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02 avril 2013

Essai routier: Hyundai Veloster Turbo 2013



C'est mon deuxième essai au volant de cette drôle de voiture appelée Veloster.  Comme Hyundai l'avait promis l'an dernier, un moteur turbo a maintenant trouvé sa place sous le capot de la bête.  Une bête?  Vraiment?  Gardons un peu de suspense!  Pour le reste, particulièrement l'habitacle, il n'y a pas de trop de changements, mais plutôt des ajustements qui permettent de distinguer la version turbocompressée de la version à aspiration naturelle.  Il faudra cette année comparer le Veloster avec sa sœur, l'Elantra Coupe, qui m'a fait une très bonne impression lors d'un essai récent.  À force de lancer des modèles à deux portières, Genesis Coupe, Elantra Coupe et Veloster, Hyundai risque de cannibaliser sa gamme.

L'équipement est assez facile à choisir dans un Veloster Turbo.  En fait, vous n’aurez que deux choix à faire : transmission manuelle ou automatique et peinture régulière ou mate.  Eh oui!  Peinture mate.  C'est à la mode, il paraît!  Lorsque j'étais plus jeune, si la peinture était mate, c'est qu'elle était de mauvaise qualité.  Maintenant, vous pouvez l'acheter mate.  Les goûts changent...  Tout ça pour dire que le Veloster Turbo vient tout équipé.  Les lignes du Veloster Turbo sont encore plus hors-normes que pour la version régulière.  La calandre est plus accentuée et plus grande.  Elle monte plus haut et intègre le gros H stylisé.  Les phares sont de type projecteurs avec de petites DEL au bas du bloc optique.  De belles sculptures sur le capot alliées aux prises d'air accentuent le côté sportif.  Les phares antibrouillard, ronds sur ce modèle, sont en équipement de série.  Vu de profil, la ligne de toit fuyante est sa marque de commerce.  Les ailes bombées et l'encoche dans les panneaux latéraux renforcent l'image sportive.  À l'arrière, les feux sont très encavés dans les ailes.  Ils sont composés de diodes électroluminescentes.   Le hayon intègre une petite lunette arrière, façon Honda CR-X, qui se poursuit jusqu'au-dessus des passagers arrière.  Il est entièrement vitré.  Enfin, au bas, une section noire mat avec deux embouts d'échappement ronds cette fois-ci.  Ils sont carrés sur le modèle régulier.

L’accès à bord est assez facile à l’avant puisque les portes sont grandes.  Par contre, la voiture est basse et il est plus difficile d’en sortir.  Et les larges portières dans les stationnements de centres commerciaux, ce n’est pas idéal!  Pour l’accès aux places arrière, Hyundai a conçu une mini-portière sur le côté du passager.  Bien que l’intention était bonne, il est plutôt difficile de se plier pour prendre place à bord.  Il aurait fallu qu’elle soit à ouverture inversée afin de faire disparaître le pilier B, dégageant ainsi une plus grande ouverture.  Mais ce n’était peut-être pas possible, question de rigidité de la caisse.  Ou le but n’était peut-être pas d’y asseoir des personnes, mais plutôt d’y mettre des objets.  La sellerie est de cuir en équipement de série et le mot « turbo » est brodé sur les baquets avant.  Confortables, ces baquets manquent de support latéral pour une voiture que l’on veut « sportive ».  Signalons des matériaux mous de bonne qualité pour la conception du tableau de bord.  Deux grands cadrans ronds comblent la nacelle des instruments.  Ils sont simples et faciles à lire, mais j’aurais aimé plus d’audace que de simples cadrans noirs avec chiffres blancs et un petit soulignement bleuté.  La silhouette extérieure est audacieuse et hors-normes, alors on s’attend à la même chose dans l’habitacle!  Le petit ordinateur de bord entre les deux cadrans est bien pratique et fournit beaucoup de renseignements sur le fonctionnement de la voiture.  Au-dessus de l’ordinateur de bord, on retrouve l’odomètre ainsi que la jauge du niveau d’essence et la température du liquide de refroidissement, indicateur souvent absent de nos jours.  J’aime bien que Hyundai ait ajouté l’inscription « Veloster » au haut de la nacelle, ça personnalise le tout. 

