28 août 2006

Essai routier: Hyundai Accent 2007

Malgré le fait que Hyundai met en vedette des modèles de plus en plus gros et luxueux, cette compagnie n’a jamais oublié sa raison d’être sur notre continent c’est-à-dire un rapport qualité/prix imbattable. De plus, ces derniers temps, Hyundai travaille au renouvellement de sa gamme à un rythme effréné si bien que, lorsque l’Elantra et la Tiburon seront renouvelées, son modèle le plus « âgé » sera le Tucson, présenté en… 2005! Et on chuchote encore l’arrivée de nouveaux modèles notamment un VUS de luxe et une camionnette.

Tout ça pour dire que Hyundai n’a pas oublié qu’elle s’est imposée en Amérique grâce à une petite voiture économique, la Pony, et qu’elle attire toujours les acheteurs grâce à une voiture économique, l’Accent. Celle-ci a été partiellement redessinée en 2006 puisque la berline a devancée le modèle à hayon d’un an en raison d’une grève dans une usine coréenne. La Hyundai Accent 2007 profite donc d’une gamme entièrement renouvelée. J’ai essayé les deux modèles mais concentrons-nous sur le modèle à hayon puisque c’est celui qui m’a été gracieusement prêté le plus longtemps.

Avec cette nouvelle génération, Hyundai a voulu se remettre au goût du jour. La ligne est jeune et d’allure sportive. On fait appel à des feux arrière à lentilles cristallines et l’aileron sur le haut du hayon est de série. Comme la majorité des ailerons, il ne sert probablement pas à l’aérodynamisme mais côté esthétique, c’est agréable. Le modèle à hayon est évidemment pratique puisque vous pouvez rabattre le dossier divisé 60/40 et ainsi obtenir un coffre de dimension respectable.

À l’intérieur, on change de philosophie. Le côté jeune cède sa place au côté rationnel. Le tableau de bord est bien conçu et l’ergonomie sans faille mais il fait un peu plastique. Même chose pour le volant. Il faut toutefois souligner que le modèle de base se vend sous la barre des 14 000$ et pour cela, il faut être indulgent sur certains points. L’espace pour la tête et les jambes est excellent à l’avant, un peu juste à l’arrière. L’accès à l’arrière est relativement bon du côté passager grâce au siège qui s’avance mais ce n’est pas le cas, côté conducteur. Pour accéder à l’arrière par ce côté, vous devez avoir fait vos classes au Cirque du Soleil. Comme dans toutes les sous-compactes, même s’il y a des ceintures pour cinq personnes, quatre personnes seulement seront assises de façon confortable. La cinquième risque de vous en vouloir longtemps. Fait à souligner, on a placé trois appuie-tête à l’arrière sans trop nuire à la visibilité. Bravo! À l’avant, les sièges sont accueillant malgré un manque de support latéral. La radio, qui lit les CD et les MP3, avait une belle sonorité et ses boutons relativement gros sont faciles à manipuler. La climatisation, par une température extérieure de plus de 25 C, à plus que suffit à me refroidir et ses grosses molettes sont également faciles à manipuler.

Pour mouvoir cette Hyundai Accent 2007, on fait encore confiance au 4 cylindres en ligne de 1,6 litres et 16 soupapes. Il a toutefois été amélioré et produit maintenant 110 chevaux, six de plus que l’an dernier. Ce n’est pas un foudre de guerre mais il accomplit bien son boulot. La transmission automatique à quatre rapports est d’utilisation agréable mais, si le cœur vous en dit, choisissez la transmission manuelle à cinq rapports. Les 110 chevaux grugés par l’automatisme et la climatisation risquent de vous déprimer lors des accélérations. Autre point positif pour la transmission manuelle, la consommation d’essence légèrement plus intéressante. Les freins sont à disques à l’avant et à tambours à l’arrière. L’ABS n’est disponible que sur les modèles les plus luxueux. Vous ne pourrez même pas les obtenir en option! Personnellement, j’aurais sacrifié l’aileron arrière de série pour ajouter les freins ABS. Mais la sécurité et le marketing ne vont pas toujours de pair… La suspension est dans la moyenne et ma surprise va aux pneus Komho 185/65R14 que j’ai trouvé très bons dans les circonstances. Ce n’est pas des Pirelli P-Zero mais pour des pneus à vocation économique, je crois qu’ils font très bien l’affaire.

En bref, la Hyundai Accent 2007 est une très bonne voiture compte tenu du prix demandé. C’est vrai que je vous ai énuméré quelques points négatifs mais, en général, on retrouve les mêmes critiques chez la concurrence à un prix plus élevé. Faites un essai pour voir lequel des modèles Hyundai Accent 2007 vous intéressera le plus car la berline n’est pas à dédaigner non plus. En terminant, un gros merci à Hyundai de Lanaudière de Joliette pour leur empressement à répondre à mes questions. C’est toujours un plaisir pour moi d’aller les rencontrer. Bonne route!

