09 mai 2022

Essai routier: Mazda MX-30 2022 – C'est presque ça!


Le développement dans le domaine des véhicules électriques se fait à la vitesse grand V. À titre de comparaison, il s’est écoulé un peu plus de 160 ans depuis la création du moteur à explosion et on a encore des problèmes de fiabilité de temps à autre. Quant au moteur électrique présent sous le capot de nos voitures, il n’est produit en grande série que depuis 2011, soit un peu plus de dix ans. Nous avons donc parcouru beaucoup de chemin en un peu plus de 10 ans. Si bien que, certains manufacturiers peinent maintenant à suivre la parade. Certaines marques ne proposent actuellement aucun modèle électrique (Buick, par exemple) alors que d’autres concluent des ententes (Honda et GM, par exemple). C’est donc de plus en plus difficile pour un manufacturier qui a mal compris le futur de rattraper son retard. 

 

C’est le cas de Mazda. Ce petit constructeur japonais a mis tous ses efforts à peaufiner le principe du moteur à explosion en élevant la compression, principe appelé SKYACTIV-G. Le problème est que ça reste des moteurs à essence et que la planète se dirige vers l’électrique. Mais Mazda n’en est pas à son premier défi et les ingénieurs travaillent fort pour rattraper les leaders de l’électrique. 

 

C’est dans ce contexte qu’arrive le Mazda MX-30 2022. Esthétiquement, on se rapproche du style Mazda quoique la calandre est plus mince (le moteur électrique n’en a pas besoin) et la partie arrière est aussi facilement reconnaissable. D’ailleurs, la filiation avec le CX-30 est évidente même si la lunette arrière semble plus inclinée. Le trait de style le plus remarqué est probablement les portes suicides à l’arrière, des portières qui s’ouvrent en sens inverse du mouvement, comme sur le Hyundai Veloster ou les... Rolls-Royce!  

 

L’intérieur du Mazda MX-30 est partiellement inédit. Soulignons dès le départ l’excellente qualité des matériaux et de l’assemblage. La partie supérieure est la même que dans les autres modèles de la marque avec son écran rectangulaire qui trône au sommet du tableau de bord. Le tachymètre a cédé sa place à un cadran qui affiche ce que le moteur fait, soit fournir de la puissance ou recharger la batterie. À droite dans la nacelle d’instrumentation, il y a toujours une jauge d’essence, mais elle indique plutôt le niveau de charge de la batterie. Les commandes au volant sont intéressantes, mais celles installées sur une moulure chromée sont difficile à lire de jour. De nuit, avec l’éclairage, c’est plus facile. Quant à l’écran central, il affiche l’interface MazdaConnect, une interface qui date de plus en plus. Le GPS est bien, mais le guidage vocal laisse une grande place à l’amélioration. Le mieux est d’y jumeler Apple CarPlay ou Android Auto. Avec ce dernier, on profite d’un écran séparé avec GPS à gauche et musique à droite, par exemple. Il faut juste s’habituer à contrôler le tout avec la molette située entre les deux sièges puisque l’écran n’est pas tactile.  

 

La partie inférieure du tableau de bord est, quant à elle, toute nouvelle. Pour contrôler la ventilation, Mazda a installé un autre écran juste devant le levier de vitesse. Climatisation, chauffage, sièges et volant chauffants, dégivrage, tout se fait sur cet écran. L’interface est claire, mais ça se contrôle beaucoup moins bien qu’avec des commutateurs. Il faut regarder l’écran plusieurs secondes pour abaisser la température ou même allumer le volant chauffant. C’est une source de distraction supplémentaire. Je dois toutefois souligner que le chauffage est très efficace et rapide. Après la première minute au volant, il commençait déjà à faire chaud dans l’habitacle.  

 

Mazda adhère pour la première fois à la secte des consoles flottantes! Sous le levier de vitesse, on peut y déposer des objets. Jusque-là, pas de problème. Le problème, c’est plutôt qu’on y a installé la prise de 120V et les deux entrée USB, des prises qui sont difficilement accessibles sans débarquer de l’auto. Honda fait aussi partie de cette secte, et je déteste vigoureusement. Quant à parler des problèmes de l’habitacle, je m’en voudrais de ne pas parler des portières-suicide. Ces portières sensées nous aider à prendre place à l’arrière ne nous aident pas vraiment. Les places arrière sont vraiment difficiles d’accès et il ne faut pas être claustrophobes! J’ai même refusé d’y faire asseoir des amis parce que je ne voulais pas mettre fin à cette amitié. Quant à moi, je n’y assoirais que des enfants.  

 

Les places arrière sont en fait utiles quand on n’a pas de passagers à y asseoir. On peut ainsi abaisser la banquette et se retrouver avec un grand espace de chargement. Mazda a même pensé à inclure un petit sac de voyage pour le câble de recharge. Soyez avisé qu’il n’y a pas de pneu de secours comme dans la majorité des véhicules électriques. 

