18 juillet 2026

Essai routier: Mazda 3 Sport 2026 – Le plaisir de la manuelle


La conduite d’une voiture avec transmission manuelle est de plus en plus rare aujourd’hui pour toutes sortes de raisons. D’abord, les voitures compactes disparaissent les unes après les autres au profit des VUS. Deuxièmement, il y a tellement de circulation dans les agglomérations urbaines qu’il n’y a pas beaucoup d’agrément à jouer de l’embrayage et du levier de vitesse. De plus, ce n’est qu’une impression, mais je pense qu’on ne l’enseigne plus beaucoup dans les écoles de conduite. Finalement, avec l’avènement des véhicules électriques et hybrides, les transmissions manuelles sont appelées à disparaître complètement.  

Qu’à cela ne tienne, Mazda conserve une version manuelle de sa Mazda3 dans son catalogue. C’est la dernière voiture abordable à proposer cette configuration, la Nissan Sentra et la Volkswagen Jetta l’ayant abandonnée. Il faut dire que la MX-5 conserve également cette transmission, mais elle s’adresse à une clientèle bien précise. La Mazda3 est donc seule sur la planète des voitures abordables amusantes à transmission manuelle. 

 

Oui, j’ai éprouvé du plaisir à son volant. Je ne demeure pas en ville, alors j’ai pu rouler à plus de 30 km/h et bien mettre à l’épreuve cette transmission manuelle à six rapports. J’ai éprouvé tellement de plaisir au volant que je voulais intituler ce texte « Une MX-5 à quatre portières ». Il est vrai que la MX-5 est une propulsion et la Mazda3, une traction, mais on peut facilement comparer ce plaisir de conduite entre les deux voitures. Avant de faire le tour de cette Mazda3, précisons que la transmission manuelle n’est proposée que dans la version GT avec le moteur atmosphérique de 2,5 litres. La traction intégrale n’est pas offerte. 

 

La Mazda3 dans sa forme actuelle est avec nous depuis 2019. Huit ans sur le marché, c’est une éternité. Toutefois cette 3 était bien née et le retard sur la concurrence n’est pas trop dérangeant, mais c’est sûr qu’on aimerait qu’elle soit renouvelée bientôt! Prendre place à bord est plutôt difficile avec le pilier A très incliné vers l’arrière. Toutefois, lorsqu’on est en place dans le siège du conducteur, le confort est très bon et on se sent bien soutenu par le siège, autant le dos que les cuisses. La qualité des matériaux autant que l’assemblage de ceux-ci ne sont pas à mettre en doute. Le tableau de bord affiche un beau design avec une nacelle d’instrumentation jumelant des cadrans analogiques et numériques. La disposition n’a pas changé depuis longtemps, le tachymètre étant à gauche, la jauge à essence à droite en compagnie de la température du liquide de refroidissement et l’indicateur de vitesse au centre. C’est très lisible et facile à comprendre, tout comme le petit ordinateur de voyage au centre de l’indicateur de vitesse. Le volant se prend bien en main et les commandes sur celui-ci sont faciles d’utilisation.  

 

C’est au centre de la planche de bord que le passage des années se fait le plus sentir. Le système d’infodivertissement est là depuis de nombreuses années. Il a été bonifié au fil des années, mais disons qu’il a de plus en plus de difficulté à suivre la parade. Ce qui est intéressant, c’est de pouvoir utiliser Android Auto ou Apple CarPlay avec ou sans fil, permettant ainsi de profiter d’une interface plus conviviale. Sinon, le GPS embarqué n’est pas mauvais malgré des instructions de navigation quelque peu robotisées. Le système audio BOSE, sans être haut de gamme, fait jouer toutes sortes de rythmes de façon admirable. Les commandes de ventilation, à deux zones dans la GT, sont très simples à utiliser. Les commutateurs de sièges chauffants à trois niveaux d’intensité et celui du volant chauffant s’y trouvent également. Un peu plus bas, devant les porte-gobelets, se trouve un chargeur par induction. Après quelques minutes de charge, mon téléphone est devenu trop chaud, ce qui me fait dire que Mazda devrait ventiler cet espace. Pour ce qui est des porte-gobelets, ils sont trop près des commandes de climatisation si bien que, si vous avez une grande bouteille remplissable, elle risque fort de toucher au bouton des sièges chauffants et de vous chauffer le popotin par inadvertance.  

 

Bien sûr, au centre de la console centrale, il y a la fameuse molette permettant de contrôler le système d’infodivertissement. Celui-ci possède un écran tactile dans certaines occasions, mais lors d’autres circonstances, il faut utiliser la molette. Avec le temps, ça vient naturellement, mais disons que d’autres systèmes d’infodivertissement plus récent font beaucoup mieux. Comme le nouveau CX-5 2026 a un tout nouveau système, espérons qu’il se propage à d’autres modèles Mazda! Quant au coffre de rangement central, il est de bonnes dimensions et deux entrées USB-C s’y trouvent. Le plus gros problème est son couvercle qu’il faut glisser vers l’arrière pour l’ouvrir. S’il y a un passager au centre à l’arrière, il recevra le couvercle sur les genoux. Toutefois, il n’y a pas beaucoup de chance que ça se produise et je vous explique pourquoi. 

