30 décembre 2018

Essai routier : Mazda3 Sport 2018 – Toujours dans le peloton de tête


La Mazda3 est devenue une icône de l’industrie automobile. On ne peut pas parler de voitures sous-compactes sans la nommer. Elle est l’exemple même de l’expérience de conduite que l’on voudrait dans toute voiture. En fait, c’est la campagne publicitaire « vroum vroum » (« zoom zoom » ailleurs dans le monde) qui nous l’a fait croire puisqu’il y a d’autres voitures sur le marché au volant desquelles on peut avoir du plaisir. Chapeau à cette campagne publicitaire qui, même plusieurs années après sa fin, nous trotte encore dans la tête.

Ça fait un peu bizarre d’écrire un texte sur la Mazda3 Sport 2018 alors que Mazda vient tout juste de lancer à Los Angeles la nouvelle génération millésimée 2019. Il faut dire que la Mazda3 actuelle réussit encore à être dans le haut des palmarès de Meilleurs Achats de certaines publications. La Mazda3 Sport 2018 n’est donc pas un mauvais achat et puisque le modèle 2019 arrivera bientôt chez les concessionnaires, il y a peut-être de bonnes affaires à faire!
Une silhouette donc inchangée pour la Mazda3 Sport 2018. Une partie avant trapue et une partie arrière à hayon, l’ensemble projetant une image sportive indéniable. Tout est une affaire de gout, mais je préfère nettement le modèle « hatchback » au modèle berline. Plus pratique et plus jolie, cette silhouette vieillit en beauté.
Prendre place à l’intérieur de la Mazda3 Sport 2018 est un brin difficile pour ma taille de bourdon. Toutefois, quand on est en place, c’est confortable et les supports latéraux sont adéquats. Ma voiture d’essai avait un intérieur avec cuir blanc magnifique. Mazda a vraiment poussé vers le haut la finition de ses intérieurs au cours des dernières années. Il faut avoir conduit un Mazda CX-9 récent pour comprendre que Mazda vise des catégories plus luxueuses qu’auparavant. Ma voiture avait les sièges avant et arrière chauffants, tout comme le volant, des équipements devenus pratiquement indispensables contre cet hiver québécois que je n’aime pas.
Puisque je conduisais la version GT, l’indicateur de vitesse conventionnel était remplacé par un tachymètre au centre et la vitesse en affichage numérique. C’est bien, mais j’aime encore plus l’affichage tête haute. Une petite bande de plastique se relève sur le dessus de la nacelle d’instrumentation et affiche la vitesse, mais aussi beaucoup de renseignements comme les directions à suivre provenant du GPS.
Puisqu’on parle du GPS, parlons du système d’infodivertissement. Présent dans les véhicules depuis de nombreuses années, il a de plus en plus de difficulté à suivre le rythme. Il prend beaucoup de temps à se mettre en marche et programmer une adresse dans le GPS se fait facilement, mais il faut être patient. D’ailleurs, les données du GPS sont passablement vieilles, ce qui est le cas d’à peu près tous les systèmes de navigation intégrés. Le problème est qu’on ne peut pas utiliser Apple CarPlay ou Android Auto, du moins dans le modèle 2018, puisque les véhicules à venir devraient offrir cette fonction dans le cadre du MazdaConnect. Notons aussi que certains modèles du passé peuvent recevoir une mise à jour du système afin de pouvoir intégrer Apple CarPlay ou Android Auto. Une mise à jour qui vous coutera aux environs de 400 $ puisque ce n’est pas seulement une mise à jour logicielle, on change aussi les prises USB pour de plus puissantes. Un petit plaisir : dans mon véhicule d’essai, il y avait un lecteur CD! Merci beaucoup également d’avoir installé les prises USB, AUX et 12 V dans le rangement central à l’abri des regards indiscrets.
La climatisation de la Mazda3 Sport GT 2018 est automatique et à deux zones. Je l’ai ajustée à 21 °C au début de la semaine et je ne lui ai jamais retouché! Il y a quelques années, Mazda a changé le frein à main manuel pour un de type électrique, libérant ainsi de l’espace sur la console centrale. Notons que les passagers arrière risquent de manquer un peu de place pour les jambes. Plusieurs concurrentes sont plus généreuses à cet égard.
Un autre avantage de choisir le modèle Sport est son hayon. Le côté pratique de la Mazda3 2018 est bien présent et il y a beaucoup d’espace de chargement malgré une ligne de toit défavorable. Lorsqu’on abaisse la banquette, le plancher n’est pas parfaitement plat, mais c’est quand même assez grand.
Sous le capot de cette Mazda3 Sport GT 2018 se retrouve un moteur quatre cylindres de 2,5 litres SKYACTIV-G couplé à une transmission manuelle à six rapports. Oui, oui, manuelle! On en retrouve de moins en moins sur le marché, mais dans le cas de cette Mazda3, c’est un plaisir d’exploiter au maximum les 184 chevaux et les 185 livres-pied de couple. Les freins à disque sont puissants, la direction est précise et son assistance est bien dosée. Même chose pour la suspension qui procure un bon confort aux occupants sans nuire à la tenue de route.
En bref, même si la mouture 2019 n’est pas encore chez les concessionnaires, il ne faut pas se priver de choisir le modèle 2018 de la Mazda3 Sport. Elle est encore dans le coup et n’a pas à rougir face à la concurrence. Je veux aussi souligner le fait que Mazda lance la refonte d’une voiture compacte alors que leur marché n’est pas favorable. Alors que Ford et GM abandonnent le marché des voitures (il n’en reste pas beaucoup chez Chrysler non plus!), c’est rafraichissant de voir que ce marché n’est pas mort et que plusieurs constructeurs y investissent encore de l’énergie et des dollars. Lorsque nous assisterons au retour du balancier, les Japonais, Coréens et autres seront prêts alors que les Américains se plaindront du fait que la compétition est forte. Chapeau Mazda!
Et 2019?
Mazda3 2019
Présentée au Salon de Los Angeles en novembre, la Mazda3 2019 affiche de nombreux changements. D’abord, la silhouette a été revue, mais on peut dire que ses traits sont facilement reconnaissables. Le châssis SKYACTIV de nouvelle génération serait plus rigide, ce qui sera surement bénéfique sur la tenue de route. La Mazda3 2019 étrennera les nouveaux moteurs SKYACTIV-X améliorés et plus économes en carburant. 176 chevaux pour le 2,0 litres et 186 pour le 2,5 litres. Les moteurs actuels SKYACTIV-G demeurent sous le capot des modèles moins équipés. La grosse nouvelle mécanique est l’arrivée de versions à traction intégrale, ce qui risque d’être très intéressant considérant notre climat.
L’habitacle est entièrement redessiné et les matériaux afficheraient une qualité à la hausse. L’instrumentation et l’interface de l’écran central de 8,8 pouces ont été entièrement repensées.
Les modèles réguliers à boite automatique ou manuelle arriveraient au début de l’année 2019. Pour le modèle à traction intégrale, il faudra attendre à la fin du printemps ou à l’été. Quant aux moteurs SKYACTIV-X, ils arriveraient en fin d’année 2019 en tant que modèles 2020.
Venez donner votre opinion sur la page Facebook d’AutoOpinion.ca. De plus, toutes les photos s’y trouvent. Cliquer sur « J’aime », ça fait toujours plaisir!

