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05 juillet 2008

Les ventes de juin 2008

D'abord, laissez-moi m'excuser auprès de ceux qui me lisent régulièrement puisque je n'ai pas beaucoup de temps pour écrire ces temps-ci. J'espère que le tout reviendra à la normale bientôt. Néanmoins, j'ai pu faire quelques observations durant le mois de juin. J'ai roulé sur les routes américaines lors des deux dernières semaines, de l'état de New York jusqu'à la Floride et j'ai remarqué trois choses: la Toyota Prius est très visible sur les routes, preuve que le coût de l'essence commence à déranger certains américains. Toutefois, avec l'essence autour de 1 dollar le litre, ils sont encore parmi les chanceux de la planète. Donc, les Hummer, Suburban, Expedition et autres sont très présents et certains sont mêmes modifiés avec des roues en alliage surdimensionnées et des silencieux pas très silencieux! Donc, il y a encore du chemin à faire. Au Canada, c'est la situation de General Motors qui préoccupe alors que certains "experts" prédisent la faillite de l'entreprise. Les ventes ont d'ailleurs été fortement en baisse en juin 2008 par rapport à 2007. À noter que Ford a repris sa troisième position perdue au profit de Toyota il y a quelques mois.

Tous les chiffres de ventes sont en bas de la colonne de gauche. Voici quelques commentaires des manufacturiers...

SUBARU CANADA - Subaru Canada Inc. (SCI) a annoncé un nouveau record des ventes en juin, alors que 1 822 véhicules de sa gamme de modèles à traction intégrale ont été vendus, en hausse de 34,9 pour cent sur la même période l’année précédente. Il s’agit du septième mois consécutif de ventes records pour SCI.

C’était aussi le deuxième mois record consécutif sans précédent pour le Forester, alors que le lancement de la toute nouvelle troisième génération de modèles a permis des ventes de 781 véhicules, en hausse de 152,8 pour cent sur juin 2007, et 39 véhicules de plus que le précédent record établi en mai dernier. Les ventes de l’Impreza continuent aussi d’être robustes, avec 718 unités vendues au détail en juin, soit une hausse de 29,4 pour cent sur la même période l’an dernier. Pour leur part, les ventes totales du modèle Tribeca ont totalisé 72 véhicules en juin, en hausse de 53,2 pour cent sur juin 2007.

« Il est très encourageant de réaliser des ventes records de véhicules, alors que l’ensemble de l’industrie connaît un ralentissement » a indiqué M. Katsuhiro Yokoyama, président, président du conseil d’administration et chef de la direction de SCI. « La popularité du nouveau Forester auprès des consommateurs a été phénoménale, et l’Impreza continue d’attirer les conducteurs à la recherche d’un véhicule alliant des performances sportives à une consommation raisonnable et à un prix abordable » a ajouté M. Yokoyama.

NISSAN CANADA - Nissan Canada Inc. (NCI) a communiqué ses résultats de vente pour juin 2008. Les ventes totales de véhicules de marques Nissan et Infiniti se sont élevées à 7 168 unités, en hausse de 8,9 % par rapport à celles de juin 2007.

Ainsi, 6 488 véhicules de marque Nissan ont été vendus le mois dernier, en hausse de 10 % par rapport à juin 2007. Par ailleurs, les ventes de véhicules Infiniti ont atteint 680 unités, soit une augmentation de 3 % par rapport à juin 2007.

Les ventes de véhicules Nissan en juin ont été dominées par le modèle Sentra, dont les ventes ont progressé de 70 % par rapport à juin 2007. Malgré une disponibilité limitée, la Versa arrive encore en tête des ventes de Nissan, avec 1 785 unités vendues en juin.

Les ventes de véhicules Infiniti ont été dominées par le modèle G, dont 403 unités ont été vendues, tandis que le modèle EX35 a enregistré une autre solide performance avec 178 unités vendues en juin.

TOYOTA CANADA - Grâce à une large gamme de véhicules éconergétiques, notamment le meilleur choix d’hybrides à essence-électricité au Canada, Toyota Canada Inc. a enregistré des ventes records en juin. TCI a vendu 22 428 voitures et camions Toyota et Lexus en juin, ce qui représente une hausse de 8,8 pour cent par rapport à juin 2007 et un record de ventes pour les deux marques en juin.

Les Canadiens ont acheté 1 705 véhicules hybrides (Toyota et Lexus), soit une hausse de 77,4 pour cent par rapport à juin l’an dernier et un nouveau record de ventes d’hybrides pour juin.

« Les automobilistes continuent de s’adresser à Toyota pour obtenir des véhicules de qualité, sécuritaires et éconergétiques, et avec la troisième réduction des prix annoncée hier, les Canadiens peuvent profiter d’une meilleure valeur encore, a déclaré Warren Orton, directeur gestionnaire de TCI. Vu que les prix de l’essence atteignent des niveaux records et qu’une Corolla 2009 se vend à un prix de base moins élevé qu’en 1997, il n’est pas surprenant que les Canadiens continuent de favoriser la Toyota Corolla éconergétique. »

« Les automobilistes canadiens qui sont à la recherche d’un véhicule éconergétique peuvent aller chez Lexus pour bénéficier d'un choix de véhicules hybrides de luxe, a affirmé Yves Gionet, directeur général de Lexus au Canada. Les ventes records du VUS hybride RX 400h démontrent que les acheteurs Canadiens avisés adoptent à bras ouverts cette technologie sans compromis de prochaine génération qui s’inscrit dans leur propre quête de leadership environnemental. »

MERCEDES-BENZ CANADA - Mercedes-Benz Canada a annoncé son meilleur mois de juin à date avec des ventes de 2 516 unités. Les résultats du deuxième trimestre représentent aussi un record avec 7 376 unités, soit 1 645 unités de plus, ou un accroissement de 28,7 %, par rapport au deuxième trimestre de 2007. Les résultats de juin portent à 12 125 unités le chiffre pour les six premiers mois de l’année, un accroissement de 24,9 % par rapport à la période correspondante de l’année dernière et les meilleures ventes pour les six premiers mois de toute l’histoire de la compagnie.

Au total, 2 105 véhicules Mercedes-Benz ont été livrés en juin, ce qui représente un gain de 669 unités ou de 46,6 % par rapport au mois de juin 2007, et constitue un accroissement de 25,8 % pour les six premiers mois de l’année. En tout, 411 smart fortwos ont été vendues en juin, ce qui porte le total pour l’année à 1 964 unités, soit un accroissement de 20,2 % comparé à la même période de l’année dernière. Les ventes combinées de Mercedes-Benz et de smart se montent à 2 516 unités, un accroissement de 613 unités ou un gain de 32,2 % pour le mois.

Marcus Breitschwerdt, Président et directeur général de Mercedes-Benz Canada, a déclaré : « Nous avons atteint la fin de la première moitié de l’année 2008 et Mercedes-Benz Canada continue de battre des records. Des ventes de plus de 12 100 unités en six mois constituent des résultats dont nous pouvons tous être très fiers. Ces résultats en disent long au sujet de notre gamme excitante de produits et de notre équipe de professionnels dédiés qui ont travaillé si fort pour atteindre de pareils résultats. Cela montre aussi l’impact positif des importants investissements faits au cours des ans dans nos établissements et dans tout le réseau des concessionnaires de Mercedes-Benz Canada. Les résultats du premier semestre laissent présager une deuxième partie de l’année tout aussi excitante. »

09 juin 2008

Essai routier complet: Volvo XC70 2008

Depuis plusieurs années, Volvo faisait confiance à des moteurs comportant cinq cylindres pour propulser ses familiales de la série 70. C’est terminé cette année avec l’arrivée d’un moteur à six cylindres en ligne monté transversalement sous le capot de la série 70 et plus précisément de la XC70 2008, celle qui fait l’objet de cet essai. Depuis que je suis en mesure d’apprécier la technologie automobile (ça fait longtemps), j’ai toujours dit à mon entourage que si je gagnais un gros lot à la loterie, je me procurerais une Volvo. On m’a toujours regardé d’un mauvais œil puisque les Volvo avaient des formes qui se comparaient plus à une livre de beurre qu’à une voiture et n’attiraient donc pas vraiment mes copains. Ce qui m’attirait, c’était la sécurité que procurait une Volvo alors que la concurrence s’occupait de tout sauf de la sécurité. Malheureusement, je n’ai toujours pas gagné à la loterie. Mais je suis très heureux que Volvo ait accepté de me faire essayer l’un de ses modèles alors que ses concurrents européens me l’ont carrément refusé ou n’ont tout simplement pas répondu.

