28 janvier 2010

Essai routier complet: Volvo XC60 2010

Volvo est présent dans le domaine des utilitaires sport grand format depuis plusieurs années avec le XC90. De plus, sa XC70 pourrait aussi être considérée comme une utilitaire. Comme les ventes de VUS grand format sont en baisse, il fallait que Volvo réagisse au plus vite. Voici donc le XC60, un nouveau VUS de luxe plus petit qui viendra se frotter aux Audi Q5, BMW X3 et Mercedes GLK. Et tant qu'à concevoir un nouveau véhicule, Volvo a mis le paquet du côté de l'électronique et a créé le City Safety, un système sensé arrêter le véhicule si vous ne le faites pas.

La gamme Volvo se décline en trois modèles: celui à traction avant, celui à traction intégrale et le modèle de luxe T6. Peu importe le modèle choisi, le Volvo XC60 aura toujours la même allure puisque seul l'équipement diffère. Même en modèle de base le XC60 est très bien équipé et comprend entre autres le système « City Safety », le système dont on parle tant et qui peut arrêter le véhicule pour éviter un accident. Parlons-en un peu plus de ce « City Safety ».

City Safety est un système de sécurité active à basse vitesse intégré à l'équipement standard de tous les Volvo XC60 2010. À moins de 30 km/h, City Safety utilise un capteur laser placé derrière le pare-brise pour calculer le rythme de rapprochement entre le XC60 et le véhicule immédiatement devant lui. Si une collision est imminente et que le conducteur ne réagit pas, City Safety exerce automatiquement jusqu'à 50% de la puissance de freinage. Si la différence de vitesse est inférieure à 15 km/h, il est possible que la collision soit entièrement évitée. Entre 15 et 30 km/h, l'objectif est de ralentir le plus possible le véhicule avant la collision. City Safety n'entre pas en fonction quand le véhicule roule à plus de 30 km/h. En plus, City Safety n'entre pas en fonction si le conducteur accélère, freine ou effectue une manœuvre de direction. Ça, c'est de la théorie!

En pratique, combien d'entre vous roule à 30 km/h en ville? Les forces de police ont toutes les misères du monde à faire respecter la limite de 50 km/h en ville. C'est donc que vous roulez plus rapidement que ça. De plus, vous ne devez toucher aucune commande, donc, être dans la lune. Le pare-brise doit être parfaitement propre et il ne doit pas y avoir de pluie forte ou de neige. Il doit absolument « voir » un véhicule. Une bicyclette ou un poteau, ça ne compte pas. En bref, ça prend des conditions parfaites ce qui est très rare. Je trouve donc l'utilité de ce système assez limité. De plus, les détecteurs au pare-brise prennent beaucoup de place. Comme Volvo base sa publicité sur ce système, elle a aussi intégré d'autres systèmes électroniques destinés à, supposément, vous sécuriser. Le système d'évitement de collision Volvo, le régulateur de vitesse adaptatif, l'avertisseur de collision avec freinage automatique, l'avertisseur de changement de voie, le contrôle de la concentration du conducteur et l'avertisseur de distance font partie d'un groupe d'options « Tech ». Mon véhicule d'essai les possédait tous. Le problème, c'est que c'est trop. Il y a tellement de « bips » et de voyants qu'on finit par ne plus les voir ou on désactive les systèmes. À ce moment, on se pose la question: pourquoi commander ces équipements? Je comprend que Volvo ait voulu rendre son XC60 hyper-sécuritaire mais trop, c'est comme pas assez!

