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02 novembre 2015

Essai routier: Hyundai Accent 2015

Hyundai Accent SE 2015
Mon premier essai de l’actuelle génération de Hyundai Accent n’avait pas été particulièrement heureux. J’avais eu droit à une version berline GL de couleur brune chaussée de pneus d’hiver Gislaved 14 pouces. Rien pour tomber en amour avec la voiture. De plus, la finition de la voiture n’était pas très édifiante, notamment dans le coffre où l’intérieur du couvercle était tout simplement « sur la tôle ».

Cette fois-ci, il s’agit de la version à hayon. Beaucoup plus intéressante que la berline à cause de son image plus dynamique et de l’aspect pratique de son hayon, son essai fut plus intéressant. En fait, j’aurais essayé une Ferrari et les gens ne se seraient pas autant retournés sur mon passage. Peut-être est-ce à cause de sa couleur jaune « St-Hubert » ? Eh oui, c’est la nouvelle couleur à la mode pour la Hyundai Accent en 2015 et il ne m’aurait manqué qu’un énorme coq sur le toit pour être prêt à livrer du poulet ! Peu importe, ce hatchback a réussi à me faire découvrir les bons côtés de l’Accent et à comprendre pourquoi on en voit autant sur les routes du Québec. Au fait, le vrai nom de ce jaune n’est pas lié à celui de la chaîne de restaurant, il s’appelle plutôt « Jaune Tournesol » et n’est livrable que sur la SE.

Plusieurs versions de l’Accent sont offertes par Hyundai, de la L peu équipée jusqu’à la GLS toute garnie. Si vous recherchez un bas prix, la L à transmission manuelle est toute désignée, mais il faudra conjuguer avec des vitres à manivelle et l’absence de climatisation. Pour un équipement profitant d’un brin de modernisme, il faudra choisir la GL manuelle ou automatique. Les glaces seront alors à commande électrique et la climatisation sera de série. Malheureusement, les roues n’auront encore que 14 pouces de diamètre malgré les quelque 3 000 $ de plus pour cette version en comparaison avec la L. Pour cet essai, j’ai testé la SE qui requiert la boîte automatique. La GLS en offre un peu plus, mais l’équipement de la SE est passablement étoffé.

Malgré plusieurs années sur le marché, le design de l’Accent est encore dans le coup. Même que sa couleur jaune pourrait bien plaire aux plus jeunes. Les phares effilés, les phares antibrouillard stylisés et le capot travaillé donnent une impression de mouvement à la voiture. La partie arrière avec ses grands feux, son hayon et son aileron poursuivent la tendance. La petite lunette arrière ajoute à l’effet sportif, mais a un effet pervers sur la visibilité. Les roues d’alliage de 16 pouces élèvent légèrement la voiture, la tenue de route est améliorée et l’expérience de conduite y gagne énormément.

C’est facile de prendre place à l’avant de la Hyundai Accent 2015. Les sièges sont confortables, mais il ne faut pas trop s’attendre à un bon support latéral. Vous devrez partager l’appuie-bras central avec votre passager, car les baquets sont presque collés l’un sur l’autre. À l’arrière, malgré un dossier très plat et droit, le confort me semble bon pour le peu de temps que j’y ai pris place. L’espace est bien pour deux personnes, car le passager du centre se sentira un peu coincé. Seules les jambes seront un peu serrées, mais la concurrence ne fait pas mieux.

En face du conducteur, le design du tableau de bord ressemble à celui de l’Elantra, mis à part ses matériaux durs. La nacelle d’instrumentation est composée de deux énormes cadrans pour le tachymètre et l’indicateur de vitesse. Entre les deux, un petit ordinateur de voyage vous informe sur la température extérieure, la consommation et le niveau d’essence ainsi que la température du liquide de refroidissement. C’est simpliste, mais somme toute efficace et lisible. Quant à lui, le bloc central est dominé par les buses de ventilation (elles sont sur le côté dans l’Elantra). Plus bas, le système de son qui, malgré son écran rudimentaire, constitue un divertissement apprécié au volant. Outre les radios AM, FM (quelqu’un écoute encore le AM ?), XM et le lecteur CD (eh oui, il y en a un), il est possible d’y écouter son iPod en le branchant dans la prise USB située derrière le levier de vitesse. Grâce à la technologie Bluetooth, on peut faire des appels mains libres facilement. Encore plus bas, les commandes circulaires de la ventilation et, en dessous, les commutateurs des sièges chauffants. Eh oui, dans une voiture d’entrée de gamme, on peut aussi se gâter. Soulignons que dans la GLS, la climatisation est à contrôle automatique.

