17 février 2020

Essai routier : Hyundai Kona 2020 – Très en demande



Les ventes automobiles étaient en baisse de 3,6 % au Canada l’an dernier. Ce n’est surement pas à cause du Hyundai Kona puisqu’il est très en demande depuis son lancement. D’ailleurs, il est un des rares véhicules lancés récemment à avoir eu une liste d’attente pour s’en procurer un, mis à part les véhicules électriques évidemment! Son format est apparemment parfait, même s’il impose certains sacrifices dont je reparlerai plus loin, sa conduite est intéressante et il n’y a jusqu’ici qu’un seul rappel qui concerne une étiquette erronée. Rien pour écrire à sa mère.
Lancé au Salon de l’Auto de Detroit en 2019, il a depuis remporté le 2019 North American Utility Vehicle of the Year (Utilitaire Nord-Américain de l’Année). Il est offert en plusieurs versions au Canada; Essential, Preferred, Trend, Luxury et Ultimate. Dépendant des versions, on peut obtenir la traction intégrale et le choix de deux moteurs. Pour ma part, comme c’est souvent le cas, j’ai essayé la version toute équipée Ultimate à traction intégrale et moteur de 1,6 litre turbo.
Hyundai a misé gros sur l’esthétique en créant des codes stylistiques qui ont été repris par d’autres modèles de la gamme. Par exemple, les feux de jour effilés ont été copiés par le Santa Fe lors de la refonte du modèle. Personnellement, j’aime bien les phares antibrouillards plus centrés bien que j’aurais apprécié qu’ils soient eux aussi à DEL. Ce que j’aime moins, ce sont les ajouts de plastique noirs autour des clignotants arrière. Surtout qu’on sait qu’avec le temps et les rayons du soleil, ils risquent de devenir gris. Pour le reste, la silhouette crée un certain dynamisme accentué par le dessin des roues d’alliage. Le département désign de Hyundai a bien fait son travail.
Travail bien fait à l’intérieur également alors qu’on a ajouté des touches de rouge un peu partout, notamment pour les coutures du cuir des sièges et du volant ainsi que sur le pourtour des buses de ventilation. La position de conduite est excellente à l’avant et l’espace est très bien. Les supports latéraux sont aussi excellents. À l’arrière, c’est une autre histoire. Si les passagers avant ne sont pas trop gourmands en espace, il y aura assez d’espace pour les jambes à l’arrière. Sinon, si, comme mon épouse, vous reculez votre siège au maximum, il n’y aura plus d’espace à l’arrière pour les jambes. Tout sera donc une histoire de négociation de l’espace!
Pour en revenir au tableau de bord, la nacelle d’instrumentation est très simple avec ses deux grands cadrans pour le tachymètre et l’indicateur de vitesse. Entre les deux, l’ordinateur de voyage propose les renseignements préférés avec très peu de manipulation. Un désign somme toute très simple, mais très efficace. Le volant est du pur Hyundai avec des commandes intégrées faciles à comprendre. L’écran central à la mode, c’est-à-dire qu’il est déposé sur le tableau de bord, propose l’interface Hyundai, l’une des meilleures sur le marché. Le téléphone cellulaire est facile à jumeler et l’information est bien disposée. Mon véhicule d’essai offrait la totale avec un système de navigation intégré. Les données sont les mêmes que dans un GPS Garmin, mais ça coute assez cher de les garder à jour. Je vous propose alors de brancher votre téléphone à l’aide de l’entrée USB afin de profiter de Waze ou Google Maps par l’entremise des interfaces Apple CarPlay ou Android Auto. Le système audio haut de gamme de marque Infinity est excellent et c’est un plaisir de monter le volume afin de faire réagir le hautparleur de graves installé dans la soute à bagages. Dans mon véhicule d’essai, il y avait un chargeur sans-fil très pratique si votre téléphone est compatible.
Sous l’écran central et les buses de ventilation sont situées les commandes de la climatisation. Dans ma voiture, le tout était automatique et il ne fallait qu’ajuster la température désirée. Malheureusement, après quelques froids intenses, je me suis aperçu que mes pieds manquaient de chaleur, impression confirmée par mon épouse. De chaque côté du levier de vitesse, les commutateurs des sièges et volant chauffant. Pour ce qui est des sièges, ils deviennent très chauds et il faut baisser l’intensité après un certain temps. Pour ce qui est du volant, j’en ai déjà essayé des plus chaud, mais disons qu’on l’apprécie par un froid de –29 °C! Toutes les commandes au tableau de bord sont bien placées et vous ne serez nullement dépaysé.
L’espace de chargement est de bonne dimension considérant le gabarit du véhicule. Est-ce assez pour considérer le Hyundai Kona comme un utilitaire? Surement pas. C’est, comme la majorité de ses concurrents, un bon hatchback surélevé. Néanmoins, on retrouve un vrai pneu de secours (au lieu d’un simple compresseur) et l’espace est assez grand lorsqu’on rabat la banquette.
Mon véhicule d’essai cachait sous son capot un moteur quatre cylindres turbo de 1,6 litre jumelé à une transmission automatique à double embrayage à sept rapports. Doté de l’injection directe, ce groupe motopropulseur produit 175 chevaux. Son couple maximum de 195 livres-pied est atteint dès que le régime moteur dépasse 1 500 tours/minute. C’est une transmission qui apprécie lorsque vous appuyez fortement sur la pédale d’accélération, sans quoi, elle est hésitante ou elle passe au rapport supérieur trop rapidement probablement pour favoriser l’économie d’essence. En mode sport, ça améliore ce trait de caractère, mais le mot « sport » est exagéré. Si vous pensez utiliser le mode manuel, sachez que les changements de vitesse sont rapide gracieuseté du double embrayage. Le freinage est excellent et seule la suspension m’est apparue trop ferme puisqu’on sentait chaque irrégularité de la route. Puisque l’insonorisation n’est pas des plus parfaites, ça peut devenir désagréable sur des routes en mauvais état.
En résumé, le Hyundai Kona 2020 se fait des amis rapidement. Sa bouille sympathique a attiré plusieurs acheteurs dans les salles de montre Hyundai. À l’essai, on s’aperçoit que la conduite est intéressante pour un véhicule de cette catégorie. L’infodivertissement est excellent, tout comme le confort appréciable des sièges à l’avant. Il faudra toutefois réserver les places arrière pour des enfants en raison du peu d’espace pour les jambes. Mais il y a pire dans la catégorie, parlez-en à un acheteur de Mazda CX-3! N’oubliez pas qu’il y a aussi une version 100 % électrique!
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Conditions de l’essai
Réalisé du 10 au 17 février 2020.
Météo : un peu de soleil, beaucoup de neige, entre –29 et 3 °C.
Modèle essayé : Hyundai Kona Ultimate AWD 2020
Assemblé à Ulsan, Corée du Sud
Générations :
  • 1re — 2018
Prix selon www.hyundaicanada.com (17 février 2020) :
  • Essential – 21 249 $
  • Preferred – 22 999 $
  • Trend – 27 149 $
  • Luxury – 27 949 $
  • Ultimate – 32 249 $
Prix du modèle essayé :
  • Ultimate PDSF – 32 249 $
  • Rouge pulsion – 200 $
  • Cuir noir avec ensemble couleur rouge – 200 $
  • Autre frais et prélèvements — 614 $
  • Frais de livraison et destination – 1 810 $
  • Total – 35 073 $
Distance parcourue : 423,4 km (47 % autoroute)
Consommation selon Ressources Naturelles Canada
  • Ville – 9,0 L/100 km
  • Route – 8,0 L/100 km
  • Émissions de CO² — 201 grammes/km

