01 novembre 2018

Essai routier: Nissan Kicks 2018 – Plus petit, c’est mieux!



Nissan continue son offensive dans le segment des utilitaires sport. Après avoir lancé en Amérique son Qashqai l’an dernier, Nissan en remet en permettant au Nissan Kicks d’envahir les salles de montre. Par la même occasion, le Juke met fin à sa carrière. Nissan n’y voit pas de cause à effet, mais il faut bien avouer que le Juke, avec sa silhouette bien spéciale, ne pouvait pas atteindre un large public. Pour ce qui est du Nissan Kicks 2018, c’est bien différent. Le petit VUS qui arrive dans une catégorie de plus en plus populaire a tout pour plaire. Sa calandre a l’allure robuste et le V caractéristique de Nissan (qui ressemble plus à un U dans ce cas-ci!), des ailes bombées et une partie arrière qui n’est pas sans rappeler ses frères Qashqai, Rogue et Pathfinder. Certaines déclinaisons vous permettront de choisir une couleur deux-tons comme le bleu avec toit blanc de mon véhicule d’essai.


Trois déclinaisons sont offertes à l’acheteur: S, SV et SR. C’est cette dernière version que j’ai pu essayer et je peux dire dès maintenant que je n’ai pas été déçu. Je sais que c’est la version la plus chère, mais je crois que ça en vaut le cout. Nissan a mis presque tout ce qu’il y a dans le catalogue, sauf le ProPilot Assist réservé pour l’instant au grand frère Rogue. Ça en fait un VUS sous-compact super agréable à conduire. Observons-le de plus près!


Dans la version SR, les sièges sont en cuir avec couture contrastante. Beaucoup de qualité pour cette catégorie. Le désign du tableau de bord est beau et Nissan a laissé l’écran central intégré à la planche de bord. Les sièges avant sont confortables et supportent bien le passager. Le confort des sièges arrière est aussi acceptable, mais l’espace pour les jambes sera très moyen si le passager avant recule son siège au maximum. C’est sûr que, quand on diminue les dimensions, ce sont les passagers arrière qui écopent.


Si on revient au tableau de bord, on s’aperçoit qu’il n’y a qu’un cadran physique dans la nacelle d’instrumentation. Plus de la moitié de la nacelle est occupée par un écran que l’on peut adapter à ce qu’on veut y afficher. Le volant est plat dans le bas ce qui est bien utile pour prendre place dans le véhicule. Les commandes intégrées au volant sont très faciles à utiliser. Sur le grand écran central se trouve le système d’infodivertissement Nissan. Il me semble qu’il s’améliore chaque fois. Il n’y a pas de système de navigation dans le Nissan Kicks 2018, mais le fait qu’il soit compatible avec Apple CarPlay et Android Auto vous permettra d’utiliser Waze ou Google Maps. J’ai aussi apprécié la fonction qui permet de personnaliser la page d’accueil. Concernant le système audio Bose, il y a des hautparleurs intégrés à l’appuie-tête du conducteur. C’est discret, mais ça améliore la qualité sonore de votre meilleure musique. Un peu plus bas, les commandes simples de la ventilation automatique du modèle SR. On y sélectionne la température voulue et on ne lui touchera presque plus. Les commutateurs de sièges chauffants sont aussi à cet endroit. Il y a une prise USB qui donne accès au système en plus de deux autres prises USB entre les deux sièges afin de recharger vos appareils.


Lorsqu’on ouvre le hayon, ça donne accès à un grand espace de chargement pour la catégorie. En abaissant la banquette, le plancher n’est pas plat, mais l’espace est quand même impressionnant compte tenu des dimensions du véhicule.


Le moteur sous le capot est un quatre cylindres de 1,6 litre, le même que l’on retrouve dans la Versa Note. Ses 125 chevaux sont suffisants dans la majorité des cas. Soulignons que tous les Nissan Kicks 2018 sont à traction avant. Nissan a misé sur le fait que beaucoup choisissent la traction avant afin de garder le prix d’achat bas. On verra si le pari est bon. La boite automatique est à variation continue (CVT), mais elle est très bien programmée au point où je croyais avoir affaire à une transmission conventionnelle. Le freinage est très bon malgré la présence de tambours à l’arrière. La poutre de torsion de la suspension arrière n’a pas été un problème non plus.