La série 70 se refait une beauté cette année et perd les quelques angles droits qu’il lui restait. La silhouette est maintenant plus en rondeurs tout en conservant cette image des Volvo que nous connaissons bien. Étant donné que la XC70 joue dans la catégorie des VUS, on a accentué les bas de caisse avec des ajouts en plastique noir mat afin de rendre la silhouette plus agressive. À l’arrière, la nouvelle ligne conserve les feux en hauteur du précédent modèle et les harmonise avec les feux que l’ont retrouve depuis quelques années sur les berlines de la marque. Le renflement des ailes qui se prolonge de l’avant vers l’arrière sous les glaces latérales, sa garde au sol plus haute et le porte-bagages contribuent à son allure de tout-terrain et la relient à son grand frère XC90. Et lorsque j’ai pris place à bord, c’est comme si je m’étais assis dans un coffre-fort. Ce véhicule procure un très fort sentiment de confiance.

L’accès à bord est facile autant à l’avant qu’à l’arrière. Il faudra toutefois lever votre jambe un peu plus haute car le seuil est un peu plus haut que la moyenne. Les sièges sont très confortables à l’avant et le support latéral est bon. Les sièges arrière sont également confortables mais le support latéral est plus faible. Le cuir et les matériaux sont de bonne qualité. Les cadrans sont de facture assez simple, ayant des chiffres blancs sur fond noir. Au centre de ces cadrans, on retrouve les informations de l’ordinateur de bord. Malheureusement, ils disparaissent lorsque les rayons du soleil les atteignent. Le volant se prend bien en main et comporte les commandes du régulateur de vitesse et de la radio. Le démarrage se fait à l’aide d’une petite boîte que l’on insère dans une fente pour ensuite appuyer sur un bouton. Au centre, sous les buses de ventilation rectangulaires se situent l’affichage et les commandes de la radio et du lecteur CD. Elles sont un peu confuses et il y a beaucoup d’ajustements pour les paramètres du son. Bref, ne les ajustez pas en conduisant! Par contre, sous ces commandes, on retrouve celles de la ventilation. C’est très original d’avoir fait les commandes en forme de personne assise. C’est facile à comprendre et à opérer. Tout en bas, juste devant le levier de transmission, les boutons permettant d’ajuster la dureté de la suspension.

À gauche du volant, Volvo a placé les commandes des phares. Ceux-ci suivent la route lorsque vous tournez à droite ou à gauche. Je croyais que ce n‘était qu’un gadget mais c’est très utile particulièrement lorsque vous tournez dans votre entrée non-éclairée. Soulignons que c’est encore assez rare sur les voitures aujourd’hui. Pourtant, Citroën en avait installé sur certains modèles dans les années ’70. À droite de la commande des phares, il y a le commutateur du volet du réservoir d’essence et celui du hayon motorisé. Toutes ces commandes sont toutefois cachées par le volant. Sous ces commandes, le frein à main électrique. Pas de danger de vous faire une bursite en vous en servant puisqu’il suffit de tirer ou de pousser légèrement pour l’enclencher.

L’espace de chargement de la Volvo XC70 2008 est très grand et peut être bonifié en abaissant la banquette arrière divisée 40/20/40. Chez Volvo, on a pensé ajouter des ancrages sur les parois et le plancher de la soute afin que vous puissiez attacher les objets que vous transporterez. Sous le plancher, il y a un grand coffre divisé en plusieurs compartiments pour y transporter de menus objets ou peut-être une trousse à outils, au cas où! Le hayon se referme électriquement sur simple pression d’un bouton situé sur le rebord de ce même hayon.

Côté mécanique, on retrouve le moteur six cylindres en ligne de 3,2 litres développant 235 chevaux. Il est associé d’office à une transmission Geartronic à six rapports avec mode séquentiel. Ce moteur n’est pas un foudre de guerre. Il faut dire que la voiture indique près de deux tonnes sur la balance et que sa traction intégrale absorbe probablement quelques chevaux. Rassurez-vous! Ce n’est pas si grave que ça! De toute façon, il faut comparer cette voiture à un VUS et non à une familiale standard. D’ailleurs, elle possède également la consommation d’essence d’un VUS. Les freins sont puissants et à disques ABS aux quatre roues. Au niveau « alphabet », elle est toute équipée : EBD, EBA, FBS et HBA. Toutes ces lettres pour dire que vous n’aurez probablement pas de difficulté à arrêter cette Volvo XC70 en cas d’urgence. La suspension est indépendante aux quatre roues et vous pouvez l’ajuster selon trois modes : Comfort, Sport et Advanced. Il y a vraiment une différence de dureté lorsque vous passez d’un mode à un autre. Dépendant de votre type de conduite, il y a sûrement un réglage qui vous conviendra. Les phares sont puissants et sont assistés de phares anti-brouillard de série.

Côté sécurité, les équipements normalement présents comme les coussins gonflables, l’éclairage d’entrée et les freins ABS sont présents en équipement de série. Mais il y a plus. En option, différents systèmes de prévention des collisions comme l’avertisseur de collision avec freinage automatique ou le contrôle de la concentration du conducteur pourrait vous intéresser mais feront également augmenter le prix de cette XC70 2008.

En conclusion, je n’ai pas été déçu de cette première expérience en Volvo. Elle m’a donné un sentiment de sécurité que je n’avais ressenti dans aucune autre voiture auparavant. Toutefois, avant de m’en acheter une, je devrai convaincre mon gérant de banque que j’en ai les moyens financiers. Sa consommation d’essence élevée me fait aussi hésiter. Mais lorsqu’on paie plus de 50 000$ pour une voiture, de surcroît une Volvo, le coût de l’essence ne doit pas nous déranger… Pour le reste, c’est une voiture solide, sécuritaire et bien conçue. Espérons que la fiabilité du six cylindres en ligne sera au rendez-vous.

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Conditions de l’essai

Réalisé du 10 au 14 mars 2008.
Journées ensoleillées, entre –5 et –10 C.
Modèle essayé : Volvo XC70 2008
Échelle de prix : 46 495 $ (modèle unique)
Prix du modèle essayé : 59 145 $ + taxes
Distance parcourue : 332,7 km (60 % autoroute)
Consommation moyenne : 12,6 L/100 km
Véhicule fourni par Volvo Canada.
Merci à Erin Farquharson.

14 mai 2008

Les honneurs pour Subaru

SUBARU CANADA - Le moteur « boxer » turbocompressé de 2,5 litres de Subaru a été nommé Moteur international de l’année 2008 dans la catégorie 2,0 litres à 2,5 litres. C’est la deuxième fois en trois ans que Subaru mérite ce prestigieux honneur (précédemment en 2006).

Les 65 juges sur le comité de sélection du Moteur international de l’année 2008 ont d’abord été impressionnés par la puissance du moteur boxer à 4 cylindres opposés horizontalement développant 305 chevaux qui se trouve dans la Subaru Impreza WRX STI mais ils l’ont également été par la performance du moteur turbocompressé de 2,5 litres qui développe 224 ch dans le Forester de Subaru. Le moteur se retrouve aussi dans la Subaru WRX de 224 ch ainsi qu’en version atmosphérique de 170 ch dans l’Impreza 2.5i et le Forester de Subaru. Le jury a noté qu’en plus d’être un engin super performant, ce moteur boxer affiche une impressionnante économie énergétique.

« Nos moteurs exceptionnels ne constituent qu’une des raisons pour lesquelles Subaru a acquis une réputation de créer des remarquables technologies automobiles qui rendent ses véhicules puissants, agréables à conduire et sécuritaires, » a affirmé Katsuhiro Yokoyama, président et chef de la direction de Subaru Canada, Inc. « Subaru produit des moteurs boxer depuis plus de 40 ans et nous sommes ravis d’être encore une fois reconnu par le comité de sélection du Moteur international de l’année. »

Selon le juge Nikos Kounitis, « ce moteur puissant et agréable à conduire justifie le parti pris persistant de Subaru envers les moteurs boxer »,

Le moteur boxer de Subaru est produit en plusieurs versions pour les différents marchés de par le monde, notamment en formats 4 cylindres de 1,5 litre, 2,0 litres, 2,5 litres de cylindrée ainsi qu’en versions 6 cylindres de 3,0 litres et 3,6 litres. De plus, l’entreprise a récemment mis en vente en Europe le premier moteur boxer diesel au monde.

