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30 août 2010

Essai routier complet: Mitsubishi Eclipse 2011

Bien que je l'ai essayé il n'y a pas si longtemps, j'ai tout de même accepté de réessayer le coupé Mitsubishi Eclipse. Outre le fait qu'il est très agréable d'essayer ce genre de voiture, il s'agissait cette fois-ci de la version 2011 alors que c'était un millésime 2009 la dernière fois. Mitsubishi a carrément passé par-dessus l'année 2010. De plus, au lieu du puissant V6, un plus modeste quatre cylindres équipait l'Eclipse. En relisant mes notes, j'avais inscrit la dernière fois que la mécanique était impressionante mais que, malheureusement, la carrosserie ne suivait plus la parade. Les choses sont différentes avec le quatre cylindres. De plus, Mitsubishi a ajusté la dotation du modèle GS probablement en prévision d'une toute nouvelle voiture qui serait dévoilée prochainement. En haussant ses attributs, elle est maintenant très compétitive face au modèle GT-P. Analysons le tout plus en profondeur.

D'abord, comme je l'ai mentionné plus haut, Mitsubishi a bonifié l'équipement du modèle GS. La carrosserie a été abaissé de 15 mm afin d'accentuer la silhouette trapue de l'Eclipse avec pour conséquence qu'il est toujours facile de prendre place à l'avant mais c'est pour en ressortir que c'est plus ardu. Apparemment, je n'ai plus 25 ans! Les places arrières sont symboliques et il vaut mieux considérer l'Eclipse comme un 2+2, les places arrière ne servant qu'à dépanner. Outre les sièges avant bien moulants et confortables, rien n'est très jojo à l'intérieur de l'Eclipse. Presque tout est décoré dans des teintes de gris. Un peu de couleur s'il-vous-plaît pour cette vedette de jeux vidéo! La console centrale centrale est très dépouillée ce qui facilite la manipulation des commandes. En fait, tout est à porté de la main. Le système de son Rockford-Fosgate impressionne par sa sonorité agréable et une simple mise à jour suffirait à lui redonner sa jeunesse. Si on lui ajoutait, par exemple, une prise AUX et une prise USB, il pourrait accueillir les lecteur MP3 et les iPod, maintenant devenus très populaires. Par contre, tous les modèles ont maintenant droit à la connectivité Bluetooth, un équipement presque indispensable dans un pays où le téléphone cellulaire est interdit au volant. Sa programmation est simple et lorsque votre téléphone est programmé correctement, il sera reconnu chaque fois que vous prendrez place au volant de votre Eclipse. Les molettes de la climatisation sont faciles à comprendre et à manipuler. Le régulateur de vitesse est placé sur un petit bras au bas du volant et bien que cette disposition ne me plaît pas, on s'y habitue avec le temps.

Le principal intérêt de cet essai était la mécanique. La Mitsubishi Eclipse 2011 peut vous être fournie avec un V6 3,8 litres de 265 chevaux avec transmission manuelle à six rapports ou automatique à cinq vitesses. Celui-ci est très performant, peut-être un peu trop pour le reste de l'ensemble. Cette fois-ci, c'est le 4 cylindres de 2,4 litres et 162 chevaux qui ronronnait sous le capot. Ce n'est pas vraiment une bombe et c'est justement ce qui fait que j'ai plus apprécié ce moteur plutôt que le V6. Ce quatre cylindres semble être fait sur mesure pour cette voiture. Malgré qu'elle ne compte que cinq rapports, la transmission manuelle était agréable à manipuler et formait un excellent duo avec le moteur quatre cylindres. Pour ce qui est de l'automatique, elle ne compte que quatre rapports ce qui est un peu en retard sur la concurrence. Les freins sont à disques ventilés à l'avant et à disques pleins à l'arrière. L'antiblocage ABS est de série et est jumelé avec le dispositif de répartition de la force de freinage. La force de freinage est excellente. La suspension est composée de jambes de force MacPherson à l'avant et d'une configuration multibras surbaissée à l'arrière. Malgré le fait que la suspension soit surbaissée cette année, le compromis confort/tenue de route est assez bon pour procurer plusieurs belles heures au volant d'une voiture facile à conduire et sans mauvaise surprise, en autant que le conducteur fasse preuve de gros bon sens. La direction assistée à crémaillère est quelquefois un peu légère mais en général, c'est très bien.