Mettons cet électronique de côté et concentrons-nous sur ce qui est vraiment important. Le Volvo XC60, comme ses sœurs, est très confortable et lorsqu'on referme la portière, c'est comme fermer un coffre-fort. La présentation est très sobre, tout est à sa place et ce qu'on pourrait reprocher, c'est qu'il y a un peu trop de petits boutons sur la console centrale. La position de conduite est très bien et l'espace ne fait pas défaut autant à l'avant qu'à l'arrière. L'espace cargo est aussi de bonne dimension et peut être agrandi grâce à la banquette divisée 40/20/40. Le système de navigation est très clair mais sa programmation n'est pas tout à fait intuitive. Le régulateur de vitesse adaptatif m'a impressionné par sa capacité à ralentir rapidement si vous arrivez derrière un véhicule plus lent. Un système de son complet à un seul CD toutefois mais qui reçoit la radio satellite et est même prêt pour la radio HD. Il se sert de 12 haut-parleurs et d'un amplificateur de 650 watts pour une reproduction idéale de votre musique. Le Volvo XC60 2010 est bien adapté à notre hiver puisque les sièges avant et arrière de même que les rétroviseurs sont chauffés.

La mécanique diffère un peu selon les modèles. Les modèles réguliers profitent d'un 6 cylindres de 3,2 litres et 235 chevaux. Mon véhicule d'essai, le T6, hérite quant à lui du 6 cylindres en ligne turbo de 281 chevaux. Tous profitent de la boîte automatique à 6 rapports avec mode séquentiel Geartronic. C'est un moteur performant et la transmission fait son travail avec douceur. Le mode séquentiel est rapide sur les changements de vitesse mais je n'en vois pas l'utilité. Les freins puissants profitent de l'ABS et de la répartition électronique du freinage. La suspension avant est à jambes de force MacPherson et indépendante Multi-Link à l'arrière. Elle se révèle parfaitement confortable. La servodirection à crémaillère est sensible à la vitesse. Le Volvo XC60 T6 2010 roule sur des pneus de 18 pouces. Tout ça pour une excellente tenue de route. Il faut toutefois faire attention à la silhouette plus haute qu'une voiture dans les courbes. Mais, il tient bien la route en tout confort.

En résumé, il faut aller au-delà de la pub pour bien profiter du Volvo XC60 2010. Volvo a conçu sa publicité autour du City Safety mais, personnellement, il ne m'impressionne guère. Tous ces systèmes électroniques sont d'ailleurs plus dérangeants qu'utile. Sur une petit route tortueuse près de chez moi, je pense que l'un de ces systèmes a détecté une boîte aux lettres comme obstacle. En fait, ça « bip » souvent et on ne sait pas toujours pourquoi. Par contre, le XC60 qui se cache sous ces systèmes est intéressant. Il est confortable et agréable à conduire. Il y a amplement de place pour quatre et leurs bagages. Même le prix est compétitif face à ses concurrents directs. Alors, on pense souvent Audi, Mercedes ou BMW mais avez-vous pensé à Volvo?

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Conditions de l’essai

Réalisé du 31 août au 8 septembre 2009.
Journées ensoleillées, entre 8 et 28 C.
Modèle essayé : Volvo XC60 T6 2010
Échelle de prix : 39 995 à 49 995$ + taxes
Prix du modèle essayé : 59 685 $ + taxes
Distance parcourue : 465,4 km (43 % autoroute)
Consommation moyenne : 11,6 L/100 km
Régime-moteur à 100 km/h : 1 900 tours/minute
Régime-moteur à 115 km/h : 2 200 tours/minute
Véhicule fourni par Volvo Canada.
Merci à Erin Farquharson.

25 janvier 2010

Essai routier spécial: le Kia Sorento 2011 à West Point, Géorgie

J'ai été invité en ce mois de janvier 2010 dans la région d'Atlanta, plus précisément à West Point, en Géorgie, afin de prendre connaissance des nouvelles caractéristiques du nouveau Kia Sorento 2011. Celui-ci est le premier véhicule fabriqué par Kia Motors Manufacturing Georgia, une usine d'assemblage ultra-moderne réalisée avec la collaboration de l'état de Géorgie et dans laquelle Kia a injecté plus d'un milliard de dollars américains. Le nouveau Sorento 2011 peut maintenant accueillir sept passagers à condition de laisser les bagages à la maison. Les modèles les moins chers accueillent quant à eux cinq passagers avec un espace cargo maintenant plus grand de 140 litres par rapport à la génération précédente. Côté style, le Sorento reprend la calandre en nez de tigre maintenant devenue la signature de plusieurs modèles Kia.

