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16 avril 2024

Premier contact : Honda Pilot 2024 – On vise la famille

Crédit-photo: Honda Canada

Le Honda Pilot est avec nous depuis 2003. Curieusement, chaque génération (on en est à la quatrième) proposait une silhouette unique. La première génération ressemblait à un Honda CR-V gonflé, la deuxième aurait pu être assemblée avec des LEGO et la troisième pourrait être une grosse familiale. La génération apparue en 2023 propose une partie avant qui n’est pas sans rappeler celle du CR-V tandis que la partie arrière est unique avec ses feux aux extrémités reliés par une bande noire luisante à laquelle on a superposé le mot “PILOT” en grosses lettres. L’ensemble est plutôt élégant et imposant.
 

 

Crédit-photo: Honda Canada
Je n’ai pas pu mettre la main sur un Honda Pilot à partir de la flotte de presse pour diverses raisons que je n’exposerai pas ici, mais des amis proches viennent tout juste d’acquérir un exemplaire de ce VUS à trois rangées. Ils m’ont gentiment offert de le conduire sur quelques centaines de kilomètres dans leur quotidien. J’ai donc pu mettre ce nouveau V6 et cette nouvelle transmission à l’épreuve de même que la tenue de route, l’espace de chargement ainsi que sa capacité à transporter de jeunes passagers, ces amis ayant trois jeunes enfants. Ce ne sera évidemment pas un essai exhaustif puisque je n’ai pas eu le véhicule à plein temps pendant une semaine. 

 

Prendre place à bord est facile grâce aux larges portières. La configuration des sièges est aussi facile à l’arrière. Les sièges ressemblent à ceux offerts dans la fourgonnette Odyssey. Donc, au centre, il y a une banquette à trois places, mais on peut retirer la partie centrale et se retrouver avec deux sièges séparés. La banquette de troisième rangée, rabattable dans le plancher, est quand même confortable, dixit l’homme du couple qui s’y est assis sur quelques dizaines de kilomètres. L’espace pour les jambes est aussi intéressant à cet endroit. 

 

Crédit-photo: Honda Canada
Donc, de retour à l’avant, les sièges sont confortables même s’il est difficile de trouver le bon ajustement pour le support lombaire. La nacelle d’instrumentation propose de belles possibilités de personnalisation et j’aime bien le fait qu’on puisse afficher des informations de conduite et, en même temps, d’autres détails comme la chanson qui joue à la radio, par exemple. Le système d’infodivertissement est simple et facile à utiliser. Je n’ai pas essayé le système de navigation embarqué. Cependant, mes hôtes ont des iPhones, donc, j’ai pu voir Apple CarPlay à l’œuvre et le GPS Apple Maps. La navigation avec ce système semble conviviale et j’ai bien aimé la vue proposée lorsqu’on arrive à une intersection. J’espère que les propriétaires de téléphone Android pourront un jour mettre à l’épreuve Apple Maps, tout comme les détenteurs d’iPhone peuvent utiliser Google Maps. Le système audio BOSE semble excellent même si je n’ai pu l’exploiter au maximum. Il y a une caméra de recul à 360° dans cette version Touring et c’est un équipement très intéressant lorsqu’il faut se stationner dans un espace restreint, le véhicule étant très gros. La climatisation est à trois zones dans ce modèle Touring. Pour ce qui est des commandes de la transmission (il n’y a pas de levier de vitesse), je dirais qu’il faut une période d’adaptation. Après cette période, tout va bien. 

 

Crédit-photo: Honda Canada
Évidemment, la conduite de ce véhicule n’a rien de sportif et ce n’est d’ailleurs pas le but visé. Le moteur V6 de 3,5 litres, tout nouveau même si la cylindrée est la même que dans la génération précédente, offre 285 chevaux de puissance, 262 livres-pied de couple et une capacité de remorquage de 5 000 livres avec l’équipement approprié. J’ai conduit le véhicule en mode ECON, mais la puissance lors d’un dépassement était excellente. La nouvelle transmission à 10 rapports a des rapports très doux pendant la conduite. Les seules remarques que je pourrais faire sont que les rapports sont saccadés en accélération franches (il n’y a pas d’hésitation toutefois), la direction s’avère légère et ne communique pas bien la route et il y a un petit délai quand on accélère après un arrêt à un feu de circulation, par exemple. Est-ce à cause du mode ECON ? Peut-être. Il faut aussi dire que ce V6 est équipé d’un mode arrêt-départ. Tout est bon pour limiter la consommation d’essence estimée à 10,8 L/100 km depuis sa sortie du concessionnaire.  

