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16 juillet 2012

Essai routier: Toyota Matrix 2012


La Toyota Matrix est née d’une collaboration entre Toyota et General Motors au début des années 2000.  Depuis 2003, GM fabriquait la Pontiac Vibe dans une usine conjointe appelée NUMMI (New United Motor Manufacturing) à Fremont en Californie et Toyota fabriquait la Matrix dans son usine canadienne de Cambridge en Ontario.  En 2009, les deux voitures furent redessinées mais la marque Pontiac disparut prématurément gracieuseté de la crise financière.  La Toyota Matrix se retrouve donc aujourd’hui à défendre seule ce créneau.  Il faut dire que la Matrix partage beaucoup d’éléments mécaniques communs avec la Corolla du même manufacturier elle-même construite en Ontario. 

Malgré sa refonte en 2009, la Toyota Matrix 2012 n’a pas vraiment beaucoup changée face à son ancêtre de 2003.  Les formes sont restées les mêmes et on s’est contenté d’adoucir les angles.  Curieusement, lors de la refonte de la Pontiac Vibe en 2009, GM avait accentué les angles!  Autre compagnie, autres mœurs…  La Toyota Matrix figure toujours dans les meilleurs vendeurs au Canada en compagnie de sa cousine Corolla.  Il faut dire qu’elle représente plusieurs des aspects que les consommateurs d’aujourd’hui recherche : versatilité, fiabilité, bonne valeur de revente et bonne économie d’essence.

La Toyota Matrix existe en deux modèles soit la base et la XRS.  On peut ajouter beaucoup d’options au modèle de base alors que la XRS est bien équipée.  C’est une Matrix avec Groupe Commodité (je serais tenté de l’appeler Modernité!) que j’ai testée.  Ce groupe d’options presque indispensable équipera votre Matrix d’éléments « hi-tech » comme les glaces électriques, les verrous de portières assistés et le climatiseur dont est dépourvu le modèle le moins cher.  Ce qu’on ne ferait pas pour baisser le prix du modèle de base.  Toyota n’est pas la seule d’ailleurs à tenter de ramener les glaces à manivelle à la mode!

L’accès à l’habitacle de la Matrix est aisé autant à l’avant qu’à l’arrière.  Les sièges sont confortables à l’avant.  On pourrait leur reprocher le coussin un peu court et un support latéral faible.  À l’arrière, la banquette arrière ne sait même pas ce que veut dire l’expression « support latéral » mais le confort est tout de même bon.  Un premier coup d’œil au tableau de bord et vous comprenez tout de suite que la nacelle des cadrans est d’inspiration Pontiac par son design trop « flyé » pour une Toyota.  Un cadran de gauche pour le tachymètre, celui du centre plus grand pour l’indicateur de vitesse auquel est encastré un cadran « cylindrique » intégrant la gauge d’essence et l’indicateur de température du liquide de refroidissement.  Il y a aussi un petit écran que je voudrais qualifier d’ordinateur de bord mais il ne sait dire que la température extérieure!  Il ne connait même pas la consommation d’essence.  Le volant se prend bien en main grâce à son pourtour plus gros qu’à l’habitude.  Un bloc central très ergonomique et facile en comprendre.  Tout en haut, le système de son.  Un système assez simple (lire vieillot) qui mériterait une mise à jour mais qui offre une sonorité pas si mal.  Seule une prise AUX est offerte.  Pour la prise USB, il faut payer plus cher.  Les gros boutons sont de mise pour une manipulation facile.  Ensuite, les molettes de la ventilation, une ventilation facile à ajuster et une climatisation efficace mais qui gruge de précieux chevaux comme nous le verrons plus loin.  Plus bas, une horloge numérique simple mais peut-être située plus basse que ce à quoi on est habitué.  Pour preuves, moi et ma famille avions le réflexe de chercher l’heure sur l’affichage de la radio.  Le levier de vitesse intégré au bloc central ne pose pas de problème de manipulation car il n’y a pas de mode séquentiel. 

