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19 avril 2017

Essai routier: Subaru Legacy 2017

Subaru Legacy 2017
Malheureusement ou heureusement, l’hiver tire à sa fin. Dans quelques jours, le soleil fera tout sécher et nous recommencerons à dorloter notre gazon, nos fleurs et notre potager. Toutefois, l’hiver va revenir, et ce, chaque année pour encore de très nombreuses années. La Subaru Legacy pourrait bien vous aider à traverser cette saison difficile et détestée par beaucoup de Québécois. Je n’apprécie pas particulièrement l’hiver, mais ce qu’on peut m’offrir de meilleur pendant cette saison, c’est de me faire essayer une Subaru. Subaru est depuis très longtemps un chef de file de la traction intégrale avec son système symétrique à prise constante. Il n’en faut pas plus pour se souhaiter des tempêtes de neige à profusion. D’ailleurs, Subaru a bien ciblé la clientèle canadienne puisque, à l’exception du coupé sport BRZ, tous ses véhicules sont offerts exclusivement avec la traction intégrale.

J’aurais donc pu faire l’essai de n’importe quelle Subaru et passer une excellente semaine d’essai. J’ai toutefois choisi la Legacy, une berline intermédiaire intéressante qui se retrouve malheureusement souvent dans l’ombre de la familiale Outback. Lorsqu’on pense berline intermédiaire, on pense naturellement à la Ford Fusion, à la Hyundai Sonata ou à la Toyota Camry. Pour se rendre à la Subaru Legacy, le cerveau doit faire un plus grand effort. S’il le fait, il ne sera surement pas déçu.

La Subaru Legacy 2017 revient après des changements qui l’ont particulièrement embellie en 2015. Comme me l’a déjà affirmé mon relationniste chez Subaru, « les designeurs se sont aperçu que les belles voitures se vendent mieux. » Il était temps, car, si on regarde l’histoire de Subaru, la compagnie a eu son lot de designs, disons, bizarres. Mais revenons à cette Subaru Legacy 2017. Quatre niveaux d’équipements sont offerts, certains proposant le choix d’un moteur à quatre ou six cylindres. Il est même possible d’obtenir une transmission manuelle dans le modèle de base. Plutôt rare dans cette catégorie. C’est au volant du modèle Sport avec moteur de 2,5 litres que j’ai pu prendre connaissance de cette voiture. Heureusement pour moi, il a neigé!

Il n’y a pas que la silhouette qui a profité d’un heureux coup de crayon des designeurs. Le tableau de bord a été mis à jour de belle façon. C’est simple, mais les commandes se retrouvent toujours au bon endroit. L’instrumentation avec chiffres blancs sur fond noir est agrémentée de contours bleus. L’ordinateur de bord installé entre les deux cadrans affiche les données de façon claire et il n’est pas nécessaire de jouer avec les pages pour avoir les renseignements désirés. Les plus usuels sont sur la même page : odomètre, compteur journalier, autonomie, consommation moyenne et appréciation du style de conduite.

Malgré l’ajout de systèmes avancés de sécurité, Subaru n’a pas trop surchargé le volant de boutons de commandes. Sur la branche de droite, c’est le régulateur de vitesse intelligent, à gauche, le système audio et le téléphone. Entre les branches de gauche et du bas, d’autres boutons servent à changer les pages de l’ordinateur de bord. Comme on n’en a pas souvent besoin, ce n’est pas vraiment une distraction.

Venons-en au système infodivertissement. Ce n’est pas encore au niveau de ce qu’offrent certains concurrents, mais étant donné ce que Subaru proposait auparavant, on vient d’arriver dans le monde moderne. Intéressant également que Subaru n’ait pas retiré la fente pour les disques compacts. Je sais, je suis vieux jeu, mais j’aime encore écouter mes vieux CD. Pour les amateurs de fichiers numériques, sachez que le système accepte de jouer les fichiers placés sur une clé USB, mais qu’il est préférable d’utiliser un iPod ou iPhone. Le système a moins de difficulté à indexer les fichiers. Petite réflexion personnelle : Toyota n’est surement pas étrangère à ce renouveau côté infodivertissement. Toyota possède 16,6 % de Subaru Corporation et les deux constructeurs collaborent à plusieurs projets. Il est donc possible que Subaru ait demandé l’aide de Toyota pour l’infodivertissement.

Sous l’écran central, les commandes de ventilation (automatiques bizones dans ma voiture) sont faciles à opérer grâce aux gros boutons. Il sera facile de les utiliser, même avec vos gants. D’ailleurs, les sièges avant sont chauffants, mais le volant chauffant manquait à l’appel. Plus bas, une prise de 12V, une AUX et deux USB sont installées dans un coffre refermable cachant ainsi des regards indiscrets vos gadgets électroniques.

