Canada.


Photos prises à Joliette, Québec

06 juillet 2012

Essai routier: Mitsubishi Lancer AWC 2012


Conversation à l’arrivée au travail :

-         Salut Christian, t’as changé d’auto?
-         Non, c’est mon essai de la semaine.
-         T’essaie pas des voitures neuves habituellement?
-         Elle est neuve, c’est une 2012!

J’avais essayé la Mitsubishi Lancer lorsqu’elle a été redessinée en 2007.  Depuis ce temps, elle n’a subi pratiquement aucune retouche autant à l’extérieur qu’à l’intérieur.  C’est probablement que la silhouette était remarquable à l’origine… ou que Mitsubishi n’a pas les moyens de refaire ses devoirs.  Il y a probablement un peu des deux.  Mais ça donne de drôles de conversation en arrivant au travail!  Le design d’origine, dynamique et sportif, collait bien à la réputation de la Lancer et à ses prétentions, du moins pour la Ralliart et l’EVO.  Et il est vrai que Mitsubishi n’a pas les moyens financiers de plusieurs de ses concurrents.  Alors quand Mitsubishi m’a offert d’essayer la Mitsubishi Lancer il y a quelques semaines, j’ai hésité.  Est-ce que j’allais faire un copier-coller de mon essai de 2007?  Pas tout à fait car Mitsubishi lance cette année une version doté du AWC (All Wheel Control), un nouvel acronyme qui s’apparente à AWD (All Wheel Drive).  Est-ce à dire que chez Mitsubishi, on ne fait pas juste conduire mais on est en contrôle?  Il aurait fallu une tempête de neige pour vraiment répondre à la question mais, heureusement, au début du mois de mai, il n’en a pas tombé!

Comme à ses débuts et si on excepte les versions Ralliart et EVO qui sont d’autres modèles en soi, la Mitsubishi Lancer 2012 est déclinée en quatre versions : DE, SE, SE-AWC et GT.  Comme vous pouvez le lire, seule la SE peut être équipée de la traction intég… euh… du contrôle intégral.  Et la GT, qui devrait être le modèle « suprême » de la gamme, elle a un moteur moins puissant que la SE-AWC et ne peut recevoir le contrôle intégral!  Bizarre!

Des sièges avant confortables mais qui offrent peu de support latéral équipent toujours la Mitsubishi Lancer en 2012.  Des grands cadrans simples, tachymètre et indicateur de vitesse, avec chiffres blancs sur fond noir vous font face.  Le reste des informations pertinentes sont fournies par l’intermédiaire d’un ordinateur de bord situé entre les deux cadrans.  Malheureusement, celui-ci ne peut retenir la moyenne de consommation d’essence plus de quatre heures.  C’est donc difficile de calculer la moyenne durant une semaine d’essai mais je dirais qu’elle se situe entre 8,5 et 9,0 L/100 km en mode deux roues motrices.  C’est un tableau de bord qui demeure très simple et dénudé d’artifice, très plastique aussi, et mûr pour une injection de folie.  Le système audio et le système Bluetooth font bien leur travail mais mériterait un écran plus grand qui afficherait plus d’informations.  Petite anecdote : j’ai cherché toute la semaine la prise USB car l’écran affichait souvent au démarrage que l’appareil USB n’était pas branché.  Après avoir regardé tous les endroits habituels, je me suis résigné à chercher dans le livret du propriétaire (vous savez, ce gros livre dans le coffre à gants que presque personne ne lit!).  Eh bien, elle est située tout en haut à l’intérieur du coffre à gants dans un endroit que vous ne verrai que si vous entrez la tête dans celui-ci!  J’exagère à peine… L’ingénieur qui a décidé d’installer cette prise à cet endroit n’a probablement pas de iPod !  Je vous conseille de vous acheter un fil supplémentaire et de le laisser branché en permanence.  Bien que ça semble être une option populaire, le gros aileron situé sur le coffre nuit énormément à la visibilité, particulièrement en marche arrière.  Pas du tout discret, je serais surpris qu’il ajoute quoi que ce soit à la tenue de route.  Il est même distrayant en conduite de nuit car les phares de l’auto qui vous suit apparaissent et disparaissent sans arrêt car cet aileron est à peu près à la même hauteur.  Les places arrière offrent peu de support latéral mais l’espace pour les genoux est généreux.  Pour ce qui est du coffre, malgré un seuil de chargement un peu élevé, il est très logeable.  Avec la banquette divisée 60/40 abaissée, j’ai pu y engouffrer 21 sacs de terre et d’engrais!  Je ne les ai transportés que sur une courte distance car c’est la suspension qui en avait plein le dos, évidemment!