22 avril 2008

Essai routier complet: Nissan Altima Coupé 2008

J’étais aux premières loges le 18 janvier 2007 en après-midi lorsque fut dévoilé en primeur canadienne la Nissan Altima Coupé 2008 au Salon international de l’auto de Montréal 2007. Bien que ses lignes soient relativement sobres et bien proportionnées, je me suis posé la question : pourquoi? Après tout, Nissan possède déjà dans sa gamme la Nissan 350Z et l’Infiniti G35 (devenue G37 cette année) dans une catégorie qui propose des modèles sexy mais qui ne battent pas de records de ventes. Je commence tout juste à comprendre. Les coupés 350Z et G37 sont des coupés luxueux à propulsion arrière qui coûtent chers et qui ne comblent pas les envie d’une clientèle moins fortunée. L’Altima Coupé peut rejoindre ces acheteurs potentiels avec sa traction avant et son prix plus raisonnable. De plus, le nom « Altima » possède une excellente réputation depuis plusieurs années. Voilà donc pourquoi Nissan introduit ce nouveau coupé cette année. Le produit est-il à la hauteur? Voyons voir…

Le coupé Nissan Altima 2008 est offert en deux niveaux d’équipements soit les versions 2.5S et 3.5SE. Comme le laisse supposer les désignations, Nissan propose un quatre cylindres de 2,5 litres et un V6 de 3,5 litres. Mon véhicule d’essai était le modèle 3,5SE équipé en option de l’ensemble cuir. La silhouette ressemble de l’avant à la berline Altima et de l’arrière à l’Infiniti G37. Nissan affirme toutefois que la berline et le coupé ne partagent que le capot. Toutes les autres pièces de carrosserie sont uniques à chaque modèle. Lorsque j’essaie des voitures, je regarde toujours les piétons sur le trottoir pour voir le pouvoir d’attraction du modèle en question. La Nissan Altima Coupe ne semble pas faire tourner les têtes. D’ailleurs, lorsqu’on m’a proposé l’essai de ce modèle, je me souviens avoir dit à un collègue de travail que ce serait plaisant car je n’en avais jamais vu sur la route. C’est pendant l’essai que les Altima Coupe me sont apparues. Donc, sa silhouette se fond dans la circulation et un avant plus agressif pourrait la faire ressortir.

L’intérieur est accueillant à condition de ne pas être trop grand. Même chose à l’arrière où même mes enfants manquaient d’espace pour les jambes. Il faut dire que les places arrières ne sont jamais une priorité dans cette catégorie. Les sièges sont confortables et le support latéral est adéquat. La bonne position de conduite est facile à trouver grâce aux nombreux ajustements électriques. Le tableau de bord est très joli et simple d’utilisation. Les cadrans sont toujours illuminés même en plein jour. C’est le soir par contre qu’il montre ses plus beaux atours avec un mélange parfait d’orange et de blanc. Les goûts ne sont pas à discuter mais cet éclairage m’a plu. L’affichage est simple : un cadran un peu plus grand au centre pour la vitesse flanqué à gauche du compte-tours et à droite du niveau d’essence et de la température du liquide de refroidissement, tous ces cadrans réunis dans une nacelle à l’abri des rayons de soleil. Au centre, trois buses de ventilation rondes sous lesquelles on retrouve l’écran du système de navigation et de la radio. En dessous, les commandes de la ventilation et du chauffage. Un peu plus bas, le lecteur de 6 CD. L’ensemble cuir comprend l’option du téléphone mains libres Bluetooth. Pour ceux qui ne savent pas ce qu’est un dispositif Bluetooth, précisons qu’à l’aide de celui-ci, vous pouvez parler sur votre cellulaire sans l’avoir à la main. Lorsqu’il est correctement « pairé » avec le système Bluetooth, vous pouvez répondre à un appel à l’aide du bouton situé sur le volant. Dans l’Altima Coupe, le système est efficace et facile à programmer puisqu’il a reconnu mon cellulaire rapidement chaque fois que j’ai pris place à l’intérieur. Soulignons que depuis le 1er avril 2008, au Québec, vous ne pouvez plus parler avec votre cellulaire à l’oreille pendant que vous roulez. C’est donc un dispositif très utile. Soulignons le système de démarrage sans clé. Il suffit d’avoir la télécommande dans votre poche, de peser sur la pédale de freins et sur le gros bouton « Start/Stop » au tableau de bord. Avec le petit grognement du moteur au démarrage, ça fait sportif! Petit accroc à l’ergonomie : vous aurez de la difficulté à atteindre le commutateur de votre siège chauffant puisqu’il est situé sous le frein à main. Pour le reste, tout est bien situé et facile d’utilisation, même le système de navigation.

Comme je l’ai mentionné dans l’introduction, deux moteurs trouvent place sous le capot de la Nissan Altima Coupe 2008. Un quatre cylindres de 2,5 litres produisant 175 chevaux et celui de ma voiture, un V6 de 3,5 litres et 270 chevaux. Tous deux peuvent être couplés à une boîte manuelle à six rapports ou à la boîte Xtronic CVT à variation continue de Nissan. Le V6 est la nouvelle génération de la famille de moteurs VQ de Nissan, nommée parmi les « 10 meilleurs moteurs » par le magazine Ward’s douze années consécutives. Son fonctionnement est doux et sa puissance excellente pour cette voiture. La boîte CVT ne m’a pas beaucoup impressionnée. Peut-être ne suis-je pas habitué au fonctionnement de ces transmissions. La puissance semble étouffée au départ puisque la transmission ramène le régime moteur à 1 500 tr./min. Il faut alors écraser un peu plus la pédale d’accélération. On peut aussi choisir le mode manuel qui comporte six vitesses. Je m’en suis servi à quelques reprises pour m’apercevoir que le délai entre mon mouvement et le changement de vitesse est un peu long et on s’en lasse rapidement. Pourquoi ne pas choisir une vraie transmission manuelle à six rapports? Elle convient sûrement mieux à ce modèle sport que ce mode semi-automatique. La suspension est indépendante aux quatre roues et favorise la tenue de route. Sur les belles routes, elle est parfaite et tient bien la route avec les pneus de 17 pouces. C’est juste que les belles routes au Québec sont rares! C’est votre popotin qui absorbera donc les trous et bosses. La direction est légèrement trop démultipliée et ne donne pas beaucoup de « feedback ». Par contre, le freinage est puissant et sans reproche. Ils sont assistés, à disque ventilé à l’avant et disque plein à l’arrière, avec système antiblocage, système de répartition électronique de la force de freinage et assistance au freinage.

Parlons de sécurité. Outre les freins antiblocage, la Nissan Altima Coupe 2008 possède un système de coussins de sécurité avancé de série (incluant des coussins de sécurité frontaux avant à deux niveaux de déploiement), des coussins gonflables latéraux avant pour la protection du torse et des rideaux gonflables latéraux au pavillon protégeant la tête des occupants des places latérales avant et arrière. En plus, les sièges avant profitent d’appuie-tête à sécurité active qui vous protègeront contre le « coup du lapin ».

En résumé, la Nissan Altima Coupe 2008 profite de la renommée de sa sœur berline. Elle possède aussi des qualités dynamiques bien à elle comme une excellente tenue de route et d’excellentes performances. Comme plusieurs coupés sportifs, elle n’est pas très bien adaptée à l’hiver. Sa garde au sol étant plus faible que celle d’une berline, elle ne franchit pas les petits bancs de neige avec facilité. Merci d’ailleurs à mon voisin venu pousser la voiture prise sur le petit rempart laissé par la charrue dans mon entrée. La voiture était pourtant chaussée de pneus d’hiver Bridgestone Blizzak. Un autre point non négligeable : la consommation d’essence de 10,2 L/100 km. Elle est exceptionnelle pour une voiture de cette cylindrée et de cette puissance. C’est sûr que j’ai fait un peu plus de grand-route que de ville mais elle est tout de même excellente. Voilà! À vous de décider si Nissan a fait une bonne affaire en ajoutant un troisième coupé dans sa gamme. Moi, je crois que oui!

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Conditions de l’essai

Réalisé du 3 au 10 mars 2008.
50 cm de neige en deux tempêtes, de – 15 C à 3 C.
Modèle essayé : Nissan Altima Coupe 3,5SE CVT
Assemblé à Smyrna et Decherd, Tennessee, USA
Échelle de prix : 27 798 à 39 698 $
Prix du modèle essayé : 41 123 + taxes
Distance parcourue : 292,4 km sur tous types de route
Consommation moyenne : 10,2 L/100 km (68% route/32% ville)
Véhicule fourni par Nissan Canada.
Merci à Alexandra Cygal.

27 février 2008

Essai routier complet: Suzuki SX4 2008

C’est toujours un plaisir que d’essayer cette petite voiture sympathique. Il s’agit bien sûr de la Suzuki SX4, un modèle venu remplacer la Aerio et conçu en collaboration avec Fiat. Cette année, la famille SX4 s’agrandit avec l’ajout d’une version berline. La famille est donc complète avec le modèle nommé « multisegment » par Suzuki et cette version berline. Quelques petites différences différencient les deux versions. Quelques petits changements subtils pour la calandre, particulièrement au niveau du pare-chocs et des phares antibrouillards. Deux autres différences notables : la traction intégrale non-disponible pour cette nouvelle configuration et la banquette arrière fixe. Pour la traction intégrale, rien de prévu à court terme. Dommage car pendant la première semaine de cet essai, il a neigé, plu et reneigé. Cela aurait probablement été la voiture idéale pour ces conditions routières exécrables. Dans le cas de la banquette arrière, elle est fixe pour des raisons de rigidité structurelle. Quoique ce ne soit sûr à 100%, on pourrait voir une banquette rabattable 60/40 en 2009.

