18 février 2019

Essai routier : Mazda6 2018 – Toujours ma préférée



Normalement, quand on est chroniqueur automobile, il faut essayer d’être objectif. Toutefois, comme pour tous les humains, j’ai mes préférences et la Mazda6 en fait partie. Cette voiture vieillit comme un bon vin. Après une mise à jour réussie en 2013, elle n’a cessé de gagner en beauté grâce aux légères retouches effectuées par Mazda de façon régulière. C’est donc une berline intermédiaire élancée et gracieuse qui m’a accompagné pendant une semaine d’essai des plus déprimantes (en matière de météo, on s’entend!) quelques semaines avant les fêtes de Noël. Qu’à cela ne tienne, la Mazda6 2018 sait comment nous mettre un sourire dans le visage. Et même si c’est un modèle 2018, la 2019 fera aussi bien, soyez-en sûr!
C’est la troisième fois que je mets les mains sur le volant d’une Mazda6. La deuxième fois, moi et mon épouse avions fait un grand voyage d’essai à Old Orchard Beach, dans le Maine. Quelle conduite agréable! Mon système de navigation personnel Garmin nous avait fait passer par les petits chemins de montagne du New Hampshire. La voiture s’y sentait parfaitement à l’aise, enfilant les courbes les unes après les autres. Seule la radio satellite n’avait pas apprécié les hautes montagnes qui coupaient les ondes. Le confort était indéniable et l’espace pour les bagages très bien.
Le millésime 2018 apporte quelques changements esthétiques à la calandre et aux phares avec une moulure de chrome qui relie tous les éléments. Les feux arrière ont aussi été retravaillés. C’est d’ailleurs bien dommage qu’on ne voie pas plus de Mazda6 sur la route, mais c’est normal puisque la catégorie des berlines intermédiaires ne rejoint pas les consommateurs actuels qui n’en ont que pour les utilitaires sport. Encore plus dommage puisque ce segment regroupe probablement les meilleurs véhicules actuellement sur le marché. Accord, Camry, Altima, Fusion, Sonata, Optima, des voitures qui surprennent par leur aplomb et leurs qualités routières, mais dont les ventes sont en baisse constante. Je mets quand même la Mazda6 en tête de liste pour le plaisir de conduire.
On prend place sur des sièges recouverts de cuir de qualité, confortables et qui soutiennent correctement les hanches. Les places arrière sont aussi adéquates. La nacelle d’instrumentation qui s’offre à nous est probablement la plus complète de l’industrie. Il y a même un cadran de température du liquide de refroidissement! L’ordinateur de voyage est complet et ne nécessite pas de changer constamment les pages pour y voir les renseignements importants. Les commandes au volant sont très simples et faciles à utiliser. On en vient au système d’infodivertissement présent sur l’écran central. Mazda Connect, c’est son nom, n’est pas récent, mais Mazda vient d’en faire une mise à jour afin d’être compatible avec Apple CarPlay et Android Auto. Malheureusement, cette mise à jour n’avait pas été faite dans mon véhicule d’essai. Pour le reste, le système s’accommode évidemment des radios AM, FM et satellite. La fente de lecteur CD est disparue, mais on peut écouter de la musique en continu par Bluetooth ou sur une clé USB. L’écran est tactile, mais se désactive une fois la voiture en mouvement. On navigue alors dans les menus avec une molette installée entre les deux sièges. Ça prend quelques heures pour bien posséder les réglages et c’est facile par la suite. Le système de navigation de ma voiture d’essai propose des données Garmin assez vieilles, ce qui est le lot des GPS intégrés. C’est donc une bonne nouvelle que Apple CarPlay et Android Auto s’invitent maintenant à bord.
Un peu plus bas dans le bloc central, ma voiture était dotée de la climatisation automatique à deux zones, idéales pour le mari qui a toujours chaud et sa femme qui a toujours froid... ou inversement. Notons la présence de sièges chauffants et ventilés à trois degrés d’intensité chacun et surtout, d’un volant chauffant. On ne peut pas savoir ce que vaut vraiment cet équipement avant d’en essayer un. Je ne peux maintenant plus m’en passer! Il y avait aussi des sièges chauffants à l’arrière dont le commutateur est installé dans l’appuie-bras, ce qui n’est probablement pas l’idée du siècle si vous êtes cinq à l’intérieur. Saluons aussi la présence d’une prise USB de recharge à l’arrière (dans le même appuie-bras). À l’avant, on retrouve les deux entrées USB et la prise 12V dans le coffre de rangement central, une excellente idée. En bref, un habitacle bien conçu et ergonomiquement intéressant où on note aussi la présence d’un affichage tête haute.
Le coffre est de dimensions respectables pour la catégorie. Il est facile d’abaisser la banquette en portions asymétriques afin d’agrandir l’espace de chargement. J’aime bien les deux petits réceptacles de chaque côté du plancher qui peuvent servir à déposer de menus objets.
Pour 2018, Mazda rend son quatre cylindres turbo de 2,5 litres disponible dans les versions GT et Signature et en option dans le modèle GS-L. Ce moteur produit 227 chevaux, mais surtout 310 livres-pied de couple. Contrairement au moteur 2,5 litres de base, les départs sont plus intéressants et le temps de réponse du turbo est vraiment minime. La transmission SKYACTIV-Drive à six rapports avec palettes au volant fait vraiment son travail sans reproches. Il y a un mode SPORT que j’ai essayé brièvement et que j’ai trouvé désagréable. Bon, chaque voiture a de petits défauts! Le freinage, tout comme la direction précise et la suspension, bonifie à chaque instant le plaisir de conduite. Tout a vraiment été pensé afin de vous faire vivre des émotions, même lorsque vous allez faire les courses!
La Mazda6 2018 est une valeur sure. Il en reste surement chez les concessionnaires puisque Mazda Canada la propose encore sur son site web. Il est donc possible que vous puissiez négocier un rabais ou de petits ajouts afin de bonifier votre plaisir. Le moteur turbo de 2,5 litres est une belle addition à la gamme et permet d’ajouter encore plus de « vroum vroum » à cette voiture déjà très agréable à conduire. Elle est indéniablement en tête de la catégorie des intermédiaires et sur ma liste des véhicules que j’aime le plus essayer.
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Essais réalisés précédemment :
  • 2016 Mazda6 GT
  • 2014 Mazda6