J’ai parlé tout à l’heure de versatilité.  La Toyota Matrix 2012 offre beaucoup de rangement en commençant par le coffre à gants de grandes dimensions et à deux compartiments.  En plus des vide-poches dans les portières, il y a des petits espaces entre les deux sièges en plus d’un petit coffre de rangement.  La pièce de résistance est la soute à bagages.  Celle-ci est dépourvue de l’habituelle moquette.  Elle est plutôt recouverte de plastique avec de petites lanières de caoutchouc.  Quand c’est sale, on retire le plancher, on le nettoie et on le remet en place.  Bravo!  Je me suis même demandé pourquoi il y avait de la moquette dans ces soutes à bagages alors qu’on risque fort de les salir un jour.  Pour les petits objets qui risquent de se promener sur cette surface en plastique, il y a un coffre très pratique sous le plancher.  Et ce plancher est parfaitement plat lorsque vous abaissez la banquette.  À première vue, ce coffre est une merveille de versatilité.

Sous le capot, le quatre cylindres de 1,8 litre essaie de propulser cette Matrix avec l’énergie du désespoir.  Ses maigres 132 chevaux sont exploités par une transmission manuelle à cinq rapports ou une automatique à quatre rapports.  Oui, oui, ça existe encore!  En fait, il manque au moins un rapport à chacune de ces transmissions.  Nul ne doute qu’elles soient fiables mais elles sont dépassées.  Avec quatre personnes à bord et la climatisation, la Toyota Matrix peine à la tâche et je n’ai même pas eu de côte à gravir.  Ça joue énormément sur l’agrément de conduite car dépasser un autre véhicule est une opération qui doit être minutieusement calculée.  Le reste de la mécanique est heureusement plus moderne.  Les freins sont à disques aux quatre roues, la direction est assistée électriquement et la suspension fait bien son travail malgré la poutre de torsion arrière.  Et comme toutes les Toyota, la Matrix regroupe toutes les aides électroniques concernant la sécurité, le système STAR.  La Toyota Matrix roule sur des pneus de 16 pouces.

En résumé, une belle voiture qui offre un bon confort en plus d’une excellente versatilité de sa soute à bagages.  Avec une mécanique plus moderne et plus performante, cette Toyota pourrait complètement abattre la concurrence.  Mais comme la Matrix se vend déjà très bien, il y a fort à parier qu’elle ne sera pas mise à jour bientôt.

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Conditions de l’essai

Réalisé du 14 au 22 mai 2012.
Journées de soleil et de pluie, entre 7 et 33 °C.
Modèle essayé : Toyota Matrix 2012 avec Groupe Commodité
Assemblé à Cambridge, Ontario, Canada
Prix selon www.toyota.ca (28 juin 2012) :
--- Base manuelle : 16 795 $
--- Base auto : 17 805 $
--- Groupe Commodité manuelle : 19 795 $
--- Groupe Commodité auto : 20 850 $
--- Groupe Touring Valeur manuelle : 20 870 $
--- Groupe Touring Valeur auto : 21 925 $
--- Groupe S manuelle : 23 155 $
--- AWD Base auto: 24 150 $
--- XRS manuelle : 24 155 $
--- Groupe S auto : 24 210 $
--- XRS auto : 25 705 $
--- AWD Groupe S auto : 28 070 $
Prix du modèle essayé : 22 829 $ + taxes
Distance parcourue : 858,9 km (23 % autoroute)
Consommation selon Ressources Naturelles Canada :
--- Ville : 8,1 L/100 km
--- Route : 6,3 L/100 km
--- Émissions de CO² : 3 358 kg/année
Régime-moteur à 100 km/h : 2 600 tours/minute
Régime-moteur à 115 km/h : 3 000 tours/minute
Véhicule fourni par Toyota Canada.
Photos prises à Ste-Elisabeth, Québec

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