 

Parlons maintenant de l’éléphant dans la pièce: le groupe motopropulseur. Précisons d’abord que tous les modèles sont à roues motrices avant. La puissance du moteur électrique se trouvant sous le capot est de 143 chevaux tandis que son couple atteint 200 livres-pied. La batterie de traction a une capacité de 35 kWh. Vous aurez compris que l’autonomie ne vous jettera pas par terre: 161 kilomètres dans les meilleures conditions. Résultat: le maximum que j’ai obtenu pendant ma semaine d’essai était de 137 km. Mazda la vend comme une candidate à la place de la deuxième voiture dans votre entrée. Le problème, c’est qu’à plus de 45 000$ taxes incluses, ça fait cher pour une deuxième voiture! Il faut quand même avouer que Mazda a su conserver le plaisir de conduire caractéristique de ses véhicules. La puissance est au rendez-vous et la tenue de route n'est tout de même pas si mal. Le très gros problème, c’est l’anxiété de la pile morte qui revient. 161 kilomètres, c’est l’autonomie que l’on retrouvait plus ou moins à l’époque des premières Nissan LEAF... il y a 11 ans.  

 

Somme toute, le Mazda MX-30 2022 est un bon véhicule, mais on s’aperçoit bien que les ventes seront handicapées par une autonomie décevante. Mazda parle déjà d’ajouter un petit moteur rotatif qui servirait de génératrice pour recharger la batterie en roulant. Ça ne peut pas nuire! D’ailleurs, quand on ouvre le capot, l’espace semble déjà prévu à cet effet! Donc, je crois que Mazda aurait dû assumer ses choix. Le marketing aurait dû parler d’un petit VUS à deux portières (laissons tomber les portières arrière pas pratiques) prévu pour une utilisation urbaine et apposer un prix de, disons, 32 000$. À ce prix, le MX-30 aurait pu faire un malheur. À près de 50 000$, on n'en vendra pas des tonnes! 

 

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Conditions de l'essai 

 

Réalisé du 7 au 14 mars 2022. 

Météo: un peu de soleil, beaucoup de nuages et un peu de neige, entre –8 et 3 °C. 

Modèle essayé: Mazda MX-30 GT 2022 

Assemblé à Hiroshima, Japon 

Générations: 

  • 1re - 2022 

Prix selon www.mazda.ca (6 mai 2022): 

  • GS – 42 150 $ 

  • GT – 47 150 $ 

Prix du modèle essayé: 

  • PDSF – 47 350 $ 

  • Frais et prélèvements - 2 065 $ 

  • Crédit - 500 $ 

  • Total – 49 915 $ + taxes – incitatifs gouvernementaux 

Distance parcourue: 369,7 km (87 % autoroute) 

Consommation selon Ressources Naturelles Canada: 

  • Ville – 21,4 kWh/100 km 

  • Route – 24,6 kWh/100 km 

  • Autonomie – 161 kilomètres 

Consommation affichée: 23,1 kWh/100 km 

Véhicule fourni par Mazda Canada 

Photos prises à Pointe-Claire et Berthierville, Québec 




27 avril 2022

Aller en Floride en auto – C’est maintenant possible plus facilement

Près de 6300 kilomètres en 2 semaines!

Depuis plus de deux ans, il n’est pas facile de voyager en voiture chez nos voisins américains. En fait, depuis le 21 mars 2020, ce n’était pas possible puisque la frontière terrestre américaine et canadienne était fermée. Tout ça à cause, bien sûr, de la COVID-19. Depuis novembre 2021, les frontières autant américaine que canadienne étaient rouvertes, cependant, le Canada exigeait un test PCR réalisé dans les 72 heures avant le retour si bien que ça rendait les voyages aller-retour vers le Vermont ou le New Hampshire pratiquement impossibles. Notre bon gouvernement canadien s’est enfin réveillé le 1er avril dernier en retirant les tests PCR pour les gens vaccinés qui reviennent au Canada par la frontière terrestre. Il était temps pour les gens qui se sont justement fait vaccinés pour pouvoir continuer à voyager. 


Les GPS sur téléphone : pratiquement indispensable

 

Un lever de soleil sur Virginia Beach
Il y a plusieurs années, on faisait imprimer des cartes MapQuest pour pouvoir aller dans un coin de pays qu’on ne connaissait pas aux États-Unis et on espérait pouvoir retrouver notre chemin. Puis, les GPS de voitures comme TomTom, Garmin et Magellan sont apparus. Ça facilitait grandement les choses mis à part des cartes qui n’étaient pas toujours à jour. Aujourd’hui, Waze et Google Maps sur votre téléphone vous permettent d’aller partout avec des cartes mises à jour en permanence. Évidemment, le meilleur moyen de s’en servir est d’avoir un forfait de données Canada-USA sur votre cellulaire. Pour les chroniqueurs qui affirment que ça prend beaucoup de données, sachez qu’en deux semaines de voyage en utilisant en tout temps le GPS et en écoutant de la musique sur internet, je n’ai consommé que 5 Go. Ça me semble peu considérant les 6250 kilomètres parcourus et les forfaits de données actuellement offerts.  


