29 août 2007

Essai routier: Volkswagen Golf City 2007

Il ne s’agit pas d’un essai rétro, il s’agit bel et bien de l’essai d’un modèle 2007 c’est-à-dire la Volkswagen Golf City. Pour les néophytes de l’industrie automobile, disons que l’on parle ici de la Golf de quatrième génération qui continue sa carrière pendant que la Golf de cinquième génération a été renommé Rabbit pour le marché nord-américain. Volkswagen, qui ne fait jamais les choses comme tout le monde, a décidé de poursuivre la vente de ce modèle avec un peu moins d’équipements, de la fabriquer au Brésil et de lui coller un prix alléchant pour se donner un modèle d’entrée de gamme moins cher que la Rabbit qui, elle, frôle désormais les 20 000$. Le prix de base est donc de 14 900$ plus taxes pour le modèle 2007, ce qui la rend compétitive face aux Hyundai Accent, Kia Rio et autres modèles à prix attrayants. Est-ce que ça fonctionne? Il semble que oui puisque les concessionnaires ne fournissent pas à la demande. Précisons que cette initiative est purement canadienne et que les Américains n’ont pas droit à ce « spécial ». J’ai pu essayer brièvement grâce à Joliette Volkswagen cette exclusivité canadienne.

La silhouette de la Volkswagen Golf City 2007 est bien connue. D’ailleurs, depuis 1985, la Golf n’a pas vraiment beaucoup changé de silhouette. On parle plus d’évolution que de révolution. Alors que la mode des modèles à hayon s’était estompée, la Golf est toujours resté fidèle à cette configuration. Elle est maintenant toujours dans le coup puisque la mode des hayons est de retour avec les Accent, Rio, Fit, Mazda3 Sport et j’en passe…

À l’intérieur, peu de changements si ce n’est le nouveau tissu des sièges. Ceux-ci sont confortables et offrent un support latéral adéquat. L’espace est un peu juste, signe de dimensions d’une autre époque. Le tableau de bord est toujours aussi austère mais les matériaux sont de bonne qualité et bien assemblés. Toutefois, dans la console centrale, un espace au dessus de la radio est laissé vacant. Il aurait peut-être été judicieux d’y monter les commandes de la climatisation. Elles auraient été plus faciles d’accès. Évidemment, pour garder le prix au minimum possible, l’équipement de série est également au minimum. Notons une bonne radio avec lecteur CD et huit haut-parleurs, siège du conducteur réglable en hauteur, banquette arrière rabattable divisée 60/40 et colonne de direction télescopique pour ne nommer que ceux-là. Vous pourrez y ajouter des options comme la climatisation, les vitres électriques et le régulateur de vitesse mais attention à ne pas trop en ajouter car le prix deviendra moins attrayant.

Sous le capot de la Golf City 2007, on est aussi en pays de connaissance avec le quatre cylindres en ligne de 2,0 litres de 115 chevaux. Celui-ci était associé sur ma voiture d’essai à une transmission manuelle à cinq rapports. Une transmission automatique à quatre rapports est également disponible. Le tandem moteur/transmission manuelle est satisfaisant grâce à un maniement facile du levier de vitesse et une puissance somme toute adéquate malgré qu’il ne s’agisse que de 115 chevaux. Malgré le peu de distance parcourue lors de cet essai, je m’avancerai à dire que la tenue de route est bonne. La suspension est indépendante aux quatre roues et le système de freinage est antiblocage de série. Pour plus d’impression de conduite, il faudrait vraiment que j’ai la chance de faire un essai plus long…

En résumé, la Volkswagen Golf City 2007 représente un bon compromis entre la technologie allemande et les aubaines de certains autres constructeurs. Il est certain que la technologie et la silhouette datent un peu mais si vous recherchez un simple moyen de transport du point A au point B, la Golf City pourrait bien faire votre affaire. Et si la fiabilité est au rendez-vous, il se pourrait bien que ce soit un coup de génie du département de marketing de Volkswagen.

Si vous avez des questions ou des commentaires à faire sur l’essai de la Volkswagen Golf City 2007, passez sur le forum de Passion Automobile où j’y ai créé une discussion concernant cette voiture. Il serait intéressant également de savoir ce qu’en pensent les propriétaires actuels de Golf des années précédentes.

Conditions de l’essai
Réalisé le 12 juillet 2007
Journée ensoleillée, environ 22°C
Modèle à l’essai : Volkswagen Golf City 2007
Distance parcourue, 15 km sur route et en ville
Véhicule fourni par Joliette Volkswagen, Joliette QC
Merci à Louis-Philippe Lewis.

07 août 2007

Essai routier: Chevrolet Cobalt 2007

Depuis 1982, General Motors tente de s’approprier la première place des ventes dans la catégorie des voitures compactes. La Chevrolet Cavalier, avec des ventes modestes au départ, a réussi l’exploit dans les années ’90 avec des prix de vente alléchants mais pas toujours avec de la qualité. D’ailleurs, les voitures qui connaissent les meilleures ventes ne sont pas toujours celles qui présentent la meilleure qualité de construction. La Cavalier fut renouvelée en 1995 puis elle disparut en 2005, année où la Chevrolet Cobalt prit la relève. Celle-ci est appuyée par la G5 chez Pontiac et par la Ion chez Saturn.

