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21 février 2016

Essai routier: Scion FR-S 2016

Scion FR-S 2016
La Scion FR-S est une voiture qui attire les jeunes acheteurs. Elle est toutefois depuis quelques semaines au centre d’une tourmente qui signifie la disparition de la marque Scion dès le mois d’aout 2016. La FR-S 2016 que j’ai eu le plaisir de tester avant la période des fêtes sera donc dotée d’un écusson Toyota lorsque le modèle 2017 arrivera en concession. Ses sœurs iM et C-HR feront de même. Le petit coupé tC prendra, quant à lui, le chemin de la retraite.

Mais revenons à ce coupé FR-S. Ce coupé sport issu d’une collaboration entre Subaru et Toyota suscite l’envie de plusieurs automobilistes. Pourtant, ses lignes sont simples, mais rassemblent les qualités indispensables à un coupé sport attirant : capot long et porte-à-faux arrière court. Il faut être perspicace afin de détecter les différences de style entre la Subaru BRZ et la Scion FR-S. Soulignons quelques différences au niveau du bouclier avant et des feux arrière. Pour le reste, les panneaux de carrosserie sont les mêmes. Si vous ouvrez le coffre, vous constaterez que le mot « SUBARU » est gravé dans le couvercle. Pas de cachette, les deux voitures sont fières de leurs origines.

Parlant de leurs origines, vous avez peut-être remarqué sur les ailes avant un logo 86 coincé entre deux pistons. Ce 86 fait référence au passé chez Toyota puisqu’il est relié à la 2000GT de 1967, elle aussi propulsée par un moteur 2,0 litres, et à la Toyota AE86 produite de 1983 à 1987 et possédant de belles habiletés pour faire du « drift ». 86, c’est aussi la longueur de l’alésage et de la course des cylindres exprimées en millimètres. Ailleurs dans le monde, les FR-S et BRZ sont d’ailleurs commercialisées sous les noms Toyota 86, FT86 ou GT86.

Revenons à ma voiture d’essai. D’abord, si comme moi vous avez un petit surplus de poids, vous n’avez peut-être pas le gabarit idéal pour vous assoir au volant de cette sportive. Le support latéral des sièges est important et vous serez littéralement encastré dans ceux-ci. Une fois en place, le confort est bien, mais c’est difficile de s’en extirper. La Scion FR-S est une 2+2, c’est-à-dire qu’il y a deux minuscules places à l’arrière. Enfin, il y a des ceintures de sécurité, mais vous me pardonnerez le fait que je ne les ai pas testés! Un sac de voyage y sera beaucoup plus à l’aise.

Le désign du tableau de bord est efficace et on ne tombe pas dans la démesure. Bien que le noir soit de mise, j’aime les accents rouges sur les sièges, le volant et les cadrans de même que les quelques ajouts d’aluminium autour du levier de vitesse et sur le volant, sans oublier le pédalier sport. L’instrumentation est somme toute assez simple même si Scion a privilégié le tachymètre en position centrale, alors que l’indicateur de vitesse conventionnel est à gauche. Son double numérique figure dans l’emplacement du tachymètre, tout comme l’ordinateur de voyage. La jauge d’essence et la température du liquide de refroidissement sont à droite en compagnie de divers voyants lumineux.

Le volant sport se prend bien en main et vous remarquerez qu’il n’offre pas de commandes au volant, sauf pour le régulateur de vitesse. En fait, ce serait réellement inutile qu’il y en ait puisque tout est à portée de la main, même l’écran central. En effet, le tableau de bord étant particulièrement vertical, l’écran est très près du conducteur. Même le bouton des commandes vocales s’y trouve. Parlant de cet écran, il s’agit d’un système d’infodivertissement Pioneer adapté pour certains modèles Scion comme la FR-S, la iM et le xB. L’écran a sept pouces en diagonale et comme la clientèle visée est jeune, la musique est transmise à huit hautparleurs. Le système permet aussi de relier son téléphone cellulaire par la connectivité Bluetooth afin de faire des appels et d’écouter de la musique en continu. On peut aussi brancher un iPod grâce à la prise USB. Il est intéressant de constater que l’on peut écouter la bande sonore de vidéos présentes dans notre appareil numérique. La manipulation du système est relativement simple puisqu’il n’y a pas beaucoup de commandes. L’écran sert aussi de moniteur à la caméra de recul, équipement presque indispensable puisque la visibilité vers l’arrière n’est pas le point fort de cette FR-S.