Afin de mieux comprendre le fonctionnement des deux types de transmission, Suzuki m’a permis d’essayer chacun des modèles. C’est donc le modèle « Sport » bien équipé que j’ai pu essayer pendant deux semaines. Chez Suzuki, on a conçu la transmission automatique pour ceux qui font de plus longues distances et le modèle à transmission manuelle pour ceux qui font plus de ville. On a modifié cette année les rapports de la transmission manuelle afin d’abaisser le régime du moteur sur la grand-route. Alors que le moteur tournait à plus de 3 500 tr./min à 120 km/h avec l’édition 2007, il tourne maintenant à légèrement plus de 3 000 tr./min cette année. Une bonne nouvelle pour la consommation d’essence et l’agrément de conduite.

Parlons des lignes de cette nouvelle Suzuki SX4 berline 2008. D’abord, jusqu’au pilier B, la silhouette est sensiblement la même que celle du modèle à hayon. La ligne du coffre arrière est surélevée offrant à la SX4 le plus grand coffre de la catégorie. L’ouverture de ce coffre est également adéquate pour y engouffrer des objets volumineux. Il ne manque qu’une banquette rabattable ou, du moins, une trappe à skis pour des objets en longueur. La hauteur du coffre de la SX4 a aussi un effet négatif : la visibilité vers l’arrière est moins bonne que dans le modèle à hayon. Pour le reste, la berline a conservé les petites vitres rectangulaires dans le pilier A et les miroirs de très grande dimension du modèle « hatchback », deux atouts pour la visibilité.

À l’intérieur, on n’est pas dépaysé car c’est strictement le même tableau de bord que le multisegment. Tout est bien disposé, facile à comprendre, facile d’utilisation. Il y a aussi les mêmes petits défauts qui reviennent. L’affichage de la radio et du centre de message disparaît souvent à cause du méchant soleil. Et ce fichu affichage rouge pour la nuit me stresse au plus haut point. Suzuki a aussi oublié l’éclairage des commandes sur le volant et celui des commandes de vitres électriques dans les portières. Par contre, je considère les baquets avant parmi les meilleurs de la catégorie pour leur confort et pour leur soutien latéral impressionnant pour une voiture qui, en fait, n’est pas une sportive. Seuls ceux de la Mazda 3 m’avait offert un confort aussi soutenu. Pour les places arrière, les sièges sont moins confortables mais on dispose d’un très bon espace pour les jambes. L’espace pour la tête est excellent à toutes les places. Pour les hanches, si vous oubliez la place centrale arrière, vous serez très à l’aise. Le système de son mérite également mon admiration. D’utilisation facile, outre la radio AM et FM, il est câblé pour la radio satellite XM. Il peut emmagasiner six disques compacts, originaux ou MP3. Il projette un son d’excellente qualité grâce au haut-parleur de grave situé sous le siège conducteur et les petits haut-parleurs d’aiguës situés dans les portes. Le son s’ajuste également selon la vitesse du véhicule. La berline est offerte en deux niveaux d’équipement : base et Sport. Comme j’étais au volant de la version Sport, il ne manquait rien à mon bonheur. Dans la version de base, vous devrez faire votre deuil des miroirs extérieurs chauffants, de la climatisation automatique et du lecteur 6 CD. La version de base est donc relativement bien équipée. Petit détail en terminant la section « intérieur ». Les télécommandes pour la trappe du volet d’essence et du coffre sont au sol. Jusque là, rien de bien particulier. Ce qui dérange, c’est qu’on a abaissé le plancher sous les commandes pour que vous puissiez y entrer vos doigts. L’hiver venu, la neige sous les bottes fond et l’eau s’accumule dans ce trou. Pas vraiment bon à long terme pour la rouille du plancher. Des télécommandes situées dans la portière auraient réglé ce petit défaut de conception. Après tout, les ingénieurs de Suzuki et Fiat n’affrontent pas les hivers rigoureux québécois. J’espère, en toute innocence, qu’ils me liront…

Le moteur quatre cylindres de deux litres et 16 soupapes propulse également la version berline. Ses 143 chevaux sont bien fringants. Il est couplé de série avec la boîte manuelle à cinq rapports. La transmission automatique à quatre rapports est aussi disponible en option. Bien qu’elle n’ait que quatre vitesses, je n’ai pas ressenti le besoin d’un cinquième rapport. Elle a toutefois la mauvaise habitude d’hésiter entre le troisième et le quatrième rapport autour de 60 km/h, ce qui peut être déplaisant en ville. Un petit truc pour contourner ce désagrément : en ville, mettez le levier de vitesse à la position 3. Vous éviterez les à-coups du changement fréquent de vitesse. La direction à crémaillère est juste bien assistée et la tenue de route est surprenante pour une voiture de ce prix. Il faut dire que le modèle Sport roule sur des pneus de 17 pouces de série 50 alors que le modèle de base se contente de 15 pouces. Les freins sont à disques ventilés à l’avant et à disques à l’arrière sur le modèle Sport. Vous aurez deviné qu’ils sont à tambours sur le modèle de base. La suspension, indépendante aux quatre roues, a probablement été calibrée pour offrir cette bonne tenue de route. Le confort s’en ressent sur les routes dégradées du Québec. C’est probablement moins pire avec les pneus 15 pouces moins rigides que ceux de 17 pouces.

La sécurité est devenue un incontournable dans l’industrie automobile actuelle et Suzuki l’a bien compris. Tous les coussins gonflables sont de série tant frontaux que latéraux et ceux de type rideau. Les freins antiblocage avec répartition électronique de la force de freinage sont aussi inclus dans tous les modèles. Les ceintures de sécurité avant sont réglables en hauteur pour un ajustement parfait.

En conclusion, je le répète, Suzuki tient une voiture gagnante. La Suzuki SX4 berline 2008 (tout comme sa version à hayon) est une voiture moderne qui n’a pas peur de la concurrence. D’ailleurs, pourquoi en aurait-elle peur? Elle possède autant de qualités que beaucoup de voitures plus chères et sa version « multisegment » est disponible en traction intégrale, ce que la majorité de ses rivales ne peuvent offrir. Elle est sympathique, amusante et vous fera vivre de bons moments. Les améliorations apportées à la transmission manuelle améliorent grandement l’agrément de conduite. Si Suzuki continue à améliorer constamment sa SX4, nous en verrons beaucoup sur la route.

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Essai routier complet: Suzuki SX4 2007
Essai routier: Suzuki SX4 2007

Conditions de l’essai

Réalisé du 4 au 18 février 2008.
Journées de neige, verglas, grésil et un peu de soleil, entre –25 et 8 C.
Modèle essayé : Suzuki SX4 Sport 2008
Échelle de prix : 17 195 à 20 095$
Prix du modèle essayé : 21 345$ + taxes (auto.) 20 245$ + taxes (man.)
Distance parcourue : 513,4 km (auto.) 615,4 km (man.)
Consommation moyenne : 9,0 L/100 km (auto.) 8,5 L/100 km (man.)
Véhicule fourni par Suzuki Canada.
Merci à André Beaucage.

12 février 2008

Essai routier complet: Mazda 3 2008

La Mazda 3 est le plus gros succès de la marque Mazda depuis ses débuts. En fait, sans le succès de la Mazda 3, on se demande bien ce que serait devenue Mazda. C’est encore plus évident au Québec. On ne roule pas sur les routes très longtemps avant d’en rencontrer une, souvent de couleur grise. D’ailleurs, ce n’est pas le fruit du hasard si le plus gros concessionnaire Mazda au monde est au Québec. Ce n’est pas non plus le fruit du hasard si cette Mazda est très populaire car elle possède des attributs qui lui permettent de batailler pour la première place des palmarès de ventes depuis ses débuts en 2004, particulièrement avec la Honda Civic. Depuis ce temps, tous les autres modèles Mazda ont repris cette image de la Mazda 3 avec le désormais célèbre « vroum-vroum » qui en font des véhicules aux intentions sportives.

