26 septembre 2007

Essai routier complet: Mitsubishi Lancer 2008

Depuis son arrivée au Canada il y a quelques années, Mitsubishi a tenté de séduire les automobilistes avec une grande gamme de modèles comprenant des berlines et des VUS de toutes tailles et de tous les prix. Le problème toutefois était que ces modèles avaient souvent été dessinés plusieurs années avant leur arrivée ici ce qui fait que, lors de leur lancement ici, ils étaient déjà dépassés. Et un réseau de concessionnaires limité n’a pas aidé les choses. Mais, aujourd’hui, le réseau de concessionnaires prend de l’ampleur, Mitsubishi a pris le taureau par les cornes et adapté ces nouvelles réalisations à la réalité du marché d’aujourd’hui. Néanmoins, il n’y avait toujours pas de concessionnaire dans la région de Joliette, ce qui m’empêchait de bien connaître ces modèles. Qu’à cela ne tienne, Mitsubishi Motors du Canada m’a très gentiment prêté une Lancer 2008 pour faire un essai complet et vous écrire mes impressions. Un pas de plus vers une collaboration complète des constructeurs à Auto Opinion.ca.

La Mitsubishi Lancer est complètement redessinée pour 2008 et elle avait été présentée en primeur canadienne lors du dernier Salon de l’Auto de Montréal en janvier 2007. Un modèle qui possède des lignes plus distinctives que le modèle qu’il remplace. Alors que l’ancienne génération se fondait littéralement dans la jungle automobile, la présente génération possède des lignes agressives et une calandre proéminente qui laisse entrevoir des intentions sportives. Nous verrons plus loin si les intentions rejoignent les prestations. Lorsqu’on la regarde sous certains angles, on peut déceler des airs d’Acura TSX. La Lancer n’est plus offerte cette année en version Sportback (lire familiale), une version qui offrait une grande capacité de chargement mais dont les lignes étaient douteuses. La Mitsubishi Lancer 2008 est disponible en trois niveaux d’équipements soit les niveaux DE, ES et GTS. Les versions plus sportives EVO devrait arriver plus tard l’année prochaine. La version DE est évidemment la moins chère mais offre un équipement qui est peut-être un peu chiche. La version au meilleur rapport qualité/prix, selon moi, est la ES par son équipement nettement plus complet et un prix qui demeure raisonnable. Quant à la GTS, elle est plus sportive par ses caractéristiques de freins, de pneus et de suspension mais on a malheureusement oublié le moteur. C’est le même que dans la version DE la moins chère.

Pour les fins de cet essai, Mitsubishi m’a fourni une Lancer ES 2008 d’un beau « bleu électrique nacré ». Un nom poétique pour dire qu’elle était bleue. L’accès à bord est aisé et l’espace ne fait pas défaut. Les sièges avant sont confortables, quoique manquant de support latéral et celui du conducteur est réglable en six positions. Bizarrement, pour m’être assis à l’arrière quelques instants, la banquette semble encore plus confortable qu’à l’avant. Bon point pour vos passagers. La bonne position de conduite est facile à trouver. Devant moi, un tableau de bord aux matériaux bien assemblés mais, encore une fois, un peu trop de plastique. Deux énormes cadrans cerclés de gris servent d’indicateur de vitesse et de tachymètre. Au centre de ceux-ci, un mini-ordinateur de bord vous informe sur les conditions du moteur (température, autonomie, consommation et plus). Petit détail à propos de la consommation d’essence : lorsque j’effectue un essai de plusieurs jours, je réinitialise l’ordinateur de bord pour connaître la consommation moyenne lors de mon essai. Dans la Mitsubishi Lancer, la consommation moyenne se réinitialise d’elle-même après quatre heures à l’arrêt. Pourquoi? Je n’en ai aucune idée. Toutefois, je peux supposer que la consommation moyenne se situait autour de 9,0 L/100 km. Le volant se prend bien en main et, sur mon véhicule d’essai, intégrait le régulateur de vitesse à droite et les commandes de la radio à gauche. Également à gauche, un peu plus bas, les commandes du système Bluetooth pour votre téléphone cellulaire. Parlant de radio, la sonorisation est confiée à un système AM/FM/CD/MP3 de 140 watts avec volume auto-réglable avec la vitesse. Ce volume auto-réglable ne m’a pas impressionné puisqu’il semblait quelquefois monter et descendre sans raison. Toutes les assistances électriques sont de série. Si vous aimez vous faire casser les oreilles par votre musique de discothèque, Mitsubishi propose en option un système Rockford-Fosgate Punch de 650 watts avec 9 haut-parleurs, y compris un haut-parleur des graves à 2 voix de 10 pouces, de quoi réveiller tout le voisinage. La climatisation a été bien appréciée mais elle n’est à réglage automatique que dans la GTS. Bref, le tableau de bord n’est pas très original mais c’est simple et efficace. Pour ce qui est du coffre, il est de bonne dimension, le seuil de chargement est bas et l’ouverture est convenable puisque j’y ai mis facilement un sac de golf. Et il restait de l’espace pour un autre. Si vous manquez d’espace, la banquette rabattable divisée 60/40 devrait vous aider à condition de ne pas acheter le modèle DE (pas de banquette rabattable).

