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27 février 2008

Essai routier complet: Suzuki SX4 2008

C’est toujours un plaisir que d’essayer cette petite voiture sympathique. Il s’agit bien sûr de la Suzuki SX4, un modèle venu remplacer la Aerio et conçu en collaboration avec Fiat. Cette année, la famille SX4 s’agrandit avec l’ajout d’une version berline. La famille est donc complète avec le modèle nommé « multisegment » par Suzuki et cette version berline. Quelques petites différences différencient les deux versions. Quelques petits changements subtils pour la calandre, particulièrement au niveau du pare-chocs et des phares antibrouillards. Deux autres différences notables : la traction intégrale non-disponible pour cette nouvelle configuration et la banquette arrière fixe. Pour la traction intégrale, rien de prévu à court terme. Dommage car pendant la première semaine de cet essai, il a neigé, plu et reneigé. Cela aurait probablement été la voiture idéale pour ces conditions routières exécrables. Dans le cas de la banquette arrière, elle est fixe pour des raisons de rigidité structurelle. Quoique ce ne soit sûr à 100%, on pourrait voir une banquette rabattable 60/40 en 2009.

Afin de mieux comprendre le fonctionnement des deux types de transmission, Suzuki m’a permis d’essayer chacun des modèles. C’est donc le modèle « Sport » bien équipé que j’ai pu essayer pendant deux semaines. Chez Suzuki, on a conçu la transmission automatique pour ceux qui font de plus longues distances et le modèle à transmission manuelle pour ceux qui font plus de ville. On a modifié cette année les rapports de la transmission manuelle afin d’abaisser le régime du moteur sur la grand-route. Alors que le moteur tournait à plus de 3 500 tr./min à 120 km/h avec l’édition 2007, il tourne maintenant à légèrement plus de 3 000 tr./min cette année. Une bonne nouvelle pour la consommation d’essence et l’agrément de conduite.

Parlons des lignes de cette nouvelle Suzuki SX4 berline 2008. D’abord, jusqu’au pilier B, la silhouette est sensiblement la même que celle du modèle à hayon. La ligne du coffre arrière est surélevée offrant à la SX4 le plus grand coffre de la catégorie. L’ouverture de ce coffre est également adéquate pour y engouffrer des objets volumineux. Il ne manque qu’une banquette rabattable ou, du moins, une trappe à skis pour des objets en longueur. La hauteur du coffre de la SX4 a aussi un effet négatif : la visibilité vers l’arrière est moins bonne que dans le modèle à hayon. Pour le reste, la berline a conservé les petites vitres rectangulaires dans le pilier A et les miroirs de très grande dimension du modèle « hatchback », deux atouts pour la visibilité.

À l’intérieur, on n’est pas dépaysé car c’est strictement le même tableau de bord que le multisegment. Tout est bien disposé, facile à comprendre, facile d’utilisation. Il y a aussi les mêmes petits défauts qui reviennent. L’affichage de la radio et du centre de message disparaît souvent à cause du méchant soleil. Et ce fichu affichage rouge pour la nuit me stresse au plus haut point. Suzuki a aussi oublié l’éclairage des commandes sur le volant et celui des commandes de vitres électriques dans les portières. Par contre, je considère les baquets avant parmi les meilleurs de la catégorie pour leur confort et pour leur soutien latéral impressionnant pour une voiture qui, en fait, n’est pas une sportive. Seuls ceux de la Mazda 3 m’avait offert un confort aussi soutenu. Pour les places arrière, les sièges sont moins confortables mais on dispose d’un très bon espace pour les jambes. L’espace pour la tête est excellent à toutes les places. Pour les hanches, si vous oubliez la place centrale arrière, vous serez très à l’aise. Le système de son mérite également mon admiration. D’utilisation facile, outre la radio AM et FM, il est câblé pour la radio satellite XM. Il peut emmagasiner six disques compacts, originaux ou MP3. Il projette un son d’excellente qualité grâce au haut-parleur de grave situé sous le siège conducteur et les petits haut-parleurs d’aiguës situés dans les portes. Le son s’ajuste également selon la vitesse du véhicule. La berline est offerte en deux niveaux d’équipement : base et Sport. Comme j’étais au volant de la version Sport, il ne manquait rien à mon bonheur. Dans la version de base, vous devrez faire votre deuil des miroirs extérieurs chauffants, de la climatisation automatique et du lecteur 6 CD. La version de base est donc relativement bien équipée. Petit détail en terminant la section « intérieur ». Les télécommandes pour la trappe du volet d’essence et du coffre sont au sol. Jusque là, rien de bien particulier. Ce qui dérange, c’est qu’on a abaissé le plancher sous les commandes pour que vous puissiez y entrer vos doigts. L’hiver venu, la neige sous les bottes fond et l’eau s’accumule dans ce trou. Pas vraiment bon à long terme pour la rouille du plancher. Des télécommandes situées dans la portière auraient réglé ce petit défaut de conception. Après tout, les ingénieurs de Suzuki et Fiat n’affrontent pas les hivers rigoureux québécois. J’espère, en toute innocence, qu’ils me liront…