Lorsqu’on est aussi populaire que la Mazda 3, il est bien évident qu’on entend plus de commentaires de la part des propriétaires. Comme j’ai au moins trois de ces propriétaires dans mon entourage immédiat, je peux vous dire que plusieurs trouvent la consommation d’essence exagérée et que les plaquettes de freins s’usent rapidement. Dans les faits, ce n’est pas tout à fait vrai. La Mazda 3 ayant une personnalité sportive assez forte, les gens sont portés à rouler plus vite et brûlent ainsi plus d’essence. Même chose pour l’usure des plaquettes de freins : plus de vitesse, plus d’usure lors des arrêts. Donc, tout dépend de la façon de conduire et la Mazda 3 nous suggère de la conduire sportivement.

La Mazda 3 2008 est disponible en trois niveaux d’équipement soit les GX, GS, et GT. Et c’est sans compter la Mazdaspeed 3 classée dans une catégorie bien à elle avec son moteur très puissant et sa tenue de route hors du commun. La voiture que l’on m’a fournie pour l’essai était le modèle GX doté de l’option « Groupe électrique ». La ligne extérieure est évidemment bien connue et bien qu’elle date de quelques années, elle n’a pas pris une ride. Elle soutient encore la comparaison avec les meilleurs vendeurs de la catégorie. Voyons sous le capot si elle peut revendiquer son statut de sportive.

Le moteur de base, celui des GX et GS, est le quatre cylindres de 2,0 litres et 148 chevaux. Il développe 135 livres-pied de couple à 4 500 tours/minute. Le moteur du modèle GT est le 2,3 litres de 156 chevaux. Vous remarquerez probablement que la différence en puissance est faible soit seulement 8 chevaux. Le moteur 2,0 litres est performant et agréable à conduire avec la transmission manuelle à cinq rapports. En option, on peut obtenir une transmission automatique à cinq rapports avec mode Sport pour la GT mais seulement quatre rapports pour la GX et la GS. Pourquoi quatre rapports alors que la majorité de la compétition propose des transmissions automatiques avec au moins cinq vitesses? Je n’en sais rien mais je suis sûr que l’on travaille là-dessus pour la prochaine génération qui pourrait arriver pour l’année-modèle 2009. Le freinage est excellent grâce aux quatre freins à disques, ventilés à l’avant. La suspension indépendante aux quatre roues est confortable. La tenue de route sur asphalte est bonne mais elle m’a déçue sur chaussée glissante. Je soupçonne les pneus d’hiver Toyo de ma voiture d’essai d’être responsable de ce flottement déplaisant sur chaussée enneigée. Après avoir demandé l’avis d’autres propriétaires de Mazda 3, ils m’ont confirmé ne pas avoir remarqué ce trait de caractère. Donc, choisissez de bons pneus d’hiver. Les pneus en équipement de série sont des 195/65R15. Des pneus de 16 pouces sont optionnels pour la GS et des pneus de 17 pouces sont de série pour la GT.

Pour contrôler cette puissance, on se doit d’être confortable au volant. Lorsqu’on prend place à l’intérieur, la première chose qu’on remarque, c’est le confort des sièges. Ils sont bien formés et procurent un support latéral de qualité impressionnante pour un modèle d’entrée de gamme. Face au conducteur, trois cylindres au fond desquels on retrouve le compte-tours à gauche et l’indicateur de vitesse au centre. À droite sont regroupés l’indicateur de niveau d’essence, celui de la température du liquide de refroidissement et l’odomètre. Le volant sport se prend bien en main et comporte les commandes du système audio lorsque vous cochez l’option « Groupe électrique ». Cette option vous donne également droit aux vitres et portières électriques, aux miroirs chauffants et quelques autres accessoires. À 1 145$, je crois que c’est un choix judicieux pour votre confort. Dans la console centrale, sous les buses de ventilation, on retrouve l’affichage de la radio, puis ses commandes avec en dessous les trois molettes de la climatisation/chauffage. L’affichage de l’heure et du poste de radio est à cristaux liquides donc à l’abri des méchants rayons du soleil. Le tout est bien agencé et les matériaux d’assez bonne qualité. Les places arrière sont adéquates quoique l’espace pour les jambes est juste. Le coffre à bagages est de bonnes dimensions et son ouverture est dans la moyenne.

Parlons de sécurité. La Mazda 3 2008 offre tous les équipements de sécurité sur tous les modèles. Donc, la moins chère des GX peut compter sur des freins antiblocage avec système de répartition de freinage électronique, des coussins gonflables côté conducteur et passager, des coussins latéraux et des rideaux latéraux. D’autres équipements tout aussi importants en matière de protection personnelle sont offerts avec l’équipement standard.

Étant donné les commentaires, souvent négatifs, que j’avais reçu avant cet essai, l’essai d’une Mazda 3 2008 ne m’intéressait pas beaucoup. On m’avait même offert un Mazda CX-9 pendant la même semaine et j’ai failli le préférer à la Mazda 3 malgré mon peu d’intérêt pour les gros VUS. Toutefois, à la lumière de cet essai, je dois avouer qu’il faut analyser ces commentaires négatifs avec soin et constater que l’on peut les atténuer en modifiant légèrement notre façon de conduire. La Mazda 3 2008 peut affronter encore plusieurs concurrentes de qualité et je ne voudrais pas être l’ingénieur en chef responsable de la mise au point de sa remplaçante. On peut présumer qu’il s’agira d’une évolution plutôt que d’une révolution puisque les gens semblent aimer l’approche sportive de Mazda. Un essai chez un concessionnaire devrait vous faire apprécier la Mazda 3 2008. Bonne route!

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Conditions de l’essai

Réalisé du 10 au 14 décembre 2007.
Journées de soleil et de neige aux environs de - 10 C.
Modèle essayé : Mazda 3 GX 2008
Construite à Hiroshima, Japon
Échelle de prix : $ 16 895 à 22 945
Prix du modèle essayé : $ 19 040 + taxes
Distance parcourue : 457 km sur tous types de route
Consommation moyenne pendant l'essai: 9,0 L/100 km
Véhicule fourni par Mazda Canada.
Merci à Marc-André Casavant.

21 janvier 2008

Essai routier complet: Ford Taurus 2008

Depuis quelques années, Ford a de drôles de façon de commercialiser ses voitures. La plus surprenante était que tous les noms de modèles devaient commencer par la lettre F chez Ford et M chez Mercury. On y était presque jusqu’à ce qu’on arrive au cas de la Taurus. Faisons la petite histoire de cette voiture.

1986. Ford lance une voiture révolutionnaire pour l’époque dotée d’une carrosserie très aérodynamique, une première pour une voiture américaine. Ce fut un succès de vente instantané et la Ford Taurus a dominé les palmarès de ventes en Amérique pendant plus d’une décennie. En 1992, Ford voulait renouveler de fond en comble la Taurus mais l’état de ses finances ne s’y prêtant pas, la Taurus fut remise au goût du jour de façon tout de même importante au coût respectable de 615 millions de dollars US. En 1996, Ford tente de nouveau de surprendre tout le monde en lançant une nouvelle Taurus tout en « ovales » : les phares sont ovales, la calandre est ovale, la console centrale est ovale et même la lunette arrière est ovale. Le slogan « Construite d’audace et d’acier » s’applique à merveille. Je me souviens même d’une publicité télé dans laquelle on voyait une Taurus sur un quai et une voix hors-champ disait « La voiture importée la plus vendue… au Japon ». Ford avait de grandes ambitions pour cette voiture, voulant même ravir le premier rang mondial à General Motors. Malheureusement, la voiture n’a pas atteint sa cible. Au tournant du siècle, Ford s’est débarrassé des formes ovales en redessinant l’avant et l’arrière de la Taurus et en a fait l’une des voitures les plus sécuritaires avec sa cote « cinq étoiles » aux tests de collision. Elle est devenue la préférée des flottes de locations de véhicules et de taxi jusqu’au début de 2007 où sa production cessa. La carrière de la voiture la plus marquante de la production américaine moderne était terminée. Vraiment?

Pendant l’année 2005, en tant que modèle 2006, Ford lança la Fusion afin de remplacer la Taurus. Les deux voitures seront produites en parallèle, le temps que les chaînes de montage de la Fusion atteignent leur cadence normale. Problème de conscience pour Ford puisque la Taurus maintient ses chiffres de ventes malgré l’arrivée de la Fusion. Le nom « Taurus » est donc un bon vendeur et on décide chez Ford de l’apposer sur le coffre de la Five Hundred, une excellente berline lancée en 2005 mais qui peine à acquérir une certaine notoriété notamment à cause d’une silhouette qui n’inspire pas les passions. Donc, si vous me suivez toujours, la nouvelle Ford Taurus 2008 prend le relais de la Five Hundred et gagne en luxe et en dimensions puisqu’elle est maintenant dans une catégorie supérieure. Voilà donc mon problème : lorsque j’ai dit que j’avais fait l’essai d’une Taurus, on m’a dit à deux reprises « une Taurus, c’est de la m… ». Il faudra donc prouver à toutes ces personnes que la Ford Taurus 2008 est une toute nouvelle voiture qui n’a rien en commun avec sa célèbre ancêtre.