Le volant se prend bien en main, mais le cuir qui l’entoure est trop glissant, comme dans d’autres produits Hyundai.  Plusieurs commandes ont été regroupées sur les branches du volant : système de son à gauche avec Bluetooth un peu plus bas et régulateur de vitesse à droite avec commandes de l’ordinateur de bord plus bas.  Le tout est facile à utiliser après quelques minutes d’utilisation.  Le bloc central, en forme de V, regroupe toutes les commandes audio et de climatisation.  Tout en haut, un large écran tactile de sept pouces permet de contrôler le système audio et la navigation GPS.  Des touches de chaque côté de l’écran permettent aussi certaines actions.  Toutes les interfaces, autant pour la radio conventionnelle, la radio satellite, les CD que pour les iPod (branchés avec fil), sont de bonne qualité et conviviales.  Les prises AUX et USB sont situées un peu plus bas entre deux prises 12V.  La qualité du son est excellente.  Un bémol sur la réception de la radio FM très mauvaise.  Pour une station de Montréal, la radio m’offrait beaucoup de parasites… à Repentigny!  En fait, c’est la pire réception de tous les systèmes que j’ai essayés jusqu’ici.  Problème d’antenne?  Possible, mais ce sera à vérifier la prochaine fois!

Juste en dessous des commandes audio, c’est la climatisation.  Le Veloster n’offre pas de climatisation automatique, mais compte tenu de l’habitacle plutôt exigu, ce n’est pas très difficile de contrôler soi-même la température.  De chaque côté des commandes de ventilation se trouvent les commutateurs des sièges chauffants.  Avec deux niveaux de chaleur, ils sont performants au point où vous ne les laisserez pas longtemps au réglage le plus chaud.  Une prise de 115V a été installée dans le petit coffre entre les deux sièges.  Le coffre à gants n’est pas très grand, et après y avoir mis le volumineux livret du propriétaire, il ne restera de la place que pour vos… gants!  La visibilité est bien vers l’avant et médiocre de ¾ arrière.  Heureusement, la caméra de recul est de série, car elle est pratiquement indispensable.

La soute à bagages est impressionnante pour un coupé sport.  Son problème majeur est que le seuil de chargement très élevé.  Pour le reste, il est grand et très grand si vous abaissez la banquette arrière, même si le plancher n’est pas plat.  Attention à votre tête en hiver, car il se pourrait que le hayon redescende de lui-même.  Il est entièrement vitré, donc très lourd, et les deux petits cylindres risquent forts de le laisser tomber sur votre tête par temps froid.

La pièce de résistance maintenant.  La majorité des chroniqueurs automobile, même s’ils ne l’ont pas tous écrit, trouvaient le moteur d’origine un peu faiblard sur le Veloster.  Hyundai y a donc implanté un moteur 1,6 litre turbo à injection directe qui produit 201 chevaux et un couple de 195 lb-pi. dès 1 750 tours/minute.  Ça pousse vraiment plus qu’avec le moteur à aspiration normale, mais j’en aurais pris plus.  La voiture ne nous cale pas dans notre siège.  J’ai aussi quelques doutes sur la durabilité de ces turbos dans nos hivers parfois très froids.  Au départ, avec seulement -8 C, le moteur barbotait et la puissance était inégale.  Tout rentrait dans l’ordre lorsque la chaleur envahissait le moteur, mais on peut se poser des questions sur sa longévité à long terme.  Comme sur plusieurs moteurs turbo d’ailleurs.  La transmission six rapports de mon véhicule d’essai était dans la moyenne et une boîte automatique à six vitesses est aussi offerte.  Même si une voiture sport mérite une boîte manuelle, j’aurais tendance à cocher l’option automatique.  L’automatique a, par ailleurs, des palettes de changements de vitesses au volant, alors vous pourrez tout de même vous amuser en certaines circonstances. 