 

D’abord, l’accès aux places arrière est un peu difficile à cause du large pilier C fortement incliné vers l’arrière. Les places sont confortables quoique l’espace pour les jambes soit très calculé. D’ailleurs, asseoir trois personnes à l’arrière relève de l’utopie. Il n’y a pas vraiment de commodités pour les passagers arrière si ce n’est des porte-gobelets dans l’appuie-bras central et une pochette de rangement derrière le siège du passager. C’est tout! La petitesse des places arrière préfigure un bel espace de chargement. D’ailleurs, le CX-30 et la Mazda3 Sport ont pratiquement les mêmes cotes concernant la soute à bagages. Sous le plancher, il y a un vrai pneu de secours (temporaire, quand même) et on y trouve aussi l’amplificateur du système audio BOSE. Abaisser la banquette est facile grâce aux boutons sur le dessus du dossier de celle-ci. Vous aurez alors un très grand espace de chargement considérant les dimensions de la voiture. Seul un seuil de chargement élevé pourrait vous nuire pour les objets plus lourds. 

 

Si on fait exception du modèle GT Turbo, toutes les Mazda3 Sport 2026 sont équipées du quatre-cylindres de 2,5 litres produisant 186 chevaux et le même nombre de livres-pied de couple. Couplé à une boîte manuelle à six rapports, ça fait de ce moteur et de cette Mazda3 une voiture amusante sur la route et on peut aller chercher chacun des chevaux disponibles, ce qui en fait une voiture plus puissante qu’il n’y paraît quand on lit les chiffres. Ça aurait été encore plus excitant avec le moteur turbo et ses 250 chevaux, mais disons que, le fait qu’il y ait encore une boîte manuelle dans une petite voiture abordable, c’est déjà un avantage indéniable pour le plaisir de conduire. La Mazda3 Sport a déjà une direction précise et une suspension bien calibrée autant pour le confort que pour la conduite un tant soit peu sportive.  

 

En résumé, vous avez sûrement remarqué que j’aime bien cette Mazda3 Sport 2026, en particulier dans cette version à transmission manuelle. Ça fait une douzaine de fois que j’essaie la Mazda3 depuis mes débuts de chroniqueur automobile et je l’ai toujours apprécié. Il est vrai qu’au fil des années, elle a quelque peu perdu sa vocation familiale. La concurrence n’a cessé de faire grandir ses modèles alors que la Mazda3 est sensiblement la même, peut-être même un peu plus courte. Dans un monde dominé par les VUS, ça ne lui laisse pas beaucoup de chance. Cependant, comme pour la MX-5, quand on prend le volant de la Mazda3, on ne fait pas que conduire, on ressent la route. Ça, c’est plutôt rare dans les véhicules d’aujourd’hui.  

 

Venez donner votre opinion sur la page Facebook d'AutoOpinion.ca. De plus, toutes les photos s'y trouvent. Cliquer sur "J'aime", ça fait toujours plaisir! 

 

Essais réalisés précédemment: 

Conditions de l'essai 

 

Réalisé du 1er au 8 juin 2026. 

Météo: soleil et pluie, entre 12 et 32 °C. 

Modèle essayé: Mazda3 Sport GT manuelle 2026 

Générations: 

  • 1re – 2004 
  • 2e – 2010 
  • 3e – 2014 
  • 4e - 2019 

Prix selon www.mazda.ca (14 juillet 2026): 

  • GX TA – 29 066 $ 
  • GS TA – 31 666 $ 
  • GS TI – 35 866 $ 
  • GT TA – 37 366 $ 
  • GT TI – 39 366 $ 
  • GT Turbo TI – 41 766 $ 

Prix du modèle essayé: 

  • PDSF – 34 800 $ 
  • Frais d’administration - 795 $ 
  • Frais de transport – 1 355 $ 
  • Frais d’inspection avant livraison – 740 $ 
  • Taxe sur le climatiseur - 100 $ 
  • Frais de gestion gouvernementale (pneus) - 22,50 $ 
  • Incitatif en vigueur – 500 $ 
  • Total – 37 312,50 $ + taxes 
  • Financement 60 mois (3,49%) - 680 $ / mois + taxes 
  • Location 36 mois (3,49 %) (20 000 km/an) - 597 $ / mois + taxes 

Distance parcourue: 496,5 km (94 % autoroute) 

Consommation selon Ressources Naturelles Canada: 

  • Ville – 9,5 L/100 km 
  • Route – 6,9 L/100 km 
  • Émissions de CO² - 195 grammes/km 

Consommation affichée: 7,1 L/100 km 

Régime moteur à 100 km/h: 2 200 tours/minute 

Régime moteur à 115 km/h: 2 600 tours/minute 

Véhicule fourni par Mazda Canada 

Photos prises à Berthierville, Québec 

Aucun commentaire:

Avertissement

La consommation réelle peut différer de 10 à 20% par rapport à la consommation affichée par l'ordinateur de bord. Toutefois, à des fins de comparaison, j'inscris toujours la consommation que l'ordinateur de bord affiche à la fin de la période d'essai.
Google+