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05 avril 2019

Essai routier : Volvo XC60 T8 2019 — Mécaniquement parlant, c’est très bien!



On peut dire que la transaction qui a fait passer Volvo de Ford à la compagnie chinoise Geely en 2010 s’est bien déroulée. La planète automobile avait peur que les Chinois dénaturent le produit, mais il n’en est rien. Le siège social de Volvo est à Gothenburg en Suède et les produits ont gardé l’ADN qui les différencie des autres produits présents sur le marché. D’ici 2020, tous les produits lancés par Volvo vont inclure une certaine forme d’électrification, totale ou partielle. On est maintenant un peu en avance sur certains manufacturiers comme quoi Volvo est loin d’être morte.

Le désign Volvo a beaucoup évolué au cours des dernières années. De boite carrée (souvenons-nous des 240 GL et des 850...), les Volvo proposent maintenant des formes originales qui, sans se fondre dans la masse, les rapprochent de la normalité. Les phares avant en format de T penché (ou de marteau...) constituent une belle signature visuelle à une époque où tous les manufacturiers utilisent des DEL.

Les nomenclatures sont aussi assez simples. C pour coupé, V pour familiale (de Versatile), S pour berline (de Sedan), XC pour les utilitaires sport. Ensuite, le chiffre désigne la hiérarchie, 40 étant l’entrée de gamme au Canada et 90 le haut de gamme. C’est beaucoup plus simple que chez Mercedes, par exemple. Du côté des moteurs, les spécialistes du markéting se sont probablement endormis! Ainsi, chez Volvo, on a les moteurs T5, T6 et T8. Logiquement, mon véhicule serait propulsé par un moteur 8 cylindres turbo..., mais il n’en est rien! Le T8 est un quatre cylindres turbo jumelé à un groupe électrique rechargeable. Il n’y a donc aucune logique dans les identifications de moteur, il faudra les connaitre de mémoire!

Après avoir essayé le XC40 il y a quelques mois à peine, je ne me sentais pas dépaysé à bord du Volvo XC60 2019. Les sièges en cuir avant sont confortables et l’espace ne manque pas. Pour ceux qui trouve que le coussin des sièges est un peu court, il y a une petite tablette qu’on peut relever pour soutenir les genoux. Ça semble être un gadget insignifiant, mais sur de longues distances, c’est surement apprécié. Pour les passagers arrière, il y a aussi beaucoup d’espace pour les jambes et les hanches. Le seul bémol est que le porte-gobelet intégré à l’appuie-bras central semble bien chétif. Notez aussi que, en abaissant l’appuie-bras central, on remarque une trappe donnant accès à la soute à bagages. Mais ça, on en reparlera plus loin!

Pour ce qui est du tableau de bord, la nacelle d’instrumentation offre ce qui semble être deux cadrans conventionnels, mais c’est plutôt un écran pleine grandeur. Au centre des deux cadrans, on peut y afficher le système de navigation intégré. Au bas, à droite, c’est l’ordinateur de voyage passablement difficile à utiliser et on ne peut afficher au même moment tous les renseignements importants. Bien sûr, le volant est doté de toute une série de commandes pour le régulateur de vitesse et le système audio. Le problème, c’est qu’on y a mis que des icônes et aucune description. Il faut donc y aller d’essai-erreur pour finir par savoir à quoi servent ces boutons. Oui, je sais, tout doit être écrit dans le livre d’instructions dans le coffre à gants, mais combien d’entre vous en ont fait un livre de chevet?

Sur le grand écran central, vous y retrouvez le système d’infodivertissement. Dans le XC40, ça avait été un désastre pour moi. Cette fois-ci, l’expérience fut plus intéressante. J’ai réussi à y intégrer Android Auto ce qui annule quelques inconvénients. Le gros problème après avoir compris où se trouve les commandes, c’est qu’on s’aperçoit qu’on passe notre temps à « pitonner » sur l’écran en roulant. Changer de station de radio? C’est sur l’écran (et pas facile!). Monter la température? C’est sur l’écran. Allumer le volant ou le siège chauffant? C’est sur l’écran! Comme nos routes ne nous permettent pas d’avoir un index stable, il est difficile de faire ces opérations sans quitter la route pendant de longues secondes.