Le moteur quatre cylindres de deux litres et 16 soupapes propulse également la version berline. Ses 143 chevaux sont bien fringants. Il est couplé de série avec la boîte manuelle à cinq rapports. La transmission automatique à quatre rapports est aussi disponible en option. Bien qu’elle n’ait que quatre vitesses, je n’ai pas ressenti le besoin d’un cinquième rapport. Elle a toutefois la mauvaise habitude d’hésiter entre le troisième et le quatrième rapport autour de 60 km/h, ce qui peut être déplaisant en ville. Un petit truc pour contourner ce désagrément : en ville, mettez le levier de vitesse à la position 3. Vous éviterez les à-coups du changement fréquent de vitesse. La direction à crémaillère est juste bien assistée et la tenue de route est surprenante pour une voiture de ce prix. Il faut dire que le modèle Sport roule sur des pneus de 17 pouces de série 50 alors que le modèle de base se contente de 15 pouces. Les freins sont à disques ventilés à l’avant et à disques à l’arrière sur le modèle Sport. Vous aurez deviné qu’ils sont à tambours sur le modèle de base. La suspension, indépendante aux quatre roues, a probablement été calibrée pour offrir cette bonne tenue de route. Le confort s’en ressent sur les routes dégradées du Québec. C’est probablement moins pire avec les pneus 15 pouces moins rigides que ceux de 17 pouces.

La sécurité est devenue un incontournable dans l’industrie automobile actuelle et Suzuki l’a bien compris. Tous les coussins gonflables sont de série tant frontaux que latéraux et ceux de type rideau. Les freins antiblocage avec répartition électronique de la force de freinage sont aussi inclus dans tous les modèles. Les ceintures de sécurité avant sont réglables en hauteur pour un ajustement parfait.

En conclusion, je le répète, Suzuki tient une voiture gagnante. La Suzuki SX4 berline 2008 (tout comme sa version à hayon) est une voiture moderne qui n’a pas peur de la concurrence. D’ailleurs, pourquoi en aurait-elle peur? Elle possède autant de qualités que beaucoup de voitures plus chères et sa version « multisegment » est disponible en traction intégrale, ce que la majorité de ses rivales ne peuvent offrir. Elle est sympathique, amusante et vous fera vivre de bons moments. Les améliorations apportées à la transmission manuelle améliorent grandement l’agrément de conduite. Si Suzuki continue à améliorer constamment sa SX4, nous en verrons beaucoup sur la route.

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Conditions de l’essai

Réalisé du 4 au 18 février 2008.
Journées de neige, verglas, grésil et un peu de soleil, entre –25 et 8 C.
Modèle essayé : Suzuki SX4 Sport 2008
Échelle de prix : 17 195 à 20 095$
Prix du modèle essayé : 21 345$ + taxes (auto.) 20 245$ + taxes (man.)
Distance parcourue : 513,4 km (auto.) 615,4 km (man.)
Consommation moyenne : 9,0 L/100 km (auto.) 8,5 L/100 km (man.)
Véhicule fourni par Suzuki Canada.
Merci à André Beaucage.

2 commentaires:

Eric a dit...

Merci pour ton commentaire complet sur ce véhicule. Très bien rédigé.

On aurrai aimé plus de commentaires sur ta prévision de la fiabilité à long terme.

Christian Gagnon a dit...

C'est toujours risqué de parler de fiabilité à long terme lorsqu'on ne conduit la voiture que pendant une semaine ou deux. Je peux seulement me fier sur les opinions d'acheteurs que j'ai rencontrés depuis cet article.

Jusqu'ici, tous semblent enchantés. Ils ont noté, comme moi, une consommation un peu élevée mais une agréable sensation de sécurité dans la neige avec la version 4WD. Pas de bris majeur jusqu'ici selon ces mêmes consommateurs...

Avertissement

La consommation réelle peut différer de 10 à 20% par rapport à la consommation affichée par l'ordinateur de bord. Toutefois, à des fins de comparaison, j'inscris toujours la consommation que l'ordinateur de bord affiche à la fin de la période d'essai.

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