13 mai 2020

Une petite pause pour Auto Opinion.ca

Comme vous pouvez l'imaginer, les derniers mois ont été sans précédents. Pour ma part, j'ai subi une opération qui m'a poussé à l'écart depuis le 25 février dernier. Puis est apparue la COVID-19, ce foutu virus qui a tout arrêté. Depuis ce temps, presque toutes les flottes de presse des constructeurs sont arrêtées. Il n'y a donc pratiquement pas moyen de faire des essais routiers. Ça, ce sont les inconvénients de la COVID-19.

Parallèlement, moi et mon épouse devons déménager le 1er juin prochain. Encore une fois, le coronavirus a tous bousculé et notre nouveau logement prévu le 15 juillet n'a pas encore été mis en chantier. Mon épouse a donc concocté un plan B qui nous fera déménager temporairement dans une maison sur le bord d'un lac (ça, c'est le point positif!) où il n'y a malheureusement pas d'internet. Eh oui, il y a encore des endroits où l'internet est rare!

En désespoir de cause, Auto Opinion.ca ne présentera pas grand-chose jusqu'au mois de novembre 2020. Par la suite, je compte reprendre les essais et certains projets sont sur la table comme vous proposer plus d'essais qu'auparavant.

D'ici là, protégez-vous, mais protégez surtout les autres en respectant les consignes de la santé publique. Et si vous prenez la route, soyez prudents!

Essai routier : Lincoln Corsair 2020 – Nouveau nom, nouveau véhicule

*Prendre note que ce véhicule a été essayé avant la crise de la COVID-19*


Le présent de Lincoln est encore trouble, mais on ne peut surement pas dire que Ford n’essaie pas très fort de remettre sa marque de luxe sur le droit chemin. Après avoir enfin trouvé une calandre qui sied bien à tous ses modèles, on a trouvé des noms qui peuvent se garder en mémoire facilement. Le Lincoln Corsair 2020 prend la place du MKC, le modèle d’entrée de gamme des utilitaires Lincoln. Alors qu’on ne pouvait que faire le parallèle entre le MKC et le Ford Escape, le Lincoln Corsair devrait maintenant se tailler une place à part entière. Sa calandre caractéristique affirme haut et fort qu’il s’agit d’un Lincoln et la ligne de toit arrière n’est pas sans rappeler celle d’un Range Rover. Lincoln a conservé les feux arrière occupant toute la largeur du hayon, ceux-ci accentuant l’impression de grandeur de la carrosserie. L’échappement double ajoute de la puissance au désign.


L’habitacle a également été complètement revu. Les sièges avant, tout de cuir vêtus, sont très confortables en plus d’offrir de très bons supports latéraux. Ils sont chauffants et ventilés. Le volant aussi est chauffant. Il faut s’habituer aux ajustements qui se font avec des commandes installées dans le panneau de porte plutôt que sur le côté du siège. Un peu déroutant au départ, mais on s’y habitue et on y trouve même des avantages. La banquette arrière est moins confortable, mais l’espace pour les jambes ne fait pas défaut. Tout comme une majorité de véhicules de luxe présents sur le marché, le Lincoln Corsair propose une nacelle d’instrumentation entièrement personnalisable. Puisqu’il s’agit, en fait, d’un grand écran, on peut y faire afficher ce que l’on veut. On peut même enlever le tachymètre si on en a envie.

Sur le volant, Lincoln a joué d’audace avec des commandes qui se contrôlent à l’aide de deux petits leviers, des « joysticks » si vous voulez. De plus, les commandes qui ne sont pas disponibles (le régulateur de vitesse éteint, par exemple) ne sont pas illuminées. Lincoln propose toujours l’écran central proéminent et le système qui s’affiche est une version luxueuse du SYNC3 de Ford. C’est d’ailleurs facile à contrôler, le téléphone s’y apparie sans aucun problème et Android Auto y est bien intégré. Apple CarPlay est aussi offert. Le système de navigation intégré est facile à programmer autant vocalement que manuellement. Toutefois, comme tous les GPS intégrés, il y a toujours un petit décalage entre les données intégrées et la vraie vie. Facile alors de prioriser l’utilisation de Waze ou Google Maps par l’entremise de notre téléphone portable.

