26 septembre 2005

Essai routier: Mazda5 2006



Chez Mazda, on est sur une très agréable lancée. La Mazda RX-8, la Mazda3, la Mazda6, la Miata MX-5 et maintenant le Mazda5. Et le Mazda CX-7 à venir plus tard en 2006, un très joli véhicule multisegments. Tous ces véhicules Mazda intègre une allure sportive qui semble plaire à la clientèle si l’on se fie au volume de ventes de chacun de ces modèles.

J’ai fait l’essai, il y a quelques semaines, du Mazda5 GS 2006 qui prétend être le premier véhicule multi-activité, selon les documents de la compagnie. Le Mazda5 remporte un très grand succès en Europe en ce moment où les véhicules plus petits ont la cote. Au Canada et aux Etats-Unis, le marché est très différent. On aime les gros véhicules qui peuvent se rendre à des endroits où nous n’irons jamais. Seul exception, le Québec. Au royaume de la Civic, Echo et Mazda3, le Mazda5 fera probablement un malheur. En 2000, alors que toutes les compagnies fabriquaient des mini-fourgonnettes de moins en moins mini, Mazda lançait la nouvelle génération de MPV, plus petite mais également mieux conçue que la majorité de ses grosses concurrentes. Succès instantané! Le Mazda5 tente de renouveler l’exploit. Alors que les Nissan Quest et Toyota Sienna prennent du volume, Mazda présente un véhicule beaucoup plus petit, sur la plate-forme de la Mazda3, capable de transporter six passagers dans un confort surprenant.

Il y a très peu de choix à faire lorsque vous achèterez un Mazda5: la couleur, GS ou GT, automatique ou manuelle, air climatisé ou pas. C’est tout! L’équipement de série du modèle GS est déjà très complet avec, entre autres, les roues en alliage de 16 pouces, rétroviseurs, glaces et verrouillage des portières électriques, télédéverrouillage, radio AM/FM/CD avec commandes au volant, antidémarreur, volant inclinable et télescopique et freins antiblocage. Le modèle GT ajoute les roues de 17 pouces, les phares antibrouillard, deux haut-parleurs de plus pour la radio, le régulateur de vitesse, les rétroviseurs chauffants, le toit ouvrant, des rideaux gonflables latéraux et un système d’alarme. Les sièges avants sont confortables et inclus un bon support latéral, surprenant pour ce type de véhicule. À l’arrière, l’espace pour les jambes est bon à la deuxième rangée mais peut-être un peu juste à la troisième rangée. Des enfants s’y sentiront plus à l’aise. Les sièges sont tous inclinables, incluant le siège du passager avant, et vous permettent d’obtenir une surface parfaitement plane pour y engouffrer des objets encombrants. Beaucoup d’espace de rangement dans l’habitacle notamment sous le plancher de la soute à bagages, sous les sièges de la deuxième rangée, un bac central pour votre cellulaire et vos disques et des vide-poches dans toutes les portes. L’ergonomie du tableau de bord ne peut être mis en doute, les cadrans sont de consultation facile et le tout a un look sportif avec sa couleur noir et des ajouts argentés sur la console centrale et autour du levier de vitesse.

Sous le capot, on retrouve un moteur quatre cylindres 2,3 litres de 157 chevaux, le même qui équipe la Mazda3 GT. Il est couplé à une transmission manuelle cinq rapports de série ou une automatique à quatre vitesses avec mode séquentiel en option. C’est celle-ci que j’ai testée et elle était très agréable à utiliser, même le mode séquentiel mis à part le fait qu’elle me semble à l’envers du bon sens, le « plus » étant en bas et le « moins » en haut. Les performances sont bonnes mais certaines personnes m’ont rapporté avoir trouvé ce quatre cylindres assoiffé. On nous promet néanmoins 8,0 L/100km sur route et 10,6 en ville avec transmission manuelle. Pas de commentaires négatifs sur la suspension indépendante aux quatre roues qui absorbe bien les trous et bosses et les freins à disque qui semblent faire leur travail avec brio.

Mazda semble avoir trouvé la bonne voie. On peut faire plus petit et tout aussi fonctionnel. Le fait de pouvoir choisir une transmission manuelle attirera également plusieurs acheteurs. Il y aurait tellement plus à dire sur le Mazda5 2006 que je vous recommande un essai chez un concessionnaire Mazda pour vous faire votre propre opinion. En temps que propriétaire de mini-fourgonnette, je mettrai le Mazda5 dans ma liste lorsque viendra le temps de changer de véhicule. Là-dessus, bonne route!