En bref, le Mitsubishi Eclipse GS 2011 est un excellent coupé malgré quelques rides. Quelques ajouts à l'équipement de ce modèle le rend attrayant face à la concurrence et même face au modèle GT-P. D'ailleurs, le moteur quatre cylindres est beaucoup mieux adapté à cette carrosserie que le V6 trop puissant. La voiture devient alors agréable à conduire et beaucoup moins rebelle. Elle se compare alors beaucoup mieux à un Kia Forte Koup par exemple. Le prix devient aussi beaucoup plus intéressant pour un modèle en fin de carrière.

Autre essai complémentaire: essai du Mitsubishi Eclipse 2009

Questions, commentaires, opinions? Venez discuter du Mitsubishi Eclipse sur le forum de Passion Automobile en cliquant ici.

Conditions de l’essai

Réalisé du 21 au 28 juin 2010.
Journées de soleil et de pluie, entre 20 et 31 C.
Modèle essayé : Mitsubishi Eclipse GS 2011
Échelle de prix : 24 498 à 33 298 $ + frais et taxes
Prix du modèle essayé : 29 558 $ + taxes
Distance parcourue : 416,5 km (48 % autoroute)
Consommation moyenne : 10,5 / 7,3 L/100 km (ville/route, Ress. Naturelles Canada)
Régime-moteur à 100 km/h : 2 600 tours/minute
Régime-moteur à 115 km/h : 3 000 tours/minute
Véhicule fourni par Mitsubishi Motors Canada.
Merci à Lara Brown.
Photos prises à Ste-Élisabeth, Québec

17 septembre 2009

Essai routier complet: Mitsubishi Eclipse 2009

Mitsubishi est arrivée au Canada en 2003 mais ses voitures et camionnettes sont avec nous depuis très longtemps. Tout le monde se souvient des Dodge Ram 50 et Colt, des petites voitures qui ont bien aidé Chrysler à être présent dans ce segment très populaire. Depuis cette époque, Chrysler et Mitsubishi collaborent encore mais c’est plus discret. Si je vous parle de Chrysler, c’est que le coupé Mitsubishi Eclipse a commencé sa carrière au Canada chez Chrysler en tant que Plymouth Laser et Eagle Talon. C’était en 1990. L’Eclipse, lui, n’était alors distribué qu’aux Etats-Unis. Les marques Plymouth et Eagle ayant aujourd’hui disparues, le Mitsubishi Eclipse peut maintenant agir seul des deux côtés de la frontière. De plus, les amateurs de jeux vidéo le connaissent bien car il est depuis longtemps l'une des vedettes de « tuning » des jeux de course automobile notamment dans « Need for Speed ».

Le Mitsubishi Eclipse 2009 est offert en deux niveaux d'équipement soit le GS à moteur quatre cylindres et le GT-P avec moteur V6. Et il ne faut pas oublier la version cabriolet nommée Spyder, considérée comme un modèle distinct. Les deux diffèrent passablement au niveau de l'équipement dans le but évident d'offrir un coupé sport à prix abordable. La silhouette est également plus typée dans le cas du modèle GT-P. C'est celui-ci qui a servi de banc d'essai pour ce compte-rendu.

On prend place aisément à l'avant grâce aux larges portières de ce coupé. À l'arrière, c'est plus difficile et le confort n'est pas le point fort des places arrière. D'ailleurs, lorsque j'y ai pris place, ma tête était appuyée sur le pavillon. Considérons donc l'Eclipse comme un 2+2. Les sièges avant sont confortables et procurent un bon support latéral. La position de conduite est facile à trouver bien que l'on soit assis très bas. En fait, pour les gens moins en forme comme moi, le défi est de s'extirper du siège! Le tableau de bord n'est pas très réjouissant pour un modèle que l'on considère « sportif ». Tout est gris, mis à part le bloc central, et le design des cadrans n'est pas très original. En fait, on se croirait devant un tableau de bord conçu à une autre époque plus terne. Même la trappe du coussin gonflable du passager est apparente alors qu'on tente chez les autres constructeurs de la cacher. De plus, dans ma voiture d'essai, la teinte de gris de cette trappe n'était pas parfaitement harmonisée au reste de l'ensemble. Donc, les ingénieurs devraient travailler sur un look plus audacieux pour l'intérieur de cette vedette de jeu vidéo. Même le cuir des sièges gagnerait à être garni d'insigne « GT » et de couleur vivante et contrastante. Il y a tout de même des points positifs comme l'accessibilité des commandes et leur facilité d'utilisation. La climatisation est efficace et les grosses molettes se manipulent aisément. Le fantôme de Chrysler fait encore des siennes alors que le régulateur de vitesse est placé sur un petit bras en bas à droite du volant. De plus, les commandes de la radio sont disposées derrière le volant. Pourquoi ne pas avoir intégré toutes ces commandes à l'avant du volant alors que celui-ci est totalement libre? C'est sûr qu'on s'habitue à cette disposition inhabituelle mais elle n'est pas la plus ergonomique possible. Quelqu'un pourrait-il m'expliquer pourquoi il y a un ajustement intérieur pour la hauteur du faisceau des phares. J'ai eu beau chercher une utilité à cette fonction, je n'en trouve pas! L'espace cargo serait très bien si ce n'était de l'énorme haut-parleur de grave qui prend beaucoup de place. Et le hayon n'émet pas un son très rassurant lorsqu'on le referme. Parlant de son, le système Rockford-Fosgate de 650 watts avec 9 haut-parleurs plus le « sub » de 10 pouces est impressionnant. Sa qualité de son est excellente et il aurait été surprenant qu'il en soit autrement vu la puissance du système et les dimensions de l'habitacle.

