26 juillet 2007

La courtoisie au volant au Québec, connais pas?

Je sais, le titre fait réfléchir mais je vais tout vous expliquer. Je suis allé la fin de semaine dernière à Old Orchard Beach dans l’État du Maine, destination bien connu des Québécois, pour la fin de mes vacances. Ça faisait presque 20 ans que je n’avais pas posé les pieds en sol américain et puisque c’est la dernière année pendant laquelle on peut entrer sans passeport, pourquoi ne pas finir les vacances en beauté! Ce fut une fin de semaine mémorable et je peux vous recommander cette destination sans aucune crainte, vous allez apprécier, à condition d’aimer l’eau froide de l’océan Atlantique. Comme les détails de mon voyage ne vous intéressent probablement pas, je dois maintenant faire un lien avec le domaine de l’automobile. Parlons de courtoisie au volant.

Le trajet total du voyage est de près de 1 100 km aller-retour. Durant le trajet traversant le Vermont, le New Hampshire et le Maine, j’ai vu très peu d’excès de vitesse. Par exemple, sur une section de l’Interstate 93 passant dans les White Mountains limitée à une seule voie dans chaque direction, à dépassement interdit (un garde-fou sépare les voies) et à une vitesse limitée à 45 milles/heure sur environ 15 milles, aucune voiture ne m’a rejoint. Au Québec, sur l’autoroute 10, en Estrie, je roulais 115 km/h (limite légale de 100 km/h) sur la voie de dépassement et on me signalait de me ranger sur l’autre voie parce que ça roule entre 130 et 140 km/h sur cette voie de dépassement. Où est la Sûreté du Québec pour donner des contraventions? Pas sur l’autoroute 10 en tout cas! Pourtant, les State Troopers était présents, eux.

Durant notre séjour à Old Orchard Beach, la courtoisie des automobilistes m’a agréablement surpris. Ici, les piétons et les personnes à bicyclette ont vraiment priorité sur les automobilistes. Il suffit de mettre un pied sur l’asphalte pour que les automobiles s’arrêtent et vous laissent traverser la rue! En fait, la seule fois où cette pratique n’a pas fonctionnée, je me suis retourné et j’ai vu la plaque d’immatriculation du Québec. Il faudrait peut-être apprendre des Américains et des Ontariens sur la question de la courtoisie au volant. Je n’ai d’ailleurs jamais été gêné de rouler 25 milles/heure dans la ville (c’est la limite légale). Essayez de rouler 70 km/h sur l’autoroute 25 entre l’échangeur Anjou et le pont-tunnel Louis-H. Lafontaine à Montréal. C’est pratiquement suicidaire! Et pourtant, c’est la limite de vitesse légale…

Loin de moi l’idée de rabaisser les Québécois. J’en suis un et fier de l’être. Nous sommes des leaders dans plusieurs domaines grâce à notre sens des affaires et de l’innovation. Même pour recevoir les touristes, nous sommes accueillants et n’hésitons pas à « baragouiner » quelques mots en anglais pour se faire comprendre. Mais pour la courtoisie et le respect au volant, on ne l’a pas du tout. On se fout éperdument des piétons, on est pressés. Dans ce domaine, il faudra apprendre des Américains et des autres Canadiens qui nous entourent.

Si vous voulez réagir à cet article, j’ai débuté une discussion sur le forum de Passion Automobile où je demande aux Européens s’ils sont courtois au volant. Et pour Old Orchard Beach, j’y retourne au mois d’août…

08 juillet 2007

Essai routier: Dodge Ram 2500 2007 modifié

Je vous propose cette semaine un essai qui sort des sentiers battus et que je classe dans la catégorie des essais particuliers, au même titre que mon essai du Hummer H2. Il s’agit de l’essai d’un camion Dodge Ram 2500 Laramie 4x4 2007 modifié par mon concessionnaire-collaborateur Brissette Automobiles de Berthierville. Il est d’autant plus gros qu’il s’agit de la version à la cabine la plus longue, la MegaCab. Commençons par l’extérieur.

La silhouette extérieure est sans équivoque, c’est un camion sans compromis. L’allure massive de la calandre Dodge jumelée à l’énorme pare-chocs avant et à la prise d’air sur le capot remplissent facilement le rétroviseur de la voiture qui vous précède. Sa cabine est la plus longue de la catégorie avec amplement d’espace pour les jambes à l’arrière, comme dans une limousine. Ses énormes pneus BF Goodrich LT285/65R20 associés à la suspension surélevée vous font remercier le ciel qu’il y ait des marche-pieds pour grimper à bord. Et le mot « grimper » n’est pas exagéré, croyez-moi! La boîte de chargement est celle de 6 pieds, la seule disponible avec la cabine MegaCab.