16 septembre 2005

Essai routier: Pontiac G6 2005



La Pontiac Grand Am tire sa révérence pour 2005. Cette voiture qui a pris l'affiche dans les années '80 avait besoin d'être remise au goût du jour. À ses débuts, c'était une voiture honnête à laquelle on a greffé, avec les années, des artifices apparemment sportifs, mais qui, dans les faits, n'apportaient pas grand-chose au niveau dynamique.

J’ai donc essayé la Pontiac G6 dernièrement de façon incognito. Le concessionnaire Pontiac de ma région ne m’offrant pas de collaboration, je me suis présenté en simple acheteur, tout comme vous pouvez le faire. On ne m’a pas laissé seul bien longtemps. Le vendeur n’était pas très loquace mais il était poli et a bien répondu à toutes mes questions. Il m’a d’ailleurs fait un excellent prix sur le modèle 2005 démonstrateur que j’ai essayé. Bon point pour Pontiac! Mon véhicule d’essai était le modèle G6 V6 2005. À noter pour 2006, l’arrivée d’une version à moteur quatre cylindres, d’un modèle à deux portières et, surprise, d’un modèle cabriolet à toit rigide rétractable, une première dans cette catégorie. On remplace la Grand Am cette année par une très belle berline intermédiaire dépourvue ce ces ajouts aérodynamiques qui ne servent qu'à alourdir la silhouette.

La Pontiac G6 est bâtie sur la nouvelle plate-forme Epsilon. Son empattement de 285 cm est le plus long de sa catégorie. Plus long que celui de l'Altima, de la Camry, de l'Accord, de la Mazda6 et de la Sonata. L'habitable de la G6 est donc spacieux et confortable. Le tableau de bord délaisse la série de petits boutons pour adopter un style moderne et ergonomique. Les sièges sont très confortables à condition d’avoir le siège conducteur réglable en hauteur. Sinon, vous aurez l’impression d’être assis trop bas. Le support latéral est très bon. Les pédales ajustables en profondeur sont très pratiques pour trouver une bonne position de conduite. La climatisation est de série de même que le régulateur de vitesse et le télédéverrouillage. L’espace à l’arrière est très bien et le coffre est de bonne dimension. La radio AM/FM/CD émet un sonorité agréable. Vous avez aussi la possibilité d'obtenir, en option, le toit ouvrant à quadruple lamelles de verre coulissantes qui vous permet de contrôler le volume d'air qui entre dans l'habitacle. Reste à savoir si l'étanchéité de ce toit sera fiable à long terme. Quand on sait qu'un toit ouvrant normal suinte souvent après quelques années, on est en droit de se poser la question.

Sous le capot, on a opté pour des solutions éprouvées. Un seul moteur était offert en 2005. Il s'agit d'un V6 3,5 litres avec soupapes en tête développant 200 chevaux. La transmission est une boîte automatique à quatre rapports. Les changements de vitesse sont effectués avec douceur. C’est une des meilleures boîtes automatiques sur le marché. L'acheteur d'une G6 GT a droit à une transmission avec mode séquentiel. La suspension est indépendante aux quatre roues. La GT bénéficie de barres antiroulis plus grosses afin d'obtenir un comportement routier plus sportif. La servo-direction est un système à assistance électrique. La direction est sensée être plus rapide sur la GT mais le rayon de braquage sera sûrement plus grand étant donné les pneus de 17 pouces au lieu de 16. Sur le modèle G6 V6, les freins ABS sont malheureusement en option.

Sur la route, la Pontiac G6 2005 m’a semblé très stable, même un peu sportive. Le V6 de 200 chevaux est silencieux et possède également une belle sonorité en accélération. La transmission automatique à quatre rapports a beau être une des meilleures, j’aurais bien aimé un cinquième rapport ne serait-ce que pour faire baisser le régime-moteur. Cela aurait pu accentuer l’économie d’essence de ce V6. Une transmission manuelle aurait également été appréciée.

En bref, un très bon rapport qualité/prix avec une version de base bien équipé. Avec une berline, un coupé, un cabriolet, un 4 cylindres ou un V6, la Pontiac G6 est l’une des série les plus complètes sur le marché. Allez faire un essai! Elle fera oublier la Grand Am sans aucun problème.