La nouvelle Ford Taurus 2008 est offerte en deux niveaux d’équipement, SEL et Limited. C’est cette dernière que j’ai pu tester et j’ai été plus qu’étonné par la qualité générale de cette voiture issue d’un constructeur américain. Les lignes extérieures rappellent tout de suite la Fusion et le Edge. La nouvelle Focus s’en inspire également. Il en ressort une allure plus typée que celle de la Five Hundred.

On prend place dans la Taurus Limited sur des sièges en cuir confortables et chauffants manquant de support latéral. La position de conduite est facile à trouver grâce aux réglages électriques des sièges et du pédalier. L’espace ne fait pas défaut tant pour les jambes que pour la tête. Pour les personnes plus corpulentes, vos hanches seront un peu (et je dis bien un peu) à l’étroit à l’avant car la console centrale est relativement large. La visibilité ne pose pas de problème, aidée par les miroirs électriques chauffants. Pour reculer, le sonar de recul sera là pour vous aider. La planche de bord est richement décorée de matériaux de bonne qualité. Face à vous, deux cadrans, celui de gauche indiquant le régime-moteur et celui de droite, la vitesse. En haut, au centre, deux petits rectangles pour la température du moteur et l’indicateur de niveau d’essence. En bas de ceux-ci, un petit centre de messages qui indique, entre autres, l’autonomie, la consommation d’essence, le compteur journalier et plus. Sur le volant, vous avez les commandes du régulateur de vitesse à gauche et les commandes de la radio à droite. Au centre de la planche de bord, une petite horloge analogique au centre des buses de ventilation. En dessous, le centre multimédia qui regroupe la radio, le lecteur CD/MP3, la radio satellite SIRIUS, les commandes Bluetooth et le système de navigation GPS. Une prise audio auxiliaire est de série. Le lecteur DVD est disponible en option pour les passagers arrière. En option également, le nouveau système SYNC, développé par Microsoft, qui intègre votre téléphone cellulaire Bluetooth et quasi tout baladeur multimédia à ce système de communication et de divertissement mains libres à commande vocale. Sous l’écran GPS, les commandes de la climatisation automatique bizone. C’est un environnement relaxant que vous pouvez adapter à votre façon de conduire. J’ai vraiment apprécié.

Évidemment, dans une voiture de cette taille, on se doit d’avoir beaucoup de rangement. Il y en a effectivement beaucoup. Le coffre à gants est de bonne dimension. Un rangement est présent sur le dessus de la planche de bord de même que dans chacune des portières. On retrouve aussi un petit réceptacle dans la console centrale pour votre petite monnaie et deux porte-verres de dimensions différentes. La pièce de résistance de ce rangement est le coffre à bagages d’une capacité de 600 litres (21,2 pi³), le plus volumineux de toutes les berlines offertes au Canada. Et si ce n’est toujours pas suffisant, la banquette arrière divisée 60/40 se replie. En repliant également le siège du passager avant, vous pourrez transporter à l’intérieur des objets pouvant mesurer jusqu’à 2,7 mètres ( 9 pi.) de long. Voilà qui peut être utile pour transporter un escabeau! Il faut dire que la Five Hundred, pardon… la Taurus était destinée à remplacer la Ford Crown Victoria, cette grosse voiture désormais réservée aux forces policières.

Côté mécanique, la Ford Taurus 2008 profite du moteur V6 Duratec 3,5 litres qui développe 263 chevaux, soit 30% de plus que le moteur précédent. De plus, il est couplé à l’excellente boîte automatique à six rapports, la même que l’on retrouve dans le Edge. Avec tous ces chevaux et tous ces rapports, la Taurus est une voiture très performante quoique le moteur soit un peu bruyant en pleine accélération. On a résisté chez Ford à doter la transmission de la Taurus d’un mode manuel qui ne sert strictement à rien sur la plupart des voitures. La tenue de route est impressionnante pour ce genre de voiture. La transmission intégrale est optionnelle sur tous les modèles. Bien que ma voiture en fut équipée, l’absence de neige m’a empêché de la tester. Des pneus de 18 pouces équippent le modèle Limited en équipement de série. Pour la SEL, on parle de pneus de 17 pouces. La suspension a été améliorée cette année afin d’offrir un meilleur roulement. Les freins sont à disques aux quatre roues et bénéficient de l’antiblocage. Ils sont puissants et arrêtent en toute sécurité les quelques 1 800 kg de la Ford Taurus 2008.

Parlant de sécurité, tous les dispositifs imaginables ont été intégrés dans la Taurus pour vous protéger au cas où l’irréparable se produirait. Le système de contrôle de la stabilité AdvanceTrac et les freins ABS avec répartition de la force de freinage sont également en équipement de série.

En résumé, Ford a fait ses devoirs. La Ford Taurus 2008 a toutes les armes pour faire la vie dure aux Chevrolet Impala, Chrysler 300, Toyota Avalon et compagnie. La voiture m’a grandement impressionnée par sa qualité de fabrication, qualité que l’on retrouve habituellement dans les voitures japonaises. Il reste à espérer que Ford répétera l’expérience dans ses voitures moins huppées. Il faudra voir également si le nom « Taurus » est approprié pour cette voiture qui se situe dans une catégorie supérieure par rapport à l’ancienne Taurus. Mais pour ce qui est de la qualité, de l’aménagement et de l’agrément de conduite, la Ford Taurus 2008 est une gagnante.

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Conditions de l’essai

Réalisé du 5 au 9 novembre 2007.
Journées maussades et pluvieuses, 1 à 5 C.
Modèle essayé : Ford Taurus Limited AWD 2008
Construite à Chicago, Illinois, USA
Échelle de prix : $30 899 à 36 699
Prix du modèle essayé : $ 43 879 + taxes
Distance parcourue : 490 km sur tous types de route
Consommation moyenne : 11,0 L/100 km
Véhicule fourni par Ford Canada.
Merci à Christine Hollander.

13 décembre 2007

Essai routier complet: Nissan Pathfinder 2008

Lorsque l’on est chroniqueur automobile, il est bien évident que l’on veut essayer la dernière voiture sport ou la petite compacte au comportement routier inspirant. Mais le marché automobile étant ce qu’il est, il faut aussi essayer de temps à autre des véhicules utilitaires sport (VUS). Si au moins ils étaient tous petits et agiles… Mais voilà, le marché exige aussi qu’il y en ait des plus gros. C’est le cas du VUS que j’ai essayé récemment, le Nissan Pathfinder 2008. Il est gros, quoique son grand frère Armada l’est encore plus, et il peut tracter la grosse roulotte que vous vous êtes achetée avec l’argent de votre retraite. Voyons-le plus en détails.

La silhouette est carrée comme tout bon camion qui se respecte mais possède toutefois une certaine élégance. L’avant est partagé par tous les vrais camions Nissan allant de la camionnette Frontier jusqu’à l’immense Armada. Bien que l’avant ait quelques formes arrondies, l’arrière est tout ce qu’il y a de plus carré. Nissan fait un clin d’œil au passé avec la poignée de la portière arrière intégrée au pilier C, comme sur tous les modèles quatre portières depuis ses débuts. De nouvelles jantes de 17 et 18 pouces viennent enjoliver cette silhouette. Trois niveaux d’équipement composent la gamme Pathfinder. Il s’agit des S et SE à moteur V6 de 4,0 litres et du modèles LE avec moteur V8 de 5,6 litres. C’est ce dernier modèle que j’ai pu essayer sur quelques centaines de kilomètres.

Lorsque l’on monte à bord du Nissan Pathfinder LE 2008, on respire le luxe. Les sièges en cuir de bonne qualité ne font pas partie des spécimens les plus confortables. J’ai d’ailleurs eu beaucoup de difficulté à trouver une bonne position de conduite malgré les nombreux ajustements électriques et le pédalier ajustable. C’est sept vraies places que nous offre le Pathfinder puisqu’il possède une banquette de troisième rangée. Comme la majorité de ces banquettes, l’accès n’est pas facile et le confort est moyen. Les sièges avant et le volant sont chauffants, un plus dans notre rigoureux hiver québécois. L’accès est facile grâce aux larges portières et aux marche-pieds intégrés. L’insonorisation est excellente et on se croirait dans une bonne vieille Cadillac d’antan et non dans un VUS.