En résumé, après le Rogue et le Qashqai, Nissan lance encore un autre véhicule qui risque d'attirer les foules. Je commence toutefois sérieusement à me demander si tout ce beau monde ne va pas finir par se cannibaliser. Le Rogue et le Qashqai sont très semblables physiquement alors que le Kicks est plus petit, mais aussi plus agile et plus amusant à conduire. En tous cas, le Nissan Kicks 2018 est un VUS très intéressant qui mérite que vous en fassiez l’essai.


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Conditions de l'essai


Réalisé du 24 au 28 septembre 2018.
Météo: mi-soleil, mi-pluie, entre 10 et 19 °C.
Modèle essayé: Nissan Kicks SR 2018
Assemblé à Aguascalientes, Mexique
  • Générations: 1re - 2016
Prix selon www.nissan.ca (31 octobre 2018):
  • S – 19 908 $
  • SV – 22 808 $
  • SR – 24 708 $
Prix du modèle essayé:
  • SR – 22 798 $
  • Couleurs extérieures - 450 $
  • Transport et inspection prélivraison - 1 795 $
  • Frais régionaux - 115 $
  • Total – 25 158 $
Distance parcourue: 389,7 km (51 % autoroute)
Consommation selon Ressources Naturelles Canada:
  • Ville – 7,7 L/100 km
  • Route – 6,6 L/100 km
  • Émissions de CO² - 169 grammes/km
Consommation affichée: 6,5 L/100 km
Régime moteur à 100 km/h: 1 700 tours/minute
Régime moteur à 115 km/h: 2 100 tours/minute
Véhicule fourni par Nissan Canada

21 octobre 2018

Essai routier: Nissan LEAF 2018 – Calculons nos besoins!



J’adore faire l’essai d’un véhicule électrique. Il s’agit d’une expérience très différente de l’essai d’un véhicule à essence conventionnel. Ce que j’aime moins, entre autres sur les médias sociaux, ce sont les extrémistes. Les amateurs de vapeurs d’essence qui disent que les véhicules électriques, c’est de la m....! Même chose du côté de certains électromobilistes qui voudraient qu’on change tous de véhicule demain matin! C’est très bien que l’on ait des discussions sur le sujet, mais il faut se respecter l’un et l’autre. Les véhicules entièrement électriques ou qui incluent une certaine forme d’électrification prennent de plus en plus de place et nous devons en parler. Toutefois, il y a encore d’excellents véhicules à essence indispensables à certains modes de vie. D’un point de vue mondial, même si les véhicules électriques prenaient toute la place sur les routes québécoises, nous sommes bien peu nombreux à l’échelle de la planète. N’oublions pas que nos Voisins du sud achètent encore l’essence à prix d’aubaine, 79 cents US le litre à Plattsburgh, NY au moment d’écrire ces lignes. Pas surprenant qu’ils ne soient pas de gros acheteurs de véhicules électriques!

J’ai donc pu mettre la main sur la nouvelle Nissan LEAF 2018. Comme plusieurs journalistes automobiles, je suis un peu déçu qu’elle n’ait pas plus d’autonomie, mais, apparemment, une version possédant une plus grosse batterie serait dans les cartons pour l’année 2019. Je dois toutefois avouer que, pendant ma semaine d’essai, je n’ai jamais manqué de “jus”. Évidemment, si j’avais eu une borne de recharge à la maison, je me serais surement baladé un peu plus. Recharger la batterie sur le 110V lorsque la batterie est vide prend plus de 24 heures!