Le Kia Sorento 2011 est offert en livrée LX et EX. La livrée LX de base est déjà passablement équipée et représentera probablement la majorité des ventes. J'ai essayé plusieurs des modèles disponibles pendant cet événement Kia et je peux vous dire qu'elles sont toutes agréables à conduire quoique certaines sont évidemment plus luxueuses. Avec cette nouvelle mouture, Kia vise tout particulièrement les Ford Escape, Honda CR-V, Toyota RAV4 et Chevrolet Equinox. Les éléments stylistiques retenus pour accentuer les traits de caractère de ce modèle sont les rétroviseurs auxquels on a intégré les clignotants permettant au Sorento de mieux se faire voir. Les lignes latérales en forme d'ailes déployées appuient le côté sportif et aérodynamique de la ligne. Les ailes évasées cerclées d'une moulure noire ajoutent à la robustesse de la ligne. Les feux arrières sont très jolis mais se rapprochent encore trop du Mitsubishi Outlander à mon goût. Les dimensions extérieures globales du nouveau Sorento figurent parmi les plus grandes de la catégorie des véhicules utilitaires compacts.

À l'intérieur, on voit que Kia a fait de réels progrès du côté de la qualité des matériaux. Le tableau de bord intègre maintenant des matériaux mous et même ceux qui sont en plastique dur ne sont pas trop désagréables au toucher. Le design général du tableau bord s'harmonise également avec ceux que l'on retrouve dans d'autres modèles Kia. L'idée est de donner une image de marque forte. La console centrale intègre tous les équipements usuels. La radio AM/FM/CD/MP3 accueille aussi la radio satellite et offre des prises USB et AUX pour brancher tous vos gadgets électroniques. Et ce qui est bien c'est que ce système de son est de série dans tous les modèles. Il comporte six haut-parleurs. Avec un peu plus de sous, votre système peut avoir 10 haut-parleurs et un ampli à vous casser les oreilles. Ce qui est moins bien, c'est que le tout s'illumine de rouge le soir venu. Et vous savez à quel point j'aime le rouge! Au moins, ce n'est que la console. Les cadrans, eux, sont de belle facture avec des chiffres blancs sur fond noir. C'est clair, précis et facile à lire. Il y a aussi un petit écran (encore rouge!) pour afficher les compteurs journaliers en plus de la consommation d'essence et d'autres informations. En option, certains modèles offrent la climatisation bizone et l'écran de navigation GPS. La caméra de recul est de série dans tous les modèles V6. L'image s'affiche sur l'écran de navigation ou dans le rétroviseur central si vous n'avez pas de GPS. Cette petite image m'a d'ailleurs surpris par sa clarté. Les sièges sont confortables mais manquent de support latéral. Comme je l'ai dit précédemment, la version sept passagers, ce n'est pas pour les bagages. Il faut donc choisir entre les bagages et les passagers. Le Sorento 2011 est l'un des rares véhicules de cette catégorie à offrir cette banquette de troisième rangée. Lorsque toutes les banquettes sont repliées, le plancher est parfaitement plat. La position de conduite est facile à trouver et c'est encore mieux si votre modèle possède les sièges électriques. De plus, la colonne de direction est ajustable en hauteur et en profondeur.