Bien calé dans notre siège, nous peut juger de la clarté des cadrans : blanc sur fond noir, simple et facile à lire. C’est au niveau de la console centrale que ça se gâte. Il y a tellement de boutons que l’on doit quitter longuement la route pour être sûr sur lequel on doit appuyer. La commande pour changer de poste de radio est très éloignée du conducteur. De plus, l’ordinateur central n’est qu’en anglais. En tout cas, je n’ai pas pu le mettre en français. La climatisation, elle, est excellente. Elle est trizone puisque chaque occupant a ses propres commandes à l’avant, tout comme ceux de l’arrière. Belle sonorité pour la radio AM/FM/6 CD de marque Bose et déjà câblée pour la radio satellite. En option, on peut obtenir le système de navigation avec disque dur de 9,3 Gigaoctets pour le stockage de fichiers MP3 et un système DVD pour les occupants des places arrière. Voilà pour l’électronique. L’espace pour la tête, les jambes et les hanches ne fait évidemment pas défaut tout comme l’espace cargo de bonne capacité même avec la troisième rangée de sièges en place.

Si vous êtes un fervent défenseur du protocole de Kyoto, peut-être feriez-vous mieux de ne pas lire les deux prochains paragraphes. En effet, le Nissan Pathfinder 2008 peut être équipé cette année du V8 5,6 litres d’une puissance de 310 chevaux de ses confrères Titan et Armada et de son cousin Infiniti QX56. C’est le premier V8 jamais offert sur ce véhicule en 22 ans d’existence. On peut se demander pourquoi offrir un gros V8 à notre époque où l’on parle plus d’environnement que de performances. Apparemment, la demande se faisait sentir de la part de ceux qui veulent tirer une remorque et comme la majorité des concurrents offrent déjà ce genre de moteur, Nissan a emboîté le pas. Évidemment, moteur plus gros, couple plus important avec 388 lb-pi, assez pour tracter 7 000 lbs. L’autre moteur est le V6 de 4,0 litres de 266 chevaux pouvant tout de même tracter un respectable 6 000 lbs. Signe que le Pathfinder est conçu pour tracter, l’attelage de remorque est de série. Une seule transmission au menu; il s’agit de la boîte automatique à cinq rapports assortie d’un mode séquentiel. Son fonctionnement est sans reproche. Son mode séquentiel sera plus utile en utilisation hors-route qu’en ville où vous pourrez mieux contrôler le passage des rapports. Parlant d’utilisation hors-route, soulignons que le Pathfinder est un vrai 4x4 construit sur un robuste cadre en acier à sections en caisson et qu’il possède un mode « Lo » pour les endroits vraiment difficiles.

Conduire un Nissan Pathfinder, ce n’est pas comme conduire une voiture. D’abord, on est assis très haut. La tenue de route est à l’avenant et les pneus BFGoodrich P265/60R18 du modèle LE ont plus l’air de gros beignes que de pneus performants. La moindre petite pesée sur l’accélérateur fait bondir ce vaillant VUS et celui-ci vous le fait payer à la pompe avec une moyenne durant mon essai de 14,2 L/100 km d’essence super. Et j’ai été poli avec l’accélérateur car certaines publications spécialisées rapportent des consommations de plus de 17 L/100 km avec ce V8! Bien qu’il soit assoiffé, ce V8 rencontre la norme californienne LEV (Low Emission Vehicule). Surprenant, n’est-ce pas! Les freins sont puissants et il le faut car ils ont toute une charge à arrêter. La suspension est indépendante aux quatre roues et procure un confort au-dessus de la moyenne.

Même dans un véhicule aussi robuste, il ne faut pas lésiner sur la sécurité. Le Nissan Pathfinder 2008 offre, de série, les coussins gonflables frontaux, les coussins gonflables latéraux intégrés aux sièges avant et les rideaux gonflables latéraux pour les occupants des trois rangées de sièges. Les places avant profitent d’appuie-tête actifs. Les freins antiblocage ABS sont également de série en plus de la répartition électronique de la force de freinage. Et comme cette sécurité ne vaut rien sans de bons pneus bien gonflés, un moniteur de pression des pneus est aussi inclus. Autre équipement qui peut sembler être un gadget : la caméra de recul. J’ai souvent testé sur d’autres véhicules les sonars de recul mais la caméra est vraiment le nec plus ultra. Aussi claire de jour que de nuit, elle procure sur l’écran central une vision de l’arrière du véhicule vous permettant ainsi de reculer en toute sécurité. La caméra est située tout juste au-dessus de la plaque d’immatriculation. Reste à savoir comment elle se comportera en hiver…

Quel essai intéressant! Malgré le fait qu’il soit gros et glouton, le Nissan Pathfinder 2008 a tout de même son utilité dans le monde automobile actuel. Par sa capacité à tirer une remorque et ses aptitudes de camion hors-route, il y a sûrement des personnes qui verront en lui le véhicule idéal. Pour une utilisation quotidienne comme aller au travail et faire les courses, il y a des véhicules plus intéressants sur le marché. Il faut juste savoir au départ quel véhicule on a vraiment besoin. Pour tracter votre roulotte ou votre bateau, le Nissan Pathfinder fera l’affaire en plus de vous procurer un confort appréciable pour au moins cinq passagers.

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Conditions de l’essai

Réalisé du 29 octobre au 5 novembre 2007
Journées ensoleillées et pluvieuses entre 3 et 7 C
Modèle essayé : Nissan Pathfinder LE V8 2008
Construit à Smyrna et Decherd, Tennessee, USA
Échelle de prix : 38 298$ à 49 298$
Prix du modèle essayé : 50 823$ + taxes
Distance parcourue : 330,4 km, 65% autoroute / 35% ville
Consommation moyenne : 14,2 L/100 km
Véhicule fourni par Nissan Canada Inc.
Merci à Virginie Martel.

07 décembre 2007

Les commandes affluent pour la Dodge Challenger SRT8 2008

Tout ce que les amateurs de « muscle cars » veulent, c’est essayer la nouvelle Dodge Challenger SRT8. En effet, durant la première journée d’ouverture des commandes, plus de 4 300 personnes ont versé un dépôt pour mettre la main sur le célèbre coupé américain. Et plus de 6 000 l’ont fait depuis lundi, plusieurs mois avant que la Challenger SRT8 édition limitée ne soit mise en production.

« C’est sans précédent », affirme Mark Mallie, superviseur de la marque Challenger chez Dodge Marketing. « Les clients venaient nous voir et en voulaient plus alors nous avons pensé que c’était le bon moment de prendre des commandes prévente ».

Les commandes continuent à entrer, bien avant que les enthousiastes aient vu la voiture. Ils devront attendre la Salon de l’Auto de Chicago en février 2008 pour voir la Dodge Challenger SRT8 de production. Mais, il n’y aura pas de surprise quant aux performances de la Challenger SRT8. Tous les modèles seront propulsés par un V8 HEMI de 6,1 litres, possèderont une plaque numérotée en plus des deux appliques « fibre de carbone » sur le capot qui nous ramène à la Dodge Challenger originale.

La voiture est disponible en noir, argent et orange HEMI.

« Plus de la moitié des commandes sont pour l’orange HEMI », rapporte Mallie. « Ça fait presque 35 ans que la dernière Challenger a été produite et elle suscite encore beaucoup d’intérêt. Beaucoup de gens sont impatients de la voir. C’est indubitablement une icône de la catégorie des « muscle cars » ».

Le prix de détail suggéré par le fabricant pour les États-Unis est de 37 995$ US, incluant des frais de transport de 675$ US. N’oubliez pas, c’est une SRT offrant des performances de haut niveau, une tenue de route de classe mondiale, un freinage puissant et un intérieur inspiré par la course automobile. Les prix des autres modèles Challenger seront connus plus tard.

Depuis que les prix ont été annoncés le 29 novembre dernier, l’achalandage sur le site www.dodge.com s’est accru de 23%, souligne Mallie. La guerre des « muscle cars » reprend le printemps prochain lorsque les premiers exemplaires de la Challenger SRT8 arriveront chez les concessionnaires.

26 novembre 2007

Essai routier complet: Subaru Impreza 2008

Je voudrais d'abord m'excuser auprès de mes fidèles lecteurs pour ce long délai depuis mon dernier article. J'ai eu beaucoup de travail en plus de vivre une expérience d'achat de voiture usagée des plus déplaisantes. Je profiterai bientôt de cette expérience désagréable pour vous donner quelques conseils pour ne pas vous faire arnaquer. Maintenant, passons à l'essai de la Subaru Impreza 2008.

Parler d’une Subaru Impreza, c’est toujours risqué. Je m’explique : autour de la Subaru Impreza, il existe une communauté qui ne jure que par cette voiture. Comme autour des Honda ou des Volkswagen. Ces gens sont des « maniaques » de leur Subaru et il ne faut pas en dire du mal car elle est la meilleure du marché. C’est un peu le problème de Subaru. La compagnie doit faire plaisir à ces mordus et attirer une nouvelle clientèle. Pas facile! C’est pour 2008 qu’elle a décidé de donner le grand coup. Subaru a redessiné l’Impreza 2008 à partir d’une feuille blanche avec comme objectif de garder sa clientèle fidèle et d’attirer de nouveaux acheteurs qui ne veulent pas nécessairement se procurer une voiture de rallye. Peut-on déclarer « mission accomplie »?