Lorsque vous aurez réussi à monter à bord, vous vous retrouverez dans une cabine luxueuse, la finition Laramie étant la plus élaborée. Vous aurez donc droit aux sièges chauffants en cuir à l’avant avec ajustement électrique en six directions. Ceux-ci ont le support latéral plutôt faible mais ils sont confortables. La banquette arrière, également recouverte de cuir, est divisée 40/20/40. Sous celle-ci, on retrouve un coffre de rangement. Retournons à l’avant pour voir que le volant ajustable est également recouvert de cuir. Le pédalier aussi est ajustable en profondeur. Les cadrans à fond blanc ressemblent à ceux d’une voiture. Les matériaux du tableau de bord sont de bonne qualité et on y a même ajouté des appliques d’imitation de bois. On retrouve également à l’intérieur la climatisation bizone, le régulateur de vitesse et le verrouillage des portières ainsi que les vitres à assistance électrique. L’espace pour la tête et les jambes est, vous l’aurez deviné, étonnant. La sonorisation est confiée à un système Infinity AM/FM/CD/MP3 à la sonorité très agréable. Il est associé à un système de navigation par satellite avec écran de 5,8 pouces, assez grand pour être facilement lisible. Les rétroviseurs extérieurs sont de bonne dimension soit 7 pouces par 10 pouces avec un petit miroir à grand angle intégré.

Avec de vous parler de ce qu’il y a sous le capot, parlons de celui-ci. Il est évident qu’il est imposant mais il n’a pas autant de résistance que l’on pourrait le croire. La calandre qui se soulève en même temps que le capot donne une mauvaise impression de plastique. De même, les crochets d’acier dans le pare-chocs avant sont à peu près inutilisables car, lorsque vous y accrocherai une chaîne et qu’elle se tendra, elle cassera probablement votre pare-chocs de plastique. C’est beau avoir l’air résistant mais encore faut-il en avoir la chanson! Maintenant, sous le capot, on retrouve le moteur Cummins turbodiesel de 5,9 litres. Je ne peux vous dire la puissance puisque le turbo a été modifié pour fournir encore plus de puissance. De même, la transmission est toujours automatique à quatre rapports mais il s’agit d’une transmission de course. La puissance est donc impressionnante et même à 120 km/h sur l’autoroute, on peut écraser l’accélérateur et s’enfoncer dans le siège tellement la puissance est encore disponible à cette vitesse. À l’oreille toutefois, comme on dit, ça tape sur les nerfs! Dès le départ et jusqu’à près de 110 km/h, on entend le sifflement du turbo. Ensuite, c’est le grondement du moteur qui prends le dessus, d’où l’intérêt d’avoir un bon système de son! C’est grisant au début, tout ce déchaînement de son et de puissance, mais en utilisation quotidienne, j’ai des doutes. Pour le reste, le freinage est bon et la suspension est rigide. Une chance, les sièges absorbent les trous. Pour la tenue de route, il faut s’en tenir aux lignes droites pour essayer la puissance car les courbes ne sont pas son point fort. C’était prévisible compte tenu du centre de gravité très élevé. Et pour la conduite en ville, il vous prendra un certain temps pour vous habituer à sa hauteur. J’ai eu peur d’écraser certaines petites voitures!

C’est donc un camion sans compromis que j’ai essayé la semaine dernière. Mais vous vous posez peut-être la question : à quoi peut-il bien servir? Pour jouer les « m’as-tu-vu », il est parfait. Les gens se retournent presque autant que si vous aviez une Viper. Pour aller à la chasse? Je ne sais pas si vous voudrez l’égratigner dans le bois car j’ai oublié de vous dire qu’il valait au moment de l’essai, près de 100 000$ (en passant, un record pour mes essais)! Peu importe l’utilité que vous lui trouverez, il saura s’en acquitter comme un cheval de trait du début du siècle.

Évidemment, cet essai doit susciter des commentaires. C’est sur le forum de Passion Automobile que l’on se retrouvent pour discuter de l’industrie automobile mondiale et plus particulièrement du Dodge Ram 2500 Laramie 2007 modifié en cliquant ici.

Conditions de l’essai
Réalisé le mercredi 4 juillet 2007
Journée ensoleillée, environ 25°C
Distance parcourue, 35 km
En ville, sur route et autoroute
Véhicule fourni par Brissette Automobiles, Berthierville QC
Merci à David Brissette.

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