Une bonne position de conduite, c'est bien mais encore faut-il avoir du pouvoir sous le capot! Le Kia Sorento 2011 vous offre deux moteurs: un quatre cylindres de 2,4 litres issu d'un partenariat avec Mitsubishi. Celui-ci délivre 175 chevaux. Je ne l'ai pas essayé par manque de temps mais mes confrères journalistes m'ont dit qu'il était bruyant en accélération. C'est possible mais certains modèles ont aussi des quatre cylindres bruyants notamment le Ford Escape. C'est sûr que d'autres en font des plus silencieux mais ils vous le font payer lorsque le temps est venu de signer le contrat de vente. Le moteur que j'ai essayé sur plus de 300 km est un V6 de 3,5 litres produisant 276 chevaux. Je l'ai trouvé performant et travaillant mais je n'ai pas eu la sensation qu'il y avait 276 canassons sous le capot. Deux transmissions font le travail de transmettre la puissance aux roues motrices. Il s'agit d'une manuelle à six rapports et d'une automatique avec également six vitesses assortie d'un mode séquentiel. Je n'ai malheureusement pas essayé la transmission manuelle mais l'automatique fait bien son travail en douceur et le mode séquentiel est aussi performant qu'inutile à mes yeux. Le Sorento 2011 offre la traction avant et la traction intégrale. Il s'agit d'un changement par rapport à la génération précédente puisqu'il n'y a plus de boîte de transfert donc pas de mode HI ou LO. Tout au plus, vous pouvez bloquer le différentiel pour répartir équitablement la puissance entre les roues avant et arrière. La suspension indépendante aux quatre roues est confortable et le freinage, sans être très puissant, assure de bons arrêts. Les freins sont à disques ventilés à l'avant et à disques pleins à l'arrière. Les modèles LX roulent sur des pneus de 17 pouces et les EX sur des 18 pouces. Pour avoir traversé une averse très intense, je peux vous dire que ces pneus n'ont pas de difficulté à évacuer l'eau! La sécurité passive n'a pas été laissée de côté puisque tous les éléments de sécurité comme les coussins et rideaux gonflables, les freins ABS et autres dispositifs électroniques favorisant votre sécurité sont tous de série dans tous les modèles. Bravo!

Ce fut un premier contact assez court mais à première vue le nouveau Kia Sorento 2011 est bien né. Son usine d'assemblage à la fine pointe de la technologie devrait assurer un assemblage précis et Kia s'assure de la qualité des éléments mécaniques en essayant chacun des Sorento sur son propre circuit jouxté à l'usine. La conduite est agréable et ce ne sont que quelques petits détails qu'il faudrait corriger. Et croyez-moi, chacun des journalistes présents à cette présentation a eu l'occasion de parler à certains ingénieurs afin de proposer quelques améliorations. Côté mécanique, il n'a peut-être pas le raffinement d'un Toyota RAV4 mais celui-ci vous fera payer plus pour ce raffinement. Le Kia Sorento 2011 au prix proposé offre un équipement des plus complet et les concurrents ne peuvent faire mieux. À vous de choisir!

Le Kia Sorento 2011 devrait se retrouver dans les salles de montre Kia prochainement.

Échelle de prix:
Du modèle de base LX 4 cyl. Traction avant, tr. manuelle, 5 places: 23 995 $
au modèle de luxe EX V6 Traction intégrale, tr. automatique, 7 places: 39 195 $

24 janvier 2010

Kia investit en Géorgie: une histoire d'amour qui commence!

Le moins que l'on puisse dire, c'est que Kia fait beaucoup d'effet dans cette région de la Géorgie. Il faut dire que la population de la région d'Atlanta a été durement touchée au fil des ans avec la fermeture de plusieurs industries du domaine du textile. Pour le reste, il s'agit essentiellement d'agriculture. Donc, à la suite du départ de ces compagnies, la région s'est retrouvée avec un taux de chômage impressionnant. Avant l'arrivée de Kia, l'état de Géorgie avait un taux de chômage de 12% alors que l'Alabama situé tout juste à l'ouest avait 19% de gens sans travail. Des chiffres stupéfiants qui expliquent pourquoi Kia est accueillie ici en sauveur. D'ailleurs, il a fallu beaucoup de courage à Kia pour mettre à bien ce projet qui s'est buté en cours de route à la crise financière.

