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02 février 2015

Essai routier: Volkswagen Golf familiale TDI 2014

Volkswagen Golf familiale TDI 2014
Eh oui, encore une 2014 ! Mauvais choix ou erreur de réservation ? Un peu des deux. Comme on le sait, la version familiale de la Golf se verra mise à jour bientôt, puisque les autres modèles de la gamme adoptent déjà les attributs de la septième génération de la populaire allemande. Le hic, c’est qu’on m’avait dit que ce serait plus tard dans l’année 2015 alors qu’elle a été présentée au Salon de l’Auto de Montréal il y a quelques jours. Toutefois, il reste des modèles 2014 en salle de montre ce qui rend cet essai tout à fait intéressant. Je dois aussi dire que cette familiale m’attire depuis longtemps puisqu’elle représente une option intéressante à la disparition des fourgonnettes abordables. De plus, si on met de côté les marques de luxe, la Golf familiale est seule dans sa catégorie.

En effet, les modèles équivalents portent un logo Audi et elles ne sont pas dans la même fourchette de prix. Ford propose une Focus familiale en Europe tout comme GM avec sa Cruze. Aucun des deux constructeurs n’a toutefois jugé bon d’importer ces modèles en Amérique. La Golf familiale est donc seule. Le design extérieur n’est pas très attirant (mon garçon m’a souligné que ça ressemble à une vieille voiture !), mais la mouture 2015 devrait améliorer les choses.

C’est plutôt difficile de prendre place dans cette voiture qui semble beaucoup plus grosse qu’elle ne l’est. Les portières ne sont pas très larges et le seuil de porte est haut et large. Rien pour aider à y descendre avec des bottes et un manteau d’hiver. Après avoir réussi à s’asseoir, on est plutôt confortable sur ces sièges en cuir qui offrent un bon support latéral. Le tableau de bord a aussi besoin d’un rafraîchissement. Le modèle Wolfsburg essayé est tout équipé. Le système de navigation que j’avais vanté dans le passé n’a pas changé du tout. C’est son plus gros problème. L’écran est trop petit et les commandes vocales permettant de le programmer sont inexistantes. L’interface est vieillotte et aucun moyen d’y ajouter l’état de la circulation. Voilà pour les points négatifs. Du côté des « plus », notons une programmation facile, un guidage efficace et une utilisation intuitive.

C’est le cas de tout le système d’infodivertissement. Tout fonctionne à merveille, y compris la téléphonie Bluetooth, mais l’ensemble a besoin d’être dépoussiéré, mis au goût du jour. J’espère que Volkswagen va réviser aussi la façon dont on branche les appareils multimédias, car le système actuel est quelque peu problématique. Il s’agit d’une prise spéciale dans laquelle il faut brancher un fil spécial permettant d’y relier un iPod, par exemple. Le problème, c’est que tous les appareils n’ont pas la même prise. Si vous avez un appareil avec la prise Lightning d’Apple, il faudra un adaptateur. Suggestion à Volkswagen : installez une prise USB conventionnelle, on va s’arranger avec nos fils !

L’espace pour les jambes aux places arrière n’est pas si mal. Le volume de chargement de cette familiale est intéressant et il surprenant de voir que Volkswagen a installé une trappe à skis au centre de la banquette arrière. Vous pourrez donc amener deux enfants à l’arrière avec leurs bâtons de hockey pour une pratique à la patinoire. Le seuil de chargement est assez bas, mais abaisser la banquette n’offre malheureusement pas un plancher plat.