Que vous choisissiez le modèle de base ou le modèle GTS, la Mitsubishi Lancer 2008 ne propose qu’un seul moteur et c’est le 4 cylindres 2,0 litres de 152 chevaux. On propose toutefois trois types de transmission. La première est une manuelle conventionnelle à cinq rapports en équipement de série sur tous les modèles. Ensuite, on a droit à une transmission à rapports continuellement variable (CVT), optionnelle sur les modèles DE et ES. Enfin, une autre CVT avec un mode Sportronic et palettes derrière le volant équipe la GTS en option. C’est le deuxième choix qui équipait mon véhicule. Côté performance, c’est respectable avec de bons départs mais pour les reprises, la CVT me semble hésitante. En effet, lors d’un dépassement, la CVT hésite à faire monter les révolutions. Toutefois, lorsque le moteur prend son envoi, on sent bien les 152 chevaux. Et c’est alors que l’on s’aperçoit que le moteur est bruyant en accélération. En fait, est-ce le moteur qui est bruyant ou est-ce la transmission CVT qui exploite mal cette puissance? C’est peut-être un peu des deux. Pour l’instant, les transmissions CVT que j’ai essayées chez plusieurs fabricants ne m’ont guère impressionné.

Nonobstant le bruit du moteur en accélération, la conduite de cette Lancer sur la route m’a grandement réjoui. La tenue de route est excellente. Les pneus Yokohama AVID P205/60R16 sont excellents. Je les connais bien puisque j’en ai des semblables sur ma mini-fourgonnette. Ils offrent un bon confort mais s’usent rapidement, du moins sur mon véhicule personnel. Les freins sont à disques ABS aux quatre roues, gage d’un très bon freinage. La suspension est indépendante aux quatre roues. La Mitsubishi Lancer 2008 est une excellente routière avec de petit accents sportifs puisqu’elle prend les courbes avec assurance. Je me répète mais on prend vraiment plaisir à conduire cette voiture sur la grande route.

Côté sécurité, on a mis le paquet. Tous les coussins gonflables sont de série dans tous les modèles. Vous avez donc droit aux classiques coussins frontaux en plus des coussins latéraux intégrés aux sièges avant. Des coussins gonflables latéraux de type rideau protégeant la tête sont également standard et protègent la tête des occupants des places avant et arrière. De plus, Mitsubishi ajoute des coussins gonflables pour les genoux du conducteur. Donc, si l’irréparable se produit, vous n’aurez pas beaucoup de chances de frapper les parois intérieures de votre voiture. Seul accroc à la sécurité : les freins ABS sont en option sur le modèle DE (en groupe avec le climatiseur!). Vous conviendrez avec moi que ce n’est pas un gros accroc.