Deux beaux exemplaires à Universal Studios en Floride
J’ai utilisé Waze sur tout le trajet jusqu’à Orlando et durant quelques jours sur place. Waze est facile à utiliser, les instructions sont claires et les utilisateurs américains de Waze ont fait un bon travail en ce qui concerne le guidage des voies, c’est à dire sur quelle voie me placer pour bien prendre une intersection. Ça peut sembler inutile, mais sur des autoroutes à 5 ou 6 voies, c’est plutôt important. Pour revenir, j’ai utilisé Google Maps. Bien que les deux systèmes de navigation appartiennent à Google, Google Maps m’est apparu moins à jour que Waze autant pour les noms de sortie sur autoroute que pour les voies à utiliser. Il faut dire que la plateforme collaboratrice de Waze est assez simple à utiliser pour faire des corrections, ce qui n’est pas le cas de Google Maps. Petite déception sur les deux GPS : j’aurais aimé qu’on me prévienne quelques kilomètres à l’avance du coût des péages afin de m’y préparer. Waze et Google Maps informent du prix total des péages lorsqu’on programme la destination, mais aucune mention par la suite. En bref, les systèmes de navigation sur téléphone sont au point et je vais les utiliser à coût sûr la prochaine fois. 


Restaurants et hôtels : la COVID a fait son œuvre 


Puisque j’ai utilisé les GPS de mon téléphone, je les ai aussi utilisés pour trouver des restaurants. Comme au Québec, la COVID a fait son œuvre et certains restaurants répertoriés dans les GPS ont fermé définitivement. Bien triste ! Je peux quand même vous suggérer quelques endroits. 

  • Joe’s Crab Shack – Si vous aimez le crabe, le homard ou tout ce qui se trouve dans la mer, Joe’s est un très bon endroit. L’atmosphère est presque celle d’une cabane à pêche. Joe’s Crab Shack est présent dans le sud des États-Unis. 

  • Crabby’s - C’est un endroit que nous avons découvert à Daytona Beach et, selon mon épouse, le crabe y est encore meilleur que chez Joe’s. Quant à moi, j’y ai mangé des crevettes au coconut vraiment délicieuses. Il ne faut pas non plus manquer une bonne entrée de calmars. 

  • Citrus – C'est un restaurant de déjeuners de Virginia Beach que nous avons découvert grâce à Guy Fieri et son émission Diners, Drive-ins & Dives. Les déjeuners y sont excellents et sortent du traditionnel « deux œufs, bacon » 

  • Yukai Buffet - Situé à Virginia Beach, il s’adresse aux personnes qui se passionnent pour les sushis. Il y en a une grande variété et comme son nom l’indique, c’est un buffet. C’est donc, sushis à volonté.  


N’hésitez à en chercher d’autres sur internet. 


L'immense Daytona International Speedway
Quant aux hôtels, difficile de suggérer une chaîne ou un hôtel en particulier puisque la qualité d’un hôtel à l’autre est vraiment inégale. Il faut juste savoir que, depuis la COVID, ils ne font plus ou presque plus de «housekeeping», c’est à dire de service aux chambres. Il faut donc demander à chaque fois qu’on veut des serviettes supplémentaires, du papier de toilette ou faire vider les poubelles. Ils se disent en manque de personnel. Est-ce vrai ou ça fait leur affaire ? Je vous laisse juger. C’est aussi difficile de trouver une chambre avec déjeuner inclus pour la même raison. La seule chaîne à laquelle je peux donner une mention spéciale est Hampton Inn. Nous avons pris trois chambres dans trois hôtels différents et les trois étaient très propres, le personnel sympathique et ils offraient tous un petit déjeuner chaud.  

Voilà, j’espère que je vous ai donné le goût de refaire des voyages en voiture après cette période difficile. Quant à moi, je me demande si je ne devrais pas commencer des critiques d’hôtels. Avec mes critiques de véhicules, ça ferait un méchant beau passe-temps proche de la job de rêve !  

La très belle plage de Daytona Beach en Floride


Avertissement

La consommation réelle peut différer de 10 à 20% par rapport à la consommation affichée par l'ordinateur de bord. Toutefois, à des fins de comparaison, j'inscris toujours la consommation que l'ordinateur de bord affiche à la fin de la période d'essai.
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