Alors que la première génération de Nissan LEAF ressemblait à une grenouille vue de l’avant, la nouvelle génération est beaucoup plus jolie et reprend la fameuse calandre en V, signature visuelle de Nissan, la différence étant qu’il n’y a pas d’ouverture dans la calandre pour le refroidissement du moteur. La partie arrière aussi reprend quelques éléments d’autres modèles comme, par exemple, les feux en forme de boomerang. La silhouette est vraiment plus dynamique puisque la partie avant très plongeante donne du dynamisme à l’ensemble. D’ailleurs, la Nissan LEAF a été la voiture de tête, le “pace car” si vous voulez, de quelques épreuves de la Coupe Micra cet été.

L’intérieur aussi s’est refait une beauté. Le tableau de bord est moderne et il semble qu’on le retrouvera dans d’autres modèles puisqu’il est semblable à ce qu’il y a dans le Kicks. Les sièges avant sont confortables même si j’aurais aimé un peu plus de support latéral. À l’arrière, c’est aussi confortable malgré l’absence de support latéral. L’espace pour les jambes est très bien et il y avait même des sièges chauffants. Si on revient au tableau de bord, la nacelle d’instrumentation ne compte qu’un seul cadran pour la vitesse, la partie gauche habituellement réservée au tachymètre contenant un écran. Celui-ci permet d’afficher certaines données sur les systèmes, ma page préférée étant celle de l’ordinateur de conduite. Les commutateurs au volant sont simples à utiliser. Sur la branche de droite, il y a une icône moins connue, celui du ProPilot Assist. C’est le nouveau système à la mode de Nissan incluant, entre autres, la détection de collision avant, le suivi de voie et le régulateur de vitesse adaptatif. C’est vraiment impressionnant de voir la voiture se conduire seule... sur une très courte distance puisqu’il ne s’agit pas ici d’un système de conduite autonome, mais plutôt d’aides à la conduite.

Le système d’infodivertissement du grand écran central est très bien. Il peut jouer toutes les radios en plus de lire des fichiers sur une grande variété de support. Dans la voiture d’essai, il y avait un système de navigation intégré. Les données sont bonnes et le système se programme bien. Puisqu’il a quelques années, la mise en page est un peu vieillotte et il est plus intéressant de brancher son téléphone cellulaire pour y intégrer Android Auto ou Apple CarPlay. L’utilisation de Waze ou Google Maps vous assure de données à jour et d’info circulation également très à jour. L’écran affiche aussi l’image (ou les images...) de la caméra de recul, le fameux Around View Monitor. Cette image est un montage de quatre caméras disséminées autour du véhicule et c’est alors un jeu d’enfant de reculer la voiture dans des endroits très restreints.

Sous l’écran central, les commandes de ventilation automatique. Puisque c’est automatique, c’est facile à ajuster et ce le sera aussi en hiver avec des gants puisque les boutons sont de bonnes dimensions. Vous remarquerez plus bas les commandes des sièges chauffants, une prise 12V et une prise USB. Une deuxième prise USB aurait été utile, beaucoup de fabricants en installant maintenant deux pour recharger les appareils.

Le levier de vitesse est toujours absent de la Nissan LEAF 2018 puisqu’il s’agit plutôt d’une molette. C’est un peu déroutant au premier abord de devoir pousser la molette vers l’avant pour reculer. Puis, on s’habitue rapidement et cette molette se manipule très bien. On aperçoit aussi le commutateur de la e-Pedal, mais ça, je vous en reparle un peu plus loin. En bref, en matière d’ergonomie, ce tableau de bord est assez fonctionnel.

Modèle à hayon signifie généralement beaucoup d’espace dans le coffre. C’est encore vrai ici. De plus le plancher est creusé. On peut donc y mettre beaucoup de choses sans abaisser la banquette. Si on le fait, notez que le plancher n’est pas plat. Le câble de recharge de 240V (et son adaptateur pour le 120V) est logé dans un sac accroché à la paroi gauche du coffre. Si vous n’en avez pas besoin, c’est facile de retirer le sac et de le laisser à la maison.