En résumé, la Mitsubishi Lancer 2008 est un modèle que j’achèterais volontiers. La seule question : est-ce que je m’habituerais au bruit du moteur? Autant elle était agréable à conduire sur la route, autant elle était désagréable lorsqu’il y a beaucoup de feux de circulation et que les départs sont fréquents. Quant à quel modèle j’achèterais, le modèle DE présente un équipement un peu chiche (quoique le prix soit attrayant) et le modèle GTS lui manque un moteur qui ferait honneur à ces trois lettres. Mon achat serait donc un modèle ES pour son équipement complet et un prix raisonnable et je tenterais d’essayer la transmission manuelle. On ne sait pas, peut-être que ça règle certains irritants. Un dernier point qui pourrait vous convaincre : une des meilleure garantie de l’industrie. 5 ans ou 100 000 km comme garantie de base et 10 ans ou 160 000 km sur le groupe propulseur. De plus, l’assistance routière est incluse pour 5 ans. Trouvez un concessionnaire près de chez vous et faites un essai de la Mitsubishi Lancer 2008. Ensuite, revenez sur Auto Opinion.ca et faites-moi vos commentaires…

Justement, pour vos commentaires mais également pour vos questions, rejoignez-moi sur le forum de Passion Automobile et participez à notre discussion sur la Mitsubishi Lancer 2008. Ce sera sûrement intéressant parce que, pendant que les Nord-Américains attendent les versions plus performantes, les Européens n’ont droit qu’aux versions performantes. Il suffit simplement de partager nos points de vue…

Conditions de l’essai
Réalisé du 15 au 20 août 2007
Journées de soleil et de pluie, de 23 à 29 C
Modèle à l’essai : Mitsubishi Lancer ES 2008
Distance parcourue : 489 km sur tous types de route
Véhicule fourni par Mitsubishi Motors Canada
Merci à Sophie Des Marais.

18 septembre 2007

Essai routier: Hyundai Elantra 2007

Hyundai nous avait promis de renouveler complètement sa gamme il y a quelques années. Le Tucson était le premier modèle de ce renouveau en 2005. Le dernier modèle en lice est l’Elantra, que j’ai essayé au mois de juillet dernier grâce à Hyundai de Lanaudière.

Je dois avouer que sa ligne ne m’enthousiasme guère. L’avant n’est pas vilain mais je crois que l’on a exagéré les rondeurs de l’arrière. Il en résulte un modèle qui n’a pas le dynamisme que l’on aurait souhaité, du moins au niveau de la silhouette. La Hyundai Elantra 2007 se décline en cinq niveaux d’équipement soit GL, GL Confort, GL Confort Plus, GL Sport et GLS. Le modèle Elantra essayé était le GL Confort, probablement celui qui récoltera le plus de ventes par son équipement complet et son prix raisonnable.

À l’intérieur, le tableau de bord est de belle conception et les matériaux sont de bonne qualité et agréable au toucher. Mieux que dans certains modèles concurrents de valeur comparable. Au centre de la nacelle, on retrouve le compteur de vitesse flanqué à gauche d’une demi-lune pour le tachymètre et à droite, deux petites demi-lunes pour le niveau d’essence et la température du liquide de refroidissement. C’est clair et efficace. La sonorisation est bonne grâce à ses six haut-parleurs (quatre dans la GL) et sa configuration qui peut lire les CD et les MP3. Pas de prise auxiliaire pour y brancher votre lecteur externe. Dommage puisque de plus en plus de constructeurs l’incluent dans leurs modèles de base. L’espace pour la tête et les jambes ne pose pas de problème. Les sièges sont confortables à l’avant et le support latéral est moyen. Et surprise, ces sièges sont chauffants dans tous les modèles, sauf la GL. Il y a beaucoup de rangement à l’intérieur, quatre porte-verres à l’avant et ceux à l’arrière sont situés dans l’appuie-bras central. La climatisation est bonne quoiqu’elle gruge sûrement quelques chevaux à la version automatique. La visibilité est bonne vers l’arrière grâce à la petite vitre que l’on a inséré dans le pilier C. Les rétroviseurs sont toutefois petits, un point que Hyundai devrait retravailler.