Conditions de l’essai
Réalisé du 26 novembre au 3 décembre 2018.
Météo : nuages, neige et pluie, un peu de soleil, entre –3 et 4 °C.
Modèle essayé : Mazda6 GT 2018
Assemblé à Hofu et Hiroshima, Japon
Générations :
  • 1re — 2002
  • 2e – 2008
  • 3e — 2013
Prix selon www.mazda.ca (14 février 2019) :
  • GS – 27 250 $
  • GS-L – 31 850 $
  • GT – 36 050 $
  • Signature – 39 050 $
Prix du modèle essayé :
  • GT – 36 050 $
  • Options – 300 $
  • Frais de transport et préparation - 1 795 $
  • Taxe sur le climatiseur – 100 $
  • Droit sur les pneus neufs – 15 $
  • Total – 38 260 $
Distance parcourue : 450,7 km (44 % autoroute)
Consommation selon Ressources Naturelles Canada :
  • Ville - 10,0 L/100 km
  • Route - 7,5 L/100 km
  • Émissions de CO² — 208 grammes/km
Consommation affichée : 8,8 L/100 km
Régime moteur à 100 km/h : 2 000 tours/minute
Régime moteur à 115 km/h : 2 500 tours/minute
Véhicule fourni par Mazda Canada
Photos prises à Pointe-Claire et Ste-Élisabeth, Québec

10 février 2019

Essai routier : Mitsubishi Outlander PHEV 2018 – Enfin, le voilà!


Pour l’acheteur de véhicules électriques, la vie n’est pas facile. Le marché se dirige clairement vers les véhicules utilitaires sport alors que l’offre de véhicules électriques se résume à une majorité de voitures. C’est pourquoi il était certain que le premier constructeur à inscrire un véhicule utilitaire dans le segment « véhicule électrique » allait attirer les regards. Depuis trois ou quatre ans, j’ai perdu le compte, Mitsubishi nous présentait dans les salons automobiles du pays un Mitsubishi Outlander PHEV (Plug-in Hybrid Electric Vehicle) sur le point d’atteindre les salles de montre canadiennes. Toutefois, il en a mis du temps et l’effet de surprise a peut-être été atténué au cours de ce long délai. En fait, tout le monde a été surpris de le voir arriver! Mais il est bien là, prêt à gagner la sympathie avec une publicité télé destinée à faire comprendre que tout ne changera pas du jour au lendemain et que chaque petit geste pour la planète est important. Le voici donc, le Mitsubishi Outlander PHEV 2018!