Volkswagen est la reine du diesel abordable en Amérique. Pour combien de temps ? Ça dépendra de l’industrie pétrolière qui prend un malin plaisir à vous fourr… Il faut souligner que le diesel est un produit moins raffiné que l’essence traditionnelle et que, par conséquent, il devrait être vendu moins cher. C’est cette économie à la pompe et une consommation de diesel raisonnable qui sont les atouts principaux de la motorisation diesel. Au moment de retourner le véhicule d’essai, l’essence ordinaire se vendait 99,4 cents le litre alors que le diesel était à 119,9 cents le litre. 20 cents de différence qui amenuisent grandement l’attrait du moteur diesel. Une consommation affichée de 7,3 L/100 km ne permet pas de justifier cet achat par rapport à un moteur à essence. C’est probablement pour ces raisons que Honda et Mazda ont décidé de mettre leur projet de véhicules diesel sur la glace. Quant à la Chevrolet Cruze Diesel, en avez-vous déjà vu une sur la route ?

Mais Volkswagen y croit. D’ailleurs, ce moteur turbo diesel de 2,0 litres est agréable à utiliser. C’est vrai qu’il a un bruit de tracteur lorsqu’il tourne au ralenti, mais il est fiable. Par ailleurs, à -27 °C, il a démarré facilement sans être branché. À vitesse de croisière, ce moteur semble dormir tellement il tourne lentement. La consommation sur autoroute en plein été doit être excellente. Couplée à ce moteur, on retrouve la transmission DSG à six rapports. C’est la meilleure transmission que j’ai essayée en 10 ans d’essai. Les changements de rapports s’effectuent en 4/100e de secondes ! C’est fascinant de voir tomber l’aiguille du tachymètre à chaque changement de rapport. Elle offre trois modes de conduite : Drive, Sport et manuel. À la position Drive, la consommation de diesel est optimisée et les rapports montent rapidement. Pas vraiment d’agrément de conduite. À la position Sport, les changements de rapport sont retardés et les performances sont beaucoup plus dynamiques. La consommation doit sûrement en souffrir. Finalement, le mode manuel permet de changer les rapports soi-même. Il est amusant d’utiliser le couple abondant du moteur diesel pour optimiser les performances. Ensuite, on s’aperçoit qu’on conduit une familiale !

La direction est bien dosée et le freinage m’est apparu adéquat dans des conditions normales d’utilisation. Quant à la suspension, elle m’a impressionnée par son confort. Puisque je demeure à la campagne, les routes ne sont pas toujours idéales. Malgré le grand froid qui rend habituellement la suspension plus dure que dure, celle de la Golf familiale a toujours conservé sa souplesse. C’est un bon point si vous désirez faire beaucoup de kilométrage sur des routes pas toujours bien entretenues.

Si Volkswagen fait une bonne mise à jour de la version 2015, la Volkswagen Golf familiale méritera indéniablement sa place sur le marché. Son espace de chargement supplémentaire convaincra les petites familles qui n’ont pas 50 000 $ à mettre sur une grosse fourgonnette. Évidemment, l’espace de chargement n’est pas comparable, mais c’est un bon compromis. Quant au moteur turbo diesel, il serait dommage que les pétrolières en viennent à bout. Ce moteur peut offrir une excellente consommation, mais peut aussi être performant selon le mode de conduite choisi. Il faudra un jour que ces foutues compagnies pétrolières répondent de leurs actes !

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Conditions de l’essai

Réalisé du 19 au 26 janvier 2015.
Météo : Beaucoup de soleil, un peu de neige, entre -27 et 3 °C.
Modèle essayé : Volkswagen Golf familiale TDI 2014 Edition Wolfsburg
Assemblé à Puebla, Mexique
Prix selon www.vw.ca (28 janvier 2015) :
** modèle 2015 à partir de 22 495 $
Prix du modèle essayé : près de 30 000 $ + taxes
Distance parcourue : 345,4 km (58 % autoroute)
Consommation selon
Ressources Naturelles Canada :
** Ville : 7,0 L/100 km (8,2 selon les normes 2015)
** Route : 4,9 L/100 km (6,0 selon les normes 2015)
** Émissions de CO² : 194 grammes/km
Consommation affichée : 7,3 L/100 km
Régime moteur à 100 km/h : 1 800 tours/minute
Régime moteur à 115 km/h : 2 150 tours/minute
Véhicule fourni par Volkswagen Canada
Photos prises à Ste-Élisabeth, Québec