Là où le Mitsubishi Eclipse 2009 excelle, c'est au niveau mécanique. Le modèle GS se contente d'un moteur quatre cylindres de 2,4 litres et 162 chevaux. Le modèle GT-P a évidemment droit à la crème soit un V6 de 3,8 litres qui développe 265 chevaux avec une transmission manuelle à six rapports. Une automatique à cinq vitesses est aussi offerte. L'ensemble est très performant et c'est grisant de faire monter le moteur en régime puisqu'il émet un son très agréable à l'oreille. Les rapports sont faciles à passer et bien étagés pour la conduite de tous les jours. Sa consommation est assez bonne sur route mais se détériore en ville où il sera difficile de faire sous les 13,0 L/100 km. Des disques ventilés à l'avant et des disques pleins à l'arrière se chargent d'arrêter la voiture avec efficacité. La suspension offre un bon compromis entre le confort et la performance. La tenue de route est excellente grâce à une direction précise et à une assistance bien dosée. Des pneus Goodyear Eagle RS P235/45R18 relient la voiture au bitume pour la GT-P alors que la GS se contentent de 17 pouces. La voiture est très agréable à conduire et être au volant cheveux au vent dans le cas de la Spyder aurait probablement été une expérience intéressante. Côté sécurité, tous les équipements sont inclus dans les deux modèles sauf l'antipatinage actif réservé au modèle GT-P. Donc, les coussins et rideaux gonflables ainsi que l'ABS avec répartition de la force de freinage sont inclus dans l'ensemble de base.

En bref, la silhouette du Mitsubishi Eclipse GT-P 2009 incite à la performance et la mécanique n'aura aucune difficulté à vous procurer des sensations fortes. Le problème à mon avis, c'est l'habitacle qui n'est pas à la hauteur de la mécanique. Il est terne et sa conception est clairement issue d'une autre époque. Mettez un peu de vie dans cet intérieur, des matériaux adéquats et ce coupé sera alors beaucoup plus invitant. L'intérieur « terra cota » est peut-être plus beau, à vous de décider. Sur ce, je vous souhaite bonne route!

Questions, commentaires, opinions? Venez discuter du Mitsubishi Eclipse sur le forum de Passion Automobile en cliquant ici.


Conditions de l’essai


Réalisé du 1er au 5 juin 2009.
Journées ensoleillées et pluvieuses, entre 9 et 22 C.
Modèle essayé : Mitsubishi Eclipse GT-P 2009
Échelle de prix : 25 998 à 34 798 $
Prix du modèle essayé : 34 798 $ + taxes
Distance parcourue : 595,6 km (34 % autoroute)
Consommation : 8,0 L/100 km (route) 13,1 L/100 km (ville) (selon le constructeur)
Régime-moteur à 100 km/h : 2 000 tours/minute
Régime-moteur à 115 km/h : 2 300 tours/minute
Véhicule fourni par Mitsubishi Canada.
Merci à Sophie DesMarais.

Avertissement

La consommation réelle peut différer de 10 à 20% par rapport à la consommation affichée par l'ordinateur de bord. Toutefois, à des fins de comparaison, j'inscris toujours la consommation que l'ordinateur de bord affiche à la fin de la période d'essai.
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