Essais réalisés précédemment :
Conditions de l’essai


Réalisé du 9 au 15 octobre 2018.
Météo : moitié soleil, moitié pluie, entre 3 et 23 °C.
Modèle essayé : Mazda3 Sport GT Premium 2018
Assemblé à Salamanca, Mexique
Générations :
  • 1re — 2004
  • 2e – 2010
  • 3e — 2014
Prix selon www.mazda.ca (21 décembre 2018) :
  • GX – 19 900 $
  • GS – 21 400 $
  • 50e – 24 000 $
  • GT – 25 100 $
Prix du modèle essayé :
  • PDSF – 25 100 $
  • Options – 3 200 $
  • Frais de transport et de préparation - 1 695 $
  • Taxe sur le climatiseur – 100 $
  • Droit sur les pneus neufs – 15 $
  • Total – 30 110 $
Distance parcourue : 370,9 km (54 % autoroute)
Consommation selon Ressources Naturelles Canada :
  • Ville - 9,0 L/100 km
  • Route - 6,7 L/100 km
  • Émissions de CO² — 187 grammes/km
Consommation affichée : 7,1 L/100 km
Régime moteur à 100 km/h : 2 200 tours/minute
Régime moteur à 115 km/h : 2 600 tours/minute
Véhicule fourni par Mazda Canada
Photos prises à Pointe-Claire et Joliette, Québec

01 novembre 2018

Essai routier: Nissan Kicks 2018 – Plus petit, c’est mieux!



Nissan continue son offensive dans le segment des utilitaires sport. Après avoir lancé en Amérique son Qashqai l’an dernier, Nissan en remet en permettant au Nissan Kicks d’envahir les salles de montre. Par la même occasion, le Juke met fin à sa carrière. Nissan n’y voit pas de cause à effet, mais il faut bien avouer que le Juke, avec sa silhouette bien spéciale, ne pouvait pas atteindre un large public. Pour ce qui est du Nissan Kicks 2018, c’est bien différent. Le petit VUS qui arrive dans une catégorie de plus en plus populaire a tout pour plaire. Sa calandre a l’allure robuste et le V caractéristique de Nissan (qui ressemble plus à un U dans ce cas-ci!), des ailes bombées et une partie arrière qui n’est pas sans rappeler ses frères Qashqai, Rogue et Pathfinder. Certaines déclinaisons vous permettront de choisir une couleur deux-tons comme le bleu avec toit blanc de mon véhicule d’essai.