Les premières négociations en vue de la construction de cette usine d'assemblage ultra-moderne ont débutées en 2003. L'état de Géorgie s'est impliqué à fond dans ce projet et on peut comprendre pourquoi: l'investissement de Kia est de l'ordre de 1,2 milliards de dollars. La construction a débuté en septembre 2006 et il a fallu partir de zéro. Des champs et une voie ferrée à proximité représentaient la toile de départ. L'état de Géorgie a donc dû construire une nouvelle sortie sur l'autoroute I-85 en plus d'infrastructures routières (les Kia Parkway et Kia Boulevard). L'état a aussi construit le premier édifice: le Kia Georgia Training Center. L'édifice de 70 000 pieds carrés avec ses larges vitrines de verre s'intègre parfaitement à l'environnement. C'est à cet endroit que Kia fait les entrevues d'embauche et les entraînements de ses futurs employés. Cet édifice sert exclusivement aux activités de Kia et comprend des salles de conférence, des salles de classe et une salle d'entraînement où tous les candidats doivent réussir à être performants sur des équipements semblables à ceux présents dans l'usine. C'est comme une usine miniature destinée à perfectionner ces candidats. L'état a investit plusieurs dizaines de millions de dollars en sachant très bien que le retour sur investissement promettait d'être rapide. Pour souligner l'intérêt de la population face à cette usine, 43 013 personnes ont fourni leur C.V. dès la première semaine d'ouverture des candidatures pour 1 200 postes disponibles. Kia a souligné la qualité des candidats: 97% avait un diplôme de « high school », 30% avait complété une, deux ou quatre années de collège et 75% habitait la Géorgie. C'est ce qu'on appelle avoir l'embarras du choix. Certains des candidats qui ont été embauchés ont même pris le chemin de la Corée pour apprendre et améliorer leurs connaissances. En tout, avec les emplois indirects, cette usine d'assemblage fournit du travail à 10 000 personnes. Wow!

La pièce de résistance de cette visite est évidemment l'usine d'assemblage. Sa superficie est de 650 acres sur un terrain qui en fait 2 200. 32 proprétaires de terres ont dû être approchés pour mener à bien l'achat des terrains nécessaires à la construction. À pleine capacité, l'usine pourra produire 300 000 véhicules et elle produit plusieurs composantes sur place comme l'estampillage des panneaux de carrosserie. L'usine devrait d'ailleurs être équipée d'une autre presse bientôt afin de créer un nouveau modèle que l'on ne peut dévoiler aujourd'hui. Pour l'instant, cette usine fabrique le nouveau Sorento 2011. À plein pouvoir, cette usine fabriquera un véhicule à toutes les 57 secondes. Ce qui frappe lorsque l'on visite cette usine, c'est la propreté. En fait, les planchers semblent cirés et aucune poussière n'est visible dans les salles de pause intégrées à l'aire de travail. Le premier département est l'estampillage des panneaux de carrosserie. Les feuilles d'acier entrent à un bout de cette énorme boîte pour en ressortir à l'autre bout en moins d'une minute, complètement formées. Ensuite, c'est le département « soudure ». Dans ce département, c'est la machine qui mène le bal. 244 robots exécutent une chorégraphie magistrale afin de réaliser 800 des 1200 soudures nécessaires à l'assemblage du Sorento 2011. Ensuite, c'est le département de peinture où personne n'est admis. L'environnement de ce département doit rester le plus pur possible et seul les employés attitrés à cette tache y ont accès dotés d'un habillement spécial. Lorsque la peinture est bien sèche, la carrosserie est amenée à l'assemblage final. Dans ce département, il n'y a qu'un seul robot, l'assemblage final étant effectué par des personnes sur des planchers de bois roulant. Lorsque tout est assemblé, le véhicule est démarré pour la première fois dans une pièce où les vapeurs plus toxiques du premier démarrage sont récupérées et traitées. Un sous-traitant de Kia fabrique aussi les transmissions sur place et fournit aussi l'usine Hyundai situé en Alabama, plus précisément à Montgomery. Quant à elle, l'usine Hyundai fabrique les moteurs qui sont fournit à l'usine Kia de West Point. Un bel exemple de collaboration entre deux compagnies qui, rappelons-le, font partie du même empire.