Les freins avant sont à disques ventilés et de plus grande dimension par rapport au modèle régulier, soit 300 mm au lieu de 280.  Les disques pleins à l’arrière sont de série.  Le freinage est efficace et arrête sans difficulté cette mini-sportive.  La direction est à pignon à crémaillère avec servodirection électrique.  Elle est légèrement plus vive que sur le Veloster régulier.  La suspension indépendante est assez dure pour le popotin sur chaussée dégradée, mais c’est le prix à payer pour une tenue de route plus pointue.  Les pneus ont 18 pouces de diamètre et sont montés sur des roues en alliage d’aluminium avec des incrustations chromées, exclusives au Veloster Turbo.

Le Hyundai Veloster Turbo 2013 est une belle addition à cette famille de coupés sport Hyundai.  Il n’est peut-être pas aussi puissant qu’on l’aurait souhaité, mais c’est tout de même mieux que le modèle régulier.  Même si son prix est plus élevé,  il offre un équipement de série très complet.  Vous devrez toutefois aimer vous asseoir chaque jour dans une voiture plutôt basse et dont la visibilité, particulièrement vers l’arrière, n’est pas sans faute.  Personnellement, pour avoir essayé l’Elantra Coupe la semaine auparavant, je préfère celle-ci par sa plus grande facilité d’utilisation au quotidien.  Mais, si vous aimez une silhouette qui sort de l’ordinaire, le Veloster Turbo est imbattable!

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Essai réalisé précédemment : Hyundai Veloster 2012

Conditions de l’essai

Réalisé du 14 au 21 janvier 2013.
Journées de soleil, nuages, pluie, neige et verglas, entre -8 et 5 C.
Modèle essayé : Hyundai Veloster Turbo 2013
Prix selon www.hyundaicanada.com (21 mars 2013) :
** Manuelle : 27 859 $
** Automatique : 29 109 $
** Manuelle, peinture mate : 28 859 $
** Automatique : 30 109 $
Prix du modèle essayé :   $ 27 859 + taxes
Distance parcourue : environ 800 km (25 % autoroute)
Consommation selon Ressources Naturelles Canada :
** Ville : 8,3 L / 100 km
** Route : 5,7 L / 100 km
** Émissions de CO² : 3 266 kg par année
Consommation dans la vraie vie: 8,1 L/100 km
Régime-moteur à 100 km/h : 2 300 tours/minute
Régime-moteur à 115 km/h : 2 700 tours/minute
Véhicule fourni par Hyundai Canada.
Photos prises à Ste-Élisabeth (Québec)

3 commentaires:

Carl Fiset a dit...

J'ai essayé la version avec transmission automatique de la Veloster Turbo sur les belles routes du Nouveau-Brunswick et j'ai trouvé que le groupe motopropulseur manquait de punch. C'est comme s'il manquait quelques chevaux. J'ai trouvé aussi que la transmission était lente à rétrograder lors d'un dépassement par exemple. J'ai trouvé enfin que la suspension et le châssis montraient un bel aplomb, particulièrement dans les virages plutôt serrés des bretelles d'autoroute.

Par ailleurs, je sais que ça n'a pas de lien avec le présent essai, mais j'aimerais savoir si vous prévoyez essayer la Dodge Dart dans vos prochains essais routiers. Merci.

Christian Gagnon a dit...

Merci pour vos commentaires, c'est toujours apprécié!

Pour ce qui est de la Dodge Dart, ce n'est pas prévu, mais je vais essayer de tenter Chrysler...

Christian Gagnon a dit...

Voilà, c'est réservé. Essai de la Dodge Dart dans la semaine du 27 mai...

Avertissement

La consommation réelle peut différer de 10 à 20% par rapport à la consommation affichée par l'ordinateur de bord. Toutefois, à des fins de comparaison, j'inscris toujours la consommation que l'ordinateur de bord affiche à la fin de la période d'essai.

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