 

Sans l’avoir testé, il est évident qu’avec des sièges abaissés, la soute à bagages propose de belles dimensions. Avec tous les sièges en place, l’espace de chargement est évidemment limité, mais c’est aussi le cas pour d’autres véhicules de la même catégorie. Pour avoir de la place pour huit personnes ET leurs bagages, il faudra regarder un Chevrolet Suburban, par exemple, qui coûtera presque le double du prix du Pilot. Ou une fourgonnette, mais je suppose que vous préférez un VUS !  

 

Donc, un bon modèle pour Honda dans une catégorie de plus en plus populaire. J’aurai peut-être l’occasion de l’essayer plus à fond plus tard. En attendant, j’aimerais remercier Kathleen Généreux et Dominic Carpentier pour m’avoir laissé essayer leur nouvel achat. Je vous souhaite bien du plaisir avec la marmaille !


Conditions de l'essai 

 

Réalisé 8 au 12 avril 2024. 

Modèle essayé: Honda Pilot Touring 2024 

Assemblé à Lincoln, Alabama, États-Unis 

Générations: 

  • 1re – 2003 

  • 2e – 2009 

  • 3e – 2016 

  • 4e - 2023 

Prix selon www.honda.ca (16 avril 2024) (modèle 2025): 

  • Sport – 55 473 $ 

  • EX-L – 58 973 $ 

  • TrailSport – 61 973 $ 

  • Touring – 65 723 $ 

  • Black Edition – 67 223 $ 

Distance parcourue: quelques centaines de kilomètres 

Consommation selon Ressources Naturelles Canada: 

  • Ville – 12,7 L/100 km 

  • Route – 9,4 L/100 km 

  • Émissions de CO² - 262 grammes/km 

Consommation affichée: 10,8 L/100 km 

 

08 décembre 2015

Essai routier: Honda Pilot 2016


C’est en 1973 que Honda a commencé à vendre des véhicules au Canada. La première voiture, vous vous en souvenez, était la Civic, voiture lilliputienne comparée aux standards de l’époque. Elle côtoyait les Chrysler New Yorker, Mercury Grand Marquis et Chevrolet Caprice. On aurait presque pu la mettre dans leur coffre ! Quarante-deux ans plus tard, le monde a bien changé. Alors que les constructeurs japonais avaient envahi le marché nord-américain grâce à leurs véhicules de petites dimensions, certains fabriquent aujourd’hui quelques-uns des plus gros véhicules présents sur le marché. Le Honda Pilot 2016 essayé récemment en est la preuve. La petite Civic de 1973 était 30 % plus courte et trois fois moins lourde ! Autre temps, autres mœurs !

Le Honda Pilot précédent avait des formes plutôt carrées à la manière d’un Element. Comme l’Element est aujourd‘hui disparu, le nouveau Honda Pilot 2016 s’inspire du CR-V, du moins pour la partie avant. Difficile de dire quelle a été l’inspiration pour la partie arrière, mais on peut noter une certaine ressemblance des feux arrière avec ceux du HR-V. De VUS pleine grandeur qu’il était, il est passé dans la catégorie des multisegments et affrontera désormais les Chevrolet Traverse, Ford Flex et Dodge Durango de ce monde.

Quatre niveaux d’équipements sont offerts pour ce nouveau Pilot : LX, EX, EX-L et Touring. Honda Canada a fourni un modèle Touring à votre fidèle essayeur. Cette version n’est pas donnée, mais la liste des équipements est très longue. Tous les modèles sont à traction intégrale, seul le LX pouvant aussi être commandé avec la traction avant.