Consommation affichée : 8,0 L/100 km
Régime moteur à 100 km/h : 2 100 tours/minute
Régime moteur à 115 km/h : 2 500 tours/minute
Véhicule fourni par Hyundai Canada
Photos prises à St-Laurent et Ste-Élisabeth, Québec

06 février 2020

Essai routier : Subaru Outback 2020 – La familiale québécoise



La Subaru Outback fait le plaisir de bien des gens au Québec depuis 1994. On en est donc à la sixième génération. À l’origine, Subaru n’avait pas les moyens financiers pour développer une plateforme d’utilitaire sport, mais ceux-ci commençaient déjà à gagner la confiance des consommateurs. Les ingénieurs ont donc décidé de prendre la Subaru Legacy familiale et d’en faire un véhicule passepartout avec une garde au sol augmentée et d’énormes phares antibrouillard ronds, entre autres. La voiture remporta un succès instantané et aujourd’hui, elle est considérée comme le summum des véhicules pouvant traverser nos hivers québécois. Si on fait exception des voitures de luxe, elle est également la dernière des familiales intermédiaires.
Cette dernière affirmation est d’ailleurs très dommage. La Subaru Outback 2020 peut faire la leçon à bien des utilitaires sport en matière d’espace intérieur et de plaisir de conduite. Pourquoi n’y a-t-il pas plus de familiales sur le marché canadien alors qu’elles existent sur le marché européen? Parce que les Américains n’en veulent pas et qu’ils préfèrent rouler en « camion » plutôt qu’en « berline allongée ». De mon côté, je peux vous dire que j’ai eu bien du plaisir à conduire cette familiale et mon seul regret est de ne pas avoir croisé une tempête de neige!


La Subaru Outback 2020 est entièrement revue. Ce n’est peut-être pas visible au premier coup d’œil, mais sa plateforme a été changée. Celle-ci est 70 % plus rigide en torsion, 70 % plus rigide en flexion latérale et absorbera 40 % plus d’énergie lors d’un accident frontal ou latéral. Ça parait parce que la voiture est très solide sur la route. Je n’ai pas entendu de craquements et seule la portière du conducteur émettait un petit sifflement. Défaut d’un modèle de préproduction? Il faudra vérifier lors d’un prochain essai pour le savoir.
Sept modèles constituent la gamme Outback, dont trois modèles XT profitants d’un moteur turbo. Il y en a probablement pour tous les gouts et tous les budgets puisqu’il y a environ 13 000 $ de différence entre le bas et le haut de l’échelle. J’ai pu conduire le modèle Premier pendant quelques jours, un véhicule profitant de presque tous les gadgets offerts par Subaru. La voiture était Brun cannelle, une couleur qu’on ne voit pas souvent dans la jungle automobile. De plus, les sièges étaient recouverts d’un très beau cuir brun Nappa. Une combinaison que je trouvais somme toute très jolie.
Il fait bon s’assoir sur ces sièges en cuir Nappa. D’abord, ils sont chauffants et ventilés en trois intensités chacun. Le confort est appréciable et l’espace à l’avant ne fait pas défaut. Le confort est aussi bon à l’arrière et les sièges sont chauffants. L’espace pour les jambes est impressionnant et vos passagers ne se plaindront surement pas.
La nacelle d’instrumentation est très simple avec ses deux cadrans incluant le tachymètre et l’indicateur de vitesse. Au centre, l’ordinateur de voyage affiche l’information voulue en plus des indications des systèmes d’aide à la conduite. Notons que le système EyeSight est maintenant offert de série dans toutes les déclinaisons en 2020. Contrairement à mes autres essais de ce système, il ne m’a pas impressionné cette fois-ci puisqu’il se désactivait fréquemment. Ça semble anodin, mais à ce moment, vous n’avez plus de régulateur de vitesse ni de feux de route, entre autres. À revérifier également lors d’un prochain essai!