La nouvelle Subaru Impreza 2008 se décline en deux configurations : berline et « hatchback », celle-ci remplaçant le modèle familial de la précédente génération. Les lignes sont moins agressives qu’avant et la voiture se fond aisément dans la jungle automobile actuelle. La calandre ressemble même, selon moi, à celle d’une Chrysler avec ses deux ailes de chaque côté de l’écusson Subaru. Mais comme tous les goûts sont dans la nature, peut-être aimez-vous cette nouvelle silhouette. L’Impreza est disponible en trois niveaux d’équipements : 2.5i, Groupe Sport et WRX. Subaru n’a donc pas exclu le rallye de sa feuille de route puisque la WRX est toujours au catalogue. C’est la Subaru Impreza 2.5i 2008 berline que j’ai pu essayer grâce à la collaboration de Subaru Canada.

Lorsque l’on prend place à l’intérieur, on remarque le contraste entre les formes arrondies du tableau de bord et la forme carrée de la console centrale. Ce qui m’apparaissait bizarre au début s’est avéré pratique puisque les commandes de la radio, située au haut de la console, sont plus près du volant grâce à la forme de la console. C’est donc une brillante idée de placer la radio au dessus des buses de ventilation centrales. Pour les cadrans, c’est clair : un grand cadran central pour la vitesse, flanqué à gauche du tachymètre et à droite de l’indicateur de niveau d’essence, blanc sur noir. Le soir venu, tout est éclairé de rouge. Ça manque d’originalité et on aurait pu faire beaucoup mieux avec d’autres couleurs. L’espace pour les jambes à l’avant est suffisant à l’avant et un peu juste à l’arrière. Les sièges avant sont moyennement confortables. Malgré le fait qu’ils soient ajustables en hauteur, j’ai eu beaucoup de difficulté à trouver une position de conduite agréable. Les appuie-têtes sont également dérangeants puisqu’ils sont dirigés vers l’avant. Ça évite peut-être le « coup du lapin » lors d’un accident mais c’est désagréable lorsque l’on conduit. Le tissu de ces sièges est agréable au toucher et il a la mauvaise habitude de garder tous les cheveux que vous perdez. La sonorisation AM/FM/CD/MP3 est excellente, particulièrement avec les CD. On peut aussi y ajouter la radio satellite XM ou SIRIUS en option. Côté coffre, il est de dimensions raisonnables et peut être agrandi en abaissant la banquette arrière 60/40. Le seuil de chargement est un peu élevé.

Une Subaru, c’est bien spécial mécaniquement parlant. D’abord, toutes les Subaru sont à traction intégrale, une exclusivité sur la scène automobile. Ensuite, Subaru fait confiance aux moteurs boxer. Celui de l’Impreza 2008 est un 4 cylindres à plat de 2,5 litres qui développe 170 chevaux. Il produit 170 lb-pi de couple. Comme c’est un moteur boxer, il émet cette sonorité bien spéciale qui me rappelle les vieilles Coccinelles de mon enfance. Heureusement, le bruit est plus sourd et n’est absolument pas envahissant à l’intérieur. Tout au plus, on entend un petit grondement à l’accélération et au-dessus de 120 km/h. La transmission manuelle à cinq rapports est de série.
Elle est agréable à utiliser et le seul reproche que je pourrais y faire, c’est que la cinquième vitesse est un peu loin. Une transmission automatique à quatre rapports avec mode séquentiel est aussi disponible en option. Les performances du moteur sont bonnes et la tenue de route est excellente. Les pneus Bridgestone Potenza de 16 pouces n’y sont sûrement pas étrangers. De plus, la suspension est un excellent compromis entre tenue de route et confort. La Subaru Impreza 2008 profite en équipement de série de la technologie des freins ABS avec répartition de la force de freinage EBD. Les freins sont à disques à l’avant et malheureusement à tambours à l’arrière. Pour les freins à disques à l’arrière, il faut opter pour le Groupe Sport. Même chose pour le contrôle de la traction. La visibilité est bonne et les rétroviseurs sont chauffants en équipement standard, un équipement très utile par temps froid.

Subaru n’a pas lésiné sur la sécurité puisque, comme précisé plus haut, les freins ABS avec distribution de la force de freinage (EBD) sont en équipement de série. Les coussins gonflables frontaux et latéraux aux places avant sont également inclus. Des rideaux gonflables latéraux sont aussi intégrés aux parois latérales de la Subaru Impreza. J’ai également noté les phares puissants comme un élément sécuritaire important. Quelques éléments comme l’assistance au freinage d’urgence sont réservés aux modèles plus chers.

En bref, Subaru a entre ses mains une excellente voiture d’entrée de gamme. Un peu plus chère que ses concurrentes, l’Impreza 2008 offre un équipement de série respectable assorti d’une bonne tenue de route et de la traction intégrale légendaire de Subaru. Et pour ce qui est de la silhouette, c’est au goût de chacun. Pour ceux qui aimaient les lignes agressives des modèles de la dernière génération, dont je suis, c’est une déception. On peut toutefois se consoler en se disant qu’au niveau de la mécanique, Subaru a préféré la continuité. La Subaru Impreza 2008 est donc entrée dans les rangs tout en conservant son âme de rebelle…

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Conditions de l’essai

Réalisé du 23 au 29 octobre 2007
Journées de pluie et de soleil, entre 5 et 12 C
Modèle essayé : Subaru Impreza 2.5i 2008
Échelle de prix : 20 695 à 34 995$
Prix du modèle essayé : 20 695$
Distance parcourue : 801,3 km sur tous types de route
Consommation moyenne : 8,4 L/100 km
Véhicule fourni par Subaru Canada
Merci à Marie-Claude Simard.

24 octobre 2007

Sondage Auto Opinion 2008: c'est votre opinion qui compte!

Comme l'indique le titre de ce texte, VOUS choisirez la "Voiture de l'année" dans chaque catégorie. Plusieurs publications spécialisées proposent déjà leur "Voiture de l'année" mais, à ma connaissance, aucune ne fait choisir la voiture par ses lecteurs. Comme j'ai toujours voulu être "près du peuple", c'est vous qui choisirez la "Voiture de l'année" de Auto Opinion.ca selon vos propres critères. J'ai divisé tous les modèles vendus au Canada en 11 catégories qui, par ailleurs, ne sont surement pas parfaites.

J'ai donc regroupé les coupés et les cabriolets dans la même catégorie parce que leur clientèle-cible est semblable. De plus, plusieurs modèles de cette catégorie sont des cabriolets à toit rigide donc, également des coupés. J'ai également regroupé tous les utilitaires, petits et grands, afin de savoir si vous préférez les petits ou les grands. Nous verrons la taille du gagnant.

Idéalement, choisissez un gagnant dans chacune des catégories. Toutefois, si vous préférez, vous pouvez voter dans seulement une, deux ou trois catégories. Vous ne pouvez voter qu'une seule fois par jour, jusqu'au 31 décembre 2007. Les gagnants seront annoncés au mois de janvier 2008 et seront également transmis aux compagnies concernées.

Vous pouvez faire la différence, votez en grand nombre!

26 septembre 2007

Essai routier complet: Mitsubishi Lancer 2008

Depuis son arrivée au Canada il y a quelques années, Mitsubishi a tenté de séduire les automobilistes avec une grande gamme de modèles comprenant des berlines et des VUS de toutes tailles et de tous les prix. Le problème toutefois était que ces modèles avaient souvent été dessinés plusieurs années avant leur arrivée ici ce qui fait que, lors de leur lancement ici, ils étaient déjà dépassés. Et un réseau de concessionnaires limité n’a pas aidé les choses. Mais, aujourd’hui, le réseau de concessionnaires prend de l’ampleur, Mitsubishi a pris le taureau par les cornes et adapté ces nouvelles réalisations à la réalité du marché d’aujourd’hui. Néanmoins, il n’y avait toujours pas de concessionnaire dans la région de Joliette, ce qui m’empêchait de bien connaître ces modèles. Qu’à cela ne tienne, Mitsubishi Motors du Canada m’a très gentiment prêté une Lancer 2008 pour faire un essai complet et vous écrire mes impressions. Un pas de plus vers une collaboration complète des constructeurs à Auto Opinion.ca.

La Mitsubishi Lancer est complètement redessinée pour 2008 et elle avait été présentée en primeur canadienne lors du dernier Salon de l’Auto de Montréal en