Plusieurs constructeurs cherchent à réinventer la roue quand on en vient à la conception du levier de vitesse. Celui du Volvo XC60 2019 est intéressant puisqu’il est en verre Orrefors illuminé le soir venu. Il faut pousser vers l’avant pour le placer en position R, ce qui n’est pas encore la norme et nécessite quelques jours d’acclimatation. Tout juste derrière, une petite molette pour démarrer le véhicule. Ça aussi, c’est différent, mais facile d’utilisation. Une petite roulette pour les modes de conduite et la commande du frein de stationnement électrique complètent l’ensemble. Deux prises USB sont installées judicieusement dans le rangement central, permettant de laisser vos appareils électroniques à l’abri des regards. La sonorité du système Bowers & Wilkins est excellente.

C’est donc un tableau de bord au désign intéressant avec quelques petites lacunes qui pourraient être corrigées facilement. Quant à l’espace de chargement, il n’est pas pénalisé par la présence des batteries. On remarque sur le côté droit des touches qui permettent d’abaisser la banquette, un système aussi sinon plus performant que le Magic Seat de Honda. Afin d’y entrer de longs objets ET des passagers, Volvo a intégré une trappe à skis dans la banquette arrière. On peut aussi abaisser la suspension pour que le seuil de chargement soit moins haut, une fonction qui coute quand même plusieurs milliers de dollars à l’achat. On peut aussi ouvrir et fermer le hayon à commande électrique en passant le pied sous le parechoc, pratique quand on a les mains pleines.

Le moteur occupant l’espace sous le capot est un T8, c’est-à-dire un moteur Drive-E (essence-électricité) jumelé à une transmission automatique à huit rapports. Ce moteur très avancé technologiquement est équipé d’un turbocompresseur, d’un compresseur ainsi que de deux moteurs électriques pour les roues arrière. Il offre autour de 400 chevaux, mais surtout, 472 livres-pied de couple! Lors de mon essai, l’autonomie en mode tout électrique n’a jamais dépassé les 28 kilomètres. Tout fonctionne très bien et la puissance est au rendez-vous. Les freins sont puissants et l’habitacle est très confortable grâce à une suspension assez souple malgré ses aptitudes en conduite, disons, plus sportive. Il faut aussi dire qu’il y a de nombreux modes de conduite sélectionnables. Pour certains, le mode Sport particulièrement, la suspension s’abaisse. Pour d’autres, elle s’élève.

En résumé, la conception du Volvo XC60 2019 est excellente et il est compétent sur la route, confortable et spacieux. En branchant Android Auto, on élimine quelques inconvénients du système d’infodivertissement. La finition est sans reproches et vous ne pourrez jamais dire que les Chinois ont dénaturé la Suédoise Volvo. La mécanique est aussi sans reproches au point de vue du fonctionnement. Toutefois, je m’interroge sur le prix à payer pour avoir seulement 28 kilomètres d’autonomie électrique. Entre un moteur essence T6 et le T8 hybride rechargeable de mon véhicule d’essai, il y a plus de 14 000 $ de différence. Je trouve que c’est cher payé, et l’écart de prix aurait surement pu être moindre. Aux gens du markéting d’être créatifs!

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Essai réalisé précédemment :
2010 Volvo XC60

Conditions de l’essai

Réalisé du 15 au 22 octobre 2018.
Météo : beaucoup de pluie, un peu de soleil, entre 3 et 13 °C.
Modèle essayé : Volvo XC60 T8 Inscription 2019
Assemblé à Torslanda, Suède
Générations :
  • 1re2009
  • 2e2017
Prix selon volvocars.com/fr-ca (21 mars 2019) :
  • Momentum –  46 800 $
  • R-Design –  57 450 $
  • Inscription –  58 200 $
Prix du modèle essayé :
  • Inscription T8 + options –  78 650 $
  • Transport et préparation – 2 015 $
  • Frais – 119 $
  • Total –  80 784 $
Distance parcourue : 692,6 km (58 % autoroute)
Consommation selon Ressources Naturelles Canada :
  • Ville – 9,5 L/100 km
  • Route – 8,5 L/100 km
  • Combiné – 3,8 Le/100 km
  • Émissions de CO² — 128 grammes/km
Consommation affichée : 6,6 L/100 km
Véhicule fourni par Volvo Canada
Photos prises à Ste-Élisabeth, Québec