En sortant de l'usine, le Sorento 2011 est conduit sur un plancher plein de bosses où la suspension est testée. Ensuite, c'est l'essai en circuit fermé sur la piste d'essai intégrée aux installations de l'usine. Chacun, et je dit bien chacun des Sorento qui sort de cette usine d'assemblage est testé sur circuit avant d'être approuvé. Ici, on recherche la norme « Zero Defect » et l'usine est remplie de bannières du genre « Do it right the first time » afin de rappeler aux travailleurs que Kia ne vise rien de moins que l'excellence.

Côté services, l'usine offre à ses employés une cafétéria de 850 places où on y sert des mets coréens très épicés semble-t-il! Il y aura même une banque dans quelques semaines. Les employés sont tous habillés par Kia avec casquette Kia, pantalons et chandails à l'effigie de Kia, question de créer un sentiment d'appartenance.

J'ai rarement vu des travailleurs ayant l'air aussi heureux de travailler. Personne ne semble stressé mais toutes les opérations se font rondement. Vous me direz que l'usine est neuve et que c'est pour cette raison que tout est encore propre. Je vous signale tout de même que l'usine fonctionne 8 heures par jour depuis le 16 novembre 2009, jour de la sortie du modèle Sorento #1. Donc, plus de deux mois de production et tout est encore dépourvu de saleté. Pensez seulement à garder votre appartement propre tous les jours pendant deux mois et vous comprendrez que le souci de la propreté est dans les priorités de Kia. Kia est le sauveur de West Point, endroit que les gens quittaient graduellement faute d'emploi et faute d'avenir. Il vive maintenant l'inverse. La petite municipalité va maintenant pouvoir rénover ses infrastructures et penser à faire progresser sa population car maintenant à West Point, l'avenir est ensoleillé. Et si vous vous demandez ce que conduit Drew Ferguson IV, le maire de West Point, il conduit un Kia Sorento.

20 janvier 2010

Kia déroule le tapis rouge pour le nouveau Sorento 2011: mes premières impressions!

Comme promis, je me suis rendu à Atlanta, Géorgie cette semaine afin d'essayer le tout nouveau Sorento 2011, entièrement redessiné. D'ailleurs, le Kia Sorento était avec nous depuis plusieurs année donc, il ne faisait aucun doute que pour affronter les meilleurs de la catégorie, il lui fallait une bonne mise à jour.

Et c'est ce que Kia a fait et avec brio. J'ai roulé sur une centaine de kilomètres aujourd'hui et je peux vous dire qu'il est confortable. Les sièges avant n'offrent toutefois pas assez de support latéral. Le design du tableau de bord ressemblent beaucoup à ce qui s'est dessiné récemment chez Kia. D'ailleurs, on vise encore les esprits jeunes avec le système de son performant comprenant la radio satellite et des prises pour tous vos gadgets électroniques. Beaucoup d'espaces de rangement ont été intégrés au design, notamment un grand coffre dans l'accoudoir central. L'espace cargo est grand et, nouveauté cette année, une version à sept places pourra être commandé. Il faudra alors laisser les bagages à la maison.

Côté motorisation, j'ai pu essayer le V6 de 3,5 litres associé à une boîte automatique à six rapports. Le moteur répond rapidement à l'accélérateur. La transmission fait son travail en douceur et est agrémentée d'un mode séquentiel tout aussi inutile qu'à l'habitude mais dont les changements de vitesse sont presque instantanés.

Voilà pour aujourd'hui! Mes premières impressions sont positives et il apparaît que Kia a voulu éloigner le Sorento 2011 de la catégorie des 4x4 pour le rapprocher des utilitaires qui n'iront jamais (ou presque) dans la brousse. Après un autre essai demain, je pourrai vous en dire plus. De plus, je pourrai vous parler de cette toute nouvelle usine d'assemblage située à West Point en Géorgie. On se reparle demain et je tenterai de vous ramener une tonnes de photos!