C’est sous le capot que se cache la plus grosse nouveauté de cette Mitsubishi Lancer SE-AWC 2012.  En effet, Mitsubishi a remplacé le grognon 2,0 litres par un quatre cylindres 2,4 litres beaucoup plus silencieux.  Produisant  168 chevaux, il offre un couple de 167 lb-pi à cette version à quatre roues motrices de la Lancer.  Avec la transmission CVT, ce moteur forme le couple parfait car il est doux, puissant et agréable à conduire.  La CVT gère bien la puissance et ne fait pas révolutionner le moteur inutilement.  Malheureusement, c’est toute la gamme Lancer qui aurait eu besoin de ce moteur mais il n’est disponible que dans cette version SE-AWC.  Pour ce qui est des palettes de changement de vitesses au volant, c’est très amusant au départ mais on s’en lasse rapidement.  Les freins puissants sont à disques ABS aux quatre roues.  La suspension et la direction ne sont sûrement pas aussi pointues que sur la version Evolution mais c’est très bien pour la conduite de tous les jours.

Voilà une version intéressante de la Mitsubishi Lancer.  La Lancer occupe une drôle de place sur le marché.  Elle pourrait faire concurrence à d’autres concurrentes très doutées mais elle reste en retrait avec sa ligne qui aurait au moins besoin d’un rafraîchissement.  Son moteur 2,4 litres et la transmission CVT sont bien adaptés mais ne sont disponibles que sur un seul modèle et pas le moins cher.  Et la Lancer se retrouve dans la cours d’un fabricant qui a de bonnes idées mais peu de moyens financiers.  Une chose est rassurante chez Mitsubishi : sa garantie de 10 ans / 160 000 km qu’aucun autre manufacturier n’a même songé à renchérir.  À voir le nombre de Lancer sur la route, vous leur faites comfiance…
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Essai réalisé précédemment : Mitsubishi Lancer 2008
Conditions de l’essai
Réalisé du 7 au 14 mai 2012.
Journées de pluie et de soleil, entre 8 et 25 C.
Modèle essayé : Mitsubishi Lancer SE-AWC 2012
Assemblé à Kurashiki, Okayama, Japon
Prix selon www.mitsubishi-motors.ca (27 juin 2012) :
--- DE : 15 998 $
--- SE : 19 398 $
--- SE-AWC : 23 098 $
--- GT : 23 998 $
Prix du modèle essayé : 24 698 $ + taxes
Distance parcourue : 624,1 km (32 % autoroute)
Consommation selon Ressources Naturelles Canada :
--- Ville : 9,1 L/100 km
--- Route : 6,8 L/100 km
--- Émissions de CO² : 3 726 kg/année
Consommation dans la vraie vie: entre 8,5 et 9,0 L/100 km (à vue de nez!)
Régime-moteur à 100 km/h : 2 000 tours/minute
Régime-moteur à 115 km/h : 2 300 tours/minute
Véhicule fourni par Mitsubishi Motors Canada.
Photos prises à Ste-Elisabeth, Québec

26 septembre 2007

Essai routier complet: Mitsubishi Lancer 2008

Depuis son arrivée au Canada il y a quelques années, Mitsubishi a tenté de séduire les automobilistes avec une grande gamme de modèles comprenant des berlines et des VUS de toutes tailles et de tous les prix. Le problème toutefois était que ces modèles avaient souvent été dessinés plusieurs années avant leur arrivée ici ce qui fait que, lors de leur lancement ici, ils étaient déjà dépassés. Et un réseau de concessionnaires limité n’a pas aidé les choses. Mais, aujourd’hui, le réseau de concessionnaires prend de l’ampleur, Mitsubishi a pris le taureau par les cornes et adapté ces nouvelles réalisations à la réalité du marché d’aujourd’hui. Néanmoins, il n’y avait toujours pas de concessionnaire dans la région de Joliette, ce qui m’empêchait de bien connaître ces modèles. Qu’à cela ne tienne, Mitsubishi Motors du Canada m’a très gentiment prêté une Lancer 2008 pour faire un essai complet et vous écrire mes impressions. Un pas de plus vers une collaboration complète des constructeurs à Auto Opinion.ca.