28 janvier 2010

Essai routier complet: Volvo XC60 2010

Volvo est présent dans le domaine des utilitaires sport grand format depuis plusieurs années avec le XC90. De plus, sa XC70 pourrait aussi être considérée comme une utilitaire. Comme les ventes de VUS grand format sont en baisse, il fallait que Volvo réagisse au plus vite. Voici donc le XC60, un nouveau VUS de luxe plus petit qui viendra se frotter aux Audi Q5, BMW X3 et Mercedes GLK. Et tant qu'à concevoir un nouveau véhicule, Volvo a mis le paquet du côté de l'électronique et a créé le City Safety, un système sensé arrêter le véhicule si vous ne le faites pas.

La gamme Volvo se décline en trois modèles: celui à traction avant, celui à traction intégrale et le modèle de luxe T6. Peu importe le modèle choisi, le Volvo XC60 aura toujours la même allure puisque seul l'équipement diffère. Même en modèle de base le XC60 est très bien équipé et comprend entre autres le système « City Safety », le système dont on parle tant et qui peut arrêter le véhicule pour éviter un accident. Parlons-en un peu plus de ce « City Safety ».

City Safety est un système de sécurité active à basse vitesse intégré à l'équipement standard de tous les Volvo XC60 2010. À moins de 30 km/h, City Safety utilise un capteur laser placé derrière le pare-brise pour calculer le rythme de rapprochement entre le XC60 et le véhicule immédiatement devant lui. Si une collision est imminente et que le conducteur ne réagit pas, City Safety exerce automatiquement jusqu'à 50% de la puissance de freinage. Si la différence de vitesse est inférieure à 15 km/h, il est possible que la collision soit entièrement évitée. Entre 15 et 30 km/h, l'objectif est de ralentir le plus possible le véhicule avant la collision. City Safety n'entre pas en fonction quand le véhicule roule à plus de 30 km/h. En plus, City Safety n'entre pas en fonction si le conducteur accélère, freine ou effectue une manœuvre de direction. Ça, c'est de la théorie!

En pratique, combien d'entre vous roule à 30 km/h en ville? Les forces de police ont toutes les misères du monde à faire respecter la limite de 50 km/h en ville. C'est donc que vous roulez plus rapidement que ça. De plus, vous ne devez toucher aucune commande, donc, être dans la lune. Le pare-brise doit être parfaitement propre et il ne doit pas y avoir de pluie forte ou de neige. Il doit absolument « voir » un véhicule. Une bicyclette ou un poteau, ça ne compte pas. En bref, ça prend des conditions parfaites ce qui est très rare. Je trouve donc l'utilité de ce système assez limité. De plus, les détecteurs au pare-brise prennent beaucoup de place. Comme Volvo base sa publicité sur ce système, elle a aussi intégré d'autres systèmes électroniques destinés à, supposément, vous sécuriser. Le système d'évitement de collision Volvo, le régulateur de vitesse adaptatif, l'avertisseur de collision avec freinage automatique, l'avertisseur de changement de voie, le contrôle de la concentration du conducteur et l'avertisseur de distance font partie d'un groupe d'options « Tech ». Mon véhicule d'essai les possédait tous. Le problème, c'est que c'est trop. Il y a tellement de « bips » et de voyants qu'on finit par ne plus les voir ou on désactive les systèmes. À ce moment, on se pose la question: pourquoi commander ces équipements? Je comprend que Volvo ait voulu rendre son XC60 hyper-sécuritaire mais trop, c'est comme pas assez!