Trois déclinaisons sont offertes à l’acheteur: S, SV et SR. C’est cette dernière version que j’ai pu essayer et je peux dire dès maintenant que je n’ai pas été déçu. Je sais que c’est la version la plus chère, mais je crois que ça en vaut le cout. Nissan a mis presque tout ce qu’il y a dans le catalogue, sauf le ProPilot Assist réservé pour l’instant au grand frère Rogue. Ça en fait un VUS sous-compact super agréable à conduire. Observons-le de plus près!


Dans la version SR, les sièges sont en cuir avec couture contrastante. Beaucoup de qualité pour cette catégorie. Le désign du tableau de bord est beau et Nissan a laissé l’écran central intégré à la planche de bord. Les sièges avant sont confortables et supportent bien le passager. Le confort des sièges arrière est aussi acceptable, mais l’espace pour les jambes sera très moyen si le passager avant recule son siège au maximum. C’est sûr que, quand on diminue les dimensions, ce sont les passagers arrière qui écopent.


Si on revient au tableau de bord, on s’aperçoit qu’il n’y a qu’un cadran physique dans la nacelle d’instrumentation. Plus de la moitié de la nacelle est occupée par un écran que l’on peut adapter à ce qu’on veut y afficher. Le volant est plat dans le bas ce qui est bien utile pour prendre place dans le véhicule. Les commandes intégrées au volant sont très faciles à utiliser. Sur le grand écran central se trouve le système d’infodivertissement Nissan. Il me semble qu’il s’améliore chaque fois. Il n’y a pas de système de navigation dans le Nissan Kicks 2018, mais le fait qu’il soit compatible avec Apple CarPlay et Android Auto vous permettra d’utiliser Waze ou Google Maps. J’ai aussi apprécié la fonction qui permet de personnaliser la page d’accueil. Concernant le système audio Bose, il y a des hautparleurs intégrés à l’appuie-tête du conducteur. C’est discret, mais ça améliore la qualité sonore de votre meilleure musique. Un peu plus bas, les commandes simples de la ventilation automatique du modèle SR. On y sélectionne la température voulue et on ne lui touchera presque plus. Les commutateurs de sièges chauffants sont aussi à cet endroit. Il y a une prise USB qui donne accès au système en plus de deux autres prises USB entre les deux sièges afin de recharger vos appareils.


Lorsqu’on ouvre le hayon, ça donne accès à un grand espace de chargement pour la catégorie. En abaissant la banquette, le plancher n’est pas plat, mais l’espace est quand même impressionnant compte tenu des dimensions du véhicule.


Le moteur sous le capot est un quatre cylindres de 1,6 litre, le même que l’on retrouve dans la Versa Note. Ses 125 chevaux sont suffisants dans la majorité des cas. Soulignons que tous les Nissan Kicks 2018 sont à traction avant. Nissan a misé sur le fait que beaucoup choisissent la traction avant afin de garder le prix d’achat bas. On verra si le pari est bon. La boite automatique est à variation continue (CVT), mais elle est très bien programmée au point où je croyais avoir affaire à une transmission conventionnelle. Le freinage est très bon malgré la présence de tambours à l’arrière. La poutre de torsion de la suspension arrière n’a pas été un problème non plus.


En résumé, après le Rogue et le Qashqai, Nissan lance encore un autre véhicule qui risque d'attirer les foules. Je commence toutefois sérieusement à me demander si tout ce beau monde ne va pas finir par se cannibaliser. Le Rogue et le Qashqai sont très semblables physiquement alors que le Kicks est plus petit, mais aussi plus agile et plus amusant à conduire. En tous cas, le Nissan Kicks 2018 est un VUS très intéressant qui mérite que vous en fassiez l’essai.


Venez donner votre opinion sur la page Facebook d'AutoOpinion.ca. De plus, toutes les photos s'y trouvent. Cliquer sur "J'aime", ça fait toujours plaisir!


Conditions de l'essai


Réalisé du 24 au 28 septembre 2018.
Météo: mi-soleil, mi-pluie, entre 10 et 19 °C.
Modèle essayé: Nissan Kicks SR 2018
Assemblé à Aguascalientes, Mexique
  • Générations: 1re - 2016
Prix selon www.nissan.ca (31 octobre 2018):
  • S – 19 908 $
  • SV – 22 808 $
  • SR – 24 708 $
Prix du modèle essayé:
  • SR – 22 798 $
  • Couleurs extérieures - 450 $
  • Transport et inspection prélivraison - 1 795 $
  • Frais régionaux - 115 $
  • Total – 25 158 $
Distance parcourue: 389,7 km (51 % autoroute)
Consommation selon Ressources Naturelles Canada:
  • Ville – 7,7 L/100 km
  • Route – 6,6 L/100 km
  • Émissions de CO² - 169 grammes/km
Consommation affichée: 6,5 L/100 km
Régime moteur à 100 km/h: 1 700 tours/minute
Régime moteur à 115 km/h: 2 100 tours/minute
Véhicule fourni par Nissan Canada

Avertissement

La consommation réelle peut différer de 10 à 20% par rapport à la consommation affichée par l'ordinateur de bord. Toutefois, à des fins de comparaison, j'inscris toujours la consommation que l'ordinateur de bord affiche à la fin de la période d'essai.
Google+