Il y a beaucoup de commandes au volant, mais c’est assez facile de s’y adapter. Notez la présence d’un volant chauffant dans ma voiture d’essai, un de mes équipements de confort préférés. Au centre de la planche de bord se trouve un immense écran de 11,2 pouces. Toute la vie intérieure de la Subaru Outback 2020 se contrôle à partir de cet écran : la climatisation bizone automatique, les sièges chauffants et ventilés, le dégivreur arrière et, bien sûr, la sonorisation et le système de navigation. Rien à redire sur le système audio harman/kardon puisqu’il est facile à manipuler et que le son est excellent. Il y a même un hautparleur de graves dans la soute à bagages. Sur cet écran, on peut y intégrer Apple CarPlay ou Android Auto. C’est bien, mais un peu décevant, car l’interface ne remplit pas entièrement l’écran. La fenêtre d’Android Auto est à peine plus grande que l’écran de mon Samsung Galaxy S9+. Néanmoins, ça permet d’utiliser Google Maps ou Waze, ce qui est beaucoup mieux que le système intégré dont les données proviennent de TomTom. Il y a malheureusement beaucoup d’erreurs dans ces données et la voix de guidage est plutôt drabe et sans saveur. C’est mieux que rien si vous n’avez pas de téléphone cellulaire, mais Waze est beaucoup plus intéressant.
Sous cet écran multifonction sont installées deux entrées USB et une entrée AUX au-dessus d’un petit espace de rangement qui peut contenir votre téléphone. Quant au petit rangement présent entre les deux sièges, il contient la prise 12V et, oh! surprise, le lecteur CD. Deux prises USB sont aussi installées aux places arrière pour la recharge des appareils électroniques. C’est donc un tableau de bord assez ergonomique que nous propose la Subaru Outback 2020, avec un désign beaucoup plus intéressant que les générations précédentes.
La soute à bagages est intéressante pour les petites familles qui veulent voyager. Il y aura assez de place pour vos bagages. La banquette divisée 60/40 est très facile à rabattre grâce aux petites tirettes installées sur les parois de la soute. Il suffit de tirer et voilà! La banquette est rabattue. Lorsque les deux portions sont couchées, l’espace est vaste et vous pourrez y entrer beaucoup d’objets.
Sous le capot, on retrouve un quatre cylindres atmosphérique de 2,5 litres produisant 182 chevaux et 176 livres-pied de couple. Il est couplé à une boite CVT avec mode manuel à huit rapports. Celle-ci a été entièrement revue et est maintenant plus intéressante à utiliser. Si toutefois celle-ci vous dérange encore, vous pouvez passer les rapports facilement avec l’aide des palettes au volant. La puissance du moteur est bien, mais j’étais seul à bord. Ajoutez trois autres passagers et des bagages et ce sera un peu juste. Subaru ayant mis le moteur six cylindres à la retraite, un moteur turbo de 2,4 litres est maintenant offert. Il propose 260 chevaux et 277 livres-pied de couple atteint dès 2 000 tours/minute. Nul doute que ça vous aidera si vous prévoyez tracter une remorque. Je n’ai malheureusement pas rencontré de tempête de neige pendant ma semaine d’essai, mais une petite balade sur une route de campagne recouverte de neige durcie m’a fait apprécier le système de traction intégrale à prise constante. C’est indéniablement un élément de sécurité très intéressant.
En bref, la Subaru Outback 2020 est toujours aussi intéressante en raison de sa traction intégrale et du plaisir qu’on peut retrouver au volant si on la compare à la plupart des véhicules utilitaires sport présentement sur le marché. L’espace pour les passagers est surprenant et Subaru a rattrapé son retard en matière de technologies embarquées. Je favoriserais les modèles XT pour leur moteur turbo, mais le moteur de base n’est pas si mal. Il faut juste être plus patient. C’est indéniablement un véhicule conçu pour le Québec!
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Essai réalisé précédemment :
  • 2010 Subaru Outback