Mise à jour du 22 janvier 2010


En plus de visiter l'impressionnante usine de Kia aujourd'hui, j'ai roulé encore sur plus de 200 km sur une belle variété de route allant de l'autoroute jusqu'au chemin hors-route (ou presque). Comme ça fait beaucoup d'information à rassembler, je préfère prendre quelques jours afin de ne rien oublier. Les gens d'ici sont très fiers de leur nouvelle usine Kia et je crois qu'ils méritent que je prenne le temps de faire un texte à la hauteur de leur talent. Surveillez donc la suite de ce voyage en Géorgie!

07 janvier 2010

Essai routier complet: Toyota Yaris 2010

C'est grâce à l'initiative de Toyota Canada que nous avons droit aujourd'hui à la Yaris. En effet, lorsque que la Toyota Echo fut lancé en 2000, il n'y avait pas de version à hayon même si la Yaris venait d'être lancée en Europe. Les Américains n'étant pas friands de hayon, les Québécois n'avait pas non plus accès à ce modèle. En 2004, Toyota Canada décida de faire cavalier seul et d'importer des Yaris à hayon qu'elle renomma Echo Hatchback exclusivement pour le marché canadien. Ce fut un super succès au niveau des ventes si bien que, lors de sa refonte en 2006, les Américains ont aussi adopté la Yaris à hayon et sa soeur berline avec son nom d'origine, Yaris. Aujourd'hui, la Toyota Yaris est partout sur les routes et c'est une championne de l'économie d'essence reconnue par ses nombreux prix Energuide année après année.

Je suis très heureux d'accueillir Toyota parmi les constructeurs qui me font confiance et qui me prêtent leurs véhicules de presse. J'espère que ce n'est que le début d'une longue collaboration. La Toyota Yaris 2010 est offerte en modèle 3 portes CE et en version 5 portes LE et RS. Il y a aussi une version berline assez différente pour qu'elle soit analysée plus tard dans un texte distinct. C'est la version à cinq portières qui fut mon véhicule d'essai avec la finition de base LE et le groupe Haute commodité 4A qui ajoute quelques éléments de confort à la voiture.

Dans cette catégorie, ce qui est difficile à concilier, c'est le prix, la qualité et le niveau d'équipement. Peu de constructeurs réussissent à concilier les trois. Dans le cas de cette Toyota Yaris 2010, c'est le niveau d'équipement des modèles de base qui est un peu faible. En effet, mon véhicule d'essai avec le groupe d'équipements 4A était le minimum requis dans les véhicules de notre époque. C'est sûr que si vous ne recherchez qu'un véhicule pour vous rendre au travail à quelques kilomètres de chez vous et que ouvrir la fenêtre en été ne vous rebute pas, le modèle de base pourrait vous intéresser. Mais, une voiture usagée ferait aussi l'affaire! Alors que faire? Tout simplement peser le pour et le contre pour votre situation. Si c'est comme véhicule principal que vous pensez à la Yaris, il faudra alors ajouter au moins le groupe d'options 4A pour avoir le minimum et ça fait malheureusement grimper le prix. Comme vous vous en rendez compte, même Toyota ne réussit pas à concilier les trois prérequis de cette catégorie.