Il est facile de prendre place à bord du Pilot 2016, du moins à l’avant et au centre, même si la garde au sol est plus élevée que celle d’une fourgonnette, par exemple. Le design du tableau de bord est plutôt utilitaire. On sait qu’on prend place dans un camion. Par contre, la bonne nouvelle, c’est qu’il y a beaucoup d’espace, ce qui apparaît logique compte tenu des dimensions du véhicule. Le confort des baquets avant est appréciable et le support latéral est bon. À l’arrière, le support latéral est pratiquement inexistant, mais le confort est quand même bien. L’espace pour les jambes est bon au centre et adéquat à la dernière rangée. C’est l’accès à cette banquette qui est plutôt difficile, même si le mécanisme des sièges du centre est bien pensé. C’est moins évident que dans l’Odyssey. La version Touring essayée offre sept places alors que tous les autres modèles ont de la place pour huit, les baquets du centre étant remplacés par une banquette.

De retour à l’avant, face à la nacelle de l’instrumentation, il n’y a que deux demi-cadrans. Un pour le tachymètre, l’autre pour la température du liquide de refroidissement et le niveau du réservoir d’essence. En haut au centre, la vitesse est affichée de façon numérique et plus bas, c’est l’ordinateur de voyage affichant une foule de données sur le fonctionnement du véhicule. C’est simple et facile à lire, mais plutôt fade comme présentation. Le volant se prend bien en main et il y a beaucoup de commandes qui y sont intégrées. Un peu déroutant au premier abord, mais ça s’avère efficace avec le temps.

En haut du bloc central se trouve un grand écran de huit pouces qui affiche les détails de la sonorisation. On s’améliore à petits pas chez Honda et les dispositifs audio sont de plus en plus faciles à utiliser. La plus grosse amélioration est toutefois le système de navigation GPS. Autrefois directement sorti de l’âge de pierre, le nouveau GPS provient de chez Garmin. Les cartes sont belles et en 3D avec relief du terrain et quelques bâtiments en 3D. Le système fournit les conditions de la circulation HD gratuitement à vie. Le problème est que ce type de bulletin de circulation n’est pas encore offert au Canada par Garmin. Peut-être plus tard, mais pas pour l’instant. Néanmoins, la programmation d’une adresse est facile, autant manuellement que vocalement. Reste à savoir si des mises à jour de cartes seront offertes.

Ce grand écran central sert également de moniteur pour la caméra de recul offrant trois angles : normal, vue élargie et en plongée. La vue en plongée plaira particulièrement à ceux qui voudront tracter une remorque. Elle montre le centre du parechoc arrière où vous ferez peut-être installer un attelage. Un peu plus bas, les commandes de ventilation automatique dans ce modèle Touring. Il y a beaucoup de boutons, mais lorsqu’on les examine de plus près, on s’aperçoit qu’il y a une rangée pour les commandes avant et une rangée pour les commandes arrière. Encore plus bas, de chaque côté du lecteur Blu-Ray, les commutateurs de sièges chauffants et ventilés à trois intensités chacun. Il y a aussi cinq ports USB, dont quatre sont à chargement rapide. Notez que sur la console centrale, il n’y a pas de levier de vitesse. Honda l’a remplacé par des touches. Ça dégage l’espace et mon seul problème était que j’oubliais parfois de remettre la transmission à la position « P », ce qui n’est pas une bonne idée !

Il y a une multitude de dispositifs électroniques destinés à vous faire éviter un accident dans le Honda Pilot 2016. Je ne les ai évidemment pas testés, mais je voudrais souligner la présence de l’affichage d’angle mort LaneWatch. Loin d’être un gadget inutile, il vous permet de voir, sur l’écran central, ce qui se trouve dans l’angle mort, côté passager. C’est une caméra installée sous le rétroviseur extérieur qui permet cette fonction intéressante. De plus, contrairement à la caméra de recul, elle ne se salit pratiquement pas. Donc, lorsque vous enclenchez le clignotant droit, la caméra s’active automatiquement. C’est hautement addictif et ça vous pousse à vous servir de vos clignotants, équipement peu utilisé au Québec. Pour ce qui est de l’angle mort côté conducteur, vous devrez vous tourner la tête, car l’installation de LaneWatch empêche la présence du système d’information d’angle mort.