07 septembre 2005

Essai routier: Chevrolet HHR 2006



La mode des voitures de style rétro se poursuit. Après la Chrysler PT Cruiser, la Volkswagen New Beetle, les Ford Mustang et Thunderbird et bien sûr, la MINI, voilà que nous arrive la Chevrolet HHR 2006. Le nom était jusqu’ici inconnu mais la silhouette s’inspire de la Chevrolet Suburban 1949. Il s’agit, en fait, de la version familiale de la Chevrolet Cobalt avec des formes plus musclées.

J’ai essayé la Chevrolet HHR 2006 chez Paillé Automobiles de Berthierville il y a quelques jours. J’aime bien les formes rétro de la Chevrolet HHR et, bien que General Motors nous assure qu’ils ne se sont pas inspiré du PT Cruiser, plusieurs personnes m’ont demandé s’il s’agissait du nouveau PT Cruiser… jusqu’à ce qu’ils voient le gros nœud papillon doré sur la calandre. Qu’on aime ou qu’on n’aime pas, il reste que la silhouette attire les regards et plusieurs personnes se retournaient au passage de la HHR. Parlant du nom choisi, je trouve que HHR, c’est bien beau pour un prototype mais pour un modèle de série, on aurait pu se creuser les méninges. De plus, en français du moins, ces trois lettres se prononcent bien mal. Son toit surélevé, les énormes passages de roues, ses feux arrières doubles et les roues de 16 pouces lui procurent une allure plus imposante qu’elle ne l’est en réalité.

Lorsqu’on s’assoie à l’intérieur, ce qui frappe, ce sont les cadrans. Ils sont ceinturés de chrome et le compte-tours, plus petit, est superposé à l’indicateur de vitesse. Coup d’œil réussi. Pour le reste, c’est plus conventionnel et c’est bien placé. Il y a un coffre sur le dessus de la planche de bord et c’est une bonne chose puisque le coffre à gants est plutôt petit. Les boutons sont gros et pourront être manipulés avec des gants lorsque l’hiver sera venu. Tout ça est bien assemblé mais ça fait un peu plastique. À l’arrière, on retrouve trois ceintures mais deux adultes s’y sentiront confortables. La banquette peut se replier et est divisée 60/40. Le siège du passager avant se replie lui aussi pour vous permettre d’emporter de longs objets. Le compartiment arrière est de grandeur moyenne pour une familiale mais il possède trois bacs de rangement sous le plancher de chargement. L’équipement de série est très complet notamment le siège du conducteur réglable en six sens, la climatisation, les lève-glaces et verrouillage des portières à commande électrique, le télédéverrouillage, le régulateur de vitesse, la radio AM/FM/CD de très bonne qualité sonore et un centralisateur informatique de bord multifonction (!) pour savoir, entre autres, combien d’or noir vous brûlez.

Sous le capot, on retrouve le moteur Ecotec 4 cylindres 2,2 litres développant 143 chevaux dans le modèle LS et le moteur Ecotec 4 cylindres 2,4 litres de 172 chevaux dans le modèle LT. Les chevaux m’ont plus ou moins convaincu et lorsqu’on se sert du « kick down » pour dépasser, ce moteur est un peu bruyant. Au moins, il est frugal avec une moyenne de consommation combinée de 8,4 L/100 km avec transmission automatique. Parlant de transmission, on offre une manuelle à cinq rapports Getrag et une automatique à quatre vitesses Hydra-Matic, l’une des meilleures de l’industrie. Les freins sont à disques à l’avant et à tambours à l’arrière. L’ABS est en option sur tous les modèles. Leur performance sur mon véhicule d’essai était dans la bonne moyenne. La tenue de route était bonne mis à part sa sensibilité au vent latéral et de la vue de ¾ arrière qui est faible à cause de l’appuie-tête arrière qui cache la vue. Les pneus de 16 pouces avaient un roulement doux malgré leur taille 55. Des pneus de 17 pouces et une suspension sport sont disponibles en option.

Mais, peu importe mon opinion, allez faire un tour chez Paillé Automobiles de Berthierville. Ils vous recevront dans leur salle de montre fraîchement rénovée et pourront vous faire essayer la Chevrolet HHR 2006. Profitez-en aussi pour jeter un coup d’œil sur la Chevrolet Optra Wagon. Ce sont deux modèles qui ont à peu près les mêmes dimensions. Vous trouverez sûrement dans ces deux modèles ce que vous cherchez…

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