04 août 2006

Essai routier: Toyota Camry 2007

Il en est passé de l’eau sous les ponts depuis que la première Toyota Camry a remplacé la Corona. C’était en 1983. Son moteur 4 cylindres en ligne de 2,0 litres de 92 chevaux ne pourrait même pas se retrouver sous le capot d’une compacte aujourd’hui. Heureusement, les choses évoluent et maintenant la Toyota Camry est l’une des meilleures berlines sur le marché et certains concurrents s’en inspirent.

Grâce à Joliette Toyota, j’ai pu mettre la main sur une Toyota Camry LE 2007. Ce modèle est le plus vendu de la gamme Camry mais elle existe également en version SE, XLE et Hybrid. De plus, elle peut être propulsée par des moteurs 4 ou 6 cylindres, sans oublier le moteur hybride essence/électricité. C’est le modèle 4 cylindres qui fait l’objet de cet essai réalisé par une belle journée d’été à plus de 30 degrés Celsius.

La silhouette extérieure de la Toyota Camry 2007 a été complètement redessinée cette année. Sans être révolutionnaire, elle se rapproche des lignes d’autres produits Toyota notamment de l’Avalon. Ce n’est en rien un défaut puisque l’Avalon est dans une catégorie supérieure. Les lignes sont donc sobres et discrètes à l’image de cette catégorie.

L’intérieur est à l’image de l’extérieur. Le design n’a rien de high-tech mais les matériaux sont de qualité, l’assemblage est parfait et l’ergonomie sans faille. On a droit à cinq vraies places et le dégagement pour la tête et les jambes est bon autant à l’avant qu’à l’arrière. La radio AM/FM/CD/MP3 a une belle sonorité et est équipée de boutons de bonnes dimensions et de commandes au volant de série. Le bloc central est spécial puisqu’il est rétroéclairé tout comme les molettes de la ventilation. C’est du plus bel effet. L’habitacle est confortable et son accès est aisé à l’avant et à l’arrière. L’affichage est clair grâce à des grands cadrans noirs avec chiffres blancs. La visibilité est excellente dans toutes les directions et les rétroviseurs sont grands et chauffants, de série. L’insonorisation est très bonne et la climatisation par plus de 30 degrés Celsius m’a gardé bien au frais. La malle arrière est grande tout comme son ouverture et le dossier de la banquette arrière se rabat 60/40.

Tout comme je l’ai écrit plus haut, le moteur était un 4 cylindres de 2,4 litres de 158 chevaux à double arbre à cames en tête et calage variable des soupapes VVT-i. La transmission qui lui est associé est une automatique à cinq rapports dont les changements de vitesse sont très doux. En fait, ces deux éléments vont tellement bien ensemble que je me suis demandé pourquoi choisir un moteur V6. Le moteur 4 cylindres n’est pas bruyant et son fonctionnement est sans reproches. Une transmission manuelle à cinq rapports peut aussi être commandée dans le modèle SE. Si vous tenez vraiment au moteur V6, il s’agit d’un 3,5 litres de 268 chevaux. Celui-ci profite d’un rapport de plus à sa transmission automatique ainsi que d’un mode séquentiel. Les pneus Michelin 215/60R16 procure une excellente tenue de route autant sur autoroute que sur les petits rangs de campagne. La voiture tient bien la route dans les bretelles d’autoroute et ce, même si la suspension m’est apparue très confortable. Le freinage est à la hauteur grâce à ses disques au quatre coins, ventilés à l’avant. Pour un moteur quatre cylindres, l’accélération et les reprises m’ont semblé adéquats.

Le volet sécurité n’a pas été oublié chez Toyota puisque la Camry 2007 cache dans ses parois toute une panoplie de coussins gonflables allant des coussins frontaux habituels au coussin pour les genoux du conducteur en passant par les rideaux latéraux. Et le tout est de série dans tous les modèles. Outre l’antiblocage, le conducteur profite d’un répartiteur électronique de force de freinage et de l’assistance au freinage. Les modèles plus luxueux disposent, en plus, d’un système de contrôle de la stabilité latérale avec régulateur de traction.

Comme vous avez pu le lire, la Toyota Camry 2007 a été revue et améliorée du tout au tout. En fait, le seul détail sur lequel j’ai accroché est la télécommande d’ouverture du volet d’essence placée au plancher qui est, selon moi, très mal placé pour nos hivers québécois. Ça semble devenir la mode chez les constructeurs japonais puisque Honda fait la même chose. Un bouton placé sur l’appuie-bras de la portière ou sur le côté du siège ferait bien mieux l’affaire. Mais c’est un détail comparé à toutes les qualités de cette voiture. Passez chez Joliette Toyota faire un essai. Et ne crachez pas sur le moteur quatre cylindres. Il possède de bonnes qualités dynamiques et vous fera sourire à la pompe.

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