Précisons d’abord que bien qu’il s’agisse d’un modèle 2018, il devrait être très semblable au modèle 2019. Pas de problème puisque les changements seront minimes, sinon inexistants, entre les deux années-modèle. J’avoue ne pas être fou de la silhouette. Je la trouve lourde sous bien des angles et trop de chrome particulièrement dans la calandre. J’aurais aimé que l’Outlander PHEV ait quelques différences avec l’Outlander régulier. Toutefois, comme tous les gouts sont dans la nature, peut-être qu’il vous plait à vous!
Le tableau de bord est assez agréable à l’œil. La nacelle d’instrumentation est un peu différente du modèle à essence puisque le cadran de gauche vous indique ce que le moteur fait lorsque vous appuyez ou relâchez l’accélérateur. Ainsi, si vous décélérez, l’indicateur ira en position « Charge » et si vous enfoncez l’accélérateur, il ira en position « Power ». Pour une conduite la plus économe possible, il faut rester dans la zone « Eco » et aller quelquefois dans la zone « Charge » puisque ça recharge la batterie et ça allonge l’autonomie électrique.
Pour en revenir avec le contenu de cette nacelle, tout est très facile à consulter. Notons seulement que la consommation d’essence moyenne se réinitialise après quatre heures d’inactivité. Pour savoir la consommation moyenne d’une semaine d’essai par exemple, ce n’est pas commode! Pour ce qui est des commandes au volant, c’est aussi assez simple à comprendre. On y remarque d’ailleurs un bouton qui laisse savoir qu’il y a un régulateur de vitesse adaptatif.
L’écran central affiche le système d’infodivertissement de Mitsubishi. Plus intéressant qu’auparavant, il est tout de même loin des meilleurs de la catégorie. La sonorité du système audio est excellente. Conçu par Rockford Fosgate, il comporte neuf hautparleurs en plus d’un hautparleur de graves de 10 pouces dans le compartiment à bagages. 710 watts de son, ça ne peut pas nuire à la qualité sonore! Le système est aussi compatible avec Apple CarPlay et Android Auto. Cette configuration est également très efficace et permet l’utilisation d’un GPS de qualité, Waze ou Google Maps. Un peu plus bas, les commandes de ventilation automatique de mon véhicule d’essai étaient faciles à comprendre et à manipuler puisque les boutons sont de bonnes dimensions. On remarque aussi, un peu plus bas, un commutateur pour le volant chauffant, pratiquement devenu indispensable au Québec.
Sur la console centrale, on retrouve évidemment, le levier de vitesse. Celui-ci est très court comme c’est la mode aujourd’hui. Ce qui dérange un peu, c’est son fonctionnement hors du commun. Pour mettre la transmission sur le D, on tire le levier vers soi. Pour le mettre en position R, il faut le pousser vers l’avant. C’est ce mouvement un peu irrégulier qui fait qu’on se retrouve souvent en position N ou D au lieu de R. Ça se place à l’utilisation, mais on se demande pourquoi Mitsubishi a joué avec les positions universelles du levier de vitesse. Vous remarquerez peut-être la position B. Vous pouvez aller à cette position pour que le frein moteur soit plus efficace rechargeant ainsi un peu plus la batterie. Finalement, dans le compartiment de rangement central, il y a l’entrée USB et la prise 12V, une bonne idée pour mettre nos appareils électroniques à l’abri des regards.
L’espace de chargement est très grand malgré la présence des batteries. Il y a même quelques petits espaces de rangement sous le plancher, pour un bidon de lave-glace par exemple. Remarquez l’énorme hautparleur de grave du système audio Rockford Fosgate! Mon véhicule était doté d’une prise 110V, une bonne chose si on veut y brancher une glacière. Fait cocasse, comme c’est le même intérieur que pour le modèle 7 passagers à essence, il y a des porte-gobelets dans l’espace de chargement! Avec la banquette divisée 60/40 arrière rabattue, l’espace est immense.