La Chevrolet Cobalt est maintenant bien connue de tous et la cuvée 2007 conserve la jolie silhouette de ses débuts. Le choix de modèles est impressionnant avec deux carrosseries, soit coupé et berline, troix moteurs, soit 2,2 litres, 2,4 litres et 2 litres suralimenté et cinq niveaux d’équipements, LS, LT, LTZ, SS et SS-SC. Le modèle qui concerne cet essai est la berline Cobalt LT, probablement le modèle qui créera le plus de ventes à cause de son prix raisonnable et de son équipement de série respectable.

La silhouette de la carrosserie n’est pas très excitante si l’on fait exception du coupé SS, mais elle est moins générique que celle de la Cavalier. Prenez garde toutefois de ne pas abîmer le pare-chocs arrière car celui-ci est très massif et se prolonge sur les côtés jusqu’au haut des feux arrière ce qui laisse entrevoir des coûts de remplacement élevés. Pour le reste, c’est une Chevrolet qui se fond dans la circulation et qui ne fera pas vraiment tourner les têtes.

L’accès à l’intérieur est aisé grâce à de grandes portières. L’ambiance à bord serait excellente si seulement on pouvait se débarrasser chez GM de ce « fameux » plastique gris et dur que l’on retrouve dans l’habitacle. Outre le dessus du tableau de bord, on en retrouve sur le levier de vitesses et sur les panneaux de portes. Les sièges avant sont confortables malgré un support latéral faible et l’espace pour la tête et les jambes est suffisant. Même chose pour les places arrière. Le tableau de bord est bien conçu avec toutes les commandes à portée de la main. Les cadrans à chiffres blancs sur fond noir sont simples et efficaces. L’équipement de série du modèle LT comprend la climatisation, le télédéverrouillage, le régulateur de vitesse et le centralisateur informatique de bord. Celui-ci fournit plusieurs renseignements sur la consommation d’essence, l’autonomie, l’indicateur de vidange d’huile, la vitesse moyenne, etc... La sonorisation est confiée à un système AM/FM/CD/MP3 à quatre haut-parleurs. Ce sera suffisant pour couvrir les bruits de vent aérodynamique que j’ai perçu sur la route. Et ces bruits ont été confirmés dans une Pontiac G5 essayée quelques jours plus tard. Le coffre est de bonnes dimensions et peut être agrandi en abaissant la banquette arrière divisée 60/40. L’ouverture du coffre est toutefois étroite et le seuil de chargement est élevé. Fait à noter, la banquette s’abaisse à l'aide de petites tirettes situées dans le coffre qui me semblent bien fragiles.

La mécanique maintenant. L’accélérateur contrôle un moteur quatre cylindres de 2,2 litres Ecotec de 148 chevaux et 152 lb-pi de couple. Il est couplé à une transmission manuelle Getrag à cinq vitesses de série et d’une transmission automatique à quatre rapports en option. C’est cette dernière que j’ai eu l’occasion d'essayer dans la Chevrolet Cobalt. L’ensemble moteur/transmission est adéquat pour la vocation de ce modèle. C’est d’ailleurs le cas également de la tenue de route. Prendre une courbe serrée à 90 km/h, ça va mais pour la prendre à 110, c’est autre chose! On a alors l’impression que l’avant plonge et on a tout de suite le réflexe de lever le pied, ce qui empire la situation. En bref, en conduisant aux limites de vitesse permises, on évite les problèmes. Les freins sont à disques à l’avant et à tambours à l’arrière et l’antiblocage est en option sur les modèles LS et LT. La suspension indépendante à l’avant et semi-indépendante à l’arrière est un compromis entre confort et tenue de route.

En résumé, je crois que la Chevrolet Cobalt 2007 est une bonne voiture. Il est évident qu’il ne faut pas dépasser ses capacités mais en usage normal, une petite famille pourrait y trouver son compte. En fait, l’irritant majeur est ce plastique gris et dur à l’intérieur dont GM ne semble pas être capable de se débarrasser puisqu’on le retrouve également dans d’autres véhicules de ce constructeur. Pour le reste, la Chevrolet Cobalt est un modèle grand public et c’est donc un modèle pour lequel on a fait des compromis afin de garder le prix compétitif, ce qui la propulsera peut être au sommet des ventes…

Et puisque ce modèle n’est pas exporté en Europe, il sera intéressant de lire ce que les Européens auront à écrire sur la Chevrolet Cobalt 2007. Venez me rejoindre sur le forum de Passion Automobile, j’y ai créé une discussion afin de lire vos commentaires et répondre à vos questions. Et souvenez-vous que toute opinion est bonne à lire!

Conditions de l’essai
Réalisé le 10 juillet 2007
Journée ensoleillée, environ 26°C
Modèle à l’essai : Chevrolet Cobalt LT 2007
Distance parcourue, 34 km sur route et en ville
15 km avec Pontiac G5 sur route
Véhicule fourni par Paillé Automobiles, Berthierville QC
Merci à Jean-Claude Paillé.

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