Mettons cet électronique de côté et concentrons-nous sur ce qui est vraiment important. Le Volvo XC60, comme ses sœurs, est très confortable et lorsqu'on referme la portière, c'est comme fermer un coffre-fort. La présentation est très sobre, tout est à sa place et ce qu'on pourrait reprocher, c'est qu'il y a un peu trop de petits boutons sur la console centrale. La position de conduite est très bien et l'espace ne fait pas défaut autant à l'avant qu'à l'arrière. L'espace cargo est aussi de bonne dimension et peut être agrandi grâce à la banquette divisée 40/20/40. Le système de navigation est très clair mais sa programmation n'est pas tout à fait intuitive. Le régulateur de vitesse adaptatif m'a impressionné par sa capacité à ralentir rapidement si vous arrivez derrière un véhicule plus lent. Un système de son complet à un seul CD toutefois mais qui reçoit la radio satellite et est même prêt pour la radio HD. Il se sert de 12 haut-parleurs et d'un amplificateur de 650 watts pour une reproduction idéale de votre musique. Le Volvo XC60 2010 est bien adapté à notre hiver puisque les sièges avant et arrière de même que les rétroviseurs sont chauffés.

La mécanique diffère un peu selon les modèles. Les modèles réguliers profitent d'un 6 cylindres de 3,2 litres et 235 chevaux. Mon véhicule d'essai, le T6, hérite quant à lui du 6 cylindres en ligne turbo de 281 chevaux. Tous profitent de la boîte automatique à 6 rapports avec mode séquentiel Geartronic. C'est un moteur performant et la transmission fait son travail avec douceur. Le mode séquentiel est rapide sur les changements de vitesse mais je n'en vois pas l'utilité. Les freins puissants profitent de l'ABS et de la répartition électronique du freinage. La suspension avant est à jambes de force MacPherson et indépendante Multi-Link à l'arrière. Elle se révèle parfaitement confortable. La servodirection à crémaillère est sensible à la vitesse. Le Volvo XC60 T6 2010 roule sur des pneus de 18 pouces. Tout ça pour une excellente tenue de route. Il faut toutefois faire attention à la silhouette plus haute qu'une voiture dans les courbes. Mais, il tient bien la route en tout confort.

En résumé, il faut aller au-delà de la pub pour bien profiter du Volvo XC60 2010. Volvo a conçu sa publicité autour du City Safety mais, personnellement, il ne m'impressionne guère. Tous ces systèmes électroniques sont d'ailleurs plus dérangeants qu'utile. Sur une petit route tortueuse près de chez moi, je pense que l'un de ces systèmes a détecté une boîte aux lettres comme obstacle. En fait, ça « bip » souvent et on ne sait pas toujours pourquoi. Par contre, le XC60 qui se cache sous ces systèmes est intéressant. Il est confortable et agréable à conduire. Il y a amplement de place pour quatre et leurs bagages. Même le prix est compétitif face à ses concurrents directs. Alors, on pense souvent Audi, Mercedes ou BMW mais avez-vous pensé à Volvo?

Questions, commentaires, opinions? Venez discuter du Volvo XC60 sur le forum de Passion Automobile en cliquant ici.

Conditions de l’essai

Réalisé du 31 août au 8 septembre 2009.
Journées ensoleillées, entre 8 et 28 C.
Modèle essayé : Volvo XC60 T6 2010
Échelle de prix : 39 995 à 49 995$ + taxes
Prix du modèle essayé : 59 685 $ + taxes
Distance parcourue : 465,4 km (43 % autoroute)
Consommation moyenne : 11,6 L/100 km
Régime-moteur à 100 km/h : 1 900 tours/minute
Régime-moteur à 115 km/h : 2 200 tours/minute
Véhicule fourni par Volvo Canada.
Merci à Erin Farquharson.

Avertissement

La consommation réelle peut différer de 10 à 20% par rapport à la consommation affichée par l'ordinateur de bord. Toutefois, à des fins de comparaison, j'inscris toujours la consommation que l'ordinateur de bord affiche à la fin de la période d'essai.
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