Le moteur électrique synchrone de la Nissan LEAF 2018 est à courant alternatif de 110 kW. Sa puissance est de 147 chevaux, mais c’est surtout son couple de 236 livres-pied disponible dès qu’on appuie sur l’accélérateur qui est impressionnant. Le tout se fait en douceur. La batterie a une capacité de 40 kWh et, pour les initiés, son chargeur embarqué est de 6,6 kW. La Nissan LEAF 2018 est bien sûr équipée d’un port de recharge rapide. L’autonomie annoncée par Nissan est de 241 km, mais on peut faire plus. En fait, tout est dans notre façon de conduire. Vous conduisez sportivement? Vous n’atteindrez pas 241 km. Vous conduisez consciencieusement? Vous dépasserez 241 km. Évidemment, l’hiver, il faut retrancher un 30 à 40% d’autonomie.

La grosse nouveauté dans le cas de la Nissan LEAF 2018, c’est la e-Pedal. Grâce à cette technologie, vous pouvez littéralement conduire à un pied. C’est le frein moteur qui ralentit assez rapidement le véhicule. Ça prend un peu de pratique, mais je dirais qu’avant d’avoir épuisé votre première batterie, vous saurez comment conduire seulement avec l’accélérateur. Le frein conventionnel ne sert alors qu’à freiner rapidement si vous avez à le faire à la dernière minute. Vous allez prendre gout à la e-Pedal, je vous le garantis!

Je n’avais jamais eu la chance d’essayer la première génération de la Nissan LEAF. Toutefois, et parce que j’ai maintenant essayé plusieurs modèles de divers manufacturiers, je peux comprendre pourquoi les consommateurs devraient apprécier cette nouvelle mouture de la LEAF. La e-Pedal est vraiment exceptionnelle. Quant à la silhouette et à l’aménagement intérieur, on a plus l’impression de rouler dans une voiture “normale” qu’auparavant. Finalement, l’autonomie; personnellement, 241 km, j’en avais assez. Si je veux aller plus loin, je vais planifier mon trajet... ou prendre mon deuxième véhicule qui est à essence. Une petite anecdote: lorsque je suis allé montrer la LEAF à mon père, l’un de ses clients était là. Quand je lui ai dit que l’autonomie était de 241 km, il m’a dit: “Bof, on peut même pas aller à Québec avec ça!”. Ma réponse: “Vous allez souvent à Québec, vous?” Sa réponse: “Non, mais si je veux y aller, je pourrai pas me rendre!”

Certaines personnes qui ne veulent rien savoir des véhicules électriques ont souvent de bien drôles d’arguments!

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Conditions de l'essai

Réalisé du 17 au 24 septembre 2018.
Météo: peu de soleil, des nuages et de la pluie, entre 8 et 31 °C.
Modèle essayé: Nissan LEAF SV 2018
Assemblée à Smyrna, Tennessee, États-Unis
Générations:
  • 1re – 2011
  • 2e - 2017
Prix selon www.nissan.ca (16 octobre 2018):
  • S – 38 463 $
  • SV – 42 363 $
  • SL – 44 763 $
Prix du modèle essayé:
  • SV – 40 298 $
  • Couleur braise écarlate - 300 $
  • Transport et inspection prélivraison – 1 950 $
  • Frais régionaux - 115 $
  • Total – 42 663 $
Distance parcourue: 469,0 km (85 % autoroute)
Consommation selon Ressources Naturelles Canada:
  • Ville – 16,9 kWh/100 km
  • Route – 21,1 kWh/100 km
  • Autonomie – 242 km
  • Temps de recharge sur 240V – 8 heures
Consommation affichée: 15,6 kWh/100 km
Véhicule fourni par Nissan Canada
Photos prises à Ste-Élisabeth, Québec

Avertissement

La consommation réelle peut différer de 10 à 20% par rapport à la consommation affichée par l'ordinateur de bord. Toutefois, à des fins de comparaison, j'inscris toujours la consommation que l'ordinateur de bord affiche à la fin de la période d'essai.
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