Conditions de l’essai
Réalisé du 20 au 25 janvier 2020.
Météo : que du soleil, entre –24 et 3 °C.
Modèle essayé : Subaru Outback Premier 2020
Assemblée à Lafayette, Indiana, États-Unis
Générations :
  • 1re – 1994
  • 2e – 2000
  • 3e – 2005
  • 4e – 2009
  • 5e – 2015
  • 6e — 2019
Prix selon www.subaru.ca (4 février 2020) :
  • Commodité - 32 808 $
  • Tourisme – 36 908 $
  • Limited – 41 108 $
  • Premier – 43 108 $
  • Outdoor XT – 40 808 $
  • Limited XT – 43 908 $
  • Premier XT – 45 908 $
Prix du modèle essayé :
  • PDSF Premier – 40 995 $
  • Réduction au comptant — (500 $)
  • Préparation à la route et transport – 1 800 $
  • Autre frais – 313 $
  • Total – 42 608 $
Distance parcourue : 352,3 km (57 % autoroute)
Consommation selon Ressources Naturelles Canada :
  • Ville – 9,0 L/100 km
  • Route – 7,1 L/100 km
  • Émissions de CO² — 192 grammes/km
Consommation affichée : 8,7 L/100 km
Régime moteur à 100 km/h : 1 900 tours/minute
Régime moteur à 115 km/h : 2 000 tours/minute
Véhicule fourni par Subaru Canada
Photos prises à St-Laurent et Ste-Élisabeth, Québec

Avertissement

La consommation réelle peut différer de 10 à 20% par rapport à la consommation affichée par l'ordinateur de bord. Toutefois, à des fins de comparaison, j'inscris toujours la consommation que l'ordinateur de bord affiche à la fin de la période d'essai.
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