03 mai 2011

Essai routier complet: Volkswagen Jetta TDI 2011

Volkswagen a toujours eu de la difficulté à attirer des visiteurs dans ses salles de montre américaines. On se souviendra que lors du lancement de la New Beetle il y a quelques années, Volkswagen avait vu une certaine amélioration de ses ventes, non seulement celles des Beetle mais aussi de ses autres produits puisque les gens redécouvraient Volkswagen par l’intermédiaire de la New Beetle. Bien que le marché américain ne soit plus le premier marché mondial (c’est la Chine), il n’en est pas moins important pour tous les constructeurs automobiles. Volkswagen tente donc de séduire à nouveau les acheteurs avec la nouvelle Jetta. Elle a été présentée en primeur à Time Square avant même d’être présentée aux Européens! On a adouci ses lignes pour les ramener près de celles d’une Audi. On a même considérablement baissé le prix du modèle de base au point où la nouvelle Jetta est maintenant le modèle d’entrée chez Volkswagen puisque la Golf se vend plus cher. C’est le monde à l’envers!

Comme le dit le vieil adage « Lorsque les États-Unis attrape le rhume, le Canada tousse »! C’est donc le même traitement qui est imposé à la version canadienne de la Volkswagen Jetta 2011. D’abord précisons que le modèle le moins cher de la gamme, à un peu plus de 17 000$, n’est pas vraiment intéressant. À moins de vouloir absolument une Jetta, ce modèle propulsé par un moteur 2,0 litres d’à peine 115 chevaux n’en vaut pas la peine. C’est le modèle 2,0 litres TDI qui m’a semblé le plus intéressant et j’ai essayé la version Comfortline. Des versions plus cossues baptisées Sportline et Highline sont aussi offertes.

Les critiques les plus acerbes faites à l’endroit de la Volkswagen Jetta 2011 par plusieurs membres de la communauté journalistique concernaient la qualité des matériaux utilisés dans l’habitacle. Et force est d’admettre que, pour une voiture d’essai qui valait autour de 28 000$, les matériaux n’étaient pas à la hauteur de ce que les constructeurs asiatiques et même américains peuvent offrir. C’est dommage puisque j’ai trouvé l’agencement des couleurs agréable sur cette version fini beige soyeux disponible en option. La position de conduite est facile à trouver et l’espace ne manque pas, même à l’arrière. Le support latéral n’est pas très impressionnant surtout lorsqu’on pousse un peu le moteur. Il faut bien se tenir au volant. Les cadrans sont dans la rectitude la plus germanique puisqu’ils sont noirs avec chiffres blancs. Aucune fioriture ou coquetterie déplacée. L’indicateur de vitesse n’est gradué qu’en km/h ce qui pourrait être désagréable si vous voyagez souvent aux Etats-Unis comme moi. Un petit ordinateur de bord est situé entre les deux grands cadrans et donne beaucoup de renseignements. Vous devrez toutefois lire le mode d’emploi pour certaines fonctions puisqu’un représentant de Volkswagen Canada a dû m’expliquer comment programmer la consommation moyenne! Même chose pour le système Bluetooth fourni en option. J’ai dû chercher le code dans le guide du propriétaire alors que le système aurait pu me l’afficher sur le grand écran central de 6,5 pouces. Quand on veut compliquer les choses…

Parlant de cet écran central, son interface est assez facile à comprendre mais n’est pas très joyeuse avec ses icônes sur fond gris, gris pâle et noir. Tout comme chez la majorité des autres constructeurs, cet écran est très sensible au rayon du soleil. La sonorité de ce système est excellente et il est même possible de brancher son iPod touch par Bluetooth sans fil. Le chauffage est efficace mais les molettes sont très difficiles à tourner par temps froid (disons – 10 C) au point où j’ai eu peur de les casser! Imaginez à – 30 C! Lorsque l’habitable se réchauffe, tout redevient normal. Le coffre offre des dimensions généreuses malgré un seuil de chargement élevé et il est possible de l’agrandir, soit par une trappe à skis, soit en abaissant la banquette divisée 60/40.