Quelques notes sur la soute à bagages pour terminer notre visite de l’habitacle. L’espace est de bonnes dimensions, mais son seuil de chargement est très élevé. Un problème qu’il faudra absolument régler dans la prochaine génération. La banquette divisée 60/40 ne se rabat pas complètement à plat, mais agrandit de beaucoup l’espace utilisable.

Sous le capot se cache un petit moulin de 1,6 litre à 16 soupapes produisant 137 chevaux à 6 300 tours/minute. Doté d’un bloc en aluminium, il est surtout équipé de l’injection d’essence, une caractéristique que plusieurs véhicules beaucoup plus chers ne s’offrent toujours pas. Le couple de 123 livres-pied ne paraît pas énorme, mais m’a semblé intéressant pour offrir des accélérations suffisantes. La transmission automatique à six rapports est surtout calibrée pour l’économie d’essence, mais s’il vous vient l’envie de passer les rapports vous-même, le mode manuel est très bien et les changements sont rapides. Le freinage assuré par quatre disques sur le modèle SE se sont avérés assez puissants. L’antiblocage ABS est en équipement de série. La suspension et la direction sont dans la norme pour ce type de voiture, mais ce qui aide beaucoup la tenue de route, c’est la présence des roues et pneus de 16 pouces. Alors que la berline essayée il y a quelques années était plutôt ennuyeuse à conduire, le hatchback SE s’est révélé amusant. La voiture n’est toujours pas une sportive, mais on sent que la tenue de route est plus stable. Les pneus de 14 pouces appartiennent à une autre époque et il serait grand temps que Hyundai installe au moins des roues de 15 pouces sur ses modèles de base. D’ailleurs, plus personne n’offre des roues 14 pouces chez la concurrence, même chez Kia.

Donc, résumons ce qui m’a réconcilié avec la Hyundai Accent. Le fait que ce soit un modèle hatchback est un avantage. Malgré quelques petits irritants, la soute à bagages est beaucoup plus pratique que le coffre de la berline. Sa ligne de toit plus haute à l’arrière améliore également l’espace pour la tête des passagers arrière. Même si le moteur est le même dans toutes les déclinaisons, les roues de 16 pouces du modèle SE (et du GLS) favorisent une conduite beaucoup plus agréable. Malheureusement, puisqu’il faudra choisir au minimum un modèle SE pour avoir un peu de plaisir, la facture monte en conséquence. Toutefois, si vous aimez la bouille sympathique de la Hyundai Accent 2015, c’est ce qu’il faudra faire. Et rassurez-vous, il y a beaucoup d’autres couleurs offertes !

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Essais réalisés précédemment :

Conditions de l’essai

Réalisé du 17 au 24 août 2015.
Météo : beaucoup de soleil, un peu de pluie, entre 13 et 33 °C.
Modèle essayé : Hyundai Accent SE 2015
Assemblé à Ulsan, Corée du Sud
Existe depuis : 1994 ----- Actuelle génération : 2011
Prix selon www.hyundaicanada.com (28 octobre 2015) :
** L manuelle : 14 759 $
** LE manuelle : 17 259 $
** GL manuelle : 16 559 $
** GL automatique : 17 809 $
** GLS manuelle : 19 609 $
** SE automatique : 19 709 $
** GLS automatique : 20 859 $
Prix du modèle essayé : 19 709 $ + taxes
Consommation selon
Ressources Naturelles Canada :
** Ville : 8,9 L/100 km
** Route : 6,3 L/100 km
** Émissions de CO² : 177 grammes/km
Consommation affichée : 7,0 L/100 km
Régime moteur à 100 km/h : 2 000 tours/minute
Régime moteur à 115 km/h : 2 300 tours/minute
Véhicule fourni par Hyundai Canada
Photos prises à Ste-Élisabeth, Québec