Sur la route, la tenue est relativement neutre. La direction à assistance électrique est agréable à utiliser mais donne un « feedback » moyen, un trait commun de ce type d’assistance. La suspension est confortable et c’est une bonne voiture à conduire aux limites légales. Le moteur 4 cylindres en ligne de 2,0 litres et 16 soupapes est doux sur la route mais lorsque vous voulez exploiter ses 138 chevaux, il devient grognon. Sa puissance est quand même adéquate. La transmission automatique compte seulement quatre rapports mais semble bien effectuer son travail. Si vous préférez, une transmission manuelle à cinq rapports fait partie de l’équipement de série de tous les modèles, sauf la GLS. Le freinage est bon mais pour avoir droit aux freins ABS, vous devrez choisir un modèle plus cher car ils ne sont pas présents dans les modèles GL et GL Confort, même pas en option. La Hyundai Elantra profite de pneus de 15 pouces, 16 pouces pour les GL Sport et GLS.

En bref, je crois que la Hyundai Elantra 2007 souffre de la comparaison avec ses sœurs Accent et Sonata. Celles-ci ont été revues en profondeur tandis que, dans le cas de l’Elantra, on semble avoir manqué de souffle. Malgré tout, lorsqu’on la compare à ses concurrentes, elle fait bonne figure. Alors, si le cœur vous en dit, passez faire un essai chez votre concessionnaire, entre autres chez Hyundai de Lanaudière, et comparez-la à d’autres modèles que vous aurez également essayés. C’est probablement la meilleure façon de bien situer la Hyundai Elantra parmi les nombreux choix de cette catégorie.

Vous désirez faire vos commentaires ou poser des questions sur la Hyundai Elantra 2007, venez me rejoindre chez Passion Automobile. J’ai créé une discussion sur leur forum et j’attend votre opinion avec impatience…

Pour la comparaison avec d’autres modèles, cliquez ici et vous verrez le résultat du match comparatif entre la Hyundai Elantra, la Chevrolet Cobalt, la Honda Civic et la Mazda3 sur le site de Critique Auto. Si vous le désirez, vous pourrez aussi changer les modèles en lice pour faire vos propres comparaisons.


Conditions de l’essai
Réalisé le 12 juillet 2007
Journée ensoleillée, environ 25°C
Modèle à l’essai : Hyundai Elantra GL Confort 2007
Distance parcourue : 29 km sur route, autoroute et en ville
Véhicule fourni par Hyundai de Lanaudière, Joliette QC
Merci à Dave Brissette.

06 septembre 2007

Les dernières actualités...

En attendant le prochain essai dont la rédaction est en cours, j’ai pensé qu’il serait intéressant de faire un petit tour de l’actualité automobile récente, gracieuseté de Critique Auto.

Aujourd’hui, Critique Auto nous apprend que Dodge veut demeurer un leader dans le domaine de la puissance et la nouvelle Viper 2008 n’aurait aucune crainte à ce sujet. Au lieu de parler de chevaux, on parlerait de cavalerie dans ce cas. C’est à lire!

Hier, c’était une pile révolutionnaire qui retenait l’attention. Celle-ci permettrait notamment une plus grande autonomie aux voitures qui utilisent seulement l’électricité comme propulsion. De plus, elle pourrait avoir d’autres applications que sous le capot de véhicules routiers.

On parle également chez Critique Auto de la baisse des ventes automobiles aux Etats-Unis. Pour les ventes canadiennes, vous pouvez vous reporter au bas de la colonne de gauche de Auto Opinion.ca où j’y dresse la liste mensuellement.

Dans les autres nouvelles, soulignons l’arrivée en 2009 de la Dodge Challenger SRT-8, des photos de la nouvelle Audi A4 2008 et de la Cadillac CTS 2008, des photos d’une future sous-compacte de Ford et on discute de six modèles Volkswagen qui utiliserait la technologie « Bluemotion ».

Pour les toutes dernières nouvelles dans le merveilleux monde de l’automobile, n’hésitez pas à visiter notre partenaire québécois, Critique Auto.

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