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04 septembre 2014

Essai routier: Fiat 500L 2014


Fiat 500L Lounge 2014
Après que Fiat ait créé un engouement envers la petite 500, voilà qu’elle tente de renouveler l’expérience avec la 500L. Plusieurs personnes croient que Fiat abuse de la désignation « 500 », mais, personnellement, si la voiture est bonne, je me fous un peu de son nom. Il est vrai qu’après la 500, la 500 Abarth, la 500-e pour la Californie, on peut penser que la 500L est de trop. Toutefois, après une semaine à son volant, la 500L peut apporter de belles idées à cette gamme de petites voitures.

La Fiat 500L n’a pas grand-chose à voir avec la petite 500 de base. Elle est beaucoup plus grosse, offre quatre portières et beaucoup plus d’espace intérieur. Son design extérieur n’est pas sans rappeler la MINI, du moins sous certains angles. D’ailleurs, elle aussi est offerte avec un toit de couleur contrastante. Et je souligne que Fiat ne m’a pas offert cet essai. Je l’ai demandé parce que ma conjointe la trouvait jolie, preuve que l’aspect esthétique est toujours très important dans la famille Fiat.

Quatre modèles de Fiat 500L sont offerts : Pop, Sport, Trekking et Lounge. Alors que la Pop fait office de modèle de base, la Lounge regroupe beaucoup d’équipements de série. Quant à la Trekking, elle projette une image plus baroudeur destinée à ceux qui aime les loisirs extérieurs et qui apprécieront l’espace intérieur plus généreux. Par ma part, c’est la Lounge que j’ai pu essayer et j’ai plusieurs points positifs en sa faveur.

D’abord, l’espace intérieur est une belle amélioration sur la 500 régulière. Alors que les places arrière sont difficilement utilisables dans la 500, elles sont spacieuses dans la 500L. Peut-être pas au point d’y asseoir trois adultes, mais deux personnes y seront à l’aise. D’ailleurs, la banquette est pleinement ajustable, autant au niveau de l’assise que du dossier. Pour le confort, c’est une autre histoire puisque les sièges, à l’avant comme à l’arrière, sont plutôt durs. De plus, à l’avant, le support latéral est pratiquement inexistant, vous forçant quelquefois à vous agripper au volant. Le style du tableau de bord de la 500L est plus conventionnel, mais il ne manque pas d’attrait. Il délaisse l’énorme cadran de la 500 pour se concentrer sur deux moyens cadrans faisant office d’indicateur de vitesse et de tachymètre. Entre les deux, deux petits cadrans, reliés l’un à l’autre, pour indiquer le niveau de carburant et la température du liquide de refroidissement. Juste en dessous, un petit ordinateur de bord offre des renseignements supplémentaires tels que la consommation de carburant.

Le volant est pourvu d’un énorme centre et d’un logo Fiat lui aussi très grand. Pas moyen d’avoir des doutes sur la marque. À gauche, les commandes du système de téléphonie Bluetooth et à droite, celles du régulateur de vitesse. Où sont les commandes de la radio ? Malheureusement derrière le volant, vous empêchant ainsi de voir sur quel bouton vous appuyez. J’ai donc passé la semaine à changer de poste de radio au lieu d’ajuster le volume du son. Même irritant que dans la majorité des produits Chrysler d’ailleurs ! Par contre, le système audio de ce modèle, avec haut-parleurs Beats, est très performant et la sonorité de la musique est surprenante. Il peut jouer toutes les bandes, du AM jusqu’à la radio satellite. Un peu plus bas, des entrées AUX et USB permettre de faire jouer vos appareils numériques facilement. Vous remarquerez la présence d’une fente pour carte SD. Elle sert au système de navigation, lui aussi très bon. Le guidage est efficace et les données sont récentes. Il n’offre toutefois pas de programmation vocale. L’écran central sert aussi de moniteur pour la caméra de recul. Celle-ci est judicieusement placée dans le premier « 0 » du logo 500L. Elle se salit malheureusement facilement, comme la majorité de ces dispositifs. Les molettes de la ventilation automatique bizone sont faciles à manipuler et la température est ajustée rapidement.