13 février 2012

Essai routier: Hyundai Accent 2012

On peut dire que Hyundai ne perd pas son temps.  En trois ans, elle aura renouvelé sa Sonata, son Elantra et son Tucson en plus de lancer le Veloster et l’Equus qui, à moins d’y avoir tout un changement dans mon bilan financier, ne se retrouvera jamais dans mon entrée.  C’est maintenant au tour de l’Accent.  C’est tout un morceau à redéfinir parce qu’au Québec, il y en a beaucoup des Hyundai Accent.  Après une campagne publicitaire des plus réussie, Toyota l’a même ridiculisée dans ses propres pubs.  C’est vous dire comment l’Accent fait peur aux autres.  Jusqu’à tout récemment, l’Accent était encore la seule voiture neuve à être vendue tout juste sous la barre des 10 000$!  C’était une version très dépouillée mais quand même, l’effort était louable.  Ce temps est révolu.  La Hyundai Accent 2012 a eu une promotion, du moins au niveau du prix.


Au niveau du style extérieur, on ne se trompe pas, c’est du Hyundai pur et dur.  La Sonata a prêté ses lignes à l’Elantra qui les a elle-même transmises à sa petite sœur Accent.  On voit toutefois que les formes de l’Accent sont plus grossières au niveau du bouclier avant et des feux arrière qui sont moins stylisés.  Il y a aussi ces misérables pneus de 14 pouces (oui, oui, ça existe encore!) qui ne font rien pour améliorer le coup d’œil.  Le dessin général de la version à hayon est plus réussi.  La Hyundai Accent 2012 est offerte en trois niveaux d’équipements allant de la L à la GLS en passant par la GL.  Les trois peuvent être commandés en version berline ou à hayon.  C’est la version berline GL qui fait l’objet de cet essai.  Et si vous pensez à l’achat de la version L pour sa facture plus raisonnable, songez qu’elle n’a pas les glaces électriques pas plus que de régulateur de vitesse ni air climatisée!  Encore intéressé?


L’accès est facile pour prendre place au volant de l’Accent 2012.  Le design est très familier car il reprend le thème Hyundai déjà vu dans l’Elantra et la Sonata.  Un tableau de bord aux lignes bien travaillées qui a délaissé les matériaux mous pour faire un usage abondant de plastique dur.  Les sièges en tissus sont confortables mais fournissent peu de support latéral.  L’espace à l’avant est très bien et il est plus juste à l’arrière ce qui n’est pas une surprise.  Le confort de la banquette arrière est aussi plus rudimentaire.  Deux grands cadrans se retrouvent dans la nacelle face au conducteur.  Avec des chiffres blancs sur fond noir, le tachymètre et l’indicateur de vitesse sont facilement lisibles.  Hyundai a même ajouté une petite auréole bleutée au centre des cadrans.  Ce n’est pas très joyeux mais on a au moins fait un effort.  Un petit affichage au centre des deux cadrans fournit les cotes de consommation d’essence en plus des compteurs journaliers, de l’odomètre, du niveau d’essence et de la température du liquide de refroidissement.  Sur le volant, à gauche, les commandes de la sonorisation et à droite, le régulateur de vitesse.  Le tout est éclairé le soir venu.  On ne peut en dire autant des commutateurs de glaces électriques et du verrouillage des portières qui ne sont pas illuminés.  C’est malheureusement courant aussi chez les concurrents.  Pourtant, ça ne doit pas coûter beaucoup plus cher à produire!  On se transporte au centre où, bien que la forme du bloc central ressemble à celui de ses grandes sœurs, la disposition est beaucoup plus conventionnelle avec les buses de ventilation horizontales en haut.  Puis, c’est le système audio avec les commutateurs de fonctions sur les côtés et ceux des stations dans le bas.  AM/FM et CD sont les principales fonctions.  Une prise iPod (le mien n’a pas fonctionné, ça doit prendre un fil spécial!) et une prise AUX sont standard.  La radio satellite et plus de puissance sont offerts dans la GLS.  Finalement, plus bas, les trois molettes pour la ventilation.  Toutes ces commandes se manipulent aisément puisque les boutons sont gros et bien identifiés.  Finalement, probablement que le coffre n’est pas mieux garni que votre compte en banque.  La finition est négligée et ça faisait très longtemps que je n’avais pas vu un couvercle de coffre avec aucune finition.  Aucune!  Directement sur la tôle!  Il n’y a pas de poignée pour refermer le couvercle mais glissez-vous la main dans les énormes trous.  Le seuil de chargement est haut et abaisser la banquette ne vous fait pas un plancher plat.  Pour abaisser cette banquette, il y a d’énormes tirettes apparentes sur le dessus de la banquette.  De plus, j’ai eu de la difficulté à relever cette même banquette qui ne voulait plus s’arrimer.  Bas de gamme, vous dites?