Un seul moteur est offert pour le Honda Pilot 2016. Il s’agit du V6 3,5 litres produisant 380 chevaux et 262 livres-pied de couple. Il est doté d’un mode « Econ » censé vous faire économiser du carburant. Le moteur réagit bien à l’accélérateur en mode normal et il est un peu engourdi en mode « Econ ». Ce V6 devrait profiter de la fonction d’arrêt au ralenti (Touring seulement) et du système variable des cylindres. Je dis bien « devrait », puisque, à ma connaissance, aucun des deux systèmes n’a fonctionné. Il faut noter que des conditions précises doivent être rencontrées pour que ça fonctionne. Je n’ai apparemment jamais atteint ces conditions gagnantes.

Tous les modèles profitent d’une transmission automatique à six rapports, sauf le Touring équipé d’une boîte à neuf rapports avec palettes au volant. Elle n’atteint malheureusement pas souvent le neuvième rapport, même à vitesse de croisière sur l’autoroute. Il est possible de changer les vitesses manuellement, bien que je ne voie pas particulièrement l’intérêt pour un véhicule de cette taille. On est très loin de la voiture sport ! Le confort est maître de tout dans ce véhicule. La suspension est calibrée en ce sens. La direction est à assistance électrique et la démultiplication n’est pas trop importante. Les freins ont toute une charge à arrêter, mais ça n’a pas posé de problèmes pendant l’essai. Il faudrait réessayer avec huit personnes à bord et des bagages.

Parlant de bagages, même avec sept ou huit personnes à bord, vous pourrez en apporter… un petit peu. Si vous voulez transporter plus de bagages, il faudrait transporter moins de passagers. Les banquettes sont faciles à rabattre, autant au centre qu’à l’arrière. Lorsque toutes les banquettes sont en place, le Pilot Touring offre 510 litres de capacité de chargement. Ça monte à 3072 lorsqu’elles sont toutes à plat.

Pour ceux qui se plaignent que le Honda Pilot 2016 est passé du pur VUS à la catégorie des multisegments, je vous pose la question : combien d’entre vous sont vraiment allés dans le bois avec leur Pilot ? C’était le même débat lorsque le Ford Explorer a « trahi » ses origines. La question est plutôt de savoir si ça en valait la peine. Dans le cas du Pilot, il risque de rejoindre une clientèle qui ne veut vraiment pas rouler en fourgonnette. Chaque véhicule a ses points forts et ses points faibles. La fourgonnette est plus basse et plus facile d’accès. Par contre, l’Odyssey ne peut pas rabattre à plat la banquette centrale, ce que le Pilot peut faire, offrant alors plus d’espace de chargement. Passagers ou bagages, c’est toujours le dilemme pour ces gros véhicules. Certains constructeurs offrent de gros multisegments, d’autres offrent des fourgonnettes, Honda a les deux. À vous de choisir !

En passant, ce n’est pas si pire que ça que de rouler en fourgonnette !

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Conditions de l’essai

Réalisé 26 octobre au 2 novembre 2015.
Météo : un peu de tout, soleil, pluie, nuages, entre – 3 et 13 °C.
Modèle essayé : Honda Pilot Touring AWD 2016
Assemblé à Lincoln, Alabama, États-Unis
Existe depuis : 2003 — Actuelle génération : 2016
Prix selon www.honda.ca (27 novembre 2015) :
** LX-2RM : 35 490 $
** LX-4RM : 38 490 $
** LX -Honda Sensing : 39 490 $
** EX : 41 490 $
** EX-L : 44 490 $
** EX-L Navi : 45 490 $
** EX-L RES : 45 490 $
** Touring : 50 490 $
Prix du modèle essayé : 52 341 $ + taxes
Distance parcourue : 461,7 km (87 % autoroute)
Consommation selon
Ressources Naturelles Canada :
** Ville : 12,4 L/100 km
** Route : 9,3 L/100 km
** Émissions de CO² : 257 grammes/km
Consommation affichée : 9,9 L/100 km
Régime moteur à 100 km/h : 1 500 tours/minute
Régime moteur à 115 km/h : 1 900 tours/minute
Véhicule fourni par Honda Canada
Photos prises à Ste-Élisabeth, Québec

Avertissement

La consommation réelle peut différer de 10 à 20% par rapport à la consommation affichée par l'ordinateur de bord. Toutefois, à des fins de comparaison, j'inscris toujours la consommation que l'ordinateur de bord affiche à la fin de la période d'essai.
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