La finition intérieure est bien exécutée. Si vous aimez les espaces de rangement, sachez qu’il y a deux coffres à gants de dimensions moyennes. Quelques petits coffres jonchent l’habitacle. Seul le petit rangement dans le ridicule et unique appuie-bras central me semble bon marché et pas très logeable. La visibilité est excellente dans toutes les directions, à l’exception des ¾ arrière, où l’appuie-tête côté passager et le large pilier D bloquent la vision. Une bonne note pour le toit panoramique, offert en option, qui couvre (ou découvre !) la majorité de l’habitacle, donnant ainsi l’impression de rouler en décapotable.

L’espace cargo, beaucoup plus vaste que dans la 500, est configurable de différentes façons. La banquette 60/40 peut être repliée en tout ou en partie et l’assise peut aussi être relevée pour libérer plus d’espace afin d’y entrer des vélos par exemple. Si vous laisser l’assise en place, le plancher n’est pas plat, mais Fiat vous permet d’élever le fond du plancher vous procurant un espace au fond presque plat. En plus, vous pourrez loger d’autres petits articles sous la tablette. Pas mal !

Le groupe propulseur boulonné sous le capot de la Fiat 500L 2014 est le petit quatre cylindres de 1,4 litre auquel on a greffé un turbocompresseur. Sa puissance de 160 chevaux et son couple de 184 lb-pi devraient en faire un équipement de choix dans une voiture comme la 500L. Malheureusement, dans la voiture d’essai, il était jumelé à une boîte manuelle à six rapports. Son levier « stylisé » ne favorise pas du tout les changements de vitesse rapides. Il est long et la boule qui sert à le manipuler est trop grosse. De plus, le temps de réponse du turbo est important et il est difficile de le compenser avec cette transmission. La boîte automatique à six rapports et double embrayage, en option dans tous les modèles, sauf la Pop, fait probablement mieux à ce chapitre. Sur l’autoroute, la voiture est agréable à conduire et le niveau sonore n’est pas trop élevé. C’est d’ailleurs sur l’autoroute qu’elle est le plus à l’aise, loin des changements de vitesse fréquents.

La Fiat 500L 2014 est loin d’être une sportive, mais sa direction est précise et son freinage, assuré par quatre disques, est efficace. Quant à la suspension, elle est beaucoup plus confortable que dans une 500 régulière. L’empattement plus long n’est sûrement pas étranger à cet amortissement plus intéressant.

La Fiat 500 régulière est amusante, mais lorsqu’on veut y entasser des occupants, l’espace est plutôt limité. La location d’une 500, récemment, m’a démontré hors de tout doute qu’un grand garçon de plus de 6 pieds prenant place à l’arrière risque de ne plus pouvoir en sortir ! Par contre, dans la Fiat 500L 2014, ce problème d’espace est éliminé. Les passagers ont beaucoup d’espace pour les jambes et peuvent ajuster leur dossier pour un confort apprécié. La dureté des sièges est le seul irritant. Quant à l’agrément de conduite, il est amoindri par cette transmission manuelle mal conçue qui donne l’impression de conduire un camion et qui ne permet pas d’exploiter le moteur turbo. À quelques égards, le style a pris le dessus sur la fonction, mais, somme toute, la Fiat 500L est amusante, spacieuse et compétente. C’est une belle addition dans cette famille Fiat de plus en plus intéressante.

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Essais réalisés précédemment :

Conditions de l’essai

Réalisé du 12 au 20 mai 2014.
Météo : beaucoup de soleil, un peu de nuages et de pluie, entre 7 et 30 °C.
Modèle essayé : Fiat 500L Lounge 2014
Assemblé à Kragujevac, Serbie
Prix selon www.fiatcanada.com (3 septembre 2014) :
** Pop : 19 995 $
** Sport : 21 995 $
** Trekking : 24 195 $
** Lounge : 24 995 $
Prix du modèle essayé : 31 435 $ + taxes
Distance parcourue : 726,5 km (55 % autoroute)
Consommation selon
Ressources Naturelles Canada :
** Ville : 8,0 L/100 km (9,3 selon les normes 2015)
** Route : 6,0 L/100 km (7,2 selon les normes 2015)
** Émissions : 163 grammes/km
Consommation dans la vraie vie : 7,5 L/100 km
Régime moteur à 100 km/h : 2 000 tours/minute
Régime moteur à 115 km/h : 2 300 tours/minute
Véhicule fourni par Fiat Canada
Photos prises à Ste-Élisabeth, Québec