Ce qui m’intéressait le plus dans l’essai de cette Volkswagen Jetta 2011, c’était son moteur diesel. Il s’agit du moteur 2,0 litres turbodiesel de 140 chevaux et qui produit un très intéressant couple de 236 lb-pi à partir de seulement 1 750 tours/minutes. Sa transmission automatique, une DSG (pour Direct Shift Gearbox), compte six rapports en plus d’un mode sport et du mode séquentiel. Ces deux organes mécaniques se marient à la perfection. Ce n’est pas trop bruyant pour un diesel et la puissance est au rendez-vous. En mode normal, l’économie de carburant est optimisée c’est-à-dire que les passages de vitesses sont axés sur une consommation minimale et le plaisir de conduire est évidemment minimal. En mode sport, les changements de rapports sont plus agressifs, le plaisir nettement augmenté malgré votre portefeuille qui se vide plus rapidement! En mode manuel, c’est à vous de choisir quand vous passez les rapports et ce, sans embrayage. C’est amusant à utiliser au début mais on s’en lasse rapidement. Je préfère nettement le mode sport. Bien que la suspension ne soit pas axée sur une conduite sportive, il y a moyen de s’amuser… dans les limites de la légalité. Rien à redire sur le freinage et la Volkswagen roule sur des pneus de 16 ou 17 pouces, selon le niveau d’équipement.

Après cet essai, je trouve la nouvelle Volkswagen Jetta 2011 plutôt drabe. La qualité des matériaux a nettement diminué bien que la qualité d’assemblage semblait bonne. Un peu plus de convivialité au niveau des gadgets électroniques serait aussi de mise. Imaginez, moi qui suis un fan d’électronique et qui essaie ces systèmes chaque semaine, j’étais perdu. Pensez à l’acheteur potentiel de l’une de ces voitures! Quant à la mécanique et bien que le moteur ne soit pas très jeune technologiquement, elle fait très bien son travail et sa consommation se rapproche beaucoup de celles qui sont annoncées. Et pour la silhouette, il est évident qu’elle se fond maintenant dans la jungle automobile. Elle n’a que les formes d’une Audi mais sans le panache de sa cousine. C’est dommage car la génération précédente savait ressortir du lot. Peut-être la prochaine…

Questions, commentaires, opinions? Venez discuter de la Volkswagen Jetta TDI sur le forum de Passion Automobile en cliquant ici.

Conditions de l’essai

Réalisé du 14 au 21 mars 2011.
Journées ensoleillées, entre - 11 et 8 C.
Modèle essayé : Volkswagen Jetta TDI Comfortline 2011
Échelle de prix : 15 875 à 26 655 $
Prix du modèle essayé : 27 940 $ + frais et taxes
Consommation moyenne : 6,7/4,7 L/100 km (ville/route, Ressources Naturelles Canada)
Régime-moteur à 100 km/h : 1 850 tours/minute
Régime-moteur à 115 km/h : 2 100 tours/minute
Véhicule fourni par Volkswagen Canada.
Merci à Thomas Tetzlaff et Jacinthe Rioux.
Photos prises à l’église St-Geneviève-de-Berthier, Berthierville, Qc

01 février 2011

Essai routier complet: Volkswagen Golf TDI 2011

À la manière des amateurs de Honda Civic ou de Subaru WRX, les acheteurs de Volkswagen sont souvent des admirateurs de la marque. Il n’est pas rare de voir un propriétaire de Volkswagen qui en est à son deuxième, troisième ou même quatrième exemplaire de la « voiture du peuple ». D’autres achètent la Volkswagen pour son moteur diesel TDI puisqu’elle est seule à en proposer un dans la meute de constructeurs généralistes. Des projets de moteur diesel en Amérique ont été discuté chez d’autres constructeurs, notamment Honda, mais lorsque le prix de l’essence est redescendu à un niveau raisonnable, toutes ces discussions ont été mises sur la glace. Je n’ai donc pas hésité une seconde lorsqu’on m’a proposé l’essai de la Golf TDI.