Heureusement, c’est un peu plus réjouissant sous le capot.  Il s’agit d’un moteur quatre cylindres de 1,6 litre à 16 soupapes et double arbre à cames en tête.  Il profite même de l’injection directe, une caractéristique plutôt rare dans cette catégorie.  Sa puissance est de 138 chevaux à 6 000 tours/minute et il produit un couple de 123 lb/pi à 4 850 tours/minute.  C’est, encore une fois, excellent dans cette catégorie.  On se doute bien qu’en équipement de série c’est la transmission manuelle à six rapports qui est offerte.  En option, j’ai testé la transmission automatique, également à six rapports, avec mode séquentiel.  Et toute cette mécanique a réussi à me surprendre.  Le moteur offre des performances acceptables, même en mode ECO, un mode qui, habituellement, étouffe les performances au profit d’une consommation améliorée.  Cette fois-ci, les performances n’étaient pas trop amoindries, heureusement.  Même le mode manuel offre des changements de rapports rapides.  Bref, une mécanique pas si mal.  Le freinage est aussi efficace et j’ai été surpris de retrouver des disques aux quatre roues avec l’antiblocage ABS.  La direction à assistance électrique plutôt légère ne transmet pas beaucoup de « feedback » de la route.  C’est au niveau de la suspension et des pneumatiques que tout est gâché.  La voiture cherchait beaucoup à louvoyer.  La suspension avait beaucoup de pain sur la planche avec ces pneus d’hiver Gislaved de seulement 14 pouces (allez Hyundai, passez au moins à 15 pouces, s.v.p.!), des 175/70.  Particulièrement pénible sur l’autoroute au point où je me suis demandé si je n’avais pas une crevaison.  Finalement, la visibilité est bonne mais on souhaiterait plus de puissance pour les phares de route.

Je me relis et je vois très bien que ce ne fut pas un essai de tout repos.  Une voiture plus chère que l’an dernier mais pas vraiment améliorée.  Un habitable relativement spacieux pour la catégorie mais dont la finition pourrait être bonifiée, particulièrement dans le coffre où ça fait pitié.  Hyundai nous a habitués à beaucoup mieux.  Pour ce qui est de la mécanique, Hyundai a une longueur d’avance pour le moteur et la transmission mais il faudra retravailler la direction et surtout retirer ces pneus de 14 pouces d’une autre époque.  Même plus petites, les Fiat 500 et smart roulent sur des 15 pouces!  Et je le répète, retirez la version L de votre liste d’achat.  Il vous faut au moins la GL et idéalement la GLS.

Questions, commentaires, opinions?  Venez discuter de la Hyundai Accent sur le forum de Passion Automobile en cliquant ici.

Conditions de l’essai

Réalisé du 14 au 21 novembre 2011.
Journées de soleil et de pluie, entre -5 et 13 °C.
Modèle essayé : Hyundai Accent GL 2012
Prix selon www.hyundaicanada.com (13 février 2012):
•    L manuelle : 14 709 $
•    L automatique : 15 909 $
•    GL manuelle : 16 609 $
•    GL automatique : 17 809 $
•    GLS automatique : 19 609$
Prix du modèle essayé : 17 809 $ + taxes
Distance parcourue : 411 km (49 % autoroute)
Consommation moyenne : 6,7 L/100 km
Régime-moteur à 100 km/h : 2 000 tours/minute
Régime-moteur à 115 km/h : 2 200 tours/minute
Véhicule fourni par Hyundai Canada.
Photos prises à l’Ecole Primevère, Ste-Elisabeth, Qc

Avertissement

La consommation réelle peut différer de 10 à 20% par rapport à la consommation affichée par l'ordinateur de bord. Toutefois, à des fins de comparaison, j'inscris toujours la consommation que l'ordinateur de bord affiche à la fin de la période d'essai.
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