La Mitsubishi Lancer est complètement redessinée pour 2008 et elle avait été présentée en primeur canadienne lors du dernier Salon de l’Auto de Montréal en janvier 2007. Un modèle qui possède des lignes plus distinctives que le modèle qu’il remplace. Alors que l’ancienne génération se fondait littéralement dans la jungle automobile, la présente génération possède des lignes agressives et une calandre proéminente qui laisse entrevoir des intentions sportives. Nous verrons plus loin si les intentions rejoignent les prestations. Lorsqu’on la regarde sous certains angles, on peut déceler des airs d’Acura TSX. La Lancer n’est plus offerte cette année en version Sportback (lire familiale), une version qui offrait une grande capacité de chargement mais dont les lignes étaient douteuses. La Mitsubishi Lancer 2008 est disponible en trois niveaux d’équipements soit les niveaux DE, ES et GTS. Les versions plus sportives EVO devrait arriver plus tard l’année prochaine. La version DE est évidemment la moins chère mais offre un équipement qui est peut-être un peu chiche. La version au meilleur rapport qualité/prix, selon moi, est la ES par son équipement nettement plus complet et un prix qui demeure raisonnable. Quant à la GTS, elle est plus sportive par ses caractéristiques de freins, de pneus et de suspension mais on a malheureusement oublié le moteur. C’est le même que dans la version DE la moins chère.

Pour les fins de cet essai, Mitsubishi m’a fourni une Lancer ES 2008 d’un beau « bleu électrique nacré ». Un nom poétique pour dire qu’elle était bleue. L’accès à bord est aisé et l’espace ne fait pas défaut. Les sièges avant sont confortables, quoique manquant de support latéral et celui du conducteur est réglable en six positions. Bizarrement, pour m’être assis à l’arrière quelques instants, la banquette semble encore plus confortable qu’à l’avant. Bon point pour vos passagers. La bonne position de conduite est facile à trouver. Devant moi, un tableau de bord aux matériaux bien assemblés mais, encore une fois, un peu trop de plastique. Deux énormes cadrans cerclés de gris servent d’indicateur de vitesse et de tachymètre. Au centre de ceux-ci, un mini-ordinateur de bord vous informe sur les conditions du moteur (température, autonomie, consommation et plus). Petit détail à propos de la consommation d’essence : lorsque j’effectue un essai de plusieurs jours, je réinitialise l’ordinateur de bord pour connaître la consommation moyenne lors de mon essai. Dans la Mitsubishi Lancer, la consommation moyenne se réinitialise d’elle-même après quatre heures à l’arrêt. Pourquoi? Je n’en ai aucune idée. Toutefois, je peux supposer que la consommation moyenne se situait autour de 9,0 L/100 km. Le volant se prend bien en main et, sur mon véhicule d’essai, intégrait le régulateur de vitesse à droite et les commandes de la radio à gauche. Également à gauche, un peu plus bas, les commandes du système Bluetooth pour votre téléphone cellulaire. Parlant de radio, la sonorisation est confiée à un système AM/FM/CD/MP3 de 140 watts avec volume auto-réglable avec la vitesse. Ce volume auto-réglable ne m’a pas impressionné puisqu’il semblait quelquefois monter et descendre sans raison. Toutes les assistances électriques sont de série. Si vous aimez vous faire casser les oreilles par votre musique de discothèque, Mitsubishi propose en option un système Rockford-Fosgate Punch de 650 watts avec 9 haut-parleurs, y compris un haut-parleur des graves à 2 voix de 10 pouces, de quoi réveiller tout le voisinage. La climatisation a été bien appréciée mais elle n’est à réglage automatique que dans la GTS. Bref, le tableau de bord n’est pas très original mais c’est simple et efficace. Pour ce qui est du coffre, il est de bonne dimension, le seuil de chargement est bas et l’ouverture est convenable puisque j’y ai mis facilement un sac de golf. Et il restait de l’espace pour un autre. Si vous manquez d’espace, la banquette rabattable divisée 60/40 devrait vous aider à condition de ne pas acheter le modèle DE (pas de banquette rabattable).