La mécanique maintenant. Quand on ouvre le capot, on reconnait clairement le moteur thermique et le moteur électrique, sauf que dans le cas du Mitsubishi Outlander PHEV 2018, il y a un autre moteur électrique sur l’essieu arrière. Ça en fait donc un vrai 4x4 électrique. Le moteur à essence est un quatre cylindres de 2,0 litres qui travaille de concert avec ces deux moteurs électriques. La batterie au lithium-ion a une capacité de 12 kWh, ce qui donne une autonomie 100 % électrique d’à peu près 35 km dans les meilleures conditions. On parle donc d’un temps de recharge de 13 h sur une prise de 120 V (8 ampères) et de 8 heures à 12 ampères. Sur une borne de recharge de 240 V, on réduit alors le temps de recharge à 3,5 heures. Détail intéressant, on peut aussi recharger la batterie sur une BRCC grâce au port CHAdeMO et ainsi obtenir 80 % de la charge en 25 minutes.
C’est bien beau, mais qu’arrive-t-il quand notre 35 km d’autonomie électrique est épuisé? Le système se met en mode hybride en série, c’est-à-dire que le moteur thermique sert de génératrice pour recharger la batterie pendant que celle-ci alimente les moteurs électriques. C’est un peu comme une Chevrolet Volt. Toutefois, si vous avez besoin de plus de puissance, le moteur thermique peut aussi entrainer les roues avant de concert avec le moteur électrique de cet essieu. C’est le mode électrique en parallèle un peu à la manière d’une Toyota Prius. Évidemment, tous ces changements de mode de propulsion se font automatiquement en fonction de votre conduite. Tout ce que j’espère, c’est que l’électronique va tenir le coup puisque les réparations éventuelles risquent de couter cher. Pour l’instant, ça semble fiable. Notons aussi que le Mitsubishi Outlander PHEV 2018 peut remorquer 1500 livres avec l’équipement approprié.
Sur la route, le Mitsubishi Outlander PHEV 2018 est très agréable à conduire. La puissance est suffisante et on ne sent que très légèrement le changement de mode du moteur (ou des moteurs, devrais-je dire!). 35 kilomètres d’autonomie entièrement électrique, ça semble peu, mais pour certaines personnes, ça veut dire aller au travail sans bruler une goutte d’essence. Si vous avez une borne de recharge au travail, c’est encore mieux. Vous pourrez aussi aller faire les courses!
Donc, si vous recherchiez le fameux VUS qui vous offre une autonomie 100 % électrique, il faut regarder du côté de Mitsubishi. Son autonomie électrique est plutôt mince, mais il n’y a, pour l’instant, aucun concurrent direct pour l’Outlander PHEV. On pourrait mentionner le Volvo XC60 T8, mais il est des dizaines de milliers de dollars plus cher. De plus, une subvention de 4 000 $ vous attend, gracieuseté du Gouvernement du Québec!
Venez donner votre opinion sur la page Facebook d’AutoOpinion.ca. De plus, toutes les photos s’y trouvent. Cliquer sur « J’aime », ça fait toujours plaisir!
Conditions de l’essai
Réalisé du 22 au 26 octobre 2018.
Météo : des nuages et de la pluie, entre – 3 et 6 °C.
Modèle essayé : Mitsubishi Outlander PHEV GT S-AWC 2018
Assemblé au Japon
Générations :
  • 1re — 2014

Prix selon www.mitsubishi-motors.ca (8 février 2019) :
  • SE S-AWC – 44 817 $
  • SE S-AWC Touring – 47 817 $
  • GT S-AWC – 51 817 $
Prix du modèle essayé :
  • GT S-AWC – 49 998 $
  • Transport et préparation - 1 700 $
  • Frais – 119,25 $
  • Total – 51 817,25 $
Distance parcourue : 538,3 km (74 % autoroute)
Consommation selon Ressources Naturelles Canada :
  • Ville - 9,4 L/100 km
  • Route - 9,0 L/100 km
  • Émissions de CO² — 108 grammes/km
Consommation affichée : environ 9,0 L/100 km
Véhicule fourni par Mitsubishi Canada
Photos prises à Brossard et Ste-Élisabeth, Québec

Avertissement

La consommation réelle peut différer de 10 à 20% par rapport à la consommation affichée par l'ordinateur de bord. Toutefois, à des fins de comparaison, j'inscris toujours la consommation que l'ordinateur de bord affiche à la fin de la période d'essai.
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