30 janvier 2012

Essai routier: Fiat 500 2012

La petite Fiat 500 a fait une entrée remarquée en 2011 au Canada et plus particulièrement au Québec.  Tout d’abord parce que ça faisait un fichu bout de temps que l’on n’avait pas vu une Fiat sur les routes de la Belle Province.  En effet, Fiat est disparue au milieu des années 80 et comme les derniers exemplaires n’étaient pas très fiables et rouillaient très rapidement, ils sont également disparus rapidement!  Deuxièmement, parce que c’est une belle petite italienne sympathique qui nous fait sourire simplement à la regarder.  Plusieurs mois après son introduction au Canada, elle fait toujours tourner les têtes.  Il faut dire que ce gabarit n’est pas courant en Amérique et, à part la smart, elle n’a à peu près pas de compétition.

Bien qu’elle n’ait qu’une seule configuration possible, chaque Fiat 500 peut être unique.  Il y a 14 couleurs de carrosserie disponibles, 11 choix de couleurs pour l’agencement des sièges et de l’intérieur en plus des autocollants et de nombreux autres accessoires comme des roues stylisées et colorées.  Bref, vous en aurez pour quelques jours à choisir la Fiat de vos rêves.  Outre cette hyper personnalisation, il y a trois niveaux d’équipements : Pop, Sport et Lounge.  Et il y a en plus la petite 500c cabriolet offerte en modèles Pop et Lounge.  Le choix ne manque pas.  La seule chose que je peux vous suggérer est de ne pas exagérer sur les options car ça fera grimper le prix dangereusement.  Et plus le prix grimpe, moins ça en vaut la peine!


La Fiat faisant l’objet de cet essai est la Lounge.  Son équipement est très complet et aucune autre option ne mérite, selon moi, que l’on sorte d’autres billets de son portefeuille.  Ce qui frappe lorsqu’on prend place à bord de la Fiat 500, c’est l’espace vaste pour les jambes à l’avant et le bon confort des sièges.  D’ailleurs, sur ma voiture d’essai, ils étaient tout de rouge et blanc vêtus avec des logos « 500 » sur les dossiers.  Magnifiques!  D’ailleurs parlant de logo, il y a des « 500 » partout sur cette voiture : sur les dossiers des sièges, sur le tableau de bord, sur les roues en alliage, sur les moulures de bas de caisse, sur la poignée du coffre, même à l’intérieur des blocs optiques des phares! La petite est très fière d’exhiber son nom!  Pour en revenir aux sièges avant, ils n’offrent pas beaucoup de support latéral mais ne vous inquiétez pas, le groupe propulseur ne vous éjectera pas hors de votre baquet.  Un peu comme dans une MINI, le tableau de bord offre un énorme cadran.  Tout y est inclus : indicateur de vitesse avec au centre de celui-ci, le tachymètre au centre duquel on retrouve l’ordinateur de bord.  C’est un peu difficile à lire car il faut quelques minutes pour s’habituer à cette disposition pour le moins… spéciale. Au centre du tableau de bord sont disposés l’affichage de la radio et ses commandes.  L’affichage est assez simpliste mais tout y est allant de la radio conventionnelle à celle venant du satellite en plus de la lecture de CD et fichiers MP3 et WMA et d’une prise USB située dans le coffre à gants.  Vous pourrez y laisser votre iPod puisqu’il sera totalement pris en charge par l’interface de la petite Fiat.  La finition, même si elle a une belle apparence, compte beaucoup sur le plastique, pas toujours agréable au toucher.  Vous remarquerez même que les poignées pour ajuster les dossiers des sièges sont creuses!  Tout pour sauver du poids…

C’est bien beau d’être à l’aise à l’avant mais croyez-vous pouvoir amener des ami(e)s avec vous?  Pour prendre place à l’arrière, il faut avoir fait le cours d’introduction au « contorsionnisme » du Cirque du Soleil.  Si vous réussissez à vous glisser à l’arrière, vous vous rendrez compte que vous n’êtes pas si mal assis. C’est sûr que l’espace n’est pas abondant mais pour une randonnée de courte durée, ça peut aller.  Des places que la smart ne peut d’ailleurs pas offrir.  Même le coffre est plus grand que je ne l’avais imaginé et l’abaissement de la banquette divisée 50/50 peut agrandir cet espace.  Ça ne donne pas un plancher plat mais plus d’espace pour faire de gros achats.      