Que vous choisissiez le modèle de base ou le modèle GTS, la Mitsubishi Lancer 2008 ne propose qu’un seul moteur et c’est le 4 cylindres 2,0 litres de 152 chevaux. On propose toutefois trois types de transmission. La première est une manuelle conventionnelle à cinq rapports en équipement de série sur tous les modèles. Ensuite, on a droit à une transmission à rapports continuellement variable (CVT), optionnelle sur les modèles DE et ES. Enfin, une autre CVT avec un mode Sportronic et palettes derrière le volant équipe la GTS en option. C’est le deuxième choix qui équipait mon véhicule. Côté performance, c’est respectable avec de bons départs mais pour les reprises, la CVT me semble hésitante. En effet, lors d’un dépassement, la CVT hésite à faire monter les révolutions. Toutefois, lorsque le moteur prend son envoi, on sent bien les 152 chevaux. Et c’est alors que l’on s’aperçoit que le moteur est bruyant en accélération. En fait, est-ce le moteur qui est bruyant ou est-ce la transmission CVT qui exploite mal cette puissance? C’est peut-être un peu des deux. Pour l’instant, les transmissions CVT que j’ai essayées chez plusieurs fabricants ne m’ont guère impressionné.

Nonobstant le bruit du moteur en accélération, la conduite de cette Lancer sur la route m’a grandement réjoui. La tenue de route est excellente. Les pneus Yokohama AVID P205/60R16 sont excellents. Je les connais bien puisque j’en ai des semblables sur ma mini-fourgonnette. Ils offrent un bon confort mais s’usent rapidement, du moins sur mon véhicule personnel. Les freins sont à disques ABS aux quatre roues, gage d’un très bon freinage. La suspension est indépendante aux quatre roues. La Mitsubishi Lancer 2008 est une excellente routière avec de petit accents sportifs puisqu’elle prend les courbes avec assurance. Je me répète mais on prend vraiment plaisir à conduire cette voiture sur la grande route.

Côté sécurité, on a mis le paquet. Tous les coussins gonflables sont de série dans tous les modèles. Vous avez donc droit aux classiques coussins frontaux en plus des coussins latéraux intégrés aux sièges avant. Des coussins gonflables latéraux de type rideau protégeant la tête sont également standard et protègent la tête des occupants des places avant et arrière. De plus, Mitsubishi ajoute des coussins gonflables pour les genoux du conducteur. Donc, si l’irréparable se produit, vous n’aurez pas beaucoup de chances de frapper les parois intérieures de votre voiture. Seul accroc à la sécurité : les freins ABS sont en option sur le modèle DE (en groupe avec le climatiseur!). Vous conviendrez avec moi que ce n’est pas un gros accroc.

En résumé, la Mitsubishi Lancer 2008 est un modèle que j’achèterais volontiers. La seule question : est-ce que je m’habituerais au bruit du moteur? Autant elle était agréable à conduire sur la route, autant elle était désagréable lorsqu’il y a beaucoup de feux de circulation et que les départs sont fréquents. Quant à quel modèle j’achèterais, le modèle DE présente un équipement un peu chiche (quoique le prix soit attrayant) et le modèle GTS lui manque un moteur qui ferait honneur à ces trois lettres. Mon achat serait donc un modèle ES pour son équipement complet et un prix raisonnable et je tenterais d’essayer la transmission manuelle. On ne sait pas, peut-être que ça règle certains irritants. Un dernier point qui pourrait vous convaincre : une des meilleure garantie de l’industrie. 5 ans ou 100 000 km comme garantie de base et 10 ans ou 160 000 km sur le groupe propulseur. De plus, l’assistance routière est incluse pour 5 ans. Trouvez un concessionnaire près de chez vous et faites un essai de la Mitsubishi Lancer 2008. Ensuite, revenez sur Auto Opinion.ca et faites-moi vos commentaires…

Justement, pour vos commentaires mais également pour vos questions, rejoignez-moi sur le forum de Passion Automobile et participez à notre discussion sur la Mitsubishi Lancer 2008. Ce sera sûrement intéressant parce que, pendant que les Nord-Américains attendent les versions plus performantes, les Européens n’ont droit qu’aux versions performantes. Il suffit simplement de partager nos points de vue…

Conditions de l’essai
Réalisé du 15 au 20 août 2007
Journées de soleil et de pluie, de 23 à 29 C
Modèle à l’essai : Mitsubishi Lancer ES 2008
Distance parcourue : 489 km sur tous types de route
Véhicule fourni par Mitsubishi Motors Canada
Merci à Sophie Des Marais.

Avertissement

La consommation réelle peut différer de 10 à 20% par rapport à la consommation affichée par l'ordinateur de bord. Toutefois, à des fins de comparaison, j'inscris toujours la consommation que l'ordinateur de bord affiche à la fin de la période d'essai.
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