À l'intérieur de la petite Toyota Yaris 2010, on a plein de surprises. Premièrement et curieusement, l'espace ne fait pas défaut. On est bien assis même si le support latéral est pratiquement inexistant. Lorsque bien calé dans le siège, autre surprise, les cadrans ne sont pas devant vous mais plutôt au centre. On a déjà dit chez Toyota qu'il s'agit d'un meilleur emplacement pour la visibilité mais je crois qu'il s'agit en fait d'une belle astuce pour Toyota de ne pas se casser la tête sur d'autres marchés où l'on conduit à gauche de la route avec volant à droite. Car en fait de visibilité, je n'y ai pas trouvé d'avantage sauf si vous avez l'habitude de ne jamais regarder votre tableau de bord, ce qui n'est pas mon cas. Je suis porté à beaucoup regarder ma vitesse et le niveau d'essence, donc, je suis obligé de me tourner souvent la tête. Disons que ce n'est pas ma disposition préféré. Par contre, ça libère de l'espace derrière le volant et Toyota en a profité pour y intégrer un espace de rangement. Il y a d'ailleurs beaucoup de rangement puisque, du côté passager, il y a deux coffre à gants. C'est donc une petite voiture qui gère bien son espace. Revenons à ces cadrans. Lorsque j'ai essayé la Yaris la première fois à la fin 2005, ces cadrans étaient éclairés de belles couleurs ce qui les rendaient attrayants. Je ne sais trop pourquoi, aujourd'hui, ils sont maintenant jaune orangé et le joli effet du début n'est plus au rendez-vous. Quoique le tout soit clair, ça ne fournit pas beaucoup de renseignements à part le niveau d'essence, le nombre de tours à la minute et la vitesse. Le système de son peut lire les CD et les MP3 en plus de la radio AM et FM. Il ne comporte que quatre haut-parleurs mais fait bien son travail. Le dossier de la banquette arrière est rabattable de façon 60/40 procurant ainsi un grand espace de chargement. Même avec la banquette en place, l'espace cargo est bien... pour la vie quotidienne mais peut-être un peu juste si vous voyagez. La visibilité est excellente de tous les côtés grâce à la position de conduite élevée.

La mécanique de la Toyota Yaris 2010 demeure inchangée par rapport à l'an dernier et il s'agit du moteur quatre cylindres de 1,5 litres et 106 chevaux. C'est très bien si vous avez l'habitude d'être seul à bord de votre véhicule. Vous pouvez opter pour la transmission manuelle à cinq rapports ou une boîte à quatre vitesses. C'est cette dernière que j'ai testée et elle gagnerait probablement un peu de douceur si elle pouvait compter jusqu'à cinq. En fait de puissance, c'est adéquat si vous êtes deux personnes maximum avec l'air climatisé. Pour quatre passagers, vous devrez calculer minutieusement vos dépassements et peut-être penser à éteindre l'air climatisé car celle-ci gruge passablement la puissance du petit moulin. La suspension s'avère légèrement dure mais rien pour écrire à sa mère. Les freins n'ont aucune difficulté à arrêter cette petite voiture, quoique l'antiblocage ABS ne soit offert de série que sur les modèles RS. La Toyota Yaris 2010 roule sur des pneus Goodyear Eagle LS de 15 pouces qui offrent une belle adhérence sur chaussée sèche. Sauf sur les modèles RS, la Toyota Yaris n'offre des coussins gonflables qu'à l'avant. Les coussins latéraux sont en option sur les modèles CE et LE.

En bref, la Toyota Yaris 2010 est une bonne petite voiture sans prétention et vous devrez choisir entre le prix et l'équipement. Dans cette catégorie, le prix est souvent l'argument le plus important et je vous recommande de surveiller les offres spéciales dans les médias si elle vous intéresse. Ses points forts sont évidemment sa consommation d'essence et son espace intérieur bien géré. Pour ce qui est de l'agrément de conduite, disons que l'on est ici en présence d'un bon moyen de transport mais, pour le plaisir, il faudra débourser un peu plus. D'ailleurs, c'est la même ritournelle chez les concurrentes de la Yaris. Il ne s'agit pas de dire: « la bourse ou la vie » mais plutôt « la bourse ou le plaisir »!


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Conditions de l’essai

Réalisé du 3 au 10 août 2010.
Journées de soleil, nuages et pluie, entre 13 et 29 C.
Modèle essayé : Toyota Yaris LE 2010
Assemblé au Japon
Échelle de prix : 13 620 à 20 555 $
Prix du modèle essayé : 18 485 $ + taxes
Distance parcourue : 742 km (27 % autoroute)
Consommation moyenne : 7,0 L/100 km (ville) 5,7 (route)(selon constructeur)
Régime-moteur à 100 km/h : 2 600 tours/minute
Régime-moteur à 115 km/h : 2 950 tours/minute
Véhicule fourni par Toyota Canada.
Merci à Rose Hasham et Patrice Marchessault.