 Puisque l’habitacle est malgré tout, pas si mal, qu’en est-il de la mécanique?  Le moteur, un quatre cylindres MultiAir de 1,4 litres produit 101 chevaux à 6 500 tours/minute et un couple de 98 lb-pi à 4 000 tr./mi.  C’est peu mais la Fiat 500 n’est pas là pour noircir le bitume.  La transmission à six rapports avec AutoStick exploite bien ces maigres chevaux.  Mis à part le mode normal, j’ai essayé le mode manuel et le mode Sport de cette transmission.  À ma grande surprise, c’est le mode manuel que j’ai le plus apprécié.  Le mode Sport retardait les changements de rapports mais je n’avais pas l’impression d’avoir plus de performances.  C’est le mode manuel qui m’a le plus permis de m’amuser.  Une boîte manuelle à cinq rapports est aussi disponible.  La visibilité est parfaite dans presque toutes les directions sauf au niveau de l’angle mort du conducteur.  Lorsque vous êtes au volant et que vous regardez par-dessus votre épaule gauche, vous ne voyez que… le pilier de la portière.  Mais Fiat y a pensé!  C’est pourquoi votre rétroviseur extérieur est doté d’une partie « grand angle » qui permet d’atténuer presque complètement l’angle mort.  Il faut s’y habituer mais l’idée n’est pas bête!  Les freins sont à disques ABS aux quatre roues sur tous les modèles.  Ils sont excellents mais avouez qu’ils n’ont pas une grosse charge à ralentir.  La direction à assistance électronique m’est apparue un peu légère même à vitesse de croisière.  La suspension calibrée « confort » est quand même un peu dure et c’est tout à fait normal compte tenu de l’empattement assez court de la Cinquecento.  Tout ça donne une tenue de route efficace pour une ballade du dimanche après-midi.  Pour le circuit, il faudra attendre la version « Abarth » attendue plus tard cette année.

Il n’est jamais facile pour un constructeur de faire revivre le passé.  Les MINI, PT Cruiser et Beetle de ce monde n’ont pas toujours eu la vie facile.  D’autres y ont carrément laissé des millions de dollars comme Ford et sa Thunderbird.  Ça semble aussi difficile pour Fiat qui n’a pas rencontré ses prévisions de ventes pour la première année, notamment aux Etats-Unis.  Toutefois, le produit est sain.  Si on retranche la version Pop qui n’est pas très équipée, les autres versions sont relativement confortables compte tenu de leurs dimensions et on peut réussir à s’amuser avec le mode manuel de la transmission automatique.  Le prix n’est pas vilain non plus mais évitez de vous laisser emporter par la panoplie incroyable de bidules destinés à personnaliser votre 500.  Le prix s’emballera et c’est alors que les concurrents plus aguerris se pointeront le bout du capot pour dévorer le sympathique museau de votre Fiat!

Note: Vous pensez peut-être que les versions américaine et européenne sont similaires.  Un confrère européen m'a suggéré ce lien que je vous recommende:

http://www.unica-strada.com/blog/2011/01/500-americaine-500-europeenne-le-jeu-des-differences/

Questions, commentaires, opinions?  Venez discuter de la Fiat 500 sur le forum de Passion Automobile en cliquant ici.

Conditions de l’essai

Réalisé du 11 au 17 octobre 2011.
Journées de soleil, de nuages et de pluie, entre 6 et 18 C.
Modèle essayé : Fiat 500 Lounge 2012
Prix selon www.fiatcanada.com (24 janvier 2012) :
•    Pop : 15 995 $
•    Sport : 18 500 $
•    Lounge : 19 500 $
Prix du modèle essayé : 20 700 $ + taxes
Distance parcourue : 515 km environ (39 % autoroute)
Consommation moyenne : 7,4 L/100 km
Régime-moteur à 100 km/h : 2 500 tours/minute
Régime-moteur à 115 km/h : 2 900 tours/minute
Véhicule fourni par Chrysler Canada.
Photos prises à Ste-Elisabeth, Qc

Avertissement

La consommation réelle peut différer de 10 à 20% par rapport à la consommation affichée par l'ordinateur de bord. Toutefois, à des fins de comparaison, j'inscris toujours la consommation que l'ordinateur de bord affiche à la fin de la période d'essai.
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