Les commandes de ventilation sont des molettes. Facile à utiliser, la ventilation permet de réchauffer l’habitacle rapidement. Il faut dire qu’il n’est pas très grand! Il n’y a malheureusement pas de sièges chauffants. Pour ce qui est du coffre, je n’avais pas de grandes attentes. C’est peut-être pourquoi j’ai été surpris de constater sa relative grandeur et le fait qu’on peut abaisser la banquette d’une seule pièce permet de l’agrandir. D’ailleurs, c’est une bien meilleure utilisation pour cette banquette que de tenter d’y assoir des êtres humains! On pourrait suggérer à Scion de mettre un peu de tissu sous le couvercle afin de cacher ces vilaines ouvertures dans la tôle.

Sous le capot, encore une fois, pas de doutes sur les origines de la mécanique. Sur le dessus, on peut lire Toyota D-4S Boxer Subaru. D’abord, Subaru fournit le moteur 2,0 litres à cylindres horizontaux, sa spécialité. Toyota y a ajouté son système d’injection D-4S, lequel, pour être bref, utilise l’injection dans l’admission ainsi que l’injection directe. La puissance est de 200 chevaux et le couple de 151 livres-pied. Le taux de compression de 12,5 : 1 est plus élevé que la normale et les performances en sont améliorées. La consommation sous les 8,0 litres aux 100 kilomètres est aussi excellente. Ça, c’est si on a le pied léger et qu’on y met toujours de l’essence super sans plomb.

La transmission de la voiture d’essai était une manuelle à six rapports, mais vous pouvez aussi choisir l’automatique à six rapports. Le passage des rapports est intéressant et le moteur ne se laisse pas prier pour hurler lorsque vous lui demandez de se surpasser. Il est aussi possible d’y aller doucement afin de ne pas réveiller les policiers ou de chatouiller les radars photo. La suspension est assez conventionnelle avec sa configuration MacPherson à l’avant et ses doubles bras triangulaires à l’arrière. Il faut aimer se faire brasser sur les routes cahoteuses de la campagne ou celles de la ville de Montréal. Par contre, sur une route au bitume plus lisse, la voiture est très confortable. La puissance est transmise aux roues arrière et il ne pourrait en être autrement sur une voiture aux prétentions sportives. Les disques de frein sont ventilés, autant à l’avant qu’à l’arrière et la direction est à crémaillère assistée électriquement, mais pas trop.

Je n’ai pas la prétention d’avoir exploité à son maximum les prétentions sportives de la Scion FR-S. Ma conduite plus en douceur a toutefois révélé certaines choses, notamment la belle consommation d’essence. Lors d’une ballade en soirée, je regrettais que le toit ne soit pas rétractable. Habitacle enveloppant, moteur prêt à tout donner, format réduit, la Scion FR-S pourrait être une concurrente redoutable pour la MX-5 de Mazda. Et l’espace pour le toit est déjà prévu. Il n’y a qu’à retirer cette banquette inutile derrière les sièges baquets. SVP, Toyota et Subaru, faites-en au moins une édition limitée afin de montrer tout le potentiel de cette plateforme. Si cette Scion, future Toyota, vous intéresse, demandez-vous si vous avez le physique de l’emploi puisque, après une semaine au volant, je ne suis pas sûr que je suis fait pour m’y promener chaque jour. Sa suspension qui favorise la performance est plutôt dure sur le bas du dos. Un confrère m’a affirmé que les réglages de la version Subaru sont plus souples et qu’elle est donc mieux adaptée au traintrain quotidien. Mais pour le confirmer, il faudra que Subaru me permette de la conduire pendant une semaine. Il y a des métiers plus difficiles que d’autres!

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Conditions de l’essai

Réalisé du 30 novembre au 7 décembre 2015.
Météo : un peu de soleil, de nuages et de pluie, entre 1 et 4 °C.
Modèle essayé : Scion FR-S 2016
Assemblé à Ota Gunma, Japon
Existe depuis : 2012          Actuelle génération : 2012
Prix selon www.scion.ca (21 février 2016) :
** Modèle unique : 29 413 $
Prix du modèle essayé : 33 834,84 $ + taxes
Distance parcourue : 259,3 km (77 % autoroute)
Consommation selon
Ressources Naturelles Canada :
** Ville : 10,9 L/100 km
** Route : 7,9 L/100 km
** Émissions de CO² : 224 grammes/km
Consommation affichée : 7,4 L/100 km
Régime moteur à 100 km/h : 2 700 tours/minute
Régime moteur à 115 km/h : 3 100 tours/minute
Véhicule fourni par Toyota Canada
Photos prises à Ste-Élisabeth, Québec

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Avertissement

La consommation réelle peut différer de 10 à 20% par rapport à la consommation affichée par l'ordinateur de bord. Toutefois, à des fins de comparaison, j'inscris toujours la consommation que l'ordinateur de bord affiche à la fin de la période d'essai.

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