Sous l’écran central, il y a toute une panoplie de boutons qui nécessite un petit moment d’acclimatation. Quand c’est fait, c’est assez facile de comprendre la disposition de toutes ces fonctions. Notez la présence de boutons (de style piano, dixit Lincoln) au lieu d’un levier de vitesse. C’est devenu une façon de faire chez Lincoln et l’habitude de manipuler des boutons au lieu d’un levier de vitesse classique est rapidement acquise. Un petit coffre de rangement installé un peu plus bas contient la prise 12V et deux entrées USB, dont une USB-C. L’autre coffre de rangement central est pourvu d’un chargeur sans-fil efficace, mais mal adapté à une utilisation rapide de par sa disposition. Bref, le désign du tableau de bord est très classique, ce qui sied bien à l’image luxueuse que Lincoln veut offrir. On peut quand même souligner les buses de ventilation qui parcourent presque toute la longueur du tableau de bord. Les passagers arrière ont aussi droit aux sièges chauffants avec deux niveaux d’intensité. Les amateurs de gadgets électroniques seront heureux d’apprendre qu’il y a une prise USB de chargement et même une prise 110V comme à la maison.


Le hayon, qui s’ouvre de façon classique ou avec un mouvement du pied, dévoile un espace de bonnes dimensions. Il y a une prise 12V installée dans l’espace de chargement permettant ainsi l’utilisation d’une glacière branchable, par exemple. Deux boutons permettent d’abaisser la banquette en sections asymétriques. L’espace ainsi agrandi propose un plancher presque plat et beaucoup d’espace.

Deux choix sous le capot. D’abord, un quatre cylindres EcoBoost de 2,0 litres produisant 250 chevaux et 280 livres-pied de couple. C’est pas mal. Toutefois, ma version Ultra d’essai offrait plutôt un quatre cylindres EcoBoost de 2,3 litres crachant un bon 295 chevaux et 310 livres-pied de couple. La nouvelle boite automatique à huit rapports gère très bien cette puissance et le temps de réponse du turbo est très faible. Cinq modes de conduite sont proposés : Normal, Excitant, Conservation, Glissant et Condition profonde, ce dernier mode étant utilisé lorsqu’il y a beaucoup de neige. Je doute fort que ce soit lorsqu’il y a beaucoup de boue! Néanmoins, chaque mode de conduite possède ses propres réglages d’accélération, de suspension et de répartition de la puissance aux roues. La météo a été clémente avec moi et seul le mode Normal a été utilisé.


L’aspect technologie n’a pas été oublié puisque, selon le modèle choisi, il y a le Lincoln Co-Pilot 360. Cette suite de dispositifs de sécurité active inclut le régulateur de vitesse adaptatif, la détection des angles morts, l’assistance précollision, le système de suivi de voie et les phares automatiques. On peut aussi ajouter une caméra de recul 360° en option et l’affichage tête haute. Notons aussi que, grâce à une application sur votre téléphone intelligent, vous pouvez déverrouiller vos portières ou faire démarrer votre véhicule à distance.

En bref, le Lincoln Corsair 2020 fera oublier rapidement le MKC. Sa silhouette est équilibrée et sa calandre le démarque maintenant de la jungle automobile. La puissance ne fait vraiment pas défaut malgré que j’aurais bien aimé que la consommation d’essence moyenne descende sous les 10 L/100 km. L’habitacle est luxueux et surtout très silencieux dans la plus pure tradition des véhicules Lincoln. Ce que je retiens le plus, c’est qu’on ne fait plus de liens avec son petit cousin Ford. Le Lincoln Corsair 2020 possède maintenant sa propre personnalité et a toutes les qualités voulues pour aller chercher les amateurs de luxe, de performance et de confort.

Le mot de Cambronne au Lincoln Corsair!

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Conditions de l’essai

Réalisé du 17 au 24 février 2020.

Météo : soleil, nuages et un peu de neige, entre -19 et -1 °C.

Modèle essayé : Lincoln Corsair Ultra 2020

Assemblé à Louisville, Kentucky, États-Unis

Générations :

  • 1re — 2020

Prix selon www.lincolncanada.com (13 mai 2020) :

  • Base – 44 700 $

  • Ultra – 50 500 $

Prix du modèle essayé :

  • Ultra – 50 500 $

  • Options – 13 350 $

  • Total des frais – 2 200 $

  • Prix total – 66 050 $

Distance parcourue : 456,4 km (44 % autoroute)

Consommation selon Ressources Naturelles Canada :

  • Ville – 11,1 L/100 km

  • Route – 8,1 L/100 km

Consommation affichée : 10,1 L/100 km

Régime moteur à 100 km/h : 1 800 tours/minute

Régime moteur à 115 km/h : 2 000 tours/minute

Véhicule fourni par Lincoln Canada

Photos prises à Saint-Laurent et Ste-Élisabeth, Québec


Avertissement

La consommation réelle peut différer de 10 à 20% par rapport à la consommation affichée par l'ordinateur de bord. Toutefois, à des fins de comparaison, j'inscris toujours la consommation que l'ordinateur de bord affiche à la fin de la période d'essai.
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