Après avoir été nostalgique pendant quelques années et avoir porté le nom Rabbit encore une fois, la plus petite voiture de Volkswagen en Amérique se nomme de nouveau Golf. Bien qu’elle en soit rendue à sa sixième génération, on peut dire que la silhouette générale de la Golf n’a pas changé depuis le milieu des années ’80. Elle est toujours restée fidèle au hayon même si les modes l’on quelquefois reléguée aux oubliettes. Et elle a reçu une promotion cette année! En effet, la Golf n’est plus le modèle d’entrée de gamme puisque le modèle de base de la Jetta se vend moins cher. La Volkswagen Golf TDI 2011 n’est offerte qu’en modèle 5-portes. Trois niveaux d’équipements permettent de choisir l’équipement adapté à votre budget soit Trendline, Comfortline et Highline.

Pas de fioritures inutiles à bord de la Volkswagen Golf 2011. Pas de tableau de bord stylisé ou de nacelle d’instrumentation « flyée ». Tout est strict et bien à sa place construit dans des matériaux de bonne qualité. Lorsqu’on prend place à bord d’une voiture pour la première fois, notre premier réflexe est évidemment d’ajuster notre siège. Surprise : le seul ajustement électrique est celui du dossier. Tous les autres ajustements sont manuels. Bizarre! Au moins, le volant, en plus d’être inclinable, est télescopique. Comme je le fais chaque fois que j’en ai l’occasion, je relie mon téléphone cellulaire au système mains-libres Bluetooth. Pas très intuitif, le système! Qu’à cela ne tienne, après quelques minutes d’essai, mon téléphone est enfin relié et a très bien fonctionné toute la semaine. Les sièges sont confortables et offrent un bon support latéral. Niveau instrumentation, c’est complet et clair. Deux grands cadrans, l’un pour le tachymètre et l’autre pour l’indicateur de vitesse. Au bas de ceux-ci se trouvent deux petits cadrans pour la température du liquide antigel et pour le niveau du réservoir d’essence. Au centre, un petit écran pour les données de l’ordinateur. Il y a plusieurs informations très intéressantes mais impossible d’avoir une moyenne de consommation d’essence à long terme, celle-ci se réinitialisant après quelques heures. Le bloc central est agrémenté d’un écran de 5 pouces pour le système audio et le système de navigation optionnel. Le système audio gagnerait beaucoup en ergonomie s’il possédait des touches conventionnelles au lieu des touches tactiles à l’écran. Une prise pour iPod est située dans le petit coffre entre les deux sièges mais elle n’est pas standard et requiert un fil spécial. C’aurait été plus simple d’installer une prise USB. Il y a aussi une entrée pour carte SD. Le GPS, lui, est excellent avec une interface facile à comprendre, des cartes au défilement tout en douceur et un zoom complètement automatique basé sur votre vitesse. Seule ombre au tableau, c’est difficile de chercher dans la base de données de points d’intérêts de ce GPS et il y a quelques incongruités au niveau des accents. Par exemple, certaines adresses requiert que vous cherchiez Montréal avec un accent et d’autres, pas d’accent. Cet inconvénient peut être mineur à Maskinongé mais plus dérangeant à Montréal ou Trois-Rivières. Enfin, tout n’est pas parfait! Mais dans l’ensemble, c’est l’un des meilleurs que j’ai essayé.

Au bas de cet écran se logent les molettes de la ventilation dont les icônes sont beaucoup trop petites et difficiles à voir. C’est un peu mieux le soir mais à peine. Parlant de noirceur, toutes les commandes, incluant les commutateurs des glaces à l’avant comme à l’arrière, sont éclairés. De la couleur rouge que je déteste, l’éclairage est toutefois agencé à du blanc, particulièrement pour les cadrans, ce qui me permet de mieux l’apprécier. La soute à bagages est de très bonnes dimensions et, pour de longs objets, une trappe à skis est intégrée à la banquette. Si l’objet est long et volumineux, vous baissez alors la banquette pour un espace encore plus grand mais le plancher ne sera pas plat.

L’intérieur étant assez confortable, c’est la mécanique qui suscitait chez moi le plus d’inquiétude. Pas très familier avec les moteurs diesel (comme la majorité des Nord-américains), j’avais encore cette image de pot d’échappement d’où une fumée noire nauséabonde s’échappait. Cette époque est terminée. Le moteur TDI 2,0 litres de la Volkswagen Golf 2011 développe 140 chevaux. C’est peu me direz-vous mais vous êtes dans l’erreur puisque c’est le couple qui importe. Et les moteurs diesel ont l’avantage d’en produire beaucoup à bas régime. C’est donc 236 lb-pi de couple de 1 750 à 2 500 tr/min. qui fait tourner les roues motrices avant. Une boîte manuelle à six rapports est de série mais je vous conseille fortement la boîte automatique DSG Tiptronic à six vitesses. En mode normal, elle favorise l’économie de diesel et n’est pas très excitante. Avec son mode sport toutefois, la voiture devient très dynamique avec des accélérations bien senties vous faisant oublier qu’il y a un moteur diesel sous le capot. Et le mode manuel, que je trouve insignifiant et inutile en temps normal, devient agréable à utiliser avec des changements de rapports rapides et une puissance qui ne fait pas défaut. Inutile de dire après ces quelques lignes que Volkswagen m’a impressionné au point de vue mécanique. Pour le reste, le freinage est excellent et profite des toutes dernières technologies en matière d’aide au freinage. La suspension est légèrement dure, à l’européenne, pour une bonne tenue de route et un bon confort. La direction précise ajoute à l’agrément de conduite.

Cette Volkswagen Golf TDI 2011 ne fut pas un coup de foudre. Mais je comprends maintenant que l’on apprécie cette Golf à long terme. Bien qu’un peu fade à l’intérieur, sa mécanique est enivrante particulièrement en mode sport ou manuel. Quant à l’économie du diesel, sachez qu’il est grandement amoindri en hiver. Déjà que les pétrolières s’amusent à vendre le carburant diesel souvent plus cher que l’ordinaire, l’hiver fait grimper la consommation. Alors que Volkswagen annonce 4,6 L/100 km sur autoroute, je n’ai pu faire mieux que 6,3 avec le régulateur de vitesse enclenché sur une cinquantaine de kilomètres. Le mince avantage du diesel est donc presque effacé en bas du point de congélation. Mais pour l’agrément de conduite, la comparaison avec un moteur à essence est sûrement avantageuse.

Questions, commentaires, opinions? Venez discuter de la Volkswagen Golf TDI sur le forum de Passion Automobile en cliquant ici.

Conditions de l’essai

Réalisé du 4 au 10 janvier 2011.
Journées de nuages et de neige, entre - 7 et 0 C.
Modèle essayé : Volkswagen Golf TDI Highline 2011
Échelle de prix : 25 275 à 28 775 $ + frais, options et taxes
Prix du modèle essayé : 32 430 $ + taxes
Distance parcourue : 606,4 km (49 % autoroute)
Consommation moyenne : 6,7 / 4,6 L/100 km (ville/route, selon constructeur)
Régime-moteur à 100 km/h : 1 850 tours/minute
Régime-moteur à 115 km/h : 2 150 tours/minute
Véhicule fourni par Volkswagen Canada.
Merci à Jacinthe Rioux.
Photos prises à Ste-Elisabeth, Qc

Avertissement

La consommation réelle peut différer de 10 à 20% par rapport à la consommation affichée par l'ordinateur de bord. Toutefois, à des fins de comparaison, j'inscris toujours la consommation que l'ordinateur de bord affiche à la fin de la période d'essai.
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