Côté confort, les sièges avant sont bien, mais le support latéral aurait pu être plus généreux. Un peu la même chose à l’arrière, mais dans ce cas, le support latéral est pratiquement nul. La grande qualité de l’habitacle est l’espace. Vous pouvez vous installer confortablement à l’avant et les passagers arrière ne se plaindront pas du manque d’espace pour les jambes. Même le rangement est excellent avec des espaces disséminés un peu partout dans l’habitacle. Le coffre est de grande dimension et l’ouverture est grande. Sous le plancher du coffre se cachent de petits rangements pour un bidon de lave-glace ou des câbles de survoltage, par exemple. La banquette s’abaisse en portion 60/40 offrant un plancher plat et une ouverture complète d’une aile à l’autre.

Subaru est l’un des rares constructeurs à faire entièrement confiance aux moteurs boxer. Il s’agit de moteurs dont les cylindres sont disposés horizontalement. Celui de ma Legacy d’essai faisait 2,5 litres et 175 chevaux. Couplé à une transmission à variation continue (CVT) bien programmée, la conduite de la Legacy est agréable, les surrégimes sont bien contrôlés et la puissance est adéquate. Évidemment, il y a un niveau de sécurité supplémentaire grâce à la traction intégrale à prise constante de Subaru, l’un des meilleurs sur le marché. On se sent en confiance même lorsque Dame Nature se déchaine. Ce qui n’est pas une raison pour rouler plus vite dans une tempête de neige! À moins de vouloir des performances hors du commun, je ne vois pas vraiment la nécessité d’opter pour le moteur H6 de 3,6 litres. Au cas où vous voudriez tout de même le choisir, sachez que celui-ci produit 256 chevaux.

Depuis quelques années, Subaru réussit à obtenir la mention « Meilleur Choix Sécurité+ » de l’Insurance Institute for Highway Safety (IIHS) pour plusieurs de ses modèles. Cette mention ne pourrait pas être obtenue sans le système EyeSight exclusif à Subaru. Il s’agit de deux caméras 3D installées derrière le rétroviseur intérieur. Les autres manufacturiers font confiance à des capteurs, mais Subaru a choisi des caméras. Mauvais choix? Oh que non! Ces caméras me semblent beaucoup plus fiables lorsque les conditions météorologiques se détériorent. Je n’ai évidemment pas testé le freinage précollision permettant au système EyeSight de freiner ou d’immobiliser complètement la voiture afin d’éviter une collision. Le système détecte aussi le marquage sur la chaussée. Il vous avertit si vous déviez de votre voie et peut même corriger légèrement votre trajectoire. Finalement, ce qu’on peut tester facilement, c’est le régulateur de vitesse adaptatif. Lorsqu’il est enclenché, il permet de maintenir une distance constante (que vous aurez ajusté) entre votre véhicule et celui qui vous précède si celui-ci roule plus lentement. Vous pouvez ensuite le doubler et votre véhicule reprend sa vitesse de lui-même.

C’est dommage que la Subaru Legacy ne soit pas plus présente sur les routes du Québec puisqu’elle parfaitement adaptée à notre climat. Son système de traction intégrale permet de traverser l’hiver en toute sécurité. Son moteur boxer et sa transmission CVT travaillent bien ensemble pour offrir une excellente expérience de conduite. L’habitacle est confortable autant à l’avant qu’à l’arrière. Il ne faut pas non plus oublier le système de sécurité EyeSight.

Si vous pensez faire l’achat d’une berline intermédiaire, il est indispensable que vous inscriviez la Subaru Legacy 2017 sur votre liste.

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Essais réalisés précédemment :

Conditions de l’essai

Réalisé du 14 au 19 décembre 2016.
Météo : soleil, neige et tempête, entre -31 à -12 °C.
Modèle essayé : Subaru Legacy Sport 2017 + ensemble Technologie
Assemblée à Lafayette, Indiana, États-Unis
Existe depuis : 1989          Actuelle génération : 2014
Prix selon www.subaru.ca (19 avril 2017) :
** 2.5i : 25 205 $
** 2.5i Tourisme : 28 305 $
** 2.5i Sport : 32 105 $
** 2.5i Limited : 33 105 $
** 3.6R Tourisme : 32 605 $
** 3.6R Limited : 36 105 $
Prix du modèle essayé : 35 188,10 $, taxes incluses
Distance parcourue : 511,8 km (39 % autoroute)
Consommation selon
Ressources Naturelles Canada :
** Ville : 9,3 L/100 km
** Route : 7,0 L/100 km
** Émissions de CO² : 194 grammes/km
Consommation affichée : 9,7 L/100 km
Régime moteur à 100 km/h : 2 050 tours/minute
Régime moteur à 115 km/h : 2 100 tours/minute
Véhicule fourni par Subaru Canada
Photos prises à Ste-Élisabeth, Québec

Avertissement

La consommation réelle peut différer de 10 à 20% par rapport à la consommation affichée par l'ordinateur de bord. Toutefois, à des fins de comparaison, j'inscris toujours la consommation que l'ordinateur